Aujourd’hui c’est la misère du monde qui franchit nos portes, mais le pire reste encore devant nous, comme il a été dit au cours d’un colloque de l’Institut de géopolitique des populations en octobre 2003 au titre inquiétant : « Ces migrants qui changent la face de l’Europe ». Pourquoi ne changeraient ils pas aussi le visage de la France ? Il n’y a pas aujourd’hui une maîtrise suffisante des flux d’immigrants clandestins, ni d’intégration satisfaisante des immigrants légaux. La loi Sarkozy, déjà vilipendée avant de naître, par les partis de gauche, les Eglises, les associations, n’est qu’un cautère sur une jambe de bois. En outre tous les décrets d’application de la loi précédente de 2003 ne sont pas encore publiés. Mais il ne faut pas jeter la pierre sur cette loi car Nicolas Sarkozy a déjà, sous les pressions, dû retirer certaines propositions comme celle des quotas. Cette loi a au moins le mérite d’une avancée aussi minime soit elle. La loi dit clairement que la France a le droit de choisir, et de dire quels émigrés elle veut, et lesquels elle ne veut pas. Mais le mot de « quotas » met les faucilles, les marteaux, les barbes et les soutanes en transes. Que n’a t’on pas parlé de contingents ? L’immigration est une question trop sérieuse pour la laisser seulement aux hommes politiques d’aujourd’hui. D’abord les problèmes que suscite l’immigration ne sont pas seulement politiques, mais humains.
La France mérite qu’on l’aime et qu’on la respecte, à tout le moins qu’on ne lui nuise pas. Il n’est pas question de jeter les immigrés à la mer. Il n’est pas question non plus de leur interdire notre territoire. Mais la barque est pleine, et la tempête arrive. La France comme tout autre pays a le droit de choisir si elle veut des immigrés ou non, et quels immigrés elle souhaite accueillir. Il nous faudra des réponses précises et pas des mensonges. La loi dite de « l’immigration choisie et des compétences et talents » examinée en Conseil des Ministres au mois de mai 2006, va permettre au « mouvement souverainiste » de réagir et de définir ainsi ses positions officielles, qui seront définies avec toute la liberté d’esprit nécessaire dont le seul but sera de redresser la France, en proclamant ses idées qui aideront à la réflexion et alimenteront le débat. Ce débat devra rester serein et objectif en se référant à la tradition française qui est humaniste. Autrefois la France a appelé sur son sol des travailleurs, a toujours été une terre d’asile pour les réfugiés, mais l’économie n’était pas globalisée, et l’Union européenne en était à ses balbutiements. Aujourd’hui nous vivons dans un monde différent, mais dans ce monde différent de mondialisation et d’abominables théoriciens du mondialisme, la France peut et doit rester toujours la France.
Notre pays est capable d’évoluer et en même temps de rester lui-même dans un monde nouveau qui s’annonce, et qui est déjà parmi nous. Dans les plus grands bouleversements elle a su rester elle-même de Clovis à Georges Pompidou, à travers Henri IV, Robespierre et Napoléon. Cela fait partie de sa tradition, et de son humanisme. Nous devons l’aider à sauvegarder son identité son unité, et sa tradition. « Paris vaut bien une messe ! » avait dit Henri IV. Il est prévisible que les générations futures ne nous pardonneraient pas d’avoir renoncé. La France est notre mère-patrie, et nous ne voulons pas la voir mourir dans une terre- patrie !
2. LES QUESTIONS IMPORTANTES.
- 1. Immigration = franchissement d’une frontière, mais aussi naissance en France de parents étrangers. Parlons plutôt d’étrangers.
- 2. A t’on besoin d’une immigration ? A vrai dire non ! Aucun argument ne va dans ce sens. Ni l’absence de travailleurs qualifiés, thème majeur alimentant le concept de l’immigration choisie de Nicolas Sarkozy. Il y en a suffisamment. Ni la baisse de l’indice de fécondité des femmes pour laquelle on a inventé les migrations de substitution, thème favori de l’ONU et naguère de l’Union européenne, ne justifient qu’on ait besoin d’immigrants. L’indice de fécondité est suffisamment élevé pour qu’une bonne politique de natalité et de la famille suffisent pour le normaliser [1] . La France a eu dans le passé une immigration choisie de travailleurs mais elle avait du travail à leur donner. Ce n’est plus le cas aujourd’hui, où elle peut encore accorder le droit d’asile, conforme à sa tradition. Si demain par contre l’économie devenait prospère, la France ne peut que rester ouverte à une immigration choisie. C’est aussi dans sa tradition.
- 3. A t’on besoin d’une immigration choisie ? Non plus. Dans certains secteurs très pointus peut-être, mais il existe bien des informaticiens, des électroniciens et des professions libérales qui n’ont pas de travail ou sont obligés de se délocaliser. Le chômage et l’absence du travail, devraient être des obstacles à la venue d’immigrants. En outre il ne faut pas démunir les pays tiers de leur élite, mais passer des accords de réadmission.
- 4. L’immigration choisie empêche t’elle une immigration subie ? Certainement pas comme on pourrait le croire, car la loi Sarkozy manque de sincérité. D’une part tous les décrets d’application de la loi 2003 ne sont pas encore parus. D’autre part l’immigration choisie dont il est question n’a représenté que 66. 000 candidats environ en 2005, (11. 437 demande d’autorisation de travail, et 55. 000 étudiants). En outre si on connaît (à peu près) les flux d’entrée des immigrants légaux, les flux de sortie quels qu’ils soient ne sont jamais connus car jamais mesurés, faute d’instruments adéquats. On nage donc en plein brouillard statistique. Il faudrait des instruments, qu’on n’a pas. Or l’immigration choisie n’empêchera pas l’immigration subie, beaucoup plus importante en nombre. Pourquoi ? Parce que l’immigration subie ce sont les clandestins. Or on ne fait rien contre les clandestins, qui se comptent par 300. 000 à 400. 000 individus, et dont la police reconduit aux frontières 70. 000 à 80. 000 par an, ce qui ne représente qu’une simple estimation. Mais seule la police connaît les chiffres exacts. Ces clandestins proviennent pour la plupart de régularisations massives (le mot est faible) espagnole (800.000) l’année dernière, et italienne (160. 000) cette année. Chaque régularisation n’étant que l’ouverture d’un robinet d’entrée pour d’autres clandestins, qui « rempliront le tonneau » et se répandront en Europe avec leur récépissé ou leur titre de séjour.
- 5. Les français ont-ils envie d’une immigration ? Probablement pas, car aujourd’hui l’immigration n’a pas bonne presse. L’opinion publique si elle n’y est pas foncièrement hostile perçoit que nous n’avons pas les moyens d’accueillir toute la misère du monde. Elle ne souhaite ni une immigration choisie à cause du chômage, ni une immigration subie dont elle se rend compte qu’elle change quelque chose dans l’environnement quotidien, ce qu’elle a de plus en plus de mal a accepter. En effet si les Français sont accueillants, ils ont cependant compris que les discours politiques ont menti, en sous-estimant le nombre des étrangers admis, les problèmes qui en résultent, l’instabilité et l’insécurité des banlieues et des grandes villes.
- 6. L’Europe ( ah l’Europe !) est responsable de bien des maux, mais pas de tous. La crise identitaire est ancienne et récurrente. La société de consommation mondialisée l’a introduite et a quelque peu modifié notre identité. Déjà la guerre d’Algérie, la perte de ses trois départements, entraînant des exodes massifs de population avait révélé une véritable crise du même ordre. Dés cette époque, certains hommes ont voulu construire une Europe qui consoliderait chaque nation qui la composerait. Mais on a abouti à une Europe que d’autres ont déviée dans le sens, différente de celle des pères du projet. Ils n’ont fait qu’aggraver la crise sans la traiter. Le rejet du traité constitutionnel a surtout été un sursaut identitaire. Aujourd’hui l’Europe existe chancelante, mais toujours contraignante, avec la liberté de circulation des hommes due aux accords de Schengen qui ont supprimé les frontières entre les états de l’Union, y compris pour les clandestins. Les passages de clandestins à partir de pays tiers, se font toutes les nuits et tous les jours, car le corps européen des gardes frontières n’existe pas encore. Mais le regroupement familial, par contre, est encadré correctement par les directives européennes. Il reste encore aux Etats une marge de manœuvre importante ne serait-ce qu’à cause de l’unanimité nécessaire aux prise de décisions.
- 7. La question de l’intégration est la plus importante. L’intégration doit signifier identité et sentiment d’appartenance. Une intégration réussie aboutit à l’assimilation en une ou deux générations. Si on ne peut pas donner des conditions de vie décentes, de logement, si on ne peut pas assurer des ressources autres que des allocations diverses, si on ne peut pas assurer l’enseignement et l’éducation des enfants dans le sens d’une bonne intégration, alors ce n’est pas utile d’accueillir des étrangers. On aboutira à des catastrophes sociales, comme les émeutes de novembre 2005 et les casseurs. Or les gouvernements depuis trente ans n’ont pas su traiter comme il le fallait le problème de l’intégration sur au moins trois plans.
- · le logement. Au lieu de procurer des logements décents, on a abouti aujourd’hui à la concentration dans les cités et dans les banlieues avec des barres d’immeuble que l’on est obligé de subir ou de détruire, des zones de délinquance et de non droit. La question du logement avait déjà entraîné sous Giscard la démission d’André Postel-Vinay de son poste de secrétaire d’état à l’immigration. Rien n’a changé depuis cette époque, où les bidonvilles sont devenus des ghettos, les ghettos des communautés.
- · l’éducation, L’éducation nationale a fait un effort mais totalement insuffisant, alors que la qualité des professeurs n’est pas en cause. On constate qu’il existe des conflits graves et injustifiés entre les enseignants et les familles d’immigrés à cause de convictions d’ordre politique ou religieux. On se demande s’il faut parler de choc des cultures ou de déculturation. Dans certains établissements d’enseignement les professeurs se font même physiquement agresser.
- · l’emploi. Ou le chômage des immigrés est de 20 % supérieur à celui des nationaux. C’est donc peu dire qu’il y a un très grave problème d’intégration qui n’est pas encore résolu en France. La mesure qui consiste à rendre obligatoire le contrat d’accueil et d’intégration de François Fillon préconisée par Nicolas Sarkozy va dans le bon sens, mais c’est une goutte d’eau, et d’autre part ce contrat est insuffisant, Ce qu’on demande à l’immigré au cours de l’entretien avec les travailleurs sociaux est trop bref, trop court, et pour ainsi dire inexistant. Il faut donc le perfectionner pour en faire un examen difficile et non permissif d’entrée en France, sans pour cela qu’il soit dissuasif. Il faut ainsi poursuivre, modifier et améliorer le contrat d’accueil et d’intégration. On lit avec plaisir dans la presse (25/04/06 le Figaro) que le Ministère de la cohésion sociale veut instaurer un diplôme de Français pour obtenir la première carte de résident.
- 8. Mais il n’est pas possible d’intégrer des flux continus. La barque est pleine, elle va chavirer. Il faut donc momentanément arrêter les entrées ou les diminuer de façon notable, car les arrêter est impossible, en attendant de trouver l’équilibre. C’est une affaire de police et de justice dont il faut augmenter les moyens. C’est aussi aujourd’hui mettre en action les clauses de sauvegarde des accords de Schengen, qui, rétablissent les frontières nationales.
- 9. Mais cette question est loin d’être résolue, et ne fait pas l’unanimité et divise les français, alors même que l’opinion perçoit qu’on lui a menti, et que l’identité de la France change. Même si aujourd’hui on entend dire par le pouvoir que la France est déjà une société multiculturelle, qu’il n’y arien à faire, même si l’opinion est loin de l’admettre, ce n’est pas pour autant qu’elle acceptera toutes les mesures d’une voix unanime. L’immigration est un chantier à haut risques (Alain Gérard Slama le Figaro 24/04/06).
C’est en tous cas un jeu politique délicat tant sont exacerbées les passions. Il est aujourd’hui périlleux pour son avenir politique d’émettre des propositions en matière d’immigration. Mais c’est le sort de la France qui est en jeu. Des communautés, des partis, des lobbies dont c’est la raison sociale qui leur permet d’exister, se lèveront pour dénoncer ces propositions. Malgré cela on ne rassemblera pas aujourd’hui une majorité de Français sur le thème de l’immigration. Les motifs individualistes et surtout le communautarisme politique, associatif, religieux sont des freins puissants et des gardiens vigilants. Pourtant il faut qu’on rassemble les Français sur ce qui sera un des thèmes principaux de la campagne présidentielle, et il faut obliger les candidats à l’aborder, sinon il éclatera fatalement un jour ou l’autre !
- 10. Il faut donc aborder de front cette question, et avancer des propositions, mais il faut avancer prudemment et probablement commencer par se caler sur nos principes républicains et humanistes. Le premier d’entre eux est l’universalisme. Tous les hommes les citoyens sont égaux. La Nation respectera quiconque sera admis sur son sol, devra lui fournir un logement correct, lui procurera des ressources par le travail pour faire vivre sa famille, délivrera une éducation à ses enfants, et lui donnera les droits nécessaires à son intégration. La Nation a des devoirs elle les accomplira. Elle donnera des droits à l’étranger , mais en revanche il devra respecter des devoirs qui seront les siens envers le pays qui l’accueille.
Des communautés qui ne connaissent pas, n’acceptent pas ou combattent même toutes nos lois, nos valeurs, notre modèle. La France est porteuse d’un universalisme unique en son genre, contraire à tous les communautarismes, et qui est le seul dans le monde qui ne soit pas réducteur. C’est de lui que découle notre tradition d’asile. La tradition française est humaniste et doit le rester, mais à condition de la bonne intégration des immigrés. Donc accueillir, protéger, éduquer, mais pas tout le monde et pas à n’importe quel prix. La Laïcité est le second principe sur lequel il faut s’appuyer. Il doit être d’airain. Il faut qu’aucune religion ne s’immisce dans la sphère publique. Les églises doivent être séparées inexorablement de l’Etat. Chacun a le droit de pratiquer la religion de son choix dans sa sphère privée. L’Etat ne doit pas intervenir dans quelque religion que ce soit, sauf à faire respecter l’ordre et la sécurité, sauf à faire la chasse à la nuisance des sectes. La loi doit rester la même pour tous. S’il y a une question sensible c’est bien celle de la religion, et la religion qui perturbe aujourd’hui le principe de laïcité est la religion musulmane. Alors que la majorité des Musulmans vivait jusque là en paix avec sa conscience et avec la République, il apparaît aujourd’hui un grave problème qui vient de membres de cette religion, sans doute manipulés par une pratique islamiste, devant laquelle on ne doit pas se voiler la face, ni se taire. Ces musulmans arrivés relativement récemment, sont issus pour leur plus grande partie des rangs de l’immigration. Celle-ci est en majorité africaine, maghrébine, et turque (plus de 50 % des immigrants sont musulmans). Faute d’une intégration suffisante après l’installation en France, ces immigrants garderont leurs usages, leurs coutumes, et leur loi, qui est la Charia.
Or la loi doit être la même pour tous, et, en France, ce n’est pas, et ne doit pas être la Charia. Ils entretiennent un communautarisme, jusque là inconnu, qui est fondé sur des règles religieuses, mais aussi l’isolement et l’hostilité, où à tout le moins l’indifférence aux lois du pays d’accueil. En outre voilà que dans les rangs de ces mêmes Musulmans apparaît l’idée d’une victimisation qui aggrave encore l’isolement, et accentue leurs revendications, fait tache d’huile, et influence ceux déjà intégrés, ceux en voie de l’être, et même des Français musulmans qui ne se manifestaient pas jusque là. Alors que la majorité des Musulmans vivant en France ne pratique pas outre mesure sa religion, il arrive même que ceux-là aussi soient du jour au lendemain entraînés ! Des communautés entières sur le modèle musulman se créent, qui ne respectent que l’autorité du chef de famille, qui obéit lui-même à l’imam, et pour lesquelles la seule loi est la loi de Dieu.
Ces communautés sont nombreuses souvent autour des villes, réclament leurs lieux de réunion et de prières, refusent la mixité, ne veulent pas de certains aliments dans les écoles, vont dire aux professeurs comment il faut enseigner l’Histoire, et parfois en arrivent à des violences. Les jeunes issus de ces familles ne sont pas toujours contrôlés par leurs parents, et iront grossir les rangs de la délinquance. Dans ce climat contraire à notre identité qui apparaît sur notre territoire, il se crée parmi eux des individus ou des groupes extrémistes qui, sous couvert de l’obéissance à Dieu, vont faire leurs classes de djihadistes là où on fait la guerre, et alimenteront les rangs des terroristes.
3. CONCLUSION.
La question de l’immigration est si difficile à résoudre et si grave qu’elle peut mettre en péril l’unité de la Nation. Citons deux grandes voix du passé : « Le peuple français est un composé. C’est mieux qu’une race, c’est une nation » (Jacques Bainville. Histoire de France, chapitre 1) « Voyez vous la France est une nation. Elle est la nation qui a su fondre dans son creuset, de siècle en siècle, toute sa diversité, tous ses agrandissements, toutes ses immigrations, toutes ses populations hétérogènes. L’Algérie ne méritait pas d’être proclamée française, parce que le peuple musulman n’avait pas fondu dans le creuset. Aujourd’hui sans l’Algérie, la France se retrouve le modèle Etats-nations. Les Etats-Unis sont une puissance, la plus grande, mais ils ne sont pas une vraie nation »(Charles de Gaulle, 27/11/63, in A.Peyrefitte. C’était de Gaulle, T.2 ,p 45). Ni la forme du visage, ni la couleur de la peau, ni la religion n’empêcheront quiconque qui désire être français, de vivre en France, de participer au projet de la Nation, et d’être un citoyen de celle-ci. La France est un creuset où les métaux se fondent et d’où sort un acier trempé. Mais pour cela il faut beaucoup de volonté politique, et beaucoup de moyens.
Or il n’y a ni l’un ni l’autre aujourd’hui. Si l’intégration est bien faite, convenablement acceptée, et si les populations immigrées ne proviennent pas de flux intarissables, la France absorbera ces nouveaux arrivants, comme ceux déjà installés sur son sol, et leur assimilation se fera d’elle-même, quelle que soit la taille, la religion, la provenance, ou la couleur de peau, et tout ira pour le mieux dans le meilleur des mondes. Par contre si l’intégration est aussi insuffisante et inégale qu’elle l’est aujourd’hui, personne ne pourra répondre de rien, et on aboutira peut-être à une révolution. La France a toujours été assimilationniste, et la mondialisation ne doit pas rompre nos digues et nous empêcher de le rester. Il faut éviter de dégoûter les étrangers de la France, mais la leur faire admirer, accepter, et aimer. Mais l’amour ne se commande pas. Il faut que nous mêmes aimions la France. Il faut que nous arrêtions de la dénigrer. Il faut aussi que les étrangers qui se croient marginalisés (ou qui le sont) aient le désir de s’intégrer dans notre pays. Il ne faut pas non plus que les Français se détournent d’eux. Il y a beaucoup d’intégrations réussies.
Mais si les choses n’évoluent pas autrement que dans les discours, l’identité de notre pays changera, les règles changeront, la société deviendra vraiment multiculturelle, alors nul ne sait ce que deviendra notre pays. Pourquoi s’étonner du provincialisme des régions qui se réveille, au détriment de l’unité de la Nation ? Pourquoi s’étonner du retour inévitable de féodalités qui se feront un jour la guerre ? Pourquoi se plaindre que l’Union européenne cherche à fragmenter la France et à intégrer la Turquie dans l’Europe.
La Mondialisation qui marche sur la tête, ne doit pas franchir certaines lignes jaunes.
Dr Jack Petroussenko
[1] la question de la, fécondité des immigrées peut se poser, de même que celle des françaises issues de l’immigration. La réponse a été donnée par l’institut de géopolitique des populations. « La fécondité des immigrées reste en moyenne presque deux fois plus élevée que celle des femmes françaises autochtones. Fait remarquable, la fécondité des femmes immigrées a cessé de baisser depuis 10 ans. Cela signifie en clair que le processus d’intégration dont la chute de la fécondité était un des indices manifestes ne fonctionne plus, ou moins bien. (Yves-Marie Laulan, colloque « ces migrants qui changent la face de l’Europe » Paris 11/18 octobre 2003)
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