FORUM POUR LA FRANCE - Pour le retour à l’Indépendance et à la Souveraineté de la France
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La France Industrielle de demain
Une nouvelle politique industrielle pour la France : changer les règles
Faire face à la désindustrialisation de la France
lundi 27 novembre 2006
par Administrateur (Webmestre)
popularité : 1%

La lecture d’un quotidien donne à peu près ceci :

  • Le terminal à conteneurs du Port de Dunkerque a vendu 61 % du capital de Nord France Terminal à un groupe néerlandais.
  • Infogrammes : l’éditeur français de jeux vidéo a été acheté par une Sté australienne.
  • Le laboratoire français Corneal a été racheté par un Laboratoire américain.
  • Le fabriquant franco-italien de semi-conducteurs STMicroelectronics sous-traite une part importante de sa production en Asie, ses partenaires ayant tous été rachetés par des fonds d’investissement.
  • Le groupe Américain MOTOROLA envisage l’acquisition du Français SAGEM.
  • Rappelons l’affaire « Bombardier » qui vient nous prendre nos marchés de locomotives.
  • Rappelons AIR-BUS et son usine de montage en Chine, puis Air bus qui réduit drastiquement le nombre de ses sous-traitants qui vont passer de 3000 à 500 et de ses employés dont 37 000 vont disparaître (info Forum la revue interne d’EADS).

L’industrie française se meurt, les services fichent le camp, comme le dit Monsieur l’Ambassadeur Pierre Maillard, la France glisse vers son naufrage et comme le répète le Général Gallois, les Français vont finir comme gardiens des musées.

L’Europe des traités « abs »cons, porte une lourde responsabilité dans notre désindustrialisation : l’abandon des frontières nationales permet aux entreprises françaises de quitter le territoire national, d’abord pour s’installer dans d’autres pays européens où les Etats sont moins préoccupés par la condition des hommes, l’environnement, la sécurité, ensuite, vers des pays qui font du dumping fiscal un jeu destructeur pour les autres nations.

L’Europe n’est pas, dans le domaine de l’économie et de l’industrie, un ensemble cohérent, elle est devenue le serviteur d’un tyranisme financier mondial.

Citons la Slovaquie, devenue le tigre ultra-libéral de l’Europe centrale qui, attire par tous les moyens possibles, les investisseurs des pays européens – Bratislava offre des subventions, des terrains aménagés, des accès et tout ce qui suit, aussitôt 15 PME italiennes, par l’odeur alléchée, se sont associés pour créer une Zone Industrielle au cœur de la Slovaquie : Micro-électronique – Orfèvrerie – Textile – Industrie mécanique légère – elles ont délocalisé tout ou partie de leur production Il en est de même en Pologne ou Carrefour a joué le même scénario comme cette société le fait en Chine attirant auprès d’elle un certain nombre d’entreprises françaises.

Il est évident que pour trouver ces informations, il faut être attentif. La désinformation, dénoncée par J.Myard dans son livre " La France dans la guerre de l’information", paru chez l’Harmattan » risque de nous coûter des réveils difficiles.

Écoutons les européistes :

  • Alain Juppé, « La France et l’Europe un projet national »
  • Lionel Jospin, « L’Europe doit avoir une ambition industrielle forte »
Tout est faux et nous avons le devoir de le dire, le seul projet national qui vaille c’est un projet pour la France et l’Europe qu’ils ont fabriquée, après avoir déshabillé les Pays de l’Europe de l’Ouest, pour habiller les Pays d’Europe de l’Est, déshabille maintenant tous les pays de l’Europe pour habiller l’Asie.

Que s’est-il passé ?

D’abord et avant tout, l’économie a pris le pas sur le politique, la finance sur l’économie et le mensonge dirige l’ensemble. Ex la croissance O% du 3ème trimestre à la place d’une annonce de plus de 2%. Du patrimonial orienté par l’Etat, nous sommes passés au règne d’une finance transnationale, instrumentalisée par des fonds d’investissements mondialistes et aussi par des fonds spéculatifs extrêmement volatils, c’est-à-dire sans avenir.

Par intérêt et nous le comprenons, ils s’opposent à l’arbitrage des Etats-nations.

Premier maillon de cette politique, la libéralisation des capitaux dont l’effet principal est une surabondance de ceux-ci et des crédits octroyés par des banques internationales qui prennent le pouvoir grâce aux produits spéculatifs qui apportent une manne incommensurable. Tout a changé sans que le public en soit informé :

  • En 1986, dans les vingt premières capitalisations boursières il n’y avait aucune banque, aucun organisme financier. En 2006, dans les 100 premières capitalisations mondiales, la finance est en première position avec 29,70 % du total, suivi par le pétrole et le gaz, 15,27 %. En 20 ans, les 20 premières capitalisations boursières ont été multipliées par dix.
  • En 20 ans, 14 des 20 premières sociétés cotées, souvent de l’Industrie ou de la haute technologie ont été remplacées par les sociétés financières.
  • IBM a disparu, l’industrie automobile n’est plus là, l’industrie dominante jusqu’en 86, a laissé sa place à la finance, au pétrole, à la pharmacie, (13,80 %) à la technologie et c’est seulement au 5 ème rang qu’apparaît l’Industrie. Mais attention seulement si elle est associée à la distribution des produits de base et aux services.

Vous trouverez sur le prochain journal électronique de Jacques Myard une étude du Professeur Vespérini, membre du Conseil d’Analyses Economiques que j’ai interrogé sur ce sujet.

Autre raison : L’incroyable perte d’influence des pays riches :

  • Les Etats-Unis ne représentent plus que 10% de la croissance mondiale contre 20% il y a quelques années – Inutile de parler des pays à croissance molle.
  • Les Pays émergents représentent 30% du PIB mondial contre 20% il y a 20 ans, les analystes annoncent que ce sera 50% dans les 20 prochaines années.
Nos gouvernements n’ont rien compris, alors que les entreprises transnationales, excellemment renseignées, se sont délocalisées en partant d’un nouveau concept : nos pays ne sont que des marchés de renouvellement, alors que les pays émergents sont des marchés d’équipement, et à équiper totalement.

Autre raison moins avouable, l’investissement financier rapporte beaucoup plus dans les pays émergents que dans nos pays. Là bas, les acquisitions se font avec 20 % de fonds propres et 80 % d’endettement, le retour sur investissement se fait beaucoup plus rapidement que chez nous. Il faut savoir aussi que les banques ne suivent plus l’investisseur lorsqu’il reste chez nous.

Nos pays traversent une période de croissance molle, de 2 % l’an environ. Les groupes industriels, inféodés aux groupes financiers, étant dans l’obligation, de fournir aux actionnaires un dividende de 15 % l’an, se trouvent dans l’obligation d’appliquer des politiques non conformes à nos traditions, ni acceptables par le monde du travail.

Tout change :

  • Les Ingénieurs qui étaient à la tête des grands groupes industriels ont été remplacés par des financiers négligeant totalement le développement industriel, traitant le monde du travail avec inhumanité, voire avec hostilité.
  • L’emploi auparavant valorisé et protégé est aujourd’hui menacé. Le Fordisme qui impliquait une redistribution des richesses produites aux salariés, afin de les faire accéder au rang de clients potentiels, est mort – C’est à l’Etat qu’incombe désormais le rôle d’assurer un revenu aux citoyens afin qu’ils restent des clients potentiels. Seulement sans recettes, l’Etat ne pourra plus assurer cette distribution.
  • L’intérêt passe désormais avant tout et la finance pour arriver à ses fins favorise, dans les pays émergents, une « classe moyenne » rapidement installée, gourmande de tout, qui achètera tout, pourvu que cela ne coûte pas cher, tant pis pour la qualité, la sécurité et l’environnement.

Le capitalisme paternaliste, avec ses entreprises citoyennes, géré par des Industriels et soumis aux lois de la République est mort. Rappelons que notre Etat, fixant au nom de la Nation une stratégie à long terme, déterminant le cadre dans lequel les acteurs économiques devaient évoluer, permettant à l’intérieur de ce cadre, de créer un maximum de richesse et donc, d’emplois qualifiés, a permis, avec ce schéma national, les trente glorieuses, la reconstruction de la France et son retour sur la scène des grandes puissances industrielles.

De ce capitalisme paternaliste nous sommes passés au capitalisme cannibale, totalement libéré de la contrainte de la redistribution en son sein et sur sa périphérie, du rôle social et maintenant environnemental de l’entreprise.

La libéralisation des capitaux est le premier responsable de cette recherche à tout prix du bénéfice répétitif. Les Hommes politiques soucieux d’équilibrer les intérêts des salariés, des actionnaires, de l’entreprise et de l’Etat se sont laissés déposséder des pouvoirs et sont remplacés par des groupes qui n’ont plus que le prix de l’action comme étalon de valeur. Les fonds de pension, les fonds communs de placements, les « hedges funds » ont pris le pouvoir, abandonnant toute activité non rentable à court terme et n’ayant à l’esprit que de presser le citron pour en tirer tout de suite, tout le jus récupérable. En moins de 30 ans, dans les grandes entreprises, 25 % des emplois ont été supprimés, la création d’emplois ne figure plus au nombre des objectifs du capitalisme et le débat au sein de l’entreprise n’existe plus.

Une grande entreprise employait autrefois, 4 fois plus d’employés sur le territoire national qu’au dehors (4 pour 1) c’est aujourd’hui, 1,5 sur le territoire national pour 1 à l’extérieur, nous comprenons la cause de notre chômage.

Un PDG d’entreprise a rêvé devant des caméras que ses entreprises soient installées sur des barges pouvant se déplacer là où le coût du travail est le moins élevé –Un autre- que le licenciement de 130 000 salariés et la vente de 100 filiales dans le secteur industriel, lui avaient rapporté 6,5 Milliards de dollars.

Nous sommes bien passés sous le règne du capitalisme cannibale.

Devant ce constat, contraire à tout ce que la France a pu penser, inventer, créer, mettre en place, nous avons le devoir de dessiner :

La France Industrielle de demain

Une nouvelle politique industrielle pour la France.

D’abord et avant tout, nous reviendrons à l’esprit de « civilisation industrielle », avec cette connotation d’adoucissement des mœurs, d’urbanité, des bienfaits et du progrès qui s’opposent à la barbarie et au capitalisme cannibale qui viennent d’être dénoncés.

Ensuite le rassemblement sera privilégié entre les savants, les experts économiques, les fermiers, les artisans et les mécaniciens et le pouvoir politique.

Nous privilégierons aussi, le rapprochement entre la pensée et le travail manuel.

Enfin l’association du monde du travail avec celui du capital. Cette nouvelle voie qui permettra d’éviter les conflits et rendra à l’homme sa dignité.

L’industrie, fondée sur la force mécanique, possède un rôle essentiel : libérer l’homme des contraintes qu’il ne peut plus supporter : la domination de l’homme par l’homme, mais aussi, l’obligation d’apporter à l’humanité tout entière ce qui lui est nécessaire, l’économie, l’industrie, doivent retourner à la place, qui doit rester la leur : Etre au service de l’homme, donc du politique.

Nous proposons de libérer la politique industrielle, il ne s’agit pas de nationaliser, mais de « dé–mondialiser », de « dé-bruxeller » et même de « dé-financiérer ».

Le but de notre proposition est de permettre à la France, de retrouver son autonomie économique, cette phase passe obligatoirement par un retour à l’indépendance et à la souveraineté de notre pays.

Ne nous voilons pas la face, ceci passe par une politique, disons « différente », pour ne pas parler de rupture, afin de ne pas effrayer quelques âmes bien pensantes. Cette politique nécessaire est obligatoire :

  1. 1) si nous ne voulons devenir les larbins affamés d’un mondialisme financier
  2. 2) pour l’avenir, car le déferlement des échanges mondiaux va obligatoirement cesser, pour cause de raréfaction des matières premières, de l’augmentation insoutenable du prix des transports, du changement climatique, de l’explosion inévitable du non- système monétaire international.

Demain l’Etat-nation sera mis en demeure de produire ce dont son peuple a besoin.

Devant les dangers qui nous menacent, nous sommes appelés à reconstruire notre système productif, afin d’amener le pays à cette autonomie économique indispensable pour arriver à l’autosuffisance. Il ne s’agit pas d’un délire ou de la nostalgie d’un passé révolu, NON : il y a, pour notre survie, nécessité de construire un système de production devant, avec un minimum d’échanges extérieurs, assurer un fonctionnement de base capable d’assumer, dans tous les cas, la survie de notre population, avec un niveau de vie minimum, système que nous ne possédons plus aujourd’hui. Un exemple : nous ne produisons plus de moteurs électriques, en cas de conflit la France serait paralysée et ne pourrait plus rien construire. Il faut savoir aussi que des études menées par de nombreux chercheurs, dont un vient de nous renseigner, arrivent à la conclusion suivante : Il y a nécessité de diviser les émissions de gaz par quatre, d’où l’obligation d’une réduction drastique des échanges et l’obligation de produire à proximité des centres de consommation.

N’alarmons personne, l’autosuffisance de base ne signifie, surtout pas, l’autarcie. Pas question de nous enfermer derrière des barrières, mais simplement d’envisager et de mettre en place un système productif nous permettant :

  1. 1) de vivre à minima en cas de problème grave
  2. 2) d’envisager le redressement national.

Cela impose le retour à l’autonomie politique et aussi de savoir que cette politique est incompatible avec la libéralisation des capitaux, l’ouverture des frontières imposées par l’OMC et la suppression de nos frontières imposée par Bruxelles.

Nous avons à prévoir des mesures de rétorsion qui pourraient intervenir contre nous, même si je n’y crois pas trop car l’affaire « Bombardier » apporte la preuve que tout est négociable, le Canada a demandé et obtenu que les appels d’offres obligatoires pour tous les autres pays ne lui soient pas imposés. La France si elle retrouvait une volonté politique, obtiendrait les mêmes pouvoirs pour se défendre.

Ce processus de reconstruction du système productif passe avant tout par l’inventaire de la reconstruction.

Nous devons donc mettre en place une organisation traitant du problème macroéconomique devant impérativement conjuguer un rôle directeur du Commissariat au Plan. Ce plan il est nécessaire d’abord de le remettre en fonction et ensuite de redéfinir ses fonctions.

Parmi celles-ci : l’obligation d’établir une saine concurrence entre les entreprises, afin de ne pas tomber dans la dictature de la technocratie ou de celle du tout marché.

La politique économique de la France, de Colbert à Pompidou, a été celle du marché encadré par un plan, nous proposons simplement de la reconstituer.

Afin d’éviter des possibles mesures de rétorsion et surtout pour rester en harmonie avec les autres nations, nous prendrons des mesures acceptables pour tous.

Rupture avec la politique actuelle oui, mais surtout pas transformée en épreuve de force. Nous entrerons, c’est certain, en conflit avec les organisations internationales, mais quel est leur poids actuellement ? L’émergence de la Chine, de l’Inde et du Brésil transforme la donne et la France n’aura qu’à peser de tout son poids retrouvé pour faire accepter le fait qu’une autre politique est possible. Il serait d’ailleurs surprenant que les trois nouvelles puissances soient éloignées de ces idées.

Revenons à la reconstruction de notre politique industrielle. Une politique sociale sera menée de concert, car elle seule peut garantir la protection de l’économie nationale.

Nous aurons besoin, et c’est là que le bât blesse, de l’adhésion de l’appareil politique aux orientations que nous formulons. Le rôle du Forum pour la France sera pendant les mois à venir, d’intervenir, autant que faire ce peut, auprès de tous les candidats à la Présidentielle, afin de les convertir à cette nouvelle doctrine, qui demande une transformation du rôle de l’Etat, qui devra remettre en cause certains traités, se libérer avec tact de l’emprise du mondialisme et de la construction actuelle de l’Europe de type fédéral.

Il aura à se libérer de l’emprise du capital international afin de faire cesser le dumping financier exercé par certains : Nous subissons actuellement une sous- évaluation du dollar, par rapport à l’euro et du Yuan par rapport au dollar. Comment lutter contre 2 dévaluations pouvant représenter jusqu’à 40 % du prix ?

L’Etat doit absolument retrouver la capacité d’exercer ses missions régaliennes : Politique étrangère, de défense, politique financière, économique, industrielle etc.

Nous devons retrouver l’esprit de nos Institutions, pour permettre à un Etat fort d’entreprendre cette politique, plus nationale que celles menées depuis 1974.

L’appareil politique devra vaincre la résistance de l’administration à sa propre réforme, maîtriser les progrès techniques, favoriser la création d’entreprises, le rachat d’entreprises et des brevets par des acteurs français.

Nous aurons besoin, mais la pédagogie est là pour les convaincre, de l’adhésion de tous les acteurs économiques, d’un contrôle plus sévère des échanges extérieurs, de biens, de capitaux, et d’une régulation organisée par l’institut de la consommation en fonction de la transformation de notre appareil productif.

Une volonté nationale doit émerger, après tant d’années passées en jachères.

Nous avons donc la mission de déclencher une volonté de l’Etat-nation devant se traduire par une politique économique et sociale plus orientée vers le national.

Nous nous éloignons ainsi de la pensée unique et remettons en cause son amalgame avec l’économie du tout marché, composante de l’idéologie mondialiste.

Nous devrons assurer une double protection de l’économie nationale :

  • Protection du marché intérieur, concernant la circulation des biens
  • Protection de la propriété du système productif.

Le système productif, issu de notre reconstruction, devra être aidé financièrement pour rester aux mains des acteurs français, l’épargne salariale est un moyen, mais il reste certainement insuffisant. Nous aurons à procéder à des aménagements du fonctionnement des bourses nationales, afin de favoriser le financement de la reconstruction par des capitaux français. Les propositions pour un retour, sans pénalités, des capitaux partis à l’étranger est aussi une des solutions, à conditions que ces capitaux restent un laps de temps important chez nous. Car il faudra aussi financer les créations, les rachats d’entreprises et de brevets étrangers. Achats possibles si le potentiel productif de l’entreprise ait été conservé lors de l’achat, bien évidemment.

Nous mettrons l’accent sur l’impérieuse nécessité de cette réappropriation de notre production industrielle, afin d’obtenir la participation des dirigeants d’entreprise, des cadres techniques, participation obligatoire pour réussir. Nous avons obligation de transformer l’homo -économicus en citoyen, l’économie patriotique ne doit plus être une utopie.

Il n’est pas non plus dans nos intentions de rejeter à la mer les entreprises étrangères installées sur notre sol. Notre proposition s’adresse aux entreprises du système productif, issu de la reconstruction que nous proposons.

En dehors de cette politique à vocation du retour à l’indépendance et à la souveraineté, nous proposons pour le commerce mondial : que les pays vendent, à l’extérieur, que ce qui est produit en surplus des besoins nationaux, et seulement à des pays qui ne peuvent produire suffisamment pour être auto suffisant dans certains domaines. Il en sera de même pour les productions très spécialisées et hors de portée de certains pays.

Prenons un ex : L’augmentation constante de la population mondiale a pour effet et pour la première fois dans l’histoire du monde, que la production, le stockage et la distribution du blé n’ont pas été suffisantes l’année dernière et qu’il en sera désormais ainsi. Notre pays avec ses terres en jachères, doit produire et vendre ce blé dont n’ont plus accès un nombre important de nations.

Pour aider à cette reconstruction et la favoriser, nous possédons au Forum pour la France un certain nombre de propositions : La TVA Sociale, déjà, qui permettrait de descendre nos prix à l’exportation de 20% et d’augmenter ceux en provenance d’autres pays. Un choix de société, qui permet une nouvelle voie, un nouveau choix, celui de la participation qui associe l’homme aux décisions de la société dans laquelle il vit, ou de l’entreprise au sein de laquelle il travaille.

Qui d’autre, que le citoyen associé, peut imposer un choix national ? Le consommateur exige aujourd’hui de la variété et de l’innovation et ses choix se portent sur des équipements souvent électroniques dont aucun n’est ni conçu ni fabriqué en France. L’employé associé est aussi ce consommateur, mais avec la « Participation », il peut décider, pour satisfaire ses désirs de modernité, que la recherche soit financée et orientée largement vers ce qu’il a besoin ou qu’il désire, ce qui supprimerait que les besoins et les désirs soient satisfaits par des compagnies étrangères.

Nous favoriserons et multiplierons les pôles de compétitivité. Nous ferons coopérer les grandes entreprises avec la recherche publique et l’Etat en y associant surtout les PME. Nous proposons qu’en France soit adopté le principe de subsidiarité, « aider une entreprise française pour qu’elle fasse ce que seule elle ne pourrait faire » ce qui se traduit par un financement des projets jusqu’au prototype. Ce qui ne se fait jamais chez nous.

La France possède d’énormes atouts, l’OCDE vient de livrer une liste de 252 produits parmi les 5111 échangés dans le monde, ceux qui ramènent un excédent confortable. La France dans ces produits à haute valeur ajoutée, donc de haute technologie est excédentaire après le Japon et la Chine et lorsqu’on sélectionne dans cette liste, les technologies vendues aux prix les plus élevés, la France arrive en tête devant l’Allemagne et le Japon. Nous sommes donc une nation capable d’être compétitive par l’innovation de haut de gamme. Cela devrait permettre de nous en sortir avec les autres productions, à la condition qu’elles reviennent sur le territoire national.

Je propose que ces prochains mois nous déterminions une politique industrielle pour la France, voilà un départ, il demande qu’une commission se penche et traite ce dossier beaucoup mieux que je ne l’ai fait.

Sachons que nous ne pouvons plus attendre, si une politique industrielle nationale n’est pas mise en place, la France cessera d’exister en tant que nation.

Henri Fouquereau,

Secrétaire Général du Forum pour la France

 

Documents joints à cet article :
Messages de forum :
Une nouvelle politique industrielle pour la France : changer les règles
dimanche 15 juillet 2007
par  tristan GARAAL

Réponse rapide à Mr. Henri Fouquereau, Secrétaire Général du Forum pour la France.

Bonjour.

Cas un : Prenons un ex : L’augmentation constante de la population mondiale a pour effet et pour la première fois dans l’histoire du monde, que la production, le stockage et la distribution du blé n’ont pas été suffisantes l’année dernière et qu’il en sera désormais ainsi. Notre pays avec ses terres en jachères, doit produire et vendre ce blé dont n’ont plus accès un nombre important de nations.

Votre réponse évoquant une tva sociale representera une augmentation des coûts et très vite une baisse significative des ressources. L Europe n’a cèssè de réduire les capacitès de production et de pénaliser les stocks, pour ….. assurer le plus grand profit. Je ne suis pas contre le profit. Mais le profit anti-national me fait penser à une trahison.

Cas Deux : La politique économique de la France, de Colbert à Pompidou, a été celle du marché encadré par un plan, nous proposons simplement de la reconstituer.

Vous avez parfaitement raison.

Saviez vous que dès le début de la royautè "catholique", les Rois prétaient allegeance a la/aux constitution de leurs états. Ce qu on nous enseigne rarement, il ne pouvait exister de parlements provinciaux avant 1789 sans une ou plusieurs constitutions.

Il n y a pas de civilisation sans territoire national. Et dire qu’il y en a des songes creux qui veulent une fédération ou les peuples auraitent moins de droit qu’un actionnaire dans un conseil d administration .

Tristan GARAAL



Demain le chaos ? Non ! Le chaos est déjà bien installè.
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