ALTESSES, IL EST TROP TARD …
ALTESSES, AU 4 JUILLET 2011 IL EST TROP TARD POUR BIEN FAIRE.
À Leurs Altesses le Duc et la Duchesse de Cambridge.
Le 30 juin 2011, 10h00 HAE, je vous invitais à changer vos plans établis pour vous deux par le Gouvernement d’Ottawa. Malgré l’absence d’une invitation officielle du Québec, vous n’avez pas refusé de toucher le territoire du Québec dans cette tournée officielle : Gatineau, Montréal, Québec, Lévis, entre le 1er et le 3 juillet de la fin de semaine passée.
Vous vous êtes préparés à commettre et à aider à commettre une bourde et une baffe, et bourde et baffe il y eut !
En d’autres termes, ce fut de votre part, un soufflet dans la face et une maladresse diplomatique à l’encontre de la Nation des Québécois.
Gentillesse, grands sourires heureux, belles manières, poignées de main, affabilité, charme personnel, parler français, intérêt pour les bonnes oeuvres et les malheureux, pour les beautés naturelles et architecturales : excellent… Mais tout cela vous a servi à obnubiler votre silence et votre indifférence au sujet de l’existence du Québec autrement que comme une Province soumise au grand Canada Royal.
Le Québec avec sa collectivité est un peuple et une nation et comme tel, a son gouvernement avec des pouvoirs et des aspirations à se gouverner lui-même. Il a ou devrait avoir sa fierté, comme tout peuple et toute nation. Il a son drapeau national, le fleurdelysé.
Vous avez joué l’intimidation, avec quelque réserve puisque vous n’avez pas exhibé le rouge de vos habits d’officier des Forces britanniques. Mais il y eut les symboles assourdissants des 21 coups de canon, des escortes accréditées, de ces bouquets de tendresse sur les coûteux tombeaux militaires choisis, vous avez esquivé toute confrontation avec des manifestants indépendantistes, mais à quel prix ! Selon les nouvelles dans Le Devoir : " À Québec, le couple princier a ainsi fait fi des cris des manifestants qui protestaient,.." Faire fi ? Pourtant ils représentaient 20 groupes du Québec.
Au prix des droits civiques, en peuplant artificiellement votre parcours de vos partisans, politiciens concussionnaires, militaires, policiers grassement payés, civils sélectionnés. À un coût fiscal qu’on refuse de nous dévoiler.
Les indépendantistes québécois n’ont, dans cette guerre que vous feignez d’ignorer, que les armes du langage, de la réflexion et du bon droit ; de quelques amitiés mondiales ; face à un arsenal moderne de fer et de feu tout prêt le doigt sur la détente. Installé sur les toits comme subreptice dans les réseaux de communication. Usant tantôt de gants de velours et mettant de côté les potences d’autrefois, quand cela suffit.
Altesses, vous nous avez fait mal ; vous êtes des malfaiteurs couverts par votre naissance privilégiée et au-dessus de toute sanction sauf votre propre conscience.
Un Québec devenu un État maître de lui-même invitera qui il veut sur son territoire.
Je suis persuadé que ces réflexions seraient approuvées par la plupart de mes compatriotes dégagés des pressions redoutables qu’ils subissent actuellement. On ne peut avoir tort d’avoir raison.
Avec mes respects.
Pierre Demers physicien porte-parole et président de la LISULF, prix Joseph Papin 2011.
