Chacun pouvait effectivement penser, qu’il s’agissait là d’un marché de dupes, dans lequel Brésil et Turquie auraient été les dindons de la farce, car l’Iran ne semble plus avoir besoin de personne pour enrichir son uranium.
Oui mais, un projet de résolution visant à condamner l’Iran avait été déposé devant le Conseil de sécurité de l’ONU et il est tout à fait possible que l’Iran ait pensé que nos deux compères auraient pu éviter à l’Iran de nouvelles sanctions (même si ni le Brésil, ni la Turquie ne siègent comme membres permanents au conseil de sécurité).
Les grandes puissances : USA, Chine, Russie, n’ont pas accepté la manuvre, et il semble que de nouvelles sanctions frappent l’Iran. Seulement, ces "grandes puissances" ont renoncé aux mesures les plus sévères.
S’agit-il alors d’un renoncement du à l’action du Brésil ou de la Turquie, ou plutôt à l’égoïsme des trois Etats qui ont plutôt défendu leurs intérêts nationaux ?
Dans le ,même temps, les Turcs ont signé, début mai 2010, un accord avec les Russes, sur le nucléaire justement.
En regardant ce qui se passe, nous nous apercevons qu’effectivement, le monde bouge, et justement là, ou les plaques tectonicopolitiques sont les plus remuantes.
Une question essentielle se pose : les américains ne perdraient-ils des alliés ?
Le Général Gallois a une fois de plus raison, il se passe quelques chose d’important du coté du Proche et du Moyen-orient, évènement qui va entraîner un changement radical dans le monde.
Henri Fouquereau
Secrétaire Général du Forum Pour la France
Note par Alain Corvez
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Avec son habituelle perspicacité de grand géopoliticien, le général Gallois décèle les forces sous-jacentes profondes. Je partage son analyse mais pas son pessimisme.
Ce monde, dominé par la superpuissance unique et impériale américaine imposant sa loi au monde par la création d’organisations féales comme l’OTAN et l’UE, privant les peuples de leurs souverainetés, est à une phase critique de sa mutation qui débouchera sur de nouveaux équilibres qu’on peut espérer meilleurs car davantage représentatifs des aspirations multiples des diverses cultures. La démarche jointe du Brésil et de la Turquie envers l’Iran est soutenue par l’ensemble des forces du monde qui souhaitent s’affranchir de l’impérialisme américain ou qui n’ont jamais voulu s’y soumettre. Israël sait bien que ces nouvelles forces sont en marche, lui qui dirige la politique américaine et présente l’Iran comme une menace alors qu’il n’en est rien. Le général Gallois sait très bien que l’atome militaire est porteur de paix car l’état qui le détient , s’il est de ce fait invulnérable et souverain, doit nécéssairement régler ses conflits par la négociation puisque son emploi est impossible : l’état qui déclencherait un conflit nucléaire déclencherait en même temps son anéantissement par les représailles automatiques qui en découleraient. C’est le principe de la dissuasion nucléaire qui a bouleversé l’art de la guerre dès son application en 1945. Un Iran nucléaire serait nécéssairement raisonnable dans ses ambitions et, de toutes façons, les menaces américano-occidentales assorties de sanctions ne déboucheront sur aucun règlement du conflit, car toute autorité politique de Téhéran, quelle qu’elle soit, mènerait en ce domaine la même poltique. C’est le message que donne la démarche diplomatique de la Turquie et du Brésil, message qui signifie en substance que le monde multipolaire que craignent les EU et Israël est irrémédiablement en construction et nous ne pouvons que nous en réjouir. Ce qui, par voie de conséquence devrait permettre de mettre un terme au conflit israélo-palestinien en amenant Israël à comprendre que son intérêt est de reconnaïtre enfin les droits des Palestiniens à un état souverain, au lieu de pratiquer une politique ignoble de violations, de répréssions, de blocus, que l’Amérique et l’UE non seulement ne dénoncent pas de façon révoltante mais encouragent. Alors on pourrait effectivement et heureusement éradiquer l’islamisme terroriste, comme l’annonce Netanyahu venu à Paris se faire encourager dans sa politique indécente, puisqu’on aurait éradiquer le sionisme radical. Le monde vivrait mieux, notamment les Juifs raisonnables qui y aspirent, mais les extrémistes de Tel Aviv préfèrent renforcer les extrémistes de l’islam pour poursuivre leur quête d’un grand Israël. |
