Qui plus est, avec l’extension de l’Union à 27 Etats, le réalisme commande une remise à plat totale de la construction européenne. Si la libre circulation des biens et des capitaux, l’organisation des marchés avec quelques politiques communes – politique de la concurrence tempérée d’une politique industrielle, environnement, politique agricole, et une gestion rénovée de l’euro – doivent être conservées, l’acquis communautaire doit faire l’objet d’une purge d’amaigrissement indispensable pour éviter l’apoplexie de l’Union européenne qui veut se mêler de tout.
En dehors de ce cadre des marchés, la seule Europe réaliste, efficace, démocratique, est celle d’une union d’Etats souverains qui doit permettre des coopérations multiples à la carte, conformément à la volonté des gouvernements et des peuples.
La mondialisation ramène le projet européen à un niveau régional. Pour la France, la coopération européenne n’est qu’un élément d’une politique étrangère tous azimuts. C’est une évidence qui deviendra chaque jour de plus en plus prégnante.
L’Europe de Papa est morte. Toute tentative pour la remettre en selle ne fera que retarder la relance de l’Europe des coopérations qui est nécessaire. Il est urgent de tout remettre à plat.
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