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Ne m’appelez plus jamais « Armée Française » par l’Amiral Debray
L’ESCLAVE PARLE LA LANGUE DU MAITRE
mardi 25 octobre 2005
par Administrateur
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A Lille, ces derniers jours, a été inauguré le siège d’un Etat-major « international », sous commandement « français ». Dans cet organisme de 420 personnes, dont 70 étrangers parmi lesquels 21 anglophones, la « langue de travail »,apprend-on, doit être l’anglais , ou en réalité l’anglo-américain ! « Langue de travail », qu’est-ce à dire ? celle qui doit être parlée et écrite par les militaires de cet état-major . Ainsi l’on impose à des militaires français, en France, sous les ordres de chefs français, de parler une autre langue que le français. Il faut rappeler ici que la Constitution de la République française stipule que la langue de la République est le français. Les autorités qui ont mis en place les dispositions en vigueur à Lille ont donc enfreint une règle constitutionnelle, et , aux termes du Règlement de discipline générale dans les armées, les militaires sont tenus de leur désobéir.

Il faut savoir que des dispositions similaires sont déjà appliquées à Strasbourg au sein du « Corps européen » (qui ne comporte pas d’éléments anglophones sinon à dose homéopathique), et à Toulon dans un état-major naval correspondant à celui de Lille. Jusqu’où nos ministres pousseront-ils l’anglicisation forcée de nos armées ?

Les exemples abondent des démissions successives de nos responsables : nos pilotes militaires et nos officiers de marine ne sont brevetés qu’à condition d’avoir obtenu une licence internationale dont les épreuves se déroulent en anglais ,ce qui sans doute « fait moderne » mais ne s’impose que pour les lâches qui n’ont aucune fierté nationale . Cerise sur le gâteau, le magnifique amphithéâtre réalisé au cœur de l’Ecole militaire, à Paris (« amphi Foch ») est équipé de fauteuils dont les accoudoirs dissimulent un dispositif de vote (pourquoi ? ?) qui permet aux assistants de répondre… « yes », « no », ou « abstain » ! Qui a rédigé le cahier des charges ? qui s’est soucié de l’impression produite sur les très nombreux stagiaires étrangers qui fréquentent ces lieux ?

En voici assez ! L’heure du redressement sonne. Aux termes du Règlement de discipline générale les militaires français doivent refuser de se faire imposer l’usage d’une langue étrangère en service. Soyons clair : il ne s’agit pas de codes ou d’expressions codées, que l’on utilise toujours très normalement au sein d’une alliance, il s’agit de la LANGUE.

Si l’Armée française ne défend pas la France, à quoi sert-elle ? La langue est une composante essentielle de notre pays. Fustigeons ceux qui la bafouent, refusons l’abaissement auquel des chefs indignes condamnent nos armées.

Michel DEBRAY,vice-amiral en deuxième section

Ancien commandant du Centre d’entraînement de la Flotte,

Ancien commandant de l’Aviation embarquée et du groupe des Porte-avions

 

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Messages de forum :
Ne m’appelez plus jamais « Armée Française » par l’Amiral Debray
samedi 22 mars 2008
par  TATARD

De 1956 à 1958, la marine française appartenait à l’OTAN avec obligation d’emplmoyer l’Anglais et leqsprocédures américaines. Les vieux officiers mariniers bretons avaient une prononciatio très folklorique, mais tout n’était pas négatif. Ci(dessous quelques réflexions sur notre langue qui ne mérite pas tant de "cocoricos" et qui est "chiante" à apprendre. LANGUE FRANCAISE

LE TEMPS ET LES MOTS pour Raymond Devos et Yves Dutheil

Le temps, mathématiquement appelé quatrième dimension, à trois formes : le passé, le présent et l’avenir. Il se chiffre par ce qu’on appelle la durée. La durée du passé c’est l’âge, celle du présent c’est l’heure et celle de l’avenir c’est l’espérance ou l’incertitude qui vont si bien ensemble, sauf dans les calendriers ou certaines éphémérides. On peut préférer le raccourci poétique qui dit que : « le passé est l’étron du présent qui dévore l’avenir ». Jusque là, on est en phase avec les Anglais : la durée du temps est pour eux « the duration of the time. » Pour une petite durée on aura un moment ou un petit moment. On peut réduire encore avec un instant et même un petit instant, jusqu’à l’instantané qui vaut zéro. Là, on quitte nos amis britanniques. Pour eux, pas de telles nuances subtiles ; l’instant et l’instantané, sont l’immédiat. Pour le temps passé, le Français parle de l’âge, l’Anglais aussi. Pour la fatigue de l’âge, le Français parle du vieillissement. L’Anglais, au lieu de former un mot à partir de « old », n’hésite pas à parler d’« ageing ».

What time is it ? = Quelle heure est-il ? La précision devient française. On notera, en conséquence, la confusion britannique entre heure et temps. L’heure est une notion quantitative alors que le temps (the time) est une notion qualitative imprécise. La quatrième dimension ne saurait être traitée avec autant de légèreté.

Là, où on voit que le cartésianisme se limite aux jardins à la française, c’est quand on aborde les choses climatiques en parlant du temps qu’il fait. Le mot temps va aussi désigner les manifestations météoriques dont la science est appelée météorologie. Le « populaire », faute d’un mot adéquat, a immédiatement trouvé un raccourci. Ce temps-là est devenu la météo. Les Anglais n’ont pas eu ce souci puisqu’ils disposaient dans leur vocabulaire du mot « weather ». Pour exprimer les dégradations dues aux variations de température, d’humidité, du vent et de tous les éléments généreusement distribués par la nature, nous pouvons employer le mot, commun aux deux langues « érosion ». Nos voisins britanniques lui préfèrent « weathering ». Ils réservent l’érosion aux laminages répétés des vents de sable, des marées, des vagues de la mer, de la progression des glaciers et des courants de toutes sortes. En combinant l’« agéing » et le « weathering » on obtient une parfaite image de la dégénérescence des choses et des gens. On croyait avoir trouvé la quintessence de la philosophie lorsque François Mitterrand lança la mode de sa pensée ronflante et creuse :

« Il faut laisser le temps au temps »

Sortie d’un contexte purement météorologique, cette ânerie n’est qu’une forme de pléonasme. Pour revenir à l’étymologie du mot météorologie, on avait raison de penser qu’il s’agirait là de l’étude des météores. On notera, en passant, la grande différence de définition entre le dictionnaire Larousse et la météorologie. En effet le dictionnaire définit le météore comme le phénomène lumineux produit par l’ignition de la météorite lorsqu’elle brûle en rentrant dans l’atmosphère. C’est la fameuse étoile filante. Pour les météorologues, les météores sont constitués par toutes les choses naturelles qui descendent de l’atmosphère. Ainsi, les pluies, la neige et la grêle sont considérées comme des météores aqueux. Les comètes aussi sont des météores à queue, mais elles ne tombent pas sur la terre. La différence d’orthographe trouve peut-être là son explication. C’est quand même beau, clair et précis la langue française, la plus intelligente et la plus belle du monde comme chacun sait.

La créativité des hommes médiatiques est très grande pour faire évoluer la langue française. Le résultat n’est pas toujours heureux. Ainsi, le général De Gaulle avait lancé et répété son fameux « tirer les conséquences » qui émaille, désormais, tous les discours publics. Avant cela, on se contentait de prévoir, d’envisager ou de mettre en garde contre ; ces fameuses conséquences. Par contre, de tout cela on peut tirer des conclusions. Comme quoi on ne peut pas tirer n’importe quoi et n’importe qui n’importe comment.

Le grand présentateur Jacques Martin a créé des prononciations qui ont fait école. Désormais, sur les ondes, le mois de Juin se prononce JOUIN, le zoo s’entendra ZOU et la jungle : la JONGLE. On remplace l’expression « par rapport » ou « le rapport avec » par le « rapport à ». L’E.NA nous abreuve de « en tout état de cause » qui ne veut rien dire, on peut le supprimer sans changer le sens de la phrase. De même, en parlant, on ajoute des « e » là où il n’y en a pas ce qui donne : « Il fallaite abandonner le navire, car, il étaite en train de couler » Il suffit qu’un Président de la République quelconque lance la mode pour que tous les présentateurs de télévision et les hommes politiques, godillots perroquets, suivent et répètent. On pouvait penser que « c’étaite » une façon de chercher ses mots mais il n’en est rien. Même, quand un Président de la République a la flemme d’apprendre les discours qu’on a écrits pour lui et qu’il lit son texte sans pudeur, il continue cette manie disgracieuse. Là, au moins, le Général de Gaulle connaissait les textes qu’il apprenait par cœur, d’autant plus facilement que c’est lui qui les composait.

Le populaire n’emploie pas « en tout état de cause » réservé aux énarques ou à « la France d’en haut ». Même le « en quelque sorte » qui eut son heure de gloire, s’est limité aux classes moyennes. Il s’invente et lance ses propres modes qui ont substitué le « tout à fait » à la bonne vieille affirmation OUI, puis les « c’est vrai que » entrecoupés de « en fait » à répétition. Cela passera mais on sent une menace avec « c’est clair » qui pointe le nez, mais sans faire encore tache d’huile.



la langue française les médias et les "politiques"

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