- 1) ATTEINDRE UNE CROISSANCE DE 3% -
- 2) ARRIVER AU PLEIN EMPLOI (rappelons que le ,plein emploi est atteint lorsque le chômage touche moins de 6% de la population active) - 3) ÉQUILIBRER LES FINANCES PUBLIQUES ?
Ne parlons pas de la crise, qui vient forcément tout modifier, mais d’une période normale. Dans le monde actuel et dans tous les cas de figure, pour atteindre les trois buts fixés, les exportations doivent mener la danse. Vendre à l’étranger permet la création d’emplois, d’engranger des recettes fiscales, des rentrées de réserves de change etc. Or pour reprendre notre place dans le commerce mondial, il faudrait d’abord et avant tout, que la monnaie soit compétitive.
Or la monnaie que nous utilisons, n’est pas compétitive loin s’en faut, et la politique monétaire décidée et mise en œuvre par la seule BCE, une banque étrangère, ne va pas dans ce sens, bien au contraire. Elle continue de mener la seule politique qui lui est dictée par le Traité de Maastricht " LUTTER CONTRE L’INFLATION " même si cette inflation n’existe plus depuis longtemps et qu’elle a même été remplacée par son contraire, la déflation.
L’euro ne nous protège de rien, il nous mène dans le mûr. Les taux réels décidés par la BCE sont toujours supérieurs aux taux pratiqués par tous nos concurrents. Résultat, comme la monnaie qui possède le taux le plus haut devient la plus chère ce résultat devient un drame lorsque la monnaie employée est surévaluée de 30 à 40% par rapport à la monnaie qui sert d’étalon monétaire et de 60 à 70% par rapport à la monnaie de la seconde puissance économique au monde.
Si nous regardons du coté des taux nominaux, ils sont supérieurs, dans la zone euro, au taux de croissance du PIB, alors que c’est le contraire qui se passe aux USA. Ceci a provoqué une perte de croissance de 0,9% entre la zone euro et les USA, rien qu’à cause de cette seule donnée. (le taux employé détermine le coût du crédit )- l’investisseur de la zone euro est donc défavorisé par rapport à l’investisseur des USA, le prix du produit fini est bien évidemment plus élevé dans la zone euro que dans la zone US.
Comment obtenir un taux de croissance sans inflation ? Là il va falloir nous expliquer, le pourquoi du comment de la chose. N’en déplaise au monétarisme dicté par l’école de Chicago, mais pas destiné aux USA, s’il n’y a pas d’augmentation du prix, il n’y a pas de bénéfices, il n’y a donc pas d’investissement et l’avenir est bouché. L’euro nous prépare un très mauvais avenir et regardons le résultat de deux politiques différentes :
- AUGMENTATION DES PRIX A LA CONSOMMATION : USA + 2,7 -ZONE EURO +2,1
- AUGMENTATION DU TAUX DE CROISSANCE : USA + 2,3 -ZONE EURO +1,9
Perte de 0,9% puis de 0,2, les politiques de la BCE, rien que dans ces deux domaines, nous font perdre 1,1 point de croissance, ce qui est énorme.
Ce que pourrait faire une politique monétaire nationale : Tolérer un certain niveau d’inflation, pas trop bien sûr, mais, un taux d’au moins 3% actuellement nous irait comme un gant. Ce taux d’inflation fait obligatoirement baisser le prix de nos exportations et augmenter celui des importations. LA MONNAIE NATIONALE nous est donc favorable. La politique menée par la BCE (lutte contre l’inflation par les taux d’intérêt) augmente le taux de change de l’euro et une fois de plus l’euro nous met dans le rouge.
La politique anti-inflation de la BCE est contraire à toute logique : Ce que pourrait faire une politique monétaire nationale : Élever la croissance en mettant en œuvre une politique d’offre, puis une politique de demande - Pour la ,première : baisse des taux et augmentation du crédit ouvert aux investisseurs. Pour la seconde et seulement lorsque l’offre peut répondre à la demande, ouvrir le crédit à la consommation, après une campagne pédagogique menée pour favoriser la consommation de la production nationale.
Seule une politique monétaire nationale peut mener une politique des taux plus favorable à la croissance.
Il faudrait ensuite, mener une politique de change plus favorable à la croissance - les économistes sérieux l’affirment : Un affaiblissement (contrôlé du taux de change) permet inéluctablement d’élever le taux de croissance.
La politique monétaire décidée par la seule BCE, ce qui n’est pas inscrit dans les articles du traité de Maastricht, est contraire aux intérêts des États et des peuples. Elle est favorable à l’Allemagne, nous verrons pourquoi dans un autre courriel, même si cela ne saurait durer. Elle est aussi favorable à la BCE dont les dirigeants, pour se dédouaner, pourront affirmer la main sur le cœur, qu’ils ont scrupuleusement suivi les ordres reçus.
La demande du retour à la monnaie nationale n’est donc pas une question de nostalgie, mais le fruit d’une étude poussée et d’un intérêt certain.
Henri Fouquereau
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