Pour réaliser cette oeuvre, devenue colossale, nous devons employer une stratègie réalisable, en nous fixant un seul objectif : Peser sur l’évènement autant qu’il soit possible. Constatons que les malheureuses initiatives prises lors des dernières élections ne vont pas dans le bons sens. Le seul résultat obtenu, est d’avoir étalé des faiblesses, ce qui pourrait entraîner les valeurs que nous défendons vers leur naufrage. - Peut-on négocier quoi que ce soit avec d’aussi maigres résultats ? Peut-on peser sur les décideurs NON - C’est une autre statègie qu’il faut exploiter.
D’abord et rappelons que le combat pour la France n’appartient ni à un clan, ni à un camp, ni à un parti, qu’ il n’est ni de gauche, ni de droite - IL RESTE LE COMBAT DE TOUS LES FRANCAIS - Déclarer sur une radio : je suis de droite, libéral et souverainiste est une erreur - Les libéraux de droite et souverainistes n’auraient jamais obtenu la victoire du NON, mais leur contribution a été nécessaire . Les gens de gauche n’auraient pu, seuls, obtenir cette victoire, les Gaullistes n’ont plus, la défense du pays passe par le rassemblement et la participation de tous.
Soyons lucides : sans troupes organisées, sans argent, il ne nous reste que le travail effectué par nos hommes de l’art. Nous ne pèserons pas suffisamment sur l’évènement avec des manifestations de quelques dizaines de personnes ou par quelques cris d’orfraie- Cela n’avancerait à rien, n’apporterait rien, ne résoudrait rien. Nous pouvons bien évidemment répondre à telle ou telle suggestion de ce type, mais elles ne pèseront efficacement que si nous parvenions à déplacer quelques centaines de milliers de manifestants et dans plusieurs régions de France.
Autre solution : peser sur les décideurs Français c’est un tout petit peu plus à notre portée et beaucoup plus que nous pouvions, fut un temps, l’espèrer.
Nous devons prendre en compte un fait important : Que nous le voulions ou pas, un traité sera signé - Ce traité, comme il nous l’a été affirmé, ne doit surtout pas hypothèquer l’avenir du Pays et nous devons y veiller. La stratègie qui est devenue la nôtre : Mettre et remettre le Président face à ses promesses est certainement celle qui est le plus à notre portée et qui marquera inévitablement des points.
- 1) Rappelons au Président son discours sur la nation, mise en avant et honorée tout au long de sa campagne.
- 2) Rappelons lui tout ce qu’il a été annoncé lors du discours de Strasbrourg (et que les autres Présidents n’ont pu apprécier, "avant moi rien n’a été fait d’intelligent heureusement pour vous que je suis arrivé"
- 3) Nous lui rappellerons qu’il s’est engagé à ne jamais nous trahir. La "Nation" ne peut se dissoudre dans une purée de marrons - "Le compromis du Luxembourg, ultime recours des nations sera maintenu"
La "CONCURRENCE LIBRE ET NON FAUSSEE" sera supprimée, (ce qui doit faire mordre la poussière au mauvais coté du Traité de Rome) même si, et nous le savons, car nous ne pouvons être dupes, des marques indélébiles resteront dans les différents traités. Mais c’est pour l’instant la seule "moins mauvaise solution" que nous pouvons espèrer. Nous rappellerons au Président sa position trés ferme et réaffirmée à Strasbourg, d’une Turquie qui doit rester en Asie. Il a même accusé ses partenaires "de penser quelque chose avec le derrière de la tête et de dire son contraire avec le devant".
Nous rappellerons ses affirmations sur la politique étrangère :"la diplomatie française continue d’exister et ce n’est seulement que lorsque les 27 se seront mis d’accord que l’Europe parlera d’une seule voix.
Nous rappellerons sa position sur l’application du principe de subsidiarité qui entraîne obligatoirement une politique européenne des coopérations entre des Etats.
Nous ne laissons certainement pas l’arme au ratelier, nous savons qu’avec un traité il y a ce que l’on veut nous faire voir et tout le reste est souvent caché. Mais un traité est moins "important" qu’une constitution qui ne s’applique qu’à un Etat. De plus, il peut être défait par un autre traité et surtout, ne l’oublions pas, par le non respect d’une des parties des articles du Traité.
Nous ne cèderons ni aux sirènes qui voudraient nous faire prendre ce traité pour la lanterne qui éclaire le monde, nous nous y brulerions les ailes, ni aux réactions épidermiques qui ont la gratouille perpétuelle comme seul horizon, ou encore à ceux qui voudraient profiter de cette affaire pour se placer à titre personnel sur le devant du mouvement souverainiste uniquement pour se positionner favorablement dans l’arène politique afin de mieux tout abandonner ensuite.
Henri Fouquereau
Secrétaire général du Forum pour la France
