Que restera-t-il dès lors de nos lois ? Que restera-t-il du choix souverain du peuple français ?
« Défaire un peu la France pour faire l’Europe » écrivait un historien allemand, mais, si la France se défait à chaque nouveau traité, ce n’est en aucun cas au bénéfice d’une Europe digne de ce nom. Rien de l’Europe des Nations où chacune d’entre-elles serait respectée ; tout ce qui fit jadis leur grandeur et qui toujours sera gage de leur essor commun, est nivelé, abaissé, démantelé.
Constitutionnellement, vous êtes le garant de l’intégrité et de la souveraineté de la France. Or, dans cette confusion des pouvoirs, il sera aisé de laisser à « l’ordre européen » le choix des politiques à adopter. Nos intérêts stratégiques, notre diplomatie, nos choix d’alliances, nos industries de défense, notre politique économique et sociale sont, hélas, soumis aux exigences d’une Commission toute puissante ou aux aléas de majorités qualifiées.
La Charte des droits fondamentaux, annexée au traité, fait fi du Préambule de notre Constitution. Contraire à l’esprit et à la lettre des principes qui ont présidé à notre droit elle introduit les prémices de la division nationale.
Cette atteinte à la substance même de la République, à l’essence de la France en tant que Nation, serait ainsi cautionnée par l’Etat en la personne de son plus haut représentant.
C’est à une violation des principes fondamentaux de la souveraineté nationale qu’il sera procédé et, plus encore, à l’inféodation de la France à une représentation supranationale. Jamais l’abaissement de la France n’a servi la cause de l’Europe ni celle de la liberté.
Les devoirs et les droits qui vous sont conférés vous imposent le respect du maintien de la souveraineté, de l’indépendance et de l’intégrité du territoire français, votre légitimité en dépend.
L’honneur, le devoir, l’intérêt supérieur de la France sont les seules raisons d’être de ses serviteurs. Il vous appartient de les défendre.
Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président de la République l’expression de notre haute considération.
Henri Fouquereau
Secrétaire général du Forum pour la France
Paris, le 12 décembre 2007
|
|
| Abonnement au groupe Forum pour la France |
| Visiter ce groupe |
Répondre à cet article
