Pour le français et la diversité linguistique et culturelle du monde
Abandonner nos langues nationales est un crime culturel, politique et économique.
Cette domination entraîne une dévalorisation des autres langues, y compris des plus grandes telles, en Europe, l’allemande, l’italienne. La langue française la subit de plus en plus à l’étranger et en France. L’anglicisation forcenée pénètre commerce, communication interne de grandes entreprises, publicité, médias, audio-visuel, jusqu’aux secteurs vitaux : recherche et publications scientifiques, brevets non traduits.
En France, comme en Italie et en Allemagne, l’enseignement est affecté. Dès l’école maternelle et élémentaire, le temps imparti au français diminue au profit du seul anglais. Dans les écoles de commerce, dans tout l’enseignement supérieur, les cours en anglais prolifèrent. Peut-on accepter qu’un « classement de Shanghaï », basé sur des critères exclusivement anglo-américains, prétende faire loi en matière d’évaluation scientifique, et formate les esprits au détriment de leur créativité ? Nouvelle guerre contre l’intelligence ! (Charles Durand).
Ce que l’hégémonie de l’anglais fait perdre en influence, en cultures populaires, en attraction d’étudiants étrangers, à l’allemand, au russe, au français, etc., les Anglo-Américains le gagnent. Sur le simple plan matériel, le Pr. François Grin, de l’Université de Genève, chiffre leur gain annuel en dizaines de milliards d’euros.
L’avenir du monde ne repose pas sur la langue anglaise ! L’imposer comme langue commune puis unique est une aberration tant culturelle et spirituelle qu’économique et politique.
Plus grave : cette hégémonie est relayée, voire portée, par les élites d’Europe, bien que toutes ne soient pas les « collabos de la pub et du fric » stigmatisés à juste titre par Michel Serres.
En France, la baisse des crédits au remarquable réseau d’action culturelle – lycées, instituts, Alliances françaises - et de coopération à l’étranger s’est accentuée ces dernières années.
C’est surtout cette attitude vassale qu’il convient de dénoncer et faire cesser dans les parties de nos peuples intoxiquées par une propagande incessante depuis plus d’un demi-siècle.
Nous appelons les Français, tous les francophones, non seulement à s’indigner, mais surtout, contre la politique de la langue unique, contre la pensée unique (Claude Hagège), à résister.
La résistance au mondialisme niveleur, pour le français et la biodiversité linguistique, doit être au cœur des élections prochaines, puisque la langue est un bien commun que chacun peut contribuer à préserver tous les jours, et lors des élections.
Nous invitons donc les citoyens qui refusent la soumission à cet ordre destructeur de la personnalité de la France, de sa langue et de la diversité linguistique et culturelle, à demander un engagement clair à tous les candidats à la Présidence et à la députation.
Pétition Appel 2012 Signatures acquises 25avril 2012
- Pr Ivan Barko, de l’Académie des Humanités (Australie ;
- Mme Marie-Claire Blais, écrivain (Québec) ;
- M. Hervé Bourges, ancien président du CSA, Conseil supérieur de l’Audiovisuel ;
- Colonel Alain Corvez, conseiller en géostratégie ;
- Pr Alain Cotta, économiste ;
- Mme Régine Deforges, écrivain ;
- Pr. Pierre Delaveau, des Académies de Médecine et de Pharmacie ;
- Pr. Pierre Demers, président de la LISULF, Ligue internationale des Scientifiques pour l’usage de la Langue française (Québec ) ;
- S.E. M. Bernard Dorin, Ambassadeur de France ;
- Pr Charles-Xavier Durand, informaticien et essayiste ;
- Mme Benoîte Groult, écrivain ;
- M. Yves Guéna, ancien Président du Conseil constitutionnel ;
- M. Michel Guillou, essayiste, ancien Recteur de l’Agence universitaire de la Francophonie, Directeur de l’Institut Francophonie et Mondialisation (Lyon) ;
- Pr Claude Hagège, linguiste, du Collège de France ;
- M. Hubert Joly, Secrétaire général du Conseil International de la Langue française (CILF) ;
- Pr. Laurent Lafforgue, médaillé Fields ;
- M. Gilbert Lazard, de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres ;
- M. Pierre Lévy, directeur de la revue Bastille-République-Nation ;
- M. André Libert (Belgique) ;
- M. Patrick Lozès, ancien Président du CRAN, Conseil représentatif des Associations noires ;
- M. André Makine, écrivain ;
- M. Gabriel Matzneff, écrivain ;
- Pr. Edgar Morin, philosophe ;
- M. Jean-Marie Ndagijimana, ancien ministre des affaires étrangères (Ruanda) ;
- M. Dominique Noguez, écrivain ;
- M. Jean-Paul Perreault, Président d’Impératif français (Québec) ;
- M. Michel Pinton, ancien ministre ;
- M. Jean Raspail, écrivain ;
- Mme Véronique Rossillon ;
- M. Philippe de Saint Robert, écrivain, ancien Haut Commissaire à la langue française ;
- Mme Alimata Salambéré, ancien ministre de la Culture du Burkina Faso ;
- M. Salah Stétié, écrivain, poète, Grand Prix de la Francophonie de l’Académie française (Liban) ;
- M. Claude Thayse, essayiste (Belgique) ;
M. Joseph Tsang Mang Kin, poète, essayiste, ancien ministre de la Culture (Maurice) ; - Pr. Jean-Marie Vodoz, écrivain, Président de l’Association Défense du français (Suisse) ;
