Forum pour la France
Accueil du siteForum Pour la FranceTextes et articles divers du Forum pour la France
Dernière mise à jour :
jeudi 15 mai 2008
Statistiques éditoriales :
325 Articles
25 Brèves
38 Sites Web
24 Auteurs

Statistiques des visites :
357 aujourd'hui
393 hier
80073 depuis le début

Google Groupes
Forum pour la France
Visiter ce groupe





Forum pour la France
Pourquoi l’economie ne fonctionne pas mieux que cela en France, par H. Fouquereau
Réunion du 13 mars 2008 à L’Assemblée nationale.
lundi 17 mars 2008
par admin
popularité : 2%

Nous devons nous poser une question, pourquoi alors que la croissance mondiale n’a jamais été aussi forte, celle de la France se porte si mal. Pourquoi, alors que la croissance de l’Asie, qui représente plus de la moitié des hommes dans le monde, dépasse les 8%, alors la France végète avec 1,7% de moyenne depuis 7 ans ?.

Avant de donner les raisons de cet affaiblissement qui se traduit sur 30 ans par une stagnation de notre PIB, qui devrait être plus fort de 80% (d’après Maurice Allais) et par une perte de parts de marché dans le commerce mondial, nous devons relever en posant quelques questions, certaines contradictions, dans les chiffres et les politiques menées par la France.

Première question : Comment la France a t-elle pu créer 300 000 emplois en 2007 -avec une croissance aussi faible (1,9%) ?
  • Avec des gains de productivité en baisse d’un point en 2006 et nuls en 2007. Situation catastrophique pour l’avenir, car ce sont justement les gains de productivité qui permettent de baisser les coûts et d’être plus compétitifs sur les marchés.

Deux hypothèses sont possibles :

    • 1) Ou on se trompe avec les chiffres de la productivité
    • 2) Ou on a une mauvaise appréciation de la croissance française.

En ce qui concerne la baisse de productivité elle semble malheureusement certaine, car comment gagner des points de compétitivité lorsque l’investissement, issu des bénéfices des entreprises, part à l’étranger ?

En ce qui concerne la mauvaise interprétation du taux de croissance, cela devient une habitude : en 2005 il était annoncé à 0,2%, puis a été remonté à 1,1%. Les chiffres que nous décortiquons donnent pour 2007, une croissance de 2 et même 2,1%.

Comme il n’est pas de l’intérêt du pouvoir d’annoncer des chiffres de croissance en baisse, il ne peut s’agir que d’une erreur, qui vient conforter ce que nous dit Monsieur Philippe Courrège qui ne peut plus obtenir de l’INSEE certaines données, M.Philippe Bourcier de Carbon nous informe que l’INSEE vend une partie de ses travaux, mais il pense que des travaux ne sont plus effectués par l’INSEE, ce qui serait d’une extrême gravité, car comment conduire une politique sans possèder des données certaines ?

Laissons de coté cette différence et regardons la création des 300 000 emplois auxquels il faut ajouter l’annonce des 320 000 créations d’entreprises. Ce qui paraît énorme. Car présenté de cette façon, il s’agit de 620 000 créations d’emplois.

Là aussi plusieurs hypothèses : peut-être a t-il été simplement créé 320 000 entreprises, ou uniquement 300 000 emplois, ou un mélange des deux dont le solde devrait être de 300 000 ce qui est déjà beaucoup sans une croissance suffisante.

La bonne réponse est qu’il y a bien amalgame entre les créations d’entreprises et les créations d’emplois.

Il faut prendre en considération le remplacement des départs à la retraite, ce qui poserait le problème autrement : est-il question de création d’emplois ou de maintien des emplois ?

Les deux ensemble serait la bonne réponse, dans un rapport que j’avais établi il y a 20 ans : j’ annonçais que la diminution du nombre des sans emplois se réaliserait à partir de 2007, à cause des départs à la retraite nombreux suite à l’effet Baby boom.

Mais il existe une autre raison que nous devons souligner et expliquer : Pendant des années, on nous a affirmé que pour créer de nouveaux emplois dans un pays développé, il fallait impérativement un taux de croissance d’au moins de 2,5%. Or depuis quelques années la France a remplacé mais aussi créé de nouveaux emplois à partir d’un taux de croissance de 2%. En deux ans la donne a changé, notre pays a semble t-il trouvé une formule magique qui lui permet de créer des centaines de milliers d’emplois avec un taux de croissance de 1,7% de moyenne.

Or, la France n’a rien inventé, rien modifié, elle a simplement favorisé la création d’emplois dans un secteur, celui des services à la personne. Seulement ce secteur ne dégage que très peu de valeur ajoutée, développe que des emplois précaires, à durée de travail très faible (11 à 12 heures de moyenne par semaine), générant un salariat de plus en plus pauvre et qui, malgré tout, continue toujours d’être assisté ce qui grève les budget sociaux, simplement pour masquer la dure réalité d’une économie en berne et pour employer des étrangers puisque la propagande fait croire que nous avons besoin d’une forte immigration.

Arrêtons nous deux minutes sur cette affaire de ces emplois crées dans le secteur du service à la personne. Nous y retrouvons environ 180 000 emplois des 300 000 annoncés comme créés en 2007 (116 000 en 2006) résultat du plan Borloo, qui accorde 50% de réduction de l’impôt sur le revenu pour toute personne qui achète un service domestique et 50% pour la garde d’enfants en dehors du domicile, une réduction conséquente des charges sociales, une TVA réduite de 5,5% pour tous les opérateurs – Répétons le il s’agit d’emplois partiels, faiblement rémunérés qui maintiennent les personnes qui les occupent dans la précarité.

C’est donc une partie de l’explication que nous recherchions, ces emplois qui ne créent pas de valeur ajoutée et qui n’ont aucune influence sur le taux de croissance et qui de plus coûtent à l’État et aux caisses sociales à cause de tous les aménagements qui ont été accordés. Nous n’avons pas à nous opposer pour l’instant à ces « créations » mais le pouvoir ne devrait pas s’en glorifier, il n’y a aucun honneur à générer un salariat qui n’a d’autre destin que celui de la pauvreté.

A la question, comment est-il possible que 320 000 entreprises crées dans une année, ne génèrent pas plus de valeur ajoutée, donc plus de croissance ?

Nous retrouvons là aussi la même réponse et les mêmes éléments : ces créations, sont le plus souvent des créations d’entreprises de services à la personne, d’où la confusion entre 300 000 emplois crées et 320 000 créations d’entreprise, il y a prés des 2/3 des créations dans les deux sens et qui sont les mêmes.

Ceci étant exposé quelque chose sonne encore faux : nous déduisons les 180 000 créations qui ne dégagent pas de valeur ajoutée, des 320 000 créations annoncées, il reste quand même 140 000 nouvelles entreprises par an qui devraient elles générer de la valeur ajoutée et augmenter d’autant le taux de croissance. Or c’est le contraire qui se passe, l’excédent brut d’exploitation des petites entreprises en France a été ramené de 17,7% à 6,6% du PIB dans les dernières années.

Autre effet négatif : malgré la maigre évolution du Chiffre d’affaires réalisé par les entreprises, d’aprés les chiffres publiés, les profits de ces dernières explosent :

  • Leur part a pris 12 points dans la valeur ajoutée et passée de 22% en 1980 à 32% en 2006, et il n’existe aucune contrepartie en investissements chez nous, car tout est parti à l’étranger.
  • Malheureusement dans l’autre sens, la part des salaires est au plus bas de son histoire : 59,3% du PIB. C’est donc la masse des salariés qui voit stagner son pouvoir d’achat, autre raison d’un taux de croissance en berne. Qui plus est et pour aggraver la situation, parce que le pouvoir d’achat stagne, les ménages sont dans ’obligation d’acheter des produits à bas coûts qui proviennent pour l’essentiel de l’étranger. Ce qui augmente pour partie le déficit de notre balance commerciale qui est aujourd’hui de 30 milliards d’euros. ( 200 milliards de Francs).

L’Etat se prive ainsi d’une possibilité de relancer l’économie par la consommation.

Plus grave, l’entreprise ayant besoin de consommateurs pour vivre, se trouve dans l’obligation d’aller chercher la consommation ailleurs qu’en France. Nous tournons une fois de plus en rond dans une pièce dramatique, sans jamais trouver la bonne porte pour en sortir.

C’est par l’augmentation réelle du pouvoir d’achat des consommateurs que l’on peut relancer l’économie nationale à condition de les achats se portent sous les produits nationaux, sujet sur lequel nous allons nous exprimer plus loin.

Deuxième avatar, la désindustrialisation du Pays.

En 1978, 25% de la population active travaillait dans l’industrie, 14 dans les services.

En 2006, 25% travaille dans les services, 14 dans l’industrie tout s’est inversé, ce qui entraine un désintérêt pour l’Industrie, ce qui est une faute.

Plus grave les 14% qui travaillent en France dans l’industrie ne travaillent forcément pour des entreprises françaises. L’employé change de patron, l’informaticien qui travaillait pour Michelin, et l’employé de restauration qui travaillait pour Renault travaillent aujourd’hui pour IBM ou Sodexho, sans avoir quitté leur emploi, seuls les bénéfices de ces entreprises partent pour d’autres cieux, c’est une perte pour la France. Une grosse partie de la valeur ajoutée créée en France part à l’étranger.

Les raisons des délocalisations et des investissements français à l’étranger (116 milliards de dollars en 2006) : auraient, de Saint Gobain à SEB, comme origine, l’aléa monétaire…

Oui mais, Vérité en deçà du Rhin, erreur au delà, vrai pour la France, pas pour l’Allemagne qui ne semble pas pour l’instant trop pâtir de la dévaluation du dollar et de l’euro cher.

Ce propos risque de ne pas plaire, mais arrêtons de nous voiler la face , c’est vrai pour deux raisons : La première est connue, l’Allemagne fait fabriquer en Europe centrale et de l’Est et rapatrie les productions pour les vendre sous couleurs allemandes.

La seconde, immensément plus importante, provient de l’image que possède les produits allemands, ce qui permet à notre voisin de supporter une concurrence de prix.

Ne cherchons aucune autre explication, elle serait mensongère. De l’image de la nation dépend en grande partie le solde du commerce extérieur.

Autre erreur, mais franco-française celle là, les consommateurs des pays étrangers veulent acheter ce dont ils ont envie et ce dont ils ont besoin. Le désir et le besoin sont les deux leviers obligatoires d’une vente, cela s’apprend dans toutes les bonnes écoles de vente, mais attention, ne confondons pas écoles de commerce et écoles de vente et je m’élève une fois de plus contre le fait qu’il n’existe plus en France de bonnes écoles de vente. L’avant dernière : l’Ecole Polytechnique de Vente a disparu avec son fondateur, la dernière « Begico » a été racheté par une banque et une marque de spiritueux afin de l’utiliser à leur seul avantage. En dehors de cela on ne forme plus de bons vendeurs.

Or, un bon vendeur vend bien sûr, mais pas uniquement. Il rapporte des informations réelles sur les désirs et les besoins des clients, depuis qu’il n’y a plus de vendeurs, nos produits ne sont plus adaptés à la demande des étrangers, mais plus grave à celle des Français ; Les voitures, les chaussures, sont dessinés par d’autres.

Obliger les clients à subir le désir de doux rêveurs enfermés dans des bureaux de dessin ne fait pas vendre et nos offres va à contre courant.

L’image de la nation en pâti, avec nos vieux produits, nous passons pour la vieille nation voulant écouler ses vieilles robes. Le non investissement des entreprises françaises pour la recherche de produits innovants sur le territoire national est aussi en partie responsable de cette situation ce qui est extraordinaire car, lorsque nos entreprises arrivent à l’étranger ou elles se sont trouvées dans l’obligation de modifier leur comportement, elles investissent aussitôt dans ces domaines et deviennent performantes.

Peu de chiffres donnent le résultat de nos entreprises à l’étranger, ou bien les chiffres sont minorés, la vérité est assez forte et nous devons la livrer aux Français.

Nos entreprises nationales emploient hors de France :

  • SIX MILLIONS DE PERSONNES, c’est à dire plus que le nombre de nos chômeurs et produisent pour 600 MILLIARDS DE DOLLARS DE MARCHANDISES , c’est à dire : PRÈS DU DOUBLE DU MONTANT DE NOS EXPORTATIONS.

Voilà la vérité et cela à quelques exceptions près, pourrait se réaliser chez nous.

Pour calmer le jeu, les politiques et les chefs d’ entreprises racontent que le principal est préservé, que la matière grise reste en France. Faux ou plutôt de moins en moins vrai, il suffit de citer quelques exemples :

Le centre de recherche de St-Gobain est aujourd’hui à Shanghai. Même chose pour Rhodia. Notre société informatique STER est en Inde etc. Nos centres de recherche partent eux aussi ailleurs. Sans recherche plus de chercheurs, sans chercheurs plus de produits nouveaux et si un pays qui n’a plus d’usines est un pays qui n’a plus d’économie, un pays qui n’a plus de centres de recherche est un pays sans tête, donc un pays sans avenir.

La recherche française patine : La part qui y est consacrée sert uniquement au renouvèlement obligatoire des équipements, alors que la part consacrée au renouvèlement des produits a baissé de 15%. Cela entraîne un retard technologique par vieillissement des matériels, des techniques et des savoirs-faire, pour ne pas dire par abandon pur et simple de la recherche innovante.

Il faut le dire et le redire, la France pour devenir de nouveau compétitive, doit investir en priorité dans la recherche.

Elle doit désigner et favoriser ses secteurs porteurs :

  • Les biotechnologies et les technologies de l’information par exemple, et puisque nos élites parlent sans cesse de cette UE qui doit tant nous apporter, nous devons dire et redire qu’à force de s’en remettre à Bruxelles, la France s’est laissée dominer et n’est plus qu’à la dixième place en matière d’innovation parmi les pays de l’UE.
  • Définir les secteurs que la France entend protéger est un acte politique obligatoire, bien sûr cela a été proposé sous le règne de Jacques Chirac, mais proposé seulement.

Il fallait ensuite développer, ce qui n’a pas été fait.

Toujours avec leur U.E et les produits porteurs, l’Allemagne en a favorisé 19, la France 2 seulement , ceci expliquant pourquoi nous perdons sans cesse.

Sur le commerce extérieur le Forum possède une certaine avance, Monsieur Courrège continue son travail qui ne fera, nous le sentons maintenant, que confirmer nos hypothèses. Le Forum possèdera bientôt tous les constats, mais nous pouvons d’ores et déjà déterminer et proposer une nouvelle politique en cette matière :

  • Vendre et savoir vendre – Concevoir des produits innovants – gagner la guerre de la compétitivité qui passe obligatoirement, qu’on le veuille ou pas, par le transfert des charges salariales du monde du travail à celui de la consommation, un produit qui vaut 20% moins cher est un produit plus facile à vendre.
Il nous faut aussi et surtout, nous battre férocement contre le dumping monétaire organisé : Comment lutter indéfiniment contre la monnaie de la première puissance économique du monde, le dollar, lorsqu’elle s’affaisse de plus d’un tiers de sa valeur, contre la monnaie de la deuxième puissance économique du monde qui vient encore de se dévaluer de 8% par rapport à l’Euro, au Yen qui ne cesse de sombrer et aujourd’hui la Livre anglaise qui se situe au plus bas de son histoire ? Cette affaire de dumping monétaire oblige des entreprises importantes à se délocaliser dans la zone dollar, EADS par exemple.

La crise américaine des subprimes est la preuve que si un système monétaire n’est pas installé rapidement, le Système monétaire International va exploser et qu’un autre système va s’y substituer. Un prochain dossier du Forum pour la France va révéler que c’est le système monétaire du monde musulman qui va prendre les rènes des finances mondiales. Cela a commencé en Angleterre, et en Allemagne ou des obligations d’État ; en ce qui concerne l’Angleterre et celles d’un Land en ce qui concerne l’Allemagne ont été institutionnalisés. C’est à dire que l’on change la loi occidentale pour y installer la loi islamique en ce qui concerne le commerce de l’argent. En Angleterre on officialise la finance charia compatible. Attention l’argent se trouve chez les musulmans, c’est cet argent qui a sauvé, suite à leur demande, les banques occidentales, il y a des dangers qu’il vaut mieux prévoir, mais pour les prévoir encore faut-il en être averti.

En matière de commerce extérieur ; ce que le FPF annonçait se confirme, notre déficit commercial provient de nos échanges :

1) avec la zone euro

2) avec l’UE, pour diverses raisons. Le pouvoir politique doit assez courageux pour infléchir la tendance. Il lui faut favoriser d’abord une politique agricole nationale, le monde de demain sera peuplé de 9 milliards d’habitants et il va falloir nourrir tout ces gens. La France possède dans ce domaine les meilleurs atouts. Dans l’industrie il faut faire cesser les discours d’un Nissan par exemple qui vient d’affirmer qu’il est préférable de fabriquer en Inde pour mieux vendre en Europe. Il faut répondre que s’il n’y a plus de fabrication nationale, il n’y aura bientôt plus d’argent pour acheter les productions délocalisées, et que les pays émergents possèdent de formidables capacités pour copier et fabriquer tout ce qui est à portée des objectifs des appareils à photographier, à photocopier.

J’ai oublié tout à l’heure dans la dénonciation du dumping monétaire celui du Japon qui grâce à son yen déprécié est devenu, par rapport aux pays de l’UE un pays de fabrication à bas coûts.

Le Forum qui connait bien le problème monétaire, le problème de la vente et des fabrications fait des propositions qu’il va transmettre aux autorités compétentes.

Pour rétablir notre commerce extérieur il faut en priorité permettre à nos PME de se développer.

Une PME est enfermées par deux portes, la première est celle du nombre d’employés qui ne peut excéder 200.

la seconde celle du chiffre d’affaires qui ne peut dépasser 500 millions d’euros.

Même chose pour la petite entreprise, elle ne peut dépasser 20 employés et la micro entreprise ne peut dépasser le chiffre de 9 employés.

Ceci est un véritable carcan et les passages de la micro à la petite, de la petite à la moyenne et de la moyenne à la grande entreprise sont vécues comme de véritables calvaires par les Chefs d’entreprise. Tout change, comptabilité, droit des entreprises, relations avec le personnel, avec les services administratifs. Personne ou presque n’est tenté par l’aventure, la philosophie développée dans l’entreprise française est « Restons petits pour vivre tranquilles »

IL faut, et c’est une nécessité, simplifier la vie de l’entreprise VRAIMENT, mais VRAIMENT l’aider à passer d’un statut à un autre sans difficulté. Nous devons mettre à leur disposition des professionnels financés par les Chambres de commerce, avec en supplément l’affaire du guichet unique que propose notre ami Thibault Nivière, nos entreprises doivent sortir du moyen âge. Il y a peu de temps la micro entreprise ne possédait aucun statut susceptible de protéger son Chef, ni sa famille, ni ses biens. Après avoir travaillé plus de 10 ans sur un projet avec d’autres bien sûr, j’ai eu la chance d’être présenté à Pierre Bérégovoy, par Léo Hamon, je lui ai alors proposé la société unipersonnelle qui a donné un cadre juridique satisfaisant aux petites entreprises, il en a fait une loi. Nous devons continuer dans les mêmes conditions à proposer des solutions. Car c’est là le rôle du Forum pour la France et de ses commissions de faire des propositions.

Et justement dans ce but, nous participons au travail d’une excellente équipe, patronnée par Monsieur Patrick Guiol, Chercheur au CNRS, Professeur d’Université, collaborateur de la revue « ESPOIR » à laquelle participe Madame Decoster-Mallet, Philippe Dechartre, ancien Ministre et d’autres personnalités significatives.

Nous possédons aujourd’hui un nouveau type de société à défendre je suis intervenu dans une salle du Conseil économique et social pour proposer une destination à la « Société à gestion partagée » que ces gens ont inventé.

Je propose qu’elle serve en premier lieu, à la transmission des entreprises et pour les défaillances d’entreprises.

Pour éclairer nos lanternes, je vais demander à ces gens le droit de mettre leur proposition de statut sur le site du Forum.

Pour ce qui est de la transmission des entreprises, il est nécessaire d’ en parler, parce que la chose est importante et parce qu’elle est urgente.

Dans les cinq prochaines années, 20% des entreprises françaises vont être à reprendre pour une raison simple et annoncée par Monsieur Philippe Bourcier de Carbon dans ses études sur la démographies, la majorité des travailleurs ainsi que les chefs d’entreprises sont nés dans les années du Baby Boom et partent à la retraite.

La préoccupation principale de ces chefs d’entreprise est de préparer financièrement leur retraite avec la peur au ventre que l’entreprise ne trouve d’acquéreur, ce qui est malheureusement souvent le cas. En province des villages entiers sont désormais dépourvus de commerces locaux, d’artisans, des zones entières se désertifient et vont mourir. Le savoir faire disparaît, les gens achètent sur des catalogues " chinisés ", sur Internet ce qui est la même chose et se font dépanner par le « Plombier Polonais ».

Ce sont plus de 50 000 entreprises par an qui sont à la recherche d’un repreneur, ce qui va se traduire par un nombre immense de fermetures pour cause de non reprise.

C’est tellement bête, Il existe d’un coté, un potentiel de vendeurs et de l’autre coté, un énorme potentiel de repreneurs, le déclic n’a pas joué :

  • 1) par manque de conseils
  • 2) par une peur irraisonnée du risque
  • 3) par un manque de finance, on ne prête jamais à un professionnels pour reprendre une entreprise, sauf si son arrière Grand-Père est toujours vivant, riche et qu’il veuille bien se porter caution.

Alors cette proposition permettrait en institutionnalisant la SAGP, d’associer dans un premier temps, le vendeur et le repreneur, ce qui doit permettre aux salariés de reprendre facilement leur entreprise vacante ou une entreprise défaillante.

Nous adosserons un contrat de Gérance associant les deux parties, avec une promesse de vente.

Avec ces statuts très adaptés à la circonstance, nous pourrons associer le monde du travail avec le monde de l’argent, cette opération peut sauver des milliers d’entreprises, permettre à des professionnels peu fortunés d’accèder à la direction d’une entreprise. Ce système donne l’occasion aux uns et aux autres de travailler ensemble, de réfléchir ensemble, de décider ensemble, de conserver chez nous le savoir faire. Dans le cas de la reprise d’entreprises en difficulté, si elles sont viables bien évidemment, nous pouvons procèder de la même façon, une société c’est bien sûr de l’argent mais c’est aussi et surtout du savoir-faire. Pourquoi ne pas proposer avec ce type de société l’association d’un repreneur amenant finances et de femmes et d’hommes apportant le travail, le savoir faire, l’expérience, c’est à dire tout ce qui est nécessaire pour l’avenir.

Si la banque aide les riches, il faut qu’elle comprennent que le travail et le savoir faire sont la véritable richesse, qui doivent être, comme les espèces et mieux encore, prises en considération, pour ne pas dire vénérées.

Cela s’appelle la Participation, c’est une voie que la France étudie depuis des siècles.

C’est la seule possible pour s’opposer à l’ultra libéralisme mondialiste et au socialisme internationaliste.

Ce que je viens d’exposer doit devenir une proposition, vous en trouverez les détails sur le Site du Forum, vous pourrez en discuter les modalités, proposer, affiner, nous avons le devoir de faire cela pour la France, afin de la sortir de sa torpeur qui devient malsaine et de lui éviter des réveils en fanfare qui pourraient faire tomber les murs de sa renommée.

Sur le plan économique, la France a besoin de réformes :

  • D’abord modifier le mode de financement de sa protection sociale
  • Engager une réforme fiscale, qui devra être équitable pour développer la croissance nationale.

Le CAE prédit pour la France un énorme Krach économique et social, évitons le car nous n’aurions rien à y gagner, nos concitoyens mal informés se tourneraient vers l’UE et son projet fédéraliste. Notre société, Alain Cotta l’a dit et redit, mène une politique favorable à la rente et dure pour les jeunes. Il suffit d’inverser le processus pour se retrouver compétitifs, rendez vous compte qu’on déplore qu’il y ait chez nous trop d’argent improductif, c’est vraiment dommage, donnons lui une destination dynamique et sécurisée, nos concitoyens n’attendent que cela, car ils aiment la France..

Je vous remercie

Henri Fouquereau

Secrétaire Général du Forum pour la France

 

Répondre à cet article

Messages de forum :
Pourquoi l’economie ne fonctionne pas mieux que cela en France, par H. Fouquereau
mercredi 19 mars 2008
par  florent
C’est un article très vrai que vous avez écrit monsieur H. Fouquereau. Je me posait seulement la question : serait-il possible de relancer l’économie de la France en instaurant des réformes sur des énergies propres. Par exemple : équipé les compagnies de transport de camion a énergie propre ce qui réduirait leur coût pour l’essence et pourrait faire augmenter la valeur ajoutée et le profit de l’entreprise qui pourrait être réinvesti ou reversé au salarié dans le but d’améliorer leur pouvoir d’achat et je pense aussi qu’il faudrait obliger les grandes surfaces ou autres commerces à s’équiper de panneau solaire ou autre moyen d’énergie propre aurait le même effet que pour les entreprises de transport. Mais pour cela il faudrait faire des réformes et je ne suis pas président Merci je ne suis qu’en seconde …

energie

Répondre à ce message Fil de discussion