Notre exigence : retirer la France de la compétition cette année, sous quelque prétexte si l’on avait peur d’assumer franchement la fierté, s’est heurtée à un silence plein de gêne.
Résultat : la France est 19ème sur 25 ! « Guilleri tombit » et ne put « voir ses chiens couri, carabi ! » Claque pour les « responsables mais non coupables » ! Pensons à Churchill : nous avons eu et le déshonneur et la défaite !.. Bravo ! Ici et là, on nous a susurré que cela ne valait pas d’y rompre nos lances : ce concours, abâtardi, devenu anglo-américain, ne représentait plus l’Europe-diversité linguistique et culturelle. Alors pourquoi ne pas chanter dans la langue des maîtres ? Ne soyons pas ringards comme ces « petits » pays (Irlande, Portugal, en 2008) qui se produisent dans leurs langues, voire en français.
J’espère, chers lecteurs, que vous rejoindrez notre combat, et, vigoureusement, notre future campagne si cette honte nous est encore infligée en 2009.
Une autre bonne nouvelle : après les salariés des entreprises GEMS et AXA-ASSISTANCE sises en France, ceux d’une ex-filiale d’ALCATEL viennent de gagner leur procès contre l’imposition d’un logiciel en anglais, sur la base de la loi Toubon de 1994. Le travail de nos associations avec les syndicats, dans le « collectif syndicats-associations-parlementaires pour le droit de travailler en français en France » porte des fruits. Ce mouvement doit s’amplifier et amener la décrue.
Il y a là une voie pour rendre non pas tant « la France aux Français », que les Français à la France, et même, tenez : à une vraie Europe !
Haut les cœurs !
Albert Salon, Président d’ « Avenir de la langue française ».
