La masse énorme d’argent artificiellement fabriquée, qui ne représentait rien, qui n’était assise sur rien, qu’aucune autorité ne dirigeait et même plus, ne décidait de son importance, ne pouvait être gardée dans un bas de laine. Des masses d’argent, souvent virtuelles, étaient investies dans tout et n’importe quoi, suivant des modes ou des engouements, ce fût l’informatique il y a 10 ans, les marchés financiers et l’immobilier hier. Ces masses faisaient monter ou plonger artificiellement les cours, des actions ou des matières premières, selon l’humeur du moment, créant des bulles.
Le sort de toute bulle est d’éclater, et ces derniers temps, les spéculateurs ayant fait très fort, en empruntant à des sommes folles à des banques pour les prêter à des millions de ménages insolvables, puis revendus ces prêts, non remboursables, parce que totalement discrédités, aux mêmes banques qui avaient prêté cet argent et qui sont ainsi devenues , prêteurs et emprunteurs du même argent. La déréglementation de tout et de n’importe quoi a permis ces manœuvres malsaines, et le petit équilibre installé dans le monde grâce à la demande et à la volonté des peuples a fondu comme neige au soleil, une preuve : la part du 1% des américains les plus fortunés est passée en 25 ans de 10 à 23% de la richesse nationale, ce qui veut dire que la part des 99% autres américains, est passée de 90 à 77% de cette richesse et il en est de même dans tous les pays du monde. Le fossé se creuse entre riches et les autres, situation approuvée par les Gouvernants et imposée aux peuples. En France, le nombre des assujettis à l’ISF en France, a grimpé de 7,2% en 2008 (+90,7% en 5 ans) en pleine crise, et paradoxalement, le montant de l’ISF, perçu par l’Etat, a baissé de 5,4%.
Maintenant que la chose est faite, peut-on la défaire et la refaire ?
Analysons avant tout l’étendue des dégâts :
- La crise :c’est déjà la moitié de la valeur des actifs au monde qui ont disparus. Rien qu’à Wall -Street, 10 000 milliards de dollars se sont envolés (La Tribune)
Les pertes connues actuellement, sont supérieures au montant du PIB mondial annuel, c’est à dire que le résultat de plus d’une année de travail de tous les hommes du monde est annulé. Premier résultats, les banques et les établissements financiers manquent de liquidités et ne peuvent plus prêter.
Mesurons la folie des emprunts/prêts : Les USA, nous le savons, ont depuis des décennies, fait payer leurs énormes déficits par les autres nations. Ces déficits représentent, rien que pour l’État fédéral, plus de 300% du PIB de la première puissance économique mondiale ; 600% avec le déficit de tous les États des USA, c’est à dire qu’une masse de papier supérieure au PIB mondial a été fabriquée, sans autre garantie que des bons du Trésor simplement imprimés.
Sur tous les continents, il en est ainsi, en Europe par exemple, les banques d’ Autriche d’Allemagne et d’ Italie, ont tellement empruntées et prêtées pour l’installation d’entreprises dans les Pays de l’Europe de l’Est et centrale, que rien que, le montant des intérêts qui sont dus, représente jusqu’à 70% du PIB de certains pays emprunteurs.
Ces banques et les investisseurs/emprunteurs et prêteurs ont ainsi mis en faillite, avec l’aval de la FED d’un coté de la BCE de l’autre, parce que ces banques ne sont soumises à aucune autorité politique, des dizaines de pays, entraînés dans la misère la plus atroce ? des milliards d’hommes.
Or en France, nation qui n’a pas vocation à se laisser dominer par l’argent, ni le sien et encore moins par celui des autres, est entrée, en signant des traités dans l’affreux tourbillon de la spéculation. Qui pouvait alors s’élever pour dénoncer l’ignominie, l’égoïsme et la bêtise meurtrière qui s’emparait du monde ? , plus personne, le peuple de France a failli en votant pour des partis lancés dans la folle aventure de la globalisation, alors que le monde attendait le message messianique de la France.
Que faire ? il faut c’est vrai, sauver les banques de ce désastre.
Oui, mais pourquoi ? Parce que sans argent, pas d’investissements, pas de travail, pas de salaires, pas de consommation, donc pas de production et 6 milliards de bonshommes ne savent pas et ne peuvent plus vivre sans cet élément devenu essentiel.
Reste à répondre à la grande question :
Peut-on encore sauver les banques ? Je crains fort que Malheureusement la réponse soit NON pour les banques de la majorité des pays occidentaux.
Un chiffre irréfutable donne la mesure de cette incapacité : l’endettement des banques américaines, et seulement pour la partie des actifs contaminés, est d’un montant de plus de 3 000 milliards de dollars, sans prendre en compte les risques afférents aux autres prêts, (60 000 milliards).
Or le budget fédéral américain annuel, tourne autour de 3000 milliards de dollars, donc moins élevé que l’endettement des banques, L’ETAT américain n’est plus en mesure de sauver ses propres établissements financiers , il en est de même en Islande, en Irlande, en Grande Bretagne, en Espagne, certainement en Italie, surtout en Autriche, dans toutes les banques des pays d’Europe Centrale et de l’Est et peut-être aussi en Allemagne.
Mais plus grave : L’encours sur les défaillances de crédit (l’endettement) pour les entreprises et rien qu’aux États-Unis est d’un montant 62 000 milliards de dollars, c’est à dire plus que la production mondiale qui se monte elle, pour 2008, à 54 000 milliards de dollars. C’est donc la faillite de l’État Fédéral américain, mais ce n’est pas tout, la faillite de certains États comme celui de Californie apportent la preuve que tout le système américain est en faillite.
Alors voilà, avec les États-Unis qui sont, le producteur de la billetterie mondiale, c’est la faillite du système financier mondial.
Alors nous devons donc regarder ce qui se passe et ce qui peut se passer, dans ce grand pays, encore puissance mondiale. Qu’on le veuille ou non, de ce que fera l’Amérique et qui se résume à ce qu’elle pourra faire, dépend l’avenir des autres nations.
Les USA peuvent-ils relancer l’économie par de grands travaux ? NON une fois de plus, ils n’en ont plus les moyens.
Peuvent-ils relancer l’économie par la consommation ? NON plus, les ménages américains ont un endettement supérieur à celui d’une année de revenus, donc, aucune épargne des ménages et aucune réserve pour relancer la consommation.
Les américains peuvent-ils relancer l’économie par la planche à dollars, normalement NON parce que les Chinois, les Japonais et les producteurs de pétrole qui détiennent des réserves de change en dollars ne vont pas l’accepter et s’ils ne l’acceptent plus, il ne prêtent plus. Or le déficit prévu pour 2009 du budget des USA est tellement énorme : plus de la moitié du budget, qu’il faut trouver des financiers. Sans la Chine, le Japon et les Pays producteurs de pétrole et surtout l’Arabie Saoudite, les États-Unis ne peuvent plus rien financer : Avant ces déficits exceptionnels, les États-Unis ne possédaient déjà plus les moyens de financer leur politique.
Comment en est-on arrivé là ?
S’il est naturel de s’endetter pour acquérir un bien, situation qui s’équilibre avec la production que ce système suscite, la responsabilité de ce désastre incombe entièrement à l’endettement pour la spéculation. Les « investisseurs » ont emprunté pour prêter à d’autres, remboursés une partie de leurs dettes en émettant d’autres dettes, les intérêts versés aux créanciers le sont en créant là encore d’autres dettes, un effet boule de neige a été créé, l’avalanche de dettes a tout balayé tout sur son passage.
Comment nous sortir de là ?
Lors d’une crise, même de taille planétaire, on pouvait envisager de faire payer la note par le budget des États, c’est à dire par le contribuable.
Il suffisait que ce contribuable possède un emploi et qu’il gagne assez d’argent pour rembourser la dette des autres.
La taille de la crise actuelle, l’endettement incalculable font qu’aujourd’hui, ce même contribuable devrait accepter que lui et ses descendants soient condamnés à se serrer la ceinture pendant quelques siècles, parce que quelques aigrefins ont joué avec l’avenir des hommes. Situation qui, ne pouvant déboucher que sur une révolution mondiale, sera abandonnée. Alors la solution ?
Pour les plus âgés : aucune autre solution, les retraites sont menacées. Elles l’étaient déjà par le vieillissement des populations. L’Italie, l’Espagne et l’Allemagne vont en mourir, elles le sont aussi parce que vos caisses ont placé une partie de vos cotisations en bourses et que les actions ont perdu la moitié de leur valeur et qu’il faudra attendre plus d’une décennie pour retrouver les cours d’antan.
Prenons un cas pourtant cité en exemple ces derniers temps encore celui de la Suède, la privatisation larvée de son système de protection sociale a fait que le montant des retraites s’est effondré de plus d’un tiers. On a voulu, on veut encore, que le système ne repose plus sur le montant du versements des cotisants, de cette solidarité entre hommes et entre générations, mais sur le niveau de réussite de l’économie, ce que des ignorants ne savaient pas, c’est qu’il s’agissait du niveau d’une spéculation dont chacun devrait savoir que ce système est obligatoirement limité dans le temps, celui de l’éclatement de la bulle que la spéculation construit. Des Générations de Suédois sont ainsi condamnées parce que la bourse a flanchée.
Toutes nos caisses ont peu ou prou, participé à ce jeu de massacre. On me demandait si toutes les retraites seraient touchées, OUI bien sûr, caisses privées comme caisses gérées par l’État, lorsqu’un État ne peut plus payer ses dettes, il ne peut plus payer la rente.
Pour protéger la protection sociale à la Française, basée sur la solidarité entre les hommes et entre les générations, ciment indispensable, avec la laïcité, pour que vive la nation. Le Forum pour la France a proposé la TVA sociale, pourquoi ? : Par ce que la TVA sociale permet de financer les retraites avec la consommation, c’est à dire avec les rentrées journalières d’aujourd’hui et de demain, alors que la cotisation c’est hier et qu’hier est annulé. Comme nous sommes sur le sujet, je signale, que l’espérance de vie qui a augmenté de prés de 20 ans en à peine deux générations fait que les retraites versées, représentent à peu prés trois fois ce que nous avons versés.
Voyons maintenant le gâchis dans les pays européens : et ne croyez pas une seconde, la déclaration allemande sur le sauvetage de la Grèce. Je me suis déjà opposé au représentant de la Fédération des banques françaises à Bruxelles, qui déclarait que ce sauvetage était possible, j’ai répondu : " admettons le pour la Grèce, mais les autres pays ? " . Si l’Allemagne le peut et ce n’est pas certain, elle ne sauvera qu’un Pays, l’Autriche, actuellement en situation catastrophique pour avoir prêté plus qu’il n’était raisonnable dans des pays eux aussi insolvables.
Pour certains pays de l’Europe, personne n’a plus les moyens de les sauver et si par hasard, l’État d’Allemagne pouvait faire un geste de 1 par exemple, toutes les entreprises allemandes fuyant actuellement les pays retirent 3, la différence reste 2.
Pour les pays Baltes, la croissance négative se situe déjà entre 6 et 7% c’est une catastrophe pour des pays qui n’ont rien, la Pologne c’est -6%, Roumanie -12%, Bulgarie -20,8%, la Tchèquie, la Slovaquie, la Hongrie que des croissances négatives .
Mais bon sang de bon sang, européistes de comédie, qu’avez vous fait ? Rendez vous compte dans quel état vous avez mis des dizaines de millions de personnes ? tous les Pays d’Europe centrale et orientale sont contaminés par votre virus européiste, vos rêves de songe-creux, vos appétits monstrueux, votre incommensurable bêtise.
EUROPEISTES LE « JE ME SUIS FAIT UNE CERTAINE IDEE DE LHOMME » N’A JAMAIS EFFLEURE VOTRE ESPRIT
Que s’est-il passé ? Pour gagner encore plus d’argent les industriels, et les banquiers, ont investi dans ces pays afin de produire toujours moins cher et maintenant que la crise arrive, ils fichent tous le camp en retirant leurs billes. Comme il ne sont jamais préoccupés du désert industriel qu’ils laissaient en partant de chez nous, ils ne se préoccupent pas plus de la misère qu’ils laissent dans ces pays en les abandonnant.
Lors des crises mondiales, les capitaux reviennent souvent dans leur pays d’origine, les Banques des pays d’Europe de l’Est étant toutes passées sous le contrôle des banques des pays de l’Europe occidentale qui resserrent d’une manière drastique tous les crédits, non seulement les capitaux, ou ce qu’il en reste, reviennent dans leur pays d’origine, mais ils ramènent aussi le montant des dettes dues par ces pays qui exsangues , ne pourront jamais s’en sortir.
C’est terrible pour eux, c’est catastrophique pour l’Allemagne qui avait non seulement installé ses usines, mais aussi ses boutiques pour vendre les productions allemandes fabriquées ailleurs, c’est grave pour nous car la préférence communautaire à fait de l’Allemagne notre premier client et que personne chez nous n’a jamais pensé à élargir les destinations pour nos productions.
Nous ne le répéterons jamais assez, notre avenir, c’est l’Afrique. Malheureusement, c’est le continent de tous nos abandons, au Maroc, par ex ou, la plus grande université vient de s’ouvrir, tous les enseignements seront diffusés en Anglais, parce que l’université marocaine est financée par une université américaine. C’est là aussi que nous avons perdu un énorme marché d’avions de combat, gagné par les F 16 américains.
Revenons à ces pauvres pays de l’Europe de l’Est : Pour beaucoup, le cours des monnaies s’y s’effondre de prés de moitié (Pologne) et malheureusement, leur endettement libellé en euros vient d’être multiplié par deux. La Lettonie doit à l’UE des euros et au FMI des dollars, endettement multiplié là aussi et c’est ainsi que pour tous ces pays. Européistes de pacotille, vous êtes des criminels.
L’Ukraine qui ne fait pas partie de l’UE, la Hongrie et la Lettonie sont soumis depuis peu au FMI, cela revient à dire en dépôt de bilan avec un représentant des créanciers, celui du FMI, qui gèrent à leur place. Il faut en être conscient, tous les pays qui sont en discussion pour entrer dans l’UE : Serbie, Biélorussie, sont incapables de rembourser leurs dettes, que feraient-ils avec nous et que ferions nous d’eux La Roumanie appelle le FMI et l’UE au secours, c’est un désastre. Les aides des gouvernements de nos pays se tourneront vers les banques installées dans nos pays, les filiales installées dans les pays de l’Est sont condamnées et vont mourir, mais avant, les filiales seront mises, si ce n’est déjà fait, en demeure de rapatrier TOUS les capitaux, c’est l’asphyxie pour tous ces pays qui entraîne de facto, l’asphyxie de nos pays, tellement les eurocrates ont tout mélangé.
La ZONE EURO :
Elle est frappée de plein fouet : Espagne Grèce, Irlande, Italie, Portugal chacun d’entre eux souffre à cause d’une monnaie pour pays riches, de subsides qui se sont arrêtés, d’une politique ultra libérale imposée par Bruxelles et qui ne correspondait pas aux us et coutumes des populations, et comme aucun des Traités européens ne garantit une aide quelconque à un pays en difficulté par les autres membres de la Zone, ils sont condamnés et nous condamnent.
Cette crise financière fabriquée par les pays riches, s’est transformée pour les pays pauvres, en crise économique – Récession – déflation, endettement, restrictions, misère, seulement cette crise transforme les pays riches, nichés dans l’UE, en pays pauvres.
La situation est trop grave pour le monde : Il va falloir être très sérieux et arrêter de raconter n’importe quoi :
Nous allons constater dans les prochains mois, la faillite de nombreuses banques, la faillite de certains États et celles d’une multitude d’entreprises aujourd’hui dans l’incapacité de se financer elles-mêmes alors qu’elles ne peuvent plus être financées par les autres. C’est la débâcle qui est devant nous.
La crise actuelle, vient de dire Henri Guaino, déroule tous les chapitres d’un manuel d’économie. Il a tout à fait raison, 1929, plus la crise au Japon, plus celle de tous les Pays Asiatiques, plus celle en Amérique du Sud, plus celle de l’informatique, alors oui nous subissons tous les effets de toutes ces crises, mais toutes en même temps, et en une seule fois et partout ou presque dans le monde : Russie, Pays producteurs de pétroles etc.
Aucune erreur n’est plus permise et surtout plus celle de croire que le New-Deal de Roosevelt a sauvé l’Amérique de la crise, c’est faux, archi- faux, c’est l’effort de guerre consenti par les États-Unis qui les a sauvés. Alors ne tentons pas le diable, l’Amérique est de nouveau en guerre. Alors attention, jusqu’à présent nul ne connaissait le montant des efforts de guerre, produits par l’Amérique, Busch les faisaient voter hors budget. Il va falloir les réintégrer dans ce budget, le réveil est difficile, ces « hors budget » doivent entrer dans l’endettement des États-Unis et ce n’est pas une goutte d’eau, hors d’effort de guerre réintégré, le déficit du budget doit déjà passer de 4 à 50%, vous entendez bien aucune erreur : Budget des USA pour 2009 prévu par OBAMA : 3 552 milliards de dollars, déficit prévu 1791, du jamais vu chez un pays puissant, sauf lors de la seconde guerre mondiale.
Pour les grands travaux comme solution, cela ne sert pas à grand chose, seules quelques grandes entreprises, qui n’embauchent pas ou qui n’embauchent que des esclaves, qu’elles laissent ensuite aux États, le soin de financer socialement.
Que l’on ne se trompe pas, ce sont les Petites et Moyennes Entreprises qu’il faut aider, je suis heureux de constater que dans le plan de relance des PME, quelques idées que j’avais énoncées dans une salle du Conseil Économique et Social sont inscrites dans le projet, car les PME sont les seules structures capables, lorsqu’elles ont des commandes, d’embaucher. L’embauche est la seule clé du problème : On embauche, on verse des salaires, on génère du pouvoir d’achat et on fait repartir la machine.
La France peut le faire, elle en a les moyens, l’Amérique, l’Angleterre, l’Allemagne ne le peuvent plus.
Prenons le cas des USA : L’État Fédéral est endetté à hauteur de 300% de son PIB, qui est ne l’oublions pas, le plus gros du monde, il s’agit donc aussi du plus gros endettement au monde– si vous considérez que les États qui composent les USA sont endettés pour la même somme, les entreprises sont endettées on l’a dit pour plus du montant du PIB mondial, les ménages, chacun pour une somme qui dépasse une année de revenus. Comment financer une quelconque relance. Même chose pour la Grande Bretagne et pour la plupart des autres pays L’Allemagne est un autre cas : l’histoire nous l’apprend, les Allemands ne savent pas se sortir de manière convenable d’une crise, comme ils vont bien finir par s’apercevoir, qu’ils payent le déficit des autres (dans une Union monétaire, les balances sont obligatoirement équilibrées), le déficit commercial français par exemple est financé par le bénéfice du pays excédentaire. Si l’euro explose et il va bien finir par arrêter cette course folle, ce sera du fait de l’Allemagne, parce que les Allemands ne voudront plus se serrer la ceinture pour nous et les pays qu’ils nomment du Club Med.
Alors pensons et imaginons l’avenir de la France, à l’inverse de ce qui se fait :
Nos infrastructures, celles de la France, sont considérées comme les meilleures du monde, nos banques comme excellentes, nos productions de très bonnes qualité. D’ailleurs de grosses sociétés françaises ont déjà rapatrié leurs activités, parce que leurs clients voulaient retrouver des productions de qualité française.
Nous sommes certainement les seuls à pouvoir nous sortir de l’engrenage, n’écoutons pas Rocard et ses grands travaux européens, n’écoutons pas les grosses sociétés qui plaident pour des grands chantiers, nos exportations vont souffrir, nos concurrents vont accentuer leur pression, je rappelle notre proposition pour une TVA sociale, qui remettrait nos productions au tarif des autres et les produits des autres au dessus du prix des produits français. Lançons contre Bruxelles, sa commission et sa commissaire de la concurrence, et contre l’OMC, une campagne pour la consommation de nos produits nationaux d’abord, et ceux des autres ensuite, chaque nation devrait couvrir par sa production nationale 80% de ses besoins (Maurice Allais) relançons, mais très vite, l’artisanat, les PME, l’agriculture, le monde va manquer de nourriture et d’eau il y a là des pistes très intéressantes. Chez nous que l’épargne des ménages soit garantie, c’est bien, mais à la condition qu’elle aille aider la production nationale.
Le Forum vient de lancer quelques pistes, nous avons à les peaufiner : un ex. , vous le savez le prix des matières premières a baissé pratiquement partout, le prix de la main d’œuvre s’est réduit comme peau de chagrin, les grosses entreprises bénéficient du fameux paquet fiscal et partout en général et dans les petites entreprises en particulier, le prix de ce que nous achetons augmente. Quelque chose ne va pas , la déréglementation permet à quelques-uns de se gaver encore, sans comprendre d’ailleurs qu’ils creusent leur propre tombe en refermant la notre.
Dans ce domaine, des choses ont réussies : le livre : le prix bloqué, une véritable réussite, l’industrie du livre est à nouveau sur les rails. Raymond Barre, libéral au dessus de tous les autres, a supprimé les prix fixés, quelle erreur, il serait peut-être judicieux de faire machine arrière et de bloquer à nouveau les prix, tout au moins tant que la crise sera présente, nous verrons ensuite. Bien évidemment cela impose de rejeter les directives de Bruxelles, celles de l’OMC, mais sommes nous là pour mettre l’argent avant tout. J.P Fitoussi vient de l’écrire, « l’autonomie de l’économie comme sa capacité à s’autoréguler sont des illusions. » Le marché est certainement la meilleure des choses, à condition que des règlements l’encadrent. La dérégulation qui projette la loi du plus fort comme valeur absolue, promeut aussi la mort pour les vaincus.
Ces remèdes que le Forum propose, ne serviront à pas grand chose si et Monsieur Michel Pinton le soulignait lors de la dernière réunion du FPF :
- Une réforme du système monétaire international n’est pas mise en route, interdisant à une monnaie nationale de servir d’étalon monétaire international, faisant cesser ce privilège impérial qui permet à la première puissance mondiale et la plus endettée de faire financer ses déficits par les autres nations.
- Le dumping financier doit être mis au ban de la société, actuellement, tous les achats sont libellés en dollars, de ce fait face au billet vert, les Chinois font du dumping financier un sport national qui leur permet de mettre sur les marchés toutes leurs productions à vil prix, personne de par le monde ne peut y résister, la Chine est devenue grâce à ces pratiques douteuses, première destination pour les IDE, énorme puissance exportatrice de produits fabriqués à la main, l’atelier du monde, le premier détenteur de réserves de change, la future première puissance mondiale.
- Gazprom, compense la baisse du prix gaz par la baisse du Rouble. Le paiement de son gaz avec des dollars, permet à cette société de s’enrichir tout en faisant croire à ses employés que la chute des prix ne permet pas les augmentations de salaires.
Aucune société ne peut vivre sans règles établies, et sans une autorité pour les faire appliquer.
Un pays c’est un État, une Armée, une monnaie , la monnaie se trouve au cœur du contrat social qui lie les hommes entre eux et les générations ensemble, elle exprime les vraies priorités de la nation. Toute situation politique d’un peuple se perçoit dans son système monétaire. Le jour ou s’est établi le flottement généralisé des monnaies, on a abandonné toute référence, et la valeur des monnaies a cessé d’être définie par rapport à un étalon fixe. Le règne des spéculateurs est arrivé, celui des bulles plus qu’éclatantes, éblouissantes surtout avant d’éclater, le marché anonyme, sans adresse, sans saveur ni couleur est devenu Roi, quel est le maître de l’euro, ou du dollar ? Le marché, qui est le marché ? Personne, qui a nommé le marché, comme Maître ? Personne, à qui pouvons nous nous plaindre du marché ? à Personne.
Ceci serait drôle, si les conséquences n’en étaient pas si terribles. Personne doit avoir un visage, une adresse, il doit être élu, faire respecter la loi établie par l’ensemble, mais avant tout cela, il faut établir une loi.
- Premier article de la loi : un étalon (pivot) monétaire, doit être installé et accepté par tous, il devra posséder une vertu autorégulatrice.
Le Forum Pour la France propose comme étalon monétaire, un panier de marchandises. Référence concrète qui traduit les réalités économiques, la monnaie devant rester le poumon de l’économie, la valeur d’une monnaie doit toujours être fixée par rapport à la valeur des biens qu’elle permet d’acheter. Son équivalence doit être clairement établie et respectée.
Ce panier monétaire sera composé d’une trentaine, ou plus, de produits, bien connus et définis : Matières premières, produits de base, services s’il le faut, tout ce qui est essentiel à la vie des hommes doit y entrer, le nombre et la nature des produits changeront au fur et à mesure de leur importance dans la vie quotidienne.
Une instance internationale, surveillera les marchés nationaux et le marché mondial de ces produits afin d’empêcher les fluctuations excessives en achetant ou vendant des produits, selon les cas, afin de supprimer toute possibilités de spéculation.
Cette instance aura la charge de calculer précisément et chaque jour le cours de l’étalon monétaire, comment ? En calculant le prix de chaque produit, en additionnant ces prix et en divisant le tout par le nombre de produits, nous aurons ainsi chaque jour le prix de l’étalon monétaire international ;
L’instance internationale devra acheter ou vendre, mais surtout de constituer des stocks. Elle émettra pour le faire des bons, la monnaie internationale, que les banques d’émissions accepteront et feront figurer à leur actif, dans leurs encaisses. Cette monnaie internationale sera la monnaie de réserve qui devra correspondre exactement aux stocks stabilisateurs, l’instance mettra en vente les produits stockés précédemment, elle recevra donc en paiement de la monnaie ou des bons, qu’elle avait émis d’abord- La création ou la résorption de cette monnaie sera donc toujours un effet de la conjoncture et régularisera les prix.
Il est évident que l’instance internationale ne va pas acheter et se faire livrer les produits, il lui suffira d’acheter d’acheter des certificats établis par des stockeurs (l’Office des Céréales en France en était l’exemple parfait) des organismes étatiques nationaux, ou ces organismes de stabilisation créés par divers accords internationaux.
L’achat et la vente de ces certificats modifieront la portée d’opérations qui aujourd’hui ne répondent qu’à des fins commerciales et spéculatives.
Bien évidemment chaque nation rentrera en possession de bons ou certificats qui correspondront aux stocks qu’ils posséderont. Sur ces bons et certificats, elles émettront, la quantité de monnaie nationale qu’elles voudront. Cette monnaie sera forte autant que la masse monétaire nationale ne dépassera pas la valeur des bons et certificats, faible si l’État utilise la planche à billets, tout cela à la seule décision de la nation. Les transactions entre pays seront réglés avec la monnaie internationale.
L’important du système est que les moyens financiers ne peuvent pas manquer, puisque les crédits nécessaires sont créés en échange de stocks de marchandises monétisées, aucune pays ne peut plus saboter le système, l’instance internationale possédera toujours assez de monnaie internationale pour acheter toute marchandise que certains voudraient vendre en dessous du cours, dans le cas inverse, l’instance internationale possédera toujours assez de marchandises pour en mettre suffisamment sur le marché afin que les cours ne s’envolent pas.
La crise financière ne pourra jamais être résolue, sans cette réforme du Système Monétaire International . Faire sans cette réforme ne sert strictement à rien, la vie ne peut être basée, sur la spéculation, le dumping fiscal ou les paradis fiscaux.
Notre proposition a le mérite d’exister, elle sort des travaux de Paul Fabra, repris par Pierre Mendés France, il peut exister d’autres propositions, celle-ci a déjà le mérite d’exister, nous devons bannir l’or, le panier de monnaies, qui remettrait les USA à la place qu’ils occupent actuellement, ce n’est pas à une puissance qu’il revient de diriger le monde. La crise énorme et dangereuse demande d’abord que l’on mette en terme aux dérèglements, qu’on instaure des lois et qu’on les fasse appliquer.
Henri Fouquereau, Secrétaire Général du Forum pour la France
