Forum pour la France
Accueil du siteLes CommissionsImmigration
Dernière mise à jour :
jeudi 15 mai 2008
Statistiques éditoriales :
325 Articles
25 Brèves
38 Sites Web
24 Auteurs

Statistiques des visites :
0 aujourd'hui
377 hier
80093 depuis le début

Google Groupes
Forum pour la France
Visiter ce groupe





Contributeurs :
Jack Petroussenko
Divers :
Islam[isme]
Sur le Web
L’A.FR.AV
Fraternité, Solidarité, Coopération entre les francophones du monde entier.
Quelle place pour l’immigration en France et en Europe, aujourd’hui ?
Pour une politique de l’immigration par le Dr Jack Petroussenko
Quelles solutions pour demain ?
mercredi 31 janvier 2007
par admin
popularité : 3%

1. INTRODUCTION.

La France est mon pays, la France est ma Patrie. Je l’aime, et pourtant je suis un fils d’immigrés. J’ai adopté son Histoire qui est devenue la mienne. Nous les enfants et les petits enfants de gens qui sont venus d’ailleurs et qu’elle a accueillis nous l’aimons, nous sommes fiers de son passé, nous avons confiance dans son avenir. Hier aux heures les plus sombres de l’Histoire elle a su trouver les chemins de son salut et les hommes qui l’ont aidé, et l’ont assuré. Nous l’avons reçue de nos pères, nous la léguerons à nos enfants. Mais dans quel état , quand de nouvelles forces obscures la menacent ? Mais dans quel état demain quand les hommes seront entraînés dans des turbulences mondiales qu’ils ne comprennent pas toujours, et qui les dépassent ? Nous vivons aujourd’hui dans une économie globalisée, un monde différent, une époque violente, aux exodes rapides, aux échanges instantanés, aux flux humains incontrôlés et souvent incontrôlables.

Une idéologie ultra-libérale jointe à une volonté d’imposer un mondialisme débridé, détruit une à une les économies de la planète, et d’abord celles des pays pauvres, pourtant riches de leurs hommes et de leurs ressources. Alors les hommes émigrent. On émigre parce qu’on est pauvre, parce qu’il y a la guerre, mais pas seulement. Il a été dit aussi que ce n’étaient pas les plus pauvres qui émigraient, mais ceux qui avaient les moyens de payer les filières maffieuses. Il y a aussi de l’autre bord de la planète des hommes qui viennent, s’installent, tentent d’imposer leur loi, ne veulent rien savoir de la France qui les accueille, et restent ou repartent, mais ne font que des ruines. On ne peut pas dire aujourd’hui que l’immigration est bénéfique pour la France, comme elle le fut autrefois.

Aujourd’hui c’est la misère du monde qui franchit nos portes, mais le pire reste encore devant nous, comme il a été dit au cours d’un colloque de l’Institut de géopolitique des populations en octobre 2003 au titre inquiétant : « Ces migrants qui changent la face de l’Europe ». Pourquoi ne changeraient ils pas aussi le visage de la France ? Il n’y a pas aujourd’hui une maîtrise suffisante des flux d’immigrants clandestins, ni d’intégration satisfaisante des immigrants légaux. La loi Sarkozy, déjà vilipendée avant de naître, par les partis de gauche, les Eglises, les associations, n’est qu’un cautère sur une jambe de bois. En outre tous les décrets d’application de la loi précédente de 2003 ne sont pas encore publiés. Mais il ne faut pas jeter la pierre sur cette loi car Nicolas Sarkozy a déjà, sous les pressions, dû retirer certaines propositions comme celle des quotas. Cette loi a au moins le mérite d’une avancée aussi minime soit elle. La loi dit clairement que la France a le droit de choisir, et de dire quels émigrés elle veut, et lesquels elle ne veut pas. Mais le mot de « quotas » met les faucilles, les marteaux, les barbes et les soutanes en transes. Que n’a t’on pas parlé de contingents ? L’immigration est une question trop sérieuse pour la laisser seulement aux hommes politiques d’aujourd’hui. D’abord les problèmes que suscite l’immigration ne sont pas seulement politiques, mais humains.

Certains hommes nous entraînent dans des aventures sans espoir, d’autres tirent la couverture à eux, d’autres enfin ouvrent un paravent pour ne rien voir. Il faut cesser de jouer avec le feu. L’immigration recouvre une multitude de problèmes dont la France est l’enjeu, et qui doivent être réglés une bonne fois dans les années qui viennent. C’est pourquoi à un an de l’élection du Président de la République, les candidats ont le devoir d’aborder ce sujet en face, de dire quelle société ils veulent construire en demandant l’assentiment des Français, et d’annoncer ainsi leur programme et leurs choix en matière d’immigration et d’intégration. Leurs réponses seront capitales pour l’avenir de notre pays, son identité, et sa paix sociale, et nous nous déterminerons selon le contenu de celles-ci. Il n’y aura pas de blanc-seing donné au pouvoir en place, ni à l’opposition, mais notre adhésion et notre contrôle permanent pour ne pas être trompés volontairement ou non, comme nous l’avons été jusqu’à présent. Nous voulons croire que ce fut de bonne foi, mais c’en est fini des mensonges et des erreurs. C’est la France que nous défendrons désormais.

La France mérite qu’on l’aime et qu’on la respecte, à tout le moins qu’on ne lui nuise pas. Il n’est pas question de jeter les immigrés à la mer. Il n’est pas question non plus de leur interdire notre territoire. Mais la barque est pleine, et la tempête arrive. La France comme tout autre pays a le droit de choisir si elle veut des immigrés ou non, et quels immigrés elle souhaite accueillir. Il nous faudra des réponses précises et pas des mensonges. La loi dite de « l’immigration choisie et des compétences et talents » examinée en Conseil des Ministres au mois de mai 2006, va permettre au « mouvement souverainiste » de réagir et de définir ainsi ses positions officielles, qui seront définies avec toute la liberté d’esprit nécessaire dont le seul but sera de redresser la France, en proclamant ses idées qui aideront à la réflexion et alimenteront le débat. Ce débat devra rester serein et objectif en se référant à la tradition française qui est humaniste. Autrefois la France a appelé sur son sol des travailleurs, a toujours été une terre d’asile pour les réfugiés, mais l’économie n’était pas globalisée, et l’Union européenne en était à ses balbutiements. Aujourd’hui nous vivons dans un monde différent, mais dans ce monde différent de mondialisation et d’abominables théoriciens du mondialisme, la France peut et doit rester toujours la France.

Notre pays est capable d’évoluer et en même temps de rester lui-même dans un monde nouveau qui s’annonce, et qui est déjà parmi nous. Dans les plus grands bouleversements elle a su rester elle-même de Clovis à Georges Pompidou, à travers Henri IV, Robespierre et Napoléon. Cela fait partie de sa tradition, et de son humanisme. Nous devons l’aider à sauvegarder son identité son unité, et sa tradition. « Paris vaut bien une messe ! » avait dit Henri IV. Il est prévisible que les générations futures ne nous pardonneraient pas d’avoir renoncé. La France est notre mère-patrie, et nous ne voulons pas la voir mourir dans une terre- patrie !

2. LES QUESTIONS IMPORTANTES.

  • 1. Immigration = franchissement d’une frontière, mais aussi naissance en France de parents étrangers. Parlons plutôt d’étrangers.
  • 2. A t’on besoin d’une immigration ? A vrai dire non ! Aucun argument ne va dans ce sens. Ni l’absence de travailleurs qualifiés, thème majeur alimentant le concept de l’immigration choisie de Nicolas Sarkozy. Il y en a suffisamment. Ni la baisse de l’indice de fécondité des femmes pour laquelle on a inventé les migrations de substitution, thème favori de l’ONU et naguère de l’Union européenne, ne justifient qu’on ait besoin d’immigrants. L’indice de fécondité est suffisamment élevé pour qu’une bonne politique de natalité et de la famille suffisent pour le normaliser [1] . La France a eu dans le passé une immigration choisie de travailleurs mais elle avait du travail à leur donner. Ce n’est plus le cas aujourd’hui, où elle peut encore accorder le droit d’asile, conforme à sa tradition. Si demain par contre l’économie devenait prospère, la France ne peut que rester ouverte à une immigration choisie. C’est aussi dans sa tradition.
  • 3. A t’on besoin d’une immigration choisie ? Non plus. Dans certains secteurs très pointus peut-être, mais il existe bien des informaticiens, des électroniciens et des professions libérales qui n’ont pas de travail ou sont obligés de se délocaliser. Le chômage et l’absence du travail, devraient être des obstacles à la venue d’immigrants. En outre il ne faut pas démunir les pays tiers de leur élite, mais passer des accords de réadmission.
  • 4. L’immigration choisie empêche t’elle une immigration subie ? Certainement pas comme on pourrait le croire, car la loi Sarkozy manque de sincérité. D’une part tous les décrets d’application de la loi 2003 ne sont pas encore parus. D’autre part l’immigration choisie dont il est question n’a représenté que 66. 000 candidats environ en 2005, (11. 437 demande d’autorisation de travail, et 55. 000 étudiants). En outre si on connaît (à peu près) les flux d’entrée des immigrants légaux, les flux de sortie quels qu’ils soient ne sont jamais connus car jamais mesurés, faute d’instruments adéquats. On nage donc en plein brouillard statistique. Il faudrait des instruments, qu’on n’a pas. Or l’immigration choisie n’empêchera pas l’immigration subie, beaucoup plus importante en nombre. Pourquoi ? Parce que l’immigration subie ce sont les clandestins. Or on ne fait rien contre les clandestins, qui se comptent par 300. 000 à 400. 000 individus, et dont la police reconduit aux frontières 70. 000 à 80. 000 par an, ce qui ne représente qu’une simple estimation. Mais seule la police connaît les chiffres exacts. Ces clandestins proviennent pour la plupart de régularisations massives (le mot est faible) espagnole (800.000) l’année dernière, et italienne (160. 000) cette année. Chaque régularisation n’étant que l’ouverture d’un robinet d’entrée pour d’autres clandestins, qui « rempliront le tonneau » et se répandront en Europe avec leur récépissé ou leur titre de séjour.
  • 5. Les français ont-ils envie d’une immigration ? Probablement pas, car aujourd’hui l’immigration n’a pas bonne presse. L’opinion publique si elle n’y est pas foncièrement hostile perçoit que nous n’avons pas les moyens d’accueillir toute la misère du monde. Elle ne souhaite ni une immigration choisie à cause du chômage, ni une immigration subie dont elle se rend compte qu’elle change quelque chose dans l’environnement quotidien, ce qu’elle a de plus en plus de mal a accepter. En effet si les Français sont accueillants, ils ont cependant compris que les discours politiques ont menti, en sous-estimant le nombre des étrangers admis, les problèmes qui en résultent, l’instabilité et l’insécurité des banlieues et des grandes villes.
Il ne serait pas correct de dire que chaque immigré est un délinquant en puissance. Mais l’opinion a été confrontée à des dommages, à des violences. Elle a été confrontée à la crise des banlieues à son caractère irrationnel, œuvre de jeunes courant en jogging, la tête couverte par une capuche. Des jeunes gens sans travail, désœuvrés (sauf pour les trafics) ethniquement marqués (mais pas exclusivement) déculturés, associés à l’image de casseurs. Est-ce que l’opinion a été manipulée ? Il y a un fossé qu’on ne peut pas franchir. Les médias ont volontairement pratiqué une surenchère des images qui ont dérouté l’opinion et l’ont confortée dans sa méfiance vis à vis de l’immigration. En outre toutes les politiques de la ville ont englouti des sommes énormes sans parvenir à des résultats probants. L’opinion est depuis longtemps confrontée à une crise identitaire, et « s’il est une vraie raison d’inquiétude pour le proche avenir de la France, elle est bien dans la perte, apparemment profonde, de cette identité et de cette confiance que le respect du contrat social et la foi dans son destin commun avaient généreusement prodiguées aux générations précédentes, quelle qu’ait été leur situation sociale ou financière.
La certitude de soi est une richesse qui ne s’achète pas » (Hervé Juvin, magazine l’Expansion, 25/01/2006). Mais cette crise d’identité n’est pas nouvelle. Aujourd’hui il semble que les immigrés, du moins pour leur plus grande partie, n’en soient pas les responsables mais seulement les révélateurs. Cette crise a existé au cours des siècles, surgissant parallèlement à l’essor des « déclinologues » de notre pays. L’opinion a été déroutée par les changements progressifs de la société française devenue par endroits multiculturelle. Il y a des gens venus d’ailleurs qui ne pensent pas la même chose, et ne sont pas d’accord avec ce que l’école, la famille, l’armée ont enseigné autrefois aux Français, qui se trouvent désorientés. Peut-être aussi la famille l’école et l’armée, quand elles jouent encore un rôle, ne jouent elles plus le même rôle qu’autrefois ? Dans certaines communes, les natifs sont devenus une minorité au profit d’un entourage qui n’est plus le leur, les marginalise quand il ne le terrorise pas. Tout ceci entraîne un rejet et la conséquence en est que la majorité des Français n’a pas envie d’immigrés et veut aujourd’hui qu’on arrête l’immigration. Mais c’est impossible avec la politique menée par nos gouvernants.
  • 6. L’Europe ( ah l’Europe !) est responsable de bien des maux, mais pas de tous. La crise identitaire est ancienne et récurrente. La société de consommation mondialisée l’a introduite et a quelque peu modifié notre identité. Déjà la guerre d’Algérie, la perte de ses trois départements, entraînant des exodes massifs de population avait révélé une véritable crise du même ordre. Dés cette époque, certains hommes ont voulu construire une Europe qui consoliderait chaque nation qui la composerait. Mais on a abouti à une Europe que d’autres ont déviée dans le sens, différente de celle des pères du projet. Ils n’ont fait qu’aggraver la crise sans la traiter. Le rejet du traité constitutionnel a surtout été un sursaut identitaire. Aujourd’hui l’Europe existe chancelante, mais toujours contraignante, avec la liberté de circulation des hommes due aux accords de Schengen qui ont supprimé les frontières entre les états de l’Union, y compris pour les clandestins. Les passages de clandestins à partir de pays tiers, se font toutes les nuits et tous les jours, car le corps européen des gardes frontières n’existe pas encore. Mais le regroupement familial, par contre, est encadré correctement par les directives européennes. Il reste encore aux Etats une marge de manœuvre importante ne serait-ce qu’à cause de l’unanimité nécessaire aux prise de décisions.
  • 7. La question de l’intégration est la plus importante. L’intégration doit signifier identité et sentiment d’appartenance. Une intégration réussie aboutit à l’assimilation en une ou deux générations. Si on ne peut pas donner des conditions de vie décentes, de logement, si on ne peut pas assurer des ressources autres que des allocations diverses, si on ne peut pas assurer l’enseignement et l’éducation des enfants dans le sens d’une bonne intégration, alors ce n’est pas utile d’accueillir des étrangers. On aboutira à des catastrophes sociales, comme les émeutes de novembre 2005 et les casseurs. Or les gouvernements depuis trente ans n’ont pas su traiter comme il le fallait le problème de l’intégration sur au moins trois plans.
    • · le logement. Au lieu de procurer des logements décents, on a abouti aujourd’hui à la concentration dans les cités et dans les banlieues avec des barres d’immeuble que l’on est obligé de subir ou de détruire, des zones de délinquance et de non droit. La question du logement avait déjà entraîné sous Giscard la démission d’André Postel-Vinay de son poste de secrétaire d’état à l’immigration. Rien n’a changé depuis cette époque, où les bidonvilles sont devenus des ghettos, les ghettos des communautés.
    • · l’éducation, L’éducation nationale a fait un effort mais totalement insuffisant, alors que la qualité des professeurs n’est pas en cause. On constate qu’il existe des conflits graves et injustifiés entre les enseignants et les familles d’immigrés à cause de convictions d’ordre politique ou religieux. On se demande s’il faut parler de choc des cultures ou de déculturation. Dans certains établissements d’enseignement les professeurs se font même physiquement agresser.
    • · l’emploi. Ou le chômage des immigrés est de 20 % supérieur à celui des nationaux. C’est donc peu dire qu’il y a un très grave problème d’intégration qui n’est pas encore résolu en France. La mesure qui consiste à rendre obligatoire le contrat d’accueil et d’intégration de François Fillon préconisée par Nicolas Sarkozy va dans le bon sens, mais c’est une goutte d’eau, et d’autre part ce contrat est insuffisant, Ce qu’on demande à l’immigré au cours de l’entretien avec les travailleurs sociaux est trop bref, trop court, et pour ainsi dire inexistant. Il faut donc le perfectionner pour en faire un examen difficile et non permissif d’entrée en France, sans pour cela qu’il soit dissuasif. Il faut ainsi poursuivre, modifier et améliorer le contrat d’accueil et d’intégration. On lit avec plaisir dans la presse (25/04/06 le Figaro) que le Ministère de la cohésion sociale veut instaurer un diplôme de Français pour obtenir la première carte de résident.
Bravo mais, seulement à titre d’exemple, pourquoi ce diplôme ne serait-il pas acquis aux frais du candidat à l’entrée dans notre pays ? En l’état cela coûterait moins cher au contribuable. On est stupéfait de constater que ce qui touche à ce contrat est entièrement financé par le Ministère de la Cohésion sociale. Pourquoi un étranger ne montrerait-il pas qu’il attache de la valeur à entrer en France, en faisant ce geste de payer ses cours de Français ? Il y a d’autres améliorations à apporter.
  • 8. Mais il n’est pas possible d’intégrer des flux continus. La barque est pleine, elle va chavirer. Il faut donc momentanément arrêter les entrées ou les diminuer de façon notable, car les arrêter est impossible, en attendant de trouver l’équilibre. C’est une affaire de police et de justice dont il faut augmenter les moyens. C’est aussi aujourd’hui mettre en action les clauses de sauvegarde des accords de Schengen, qui, rétablissent les frontières nationales.
  • 9. Mais cette question est loin d’être résolue, et ne fait pas l’unanimité et divise les français, alors même que l’opinion perçoit qu’on lui a menti, et que l’identité de la France change. Même si aujourd’hui on entend dire par le pouvoir que la France est déjà une société multiculturelle, qu’il n’y arien à faire, même si l’opinion est loin de l’admettre, ce n’est pas pour autant qu’elle acceptera toutes les mesures d’une voix unanime. L’immigration est un chantier à haut risques (Alain Gérard Slama le Figaro 24/04/06).

C’est en tous cas un jeu politique délicat tant sont exacerbées les passions. Il est aujourd’hui périlleux pour son avenir politique d’émettre des propositions en matière d’immigration. Mais c’est le sort de la France qui est en jeu. Des communautés, des partis, des lobbies dont c’est la raison sociale qui leur permet d’exister, se lèveront pour dénoncer ces propositions. Malgré cela on ne rassemblera pas aujourd’hui une majorité de Français sur le thème de l’immigration. Les motifs individualistes et surtout le communautarisme politique, associatif, religieux sont des freins puissants et des gardiens vigilants. Pourtant il faut qu’on rassemble les Français sur ce qui sera un des thèmes principaux de la campagne présidentielle, et il faut obliger les candidats à l’aborder, sinon il éclatera fatalement un jour ou l’autre !

  • 10. Il faut donc aborder de front cette question, et avancer des propositions, mais il faut avancer prudemment et probablement commencer par se caler sur nos principes républicains et humanistes. Le premier d’entre eux est l’universalisme. Tous les hommes les citoyens sont égaux. La Nation respectera quiconque sera admis sur son sol, devra lui fournir un logement correct, lui procurera des ressources par le travail pour faire vivre sa famille, délivrera une éducation à ses enfants, et lui donnera les droits nécessaires à son intégration. La Nation a des devoirs elle les accomplira. Elle donnera des droits à l’étranger , mais en revanche il devra respecter des devoirs qui seront les siens envers le pays qui l’accueille.
La Nation a des droits, et l’immigré a des devoirs envers elle. Ce sera la règle commune, d’équilibre, de moralité et de bon sens. L’étranger devra donc faire siennes des règles élémentaires qui gouverneront sa vie de tous les jours. S’il ne les accepte pas il n’a aucune vocation à rester en France. La loi doit être la même pour tous. La France n’a plus les moyens de supporter économiquement les flux considérables d’immigrés. Elle ne pourra pas non plus continuer à devenir une société multiculturelle, faite de gens qui ne connaissent pas la langue, vivent en communautés fermées, et souvent lui sont hostiles.

Des communautés qui ne connaissent pas, n’acceptent pas ou combattent même toutes nos lois, nos valeurs, notre modèle. La France est porteuse d’un universalisme unique en son genre, contraire à tous les communautarismes, et qui est le seul dans le monde qui ne soit pas réducteur. C’est de lui que découle notre tradition d’asile. La tradition française est humaniste et doit le rester, mais à condition de la bonne intégration des immigrés. Donc accueillir, protéger, éduquer, mais pas tout le monde et pas à n’importe quel prix. La Laïcité est le second principe sur lequel il faut s’appuyer. Il doit être d’airain. Il faut qu’aucune religion ne s’immisce dans la sphère publique. Les églises doivent être séparées inexorablement de l’Etat. Chacun a le droit de pratiquer la religion de son choix dans sa sphère privée. L’Etat ne doit pas intervenir dans quelque religion que ce soit, sauf à faire respecter l’ordre et la sécurité, sauf à faire la chasse à la nuisance des sectes. La loi doit rester la même pour tous. S’il y a une question sensible c’est bien celle de la religion, et la religion qui perturbe aujourd’hui le principe de laïcité est la religion musulmane. Alors que la majorité des Musulmans vivait jusque là en paix avec sa conscience et avec la République, il apparaît aujourd’hui un grave problème qui vient de membres de cette religion, sans doute manipulés par une pratique islamiste, devant laquelle on ne doit pas se voiler la face, ni se taire. Ces musulmans arrivés relativement récemment, sont issus pour leur plus grande partie des rangs de l’immigration. Celle-ci est en majorité africaine, maghrébine, et turque (plus de 50 % des immigrants sont musulmans). Faute d’une intégration suffisante après l’installation en France, ces immigrants garderont leurs usages, leurs coutumes, et leur loi, qui est la Charia.

Or la loi doit être la même pour tous, et, en France, ce n’est pas, et ne doit pas être la Charia. Ils entretiennent un communautarisme, jusque là inconnu, qui est fondé sur des règles religieuses, mais aussi l’isolement et l’hostilité, où à tout le moins l’indifférence aux lois du pays d’accueil. En outre voilà que dans les rangs de ces mêmes Musulmans apparaît l’idée d’une victimisation qui aggrave encore l’isolement, et accentue leurs revendications, fait tache d’huile, et influence ceux déjà intégrés, ceux en voie de l’être, et même des Français musulmans qui ne se manifestaient pas jusque là. Alors que la majorité des Musulmans vivant en France ne pratique pas outre mesure sa religion, il arrive même que ceux-là aussi soient du jour au lendemain entraînés ! Des communautés entières sur le modèle musulman se créent, qui ne respectent que l’autorité du chef de famille, qui obéit lui-même à l’imam, et pour lesquelles la seule loi est la loi de Dieu.

Ces communautés sont nombreuses souvent autour des villes, réclament leurs lieux de réunion et de prières, refusent la mixité, ne veulent pas de certains aliments dans les écoles, vont dire aux professeurs comment il faut enseigner l’Histoire, et parfois en arrivent à des violences. Les jeunes issus de ces familles ne sont pas toujours contrôlés par leurs parents, et iront grossir les rangs de la délinquance. Dans ce climat contraire à notre identité qui apparaît sur notre territoire, il se crée parmi eux des individus ou des groupes extrémistes qui, sous couvert de l’obéissance à Dieu, vont faire leurs classes de djihadistes là où on fait la guerre, et alimenteront les rangs des terroristes.

La Charia n’est pas la loi de la République, seule la laïcité l’est. Tous les Français devraient être d’accord sur ce principe. Le respect de la laïcité est le garant de l’ordre public. L’islamisme n’est que le combat politique d’une minorité pour prendre le pouvoir et ce combat est mondialisé.

3. CONCLUSION.

La question de l’immigration est si difficile à résoudre et si grave qu’elle peut mettre en péril l’unité de la Nation. Citons deux grandes voix du passé : « Le peuple français est un composé. C’est mieux qu’une race, c’est une nation » (Jacques Bainville. Histoire de France, chapitre 1) « Voyez vous la France est une nation. Elle est la nation qui a su fondre dans son creuset, de siècle en siècle, toute sa diversité, tous ses agrandissements, toutes ses immigrations, toutes ses populations hétérogènes. L’Algérie ne méritait pas d’être proclamée française, parce que le peuple musulman n’avait pas fondu dans le creuset. Aujourd’hui sans l’Algérie, la France se retrouve le modèle Etats-nations. Les Etats-Unis sont une puissance, la plus grande, mais ils ne sont pas une vraie nation »(Charles de Gaulle, 27/11/63, in A.Peyrefitte. C’était de Gaulle, T.2 ,p 45). Ni la forme du visage, ni la couleur de la peau, ni la religion n’empêcheront quiconque qui désire être français, de vivre en France, de participer au projet de la Nation, et d’être un citoyen de celle-ci. La France est un creuset où les métaux se fondent et d’où sort un acier trempé. Mais pour cela il faut beaucoup de volonté politique, et beaucoup de moyens.

Or il n’y a ni l’un ni l’autre aujourd’hui. Si l’intégration est bien faite, convenablement acceptée, et si les populations immigrées ne proviennent pas de flux intarissables, la France absorbera ces nouveaux arrivants, comme ceux déjà installés sur son sol, et leur assimilation se fera d’elle-même, quelle que soit la taille, la religion, la provenance, ou la couleur de peau, et tout ira pour le mieux dans le meilleur des mondes. Par contre si l’intégration est aussi insuffisante et inégale qu’elle l’est aujourd’hui, personne ne pourra répondre de rien, et on aboutira peut-être à une révolution. La France a toujours été assimilationniste, et la mondialisation ne doit pas rompre nos digues et nous empêcher de le rester. Il faut éviter de dégoûter les étrangers de la France, mais la leur faire admirer, accepter, et aimer. Mais l’amour ne se commande pas. Il faut que nous mêmes aimions la France. Il faut que nous arrêtions de la dénigrer. Il faut aussi que les étrangers qui se croient marginalisés (ou qui le sont) aient le désir de s’intégrer dans notre pays. Il ne faut pas non plus que les Français se détournent d’eux. Il y a beaucoup d’intégrations réussies.

Mais si les choses n’évoluent pas autrement que dans les discours, l’identité de notre pays changera, les règles changeront, la société deviendra vraiment multiculturelle, alors nul ne sait ce que deviendra notre pays. Pourquoi s’étonner du provincialisme des régions qui se réveille, au détriment de l’unité de la Nation ? Pourquoi s’étonner du retour inévitable de féodalités qui se feront un jour la guerre ? Pourquoi se plaindre que l’Union européenne cherche à fragmenter la France et à intégrer la Turquie dans l’Europe.

La Mondialisation qui marche sur la tête, ne doit pas franchir certaines lignes jaunes.

Dr Jack Petroussenko

 

[1] la question de la, fécondité des immigrées peut se poser, de même que celle des françaises issues de l’immigration. La réponse a été donnée par l’institut de géopolitique des populations. « La fécondité des immigrées reste en moyenne presque deux fois plus élevée que celle des femmes françaises autochtones. Fait remarquable, la fécondité des femmes immigrées a cessé de baisser depuis 10 ans. Cela signifie en clair que le processus d’intégration dont la chute de la fécondité était un des indices manifestes ne fonctionne plus, ou moins bien. (Yves-Marie Laulan, colloque « ces migrants qui changent la face de l’Europe » Paris 11/18 octobre 2003)


Répondre à cet article

Messages de forum :
Ce que la majorité pense vraiment
vendredi 19 octobre 2007
par  Gilbert

Le projet de permettre la libre immigration est DEMENT, STUPIDE , ABSURDE, vue l’énorme pauvreté et les difficultés dans lesquelles se débattent une majorité de gens d’ici français ou non, de toute origine, peu importe.

Le bon sens populaire est clair : pour balayer la rue, balaye devant ta porte. Donnnons du travail d’abord à tous ceux qui sont ici (sans aucune distinction d’origine, car JE NE SUIS PAS RACISTE), en obligeant les entreprises à réorganiser les plans de charges de façon à rendre certains emplois moins pénibles, en augmentant les salaires des emplois dont, soit disant, personne ne veut, avant de faire venir de la main d’oeuvre étrangère qui soit sera chômeuse elle-même, soit occupera l’emploi de quelqu’un d’ici, (de toute origine, religion, je m’en fous, JE NE SUIS PAS RACISTE.

Avec 12 millions de personnes dans une situation intollérable en France, le devoir d’un pays est de s’occuper d’abord de ses membres dans de grandes difficultés (dont les jeunes des cités, dont les étrangers déjà présents), avant d’avoir recours à la main d’oeuvre étrangère.

C’est comme si dans ta famille ton fils peine à l’école et que tu passes tes soirées à aider le fils du voisin !

Je suis dans un emploi aidé avec 900 euros par mois, et il y en a des millions comme moi. Je compte à l’euro près, j’hésite à prendre un café dans un bar. Si tu appelles cela surconsommer !

Quant au pillage des pays pauvres, je n’en vois pas la couleur ! Ce sont des gens comme Attali (voire es dernières propsitions de la Commision Attali, Lamy (président de l’OMC) et Stass-Khann(président du FMI) : trois socialistes qui pillent ces pays pauvres. Avec l’aide des ultralibréaux évidemment.

Et ce sont uniquement les gens comme moi qui doivent partager le peu que l’on a avec tous ces gens que vous nous envoyez des pays du Sud, car ceux qui décident de l’immigration vivent à l’abri dans des getthos de riches.

Alors cela suffit de se faire culpabiliser par un parti socialiste qui de 1981 à 1986, de 1988 à 19992 puis de 1998 à 2002 a envoyé les armées françaises soutenir des dictatures et a continué à piller les richesses de ces malheureux (par l’intermédiare de Total et consort), malheureux qui s’ils pouvaie garder leurs richesses, pourraient enfin battir une vie paisible chez eux !

Que celui qui participe aux collectifs anti expulsion , réponde franchement, prendrais tu chez lui, à ses frais juqu’à ce qu’ils trouvent du travail et d’autre part, chercherais tu du travail pour un ou deux immigrés clandestins ?

Si oui, alors il n’es pas censé mais peu être serait tu respectable. si c’est non , alors c’est dans ma cité qu’il me l’envoie, et tu n’est pas honête.Car on ne fait pas la charité avec l’argent des autres. Arrêtez l’hypocrise, il faut parler vrai maintenant !



Immigration : du bon sens

Répondre à ce message Fil de discussion

où allons nous ?
vendredi 19 octobre 2007
par  thomas
c est effectivement plein de bon sens ce que vous dites, alors que plus /ou moins 400.000 etrangers arrivent et s’installent chaque année, qu’allons nous devenir…

Répondre à ce message Fil de discussion

Troisième voie répond à ses détracteurs
mercredi 24 octobre 2007
par  Troisième V

Troisième voie a de nombreux détracteurs et souhaite répondre à trois catégories d’entre eux :

1) à ses détracteurs purs natios : ne confondez-pas troisième voie et Soral : troisième voie veut une identité Gauloise pure , elle ne veut pas comme réfrence du Black-Blanc-Beur ni d’affiches United Color of Benetton.(Sans exclusion cependant). Si vous nous considérez comme des cocos c’est parceque que nous sommes antilibéraux. En efet le combat anti-immigration est inséparable du combat antilibéral : ce sont les libéraux qui les font venir pour baisser les salaires et briser les avaantages acquis D’autre part, quand la France était gouvernée par des petits unités, industrielles et franco-françaises, attaquer les dirigrants de l’économie, c’était coco. Maintenant que la France est colonisée par des multinaltionales, financières et mondialisées, s’attaquer aux tenants de l’éconmie est bien natio. En effet ces gens là possèdent 45% de nortre patrimoine boursier et immobilier, le devoir d’un natio est de défendre sa terre contre le colonisateur.

2) à ses détracteurs ultralibréaux déguisés en natios : Ces gens là, venus des entourages conseravteurs américains, prêchent l’ultralibéralisme sur toute la planête. Comme ce programmme n’est pas attrayant pour le peuple, il essayent de le mobiliser en préchant le nationalisme afin de discréditer le mouvement social (leur seul ennemi sérieux ) avec le slogan anticapitaliste=coco=pro-immigrés

3) à ses détracteurs de gauche : troisième voie n’essaiera pas de les convaincre. Pour eux, ,nous sommes tous de méchants fachos, gros bras au service du grand Capital. C’est oublier que nous avons quitté cette voie qui a cionduit Madelin, Longuet, Devedjian et parallèlment Alain Robert dans les bras de la bourgeoisie des agioteurs. (RPR et UMP)

La gauche doit pourtant comprendre qu’elle n’a obtenue le bénéfice de son "non" à la constittion giscardienne de 2005 que grâce à notre support, qu’elle risque de le perdre, que la luttte commune contre l’ennemi parasito-financier demande parfois des compromis et qu’enfin "Troisième voie" ne fait qu’appliquer, à sa façon radicale, les préceptes altermondialistes. En effet : l’immigration étant l’arme la plus puissante et la plus efficace pour faire baisser salaires et acquis sociaux et augmenter les loyers par la demande, Troisième voie agit logiquement en essayant de stopper l’arme.


Répondre à ce message Fil de discussion

Pour une politique de l’immigration par le Dr Jack Petroussenko
lundi 19 février 2007
par  Secrétaire National de FB

L’immigration et la question de la nationalité sont deux questions centrale et décisive pour l’avenir de notre pays. Or il est très difficile de nos jours de s’exprimer sur ces thèmes compte tenu du politiquement correct qui les entoure. Faux semblants, clichés, etc… permettent aux seuls mouvements d’extrême gauche ou droite et communautaristes de monopoliser les discours, soit angéliques et laxistes soit racistes et fermés. Il nous semble tout d’abord normal d’effectuer une mise au point sur notre vision de la question France.

Que l’on se penche sur les origines de notre peuple, que l’on suive son développement à travers les siècles et deux observations se dégageront de cet examen.

Dès le début, dans le cadre des disciplines romaines, amalgames de peuples distincts, autochtones ou importées par de lointaines et successives invasions. Au long de la croissance nationale, et de manière continue, sédimentation et infiltrations d’éléments extérieurs incessamment assimilés à l’organisme français. Formation morale et spirituelle, absorption et fusion constantes forment donc les deux caractéristiques essentielles de ce que l’on peut appeler notre Nation. Libre à d’autres de répudier par principe ce qui ne se range pas sous la rubrique d’une "tribu-mère", libre à nous de voir dans cette formule un retour vers la vieille opposition des clans.

La juxtaposition, puis l’union dans le sein d’un même peuple, sont les bases indiscutables sur lesquelles s’est édifiée notre Patrie.

Comment, dans ces conditions, notre pays commettrait-il l’erreur d’un exclusisme "raciste" ? On ne voit pas d’après quelles normes on pourrait le codifier. Voudrait-on lui appliquer le discriminant négatif d’un xénophobisme à retardement, quelles qu’en soient les victimes ? Ce serait à la fois se révolter contre l’ordre des choses, contre le bon sens, contre la nature. Et, pour ne parler que de ceux de 14-18, nos morts protesteraient, du fond de leurs tombes héroïques, si des gouvernements ou des hommes atteints de folie osaient arracher à la communauté française ceux qui, lui ayant donné leur sang, se sont, du même coup, incorporés à sa substance. Le peuple français est une magnifique synthèse, disciplinée, cultivée, équilibrée. Il forme un tout, nulle recherche linguistique, nulle analyse d’hérédité ne peut prévaloir contre ce fait. Nulle considération de provenance géographique, d’appartenance religieuse ne saurait intervenir. La qualité, la dévotion française seules importent, à condition qu’elles soient sincères, éprouvée, confirmée…

Revenons à l’immigration, le constat de celle-ci doit se faire sans tabous. Les politiques passées et actuelles sont un échec, il faut en changer en conciliant politique d’aide aux pays en voix développement et nouvelles procédures.

Afin de maîtriser l’immigration il est souhaitable et obligatoire de contribuer à réduire les inégalités qui existent entre les pays occidentaux et les pays en voix de développement. Pour ce qui est de la France, cette contribution devra s’orienter en priorité vers les pays francophones puis graduellement vers d’autres territoires.

Concernant les Etats, cette politique doit s’inscrire sur la base de la réciprocité, la France doit apporter à ses partenaires une aide technique, économique et financière dans la mesure ou eux-mêmes font l’effort réel de développement afin de faciliter le retour de leurs ressortissants ou bien de faire diminuer singulièrement leur flux migratoire.

La France doit travailler sur une aide non étatique, du à une mauvaise volonté ou à une mauvaise gestion de l’état concerné, visant à encourager les initiatives personnelles et locales. Cette aide pourra tendre à développer des initiatives agricoles, économiques mais aussi éducatives et sanitaires portées par des ressortissants étrangers retournant dans leur pays d’origine. Ces initiatives pourraient être épaulées par une "banque coopérative pour le développement" qui serait financé en partie par l’argent des immigrés présent sur notre sol.

Ces politiques d’aides, étatiques et/ou privées, doivent avoir pour but de créer un flux qui permette aux élites, aux étudiants, aux commerçants et industriels, mais aussi aux ouvriers qualifiés d’enrichir leurs pays et de contribuer au développement de leurs sociétés.

Une fois le problème du développement posé, il faut aussi mettre en place de nouvelles procédures afin de réglementer et de limiter au mieux l’immigration.

La première des procédures doit se traduire par l’instauration d’un plafond des flux migratoires permettant de fixer ceux-ci à un total de n’excédant pas un certain % des naissances en France. Ce plafond sera ensuite réparti par quotas entre les différents pays partenaires de la France. Cette politique, une fois le plafond et les quotas établis, sera gérée par une administration spécifique, l’Agence de Gestion de l’Immigration, regroupant des agents préfectoraux déjà en charge des questions migratoires, des agents du ministère de l’éducation nationale, des affaires sociales, du logement, des affaires étrangères et de l’intérieur.

Cette AGI aura un budget spécifique et aura dans chaque département une antenne locale. L’on trouvera aussi une antenne AGI dans chaque pays partenaire concerné par la politique d’immigration.

Tout candidat à l’immigration devra déposer une demande à l’antenne AGI de son pays respectif. Bien entendu chaque pays disposera d’un nombre déterminé de place à l’entrée sur le territoire Français et de droit au séjour. Chaque demande sera traitée chronologiquement et afin d’éviter toute envie d’immigration clandestine, la file d’attente des dossiers en surplus sera reprise là où elle se sera arrêtée l’année précédente.

Cette sélection servira aussi à faire comprendre au candidat à l’immigration que venir sur le territoire français, et fortiori vouloir dans le futur devenir Français, impose le respect de lois fondamentales telles que le statut de la femme, les conditions du mariage, la séparation du pouvoir spirituel et temporel, etc….

Les demandes se feront soit individuellement soit en famille. Toute demande individuelle sera irrévocable empêchant donc tout regroupement familial ultérieur. Par contre les demandes familiales permettront une installation immédiate de toute la famille ou bien une installation différée. Concernant le regroupement familial, celui-ci devrait être aussi stoppé actuellement et ce pour une durée à définir.

Les candidats retenus, devront se soumettre à une préparation à l’immigration au cours de laquelle leur sera dispensée une formation linguistique ainsi que des informations sur le pays et la région d’accueil. Une préparation professionnelle sera aussi effectuée sous la responsabilité et avec le financement des entreprises concernées ou de leur syndicat professionnel.

Les candidats retenus se verront remettre un Livret familial, sanitaire et scolaire afin de préparer leur arrivée mais aussi un suivi efficace par l’AGI.

Arrivé sur le territoire national, chaque nouvel immigré se verra remettre son titre de séjour, il en existera 3 catégories.

La 1er catégorie, le titre de séjour unique valable 5 ans et renouvelable 2 fois : la carte Résidant. A son arrivée le nouvel immigré se verra attribuer cette carte RES ainsi qu’une autorisation de travail effective immédiatement. A la fin de chaque tranche de 5 ans (dernier semestre par exemple), le titulaire de la carte RES devra se présenter à son antenne AGI et soit faire une demande de renouvellement de son titre de séjour soit faire connaître son souhait de retourner dans son pays d’origine. Au bout de 10 ans et s’il l’en fait la demande, le titulaire de la carte RES pourra faire une demande de naturalisation. Bien entendu, à l’issue du 2ème renouvellement et sans demande de naturalisation, le titulaire de la carte RES sera amenée à quitter le territoire français.

La 2ème catégorie, le titre de séjour périodique valable 3 ans et renouvelable : la carte Passage .Celle-ci permettra à des étrangers un séjour et une autorisation de travail valable 6 mois (cumulés ou non). Cette carte s’adressera particulièrement aux chefs d’entreprise, aux chercheurs, aux travailleurs saisonniers, etc… Ce titre ne donne pas droit à une installation régulière sur le territoire français et encore moins à une demande de naturalisation.

La 3ème catégorie, le titre de séjour étudiant valable 5 ans et non renouvelable : la carte Etude. Cette carte permettra de recevoir une autorisation de travail mais ne donnera en aucun cas à une demande de naturalisation.

Les titulaires des cartes Pass ou Etude qui souhaiteraient bénéficier d’une carte RES devront déposer une demande à l’AGI de leur pays d’origine. Leurs demandes seront prioritaires à condition de n’avoir, à aucun moment, enfreint la législation conditionnant leur ancien statut.

Il est évident que tout titulaire munis d’un des 3 titres de séjours présentés ci-dessous et commettant une ou des infractions, se verrait retirer le dit titre de séjour et expulsé (ainsi que sa famille pour les titulaires des cartes Pass et RES) vers son pays d’origine.

Tous les immigrés venant dans notre pays, dans le but de devenir à long terme Français ou étant simplement de "passage" doivent pouvoir s’intégrer dans notre société. Quant on décide de vivre en France, d’y faire venir sa famille, voir d’y élever ses enfants, on s’efforce de respecter les lois mais aussi les coutumes et les usages.

Rien ne peut remettre en cause ce qui précède, ni la question religieuse, ni la question ethnique ni la question sociale. Mais il ne faut pas perdre de vue que la France elle aussi doit remplir certains devoirs afin de rendre cette intégration effective afin d’éviter tout communautarisme et permettre pour certains une assimilation (ou francisation) réussie. Ces devoirs, notre pays doit les remplir dans le domaine du logement, dans le domaine scolaire mais aussi dans le domaine social et sécuritaire.

Il ne faut pas se voiler la face, et les émeutes de novembre 2005 sont encore là pour nous le rappeler, mais nos dirigeants et les élites locales (pour certaines), par laxisme mais aussi par soucis d’électoralisme et de récupération, ont laissé se constituer des ghettos tout d’abord sociaux puis au fur et mesure ethniques, ghettos qui sont devenus de véritables barils de poudre.

Notre pays a toujours su intégrer des migrants qui mêlés aux autres Français se sont fondus dans la masse, mais de nos jours que faire lorsque la proportion d’étrangers dans une cité atteint 80 ou 90% de la population (idem dans les écoles) ? A vouloir concentrer les spécificités l’on renforce le sentiment d’exclusion et le communautarisme. Comment parler le français, comment vivre "à la française" là où personne ne le fait ou très peu voir très mal ?

Que faire alors ? Tout simplement avoir une politique volontariste sur plusieurs axes.

Concernant l’éducation il ne faut pas avoir peur de fermer les classes, voir les écoles, qui regroupent plus d’un certain seuil d’enfants d’immigrés afin de mieux les répartir. Ensuite ne pas hésiter à mettre en place des bourses d’internat afin de permettre une réussite scolaire à ceux qui en ont les moyens mais qui connaissent des conditions familiales ou environnementales peux favorables.

Concernant l’habitat, il faut transformer les cités soit pour reconstruire autrement soit pour rénover. Il faut aussi retrouver une plus grande mixité car il n’est pas normal de voir ce concentrer toute la population immigrée dans certaines banlieues car ce phénomène met de plus en plus à mal l’unité de la France.

Il faut aussi avoir le courage, pour retrouver le "mieux vivre" dans nos quartiers de mettre en place une véritable tolérance zéro. Si l’on veut intégrer, il faut se donner les moyens de casser l’oppression qui pèse sur les familles, sur les plus jeunes, sur les femmes, etc… Ce n’est pas en dépensant toujours plus pour "acheter" la paix que l’on résoudra les problèmes mais en changeant les règles. Tolérance zéro, apprentissage des règles et de la discipline à l’école comme à la maison.

Il faut aussi se pencher sur le problème que représente l’islamisation de plus en plus ouverte de bon nombre d’immigré. Il est évident que seul peut exister en France un Islam modéré et fédéré, à mille lieux de ce que veulent les intégristes. Il faut que l’Islam de France soit tout d’abord un Islam français, il n’est pas normal que ce soit des nations étrangères qui nomment à la tête des grandes mosquées de France les responsables, exemple avec le grand recteur de la mosquée de Paris. Il n’est pas non plus normal que les imams, dans de nombreux cas, ne soient pas français et ne pratiquent que très difficilement notre langue. Tout comme, il n’est pas normal, que nous ayons aussi un Islam du "grand jour" et un "islam des caves" où le contrôle de ce qui s’y dit et s’y fait est très difficile. L’intégration des musulmans doit se faire, elle est possible mais il ne faut pas que celle-ci se fasse dans la légitimation et le cautionnement des mouvements intégristes…

Tout en proposant les nouvelles règles pour une nouvelle immigration et une intégration réussie, il faut se pencher sur le comment l’on est ou l’on devient Français. Le Code de la nationalité français, qui est l’un des plus ouverts des droits européens a connu des changements trop dangereux pour la cohésion de notre pacte républicain. Du fait des nouveaux flux migratoires mais aussi des motivations de ces mêmes flux, une réforme de notre Code doit d’être envisager, cette réforme doit se fondée sur la nécessité d’améliorer l’assimilation des étrangers par un renforcement de la conscience d’identité à la nation française.

Ces deux modes d’acquisition doivent être largement tempérés par le "jus voluntatis", devenir Français, cela se demande et se mérite. Pour cela nous proposons les modifications suivantes au Code de la nationalité.

Premièrement, plus aucune attribution automatique de la nationalité française, sauf pour les enfants nés en France d’un parent français.

Deuxièmement, suppression, pour les enfants nés en France de deux parents étrangers et résidants en France à leur majorité, de l’acquisition de droit de la nationalité française. Pour l’acquérir, ceux-ci devront en faire la demande à partir de seize ans et se soumettre à dix-huit ans à un serment civique d’adhésion et de fidélité à la Nation et aux lois de la République.

Troisièmement, pour les enfants nés à l’étranger d’un parent français et résidant en France, il faudra établir une déclaration confirmative de nationalité.

Comme nous l’avons écrit plus haut dans nos propositions sur la nouvelle gestion de l’immigration, seuls les titulaires d’une carte résidant pourront faire une demande de naturalisation. Cette demande ne pourra se faire qu’au bout de dix de présence sur le territoire français et le demandeur devra prêter un serment de fidélité mais aussi faire preuve de sa parfaite assimilation.

Ce principe d’assimilation à la communauté française se basera sur une connaissance suffisante de la langue française, sur l’acceptation de nos coutumes, de nos valeurs de notre culture et de notre histoire (statut de la femme, les conditions du mariage, la séparation du pouvoir spirituel et temporel, etc….)

Afin aussi de lutter contre les mariages "blancs", il faut d’allonger la durée de vie commune à 5 ans (voir 10 ans pour certains cas) au terme de laquelle le conjoint étranger pourra acquérir la nationalité française en s’acquittant bien entendu du serment de fidélité et de ses preuves d’assimilation.

Bien entendu, la double nationalité se verra supprimée, la revendication d’une autre nationalité entraînant automatiquement le refus de naturalisation ou bien la déchéance de la nationalité française.

Toute demande de naturalisation se verra refusée et provoquera l’expulsion en raison d’une condamnation pour crimes ou délits constituants une atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation ou acte de terrorisme, pour menées anti-françaises. Quelle que soit l’infraction considérée, si l’auteur est condamné à une peine égale ou supérieure à 6 mois d’emprisonnement, non assortie d’une mesure de sursis. Ces mêmes condamnations verront se mettre en marche le processus de déchéance de la nationalité française, si celle-ci était déjà acquise ainsi que l’expulsion du territoire français.

Toute demande de naturalisation se verra aussi refusée pour non-respect de tous les devoirs d’assimilations.




Répondre à ce message Fil de discussion