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Hervé Beaudin
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Identité Discrimination positive
Brèves
La France deuxième puissance maritime du monde
lundi 8 mars

"Le 10 février le navire chimiquier Sichem Osprey s’est échoué sur l’île de Clipperton, placé administrativement sous l’autorité du haut-commissaire en Polynésie Française qui a mis en demeure l’armateur de faire cesser le danger représenté par le navire avant le 15 mars prochain. Un bâtiment de la marine nationale, arrivé sur place ce jour, a indiqué qu’il n’y a, pour l’instant, aucune fuite de produit ni aucune pollution."

[…]

"le Sichem Osprey, navire de 170 mètres de long, battant pavillon maltais, transporte 10 500 tonnes de Xylène, produit toxique et inflammable, 6 000 tonnes de suif et 6 000 tonnes d’huile de soja."

[…]

"Le haut-commissariat indique qu’une "enquête préliminaire a été ouverte pour infraction au code disciplinaire et pénal de la marine marchande et pour mise en danger de la vie d’autrui. A ce titre, un officier de police judiciaire de la gendarmerie maritime, embarqué sur le Courbet, a débuté les auditions du capitaine et de l’équipage". "A ce stade de l’enquête", précise le communiqué, "il n’est pas possible de se prononcer sur les raisons de l’échouement".

 
Sur le Web : source
Front républicain
Manifeste républicain pour l’égalité des droits et contre les discriminations « positives »
Rédigé par Hervé Beaudin, essayiste
vendredi 14 novembre 2008
par Administrateur
popularité : 1%
Nous, Français attachés aux principes de la République, nous désolidarisons du Manifeste pour l’égalité réelle [1] et de ses tentatives visant à manipuler l’opinion.

Nous rappelons par le présent manifeste notre opposition catégorique à l’instauration dans notre pays d’un régime d’inégalité des droits.

Nous affirmons notre indéfectible attachement aux principes de la Révolution française, par laquelle nos ancêtres ont conquis le principe d’égalité en droits de tous les Français, indépendamment de leurs origines, de leur race ou de leur religion, comme l’affirme d’ailleurs l’article 1er de notre constitution.

En aucun cas, la recherche de l’égalité réelle ne saurait, selon nous, autoriser l’introduction dans notre droit positif d’un régime de discriminations « positives ». Seule l’égalité des chances, qui consiste à introduire des discriminations dans les moyens mis en œuvre pour organiser un cursus scolaire, une formation, la préparation d’un concours ou d’une compétition quelconque, nous paraît recevable, et même souhaitable.

Mais ce qu’on appelle aujourd’hui « discriminations positives » consiste à biaiser les résultats d’une sélection ou d’une compétition avec l’obligation pour les autorités d’atteindre des objectifs fixés par avance quant à la « représentation » de chacune des communautés préalablement définies.

La définition de ces communautés elle-même est arbitraire. Les caractères ethniques ne reposent sur aucun critère scientifique reconnu. Les origines culturelles sont sujettes à discussions infinies. Chaque définition possible est arbitraire et lacunaire. Elle oublie des catégories, en crée d’autres de manière artificielle, de manière souvent intéressée, en fonction des modes intellectuelles du moment ou sous la pression de tel ou tel « lobby ». Elles doivent donc être condamnées sans appel.

En revanche, nous ne sommes nullement opposés à l’élaboration d’un code de bonne conduite en matière d’embauche ou de promotion politique auquel les entreprises et les partis politiques adhéreraient sur la base du volontariat, un peu comme pour les normes ISR (Investissement socialement responsable). Mais nous ne pouvons accepter que des quotas soient institués par voie législative ou réglementaire à l’entrée de nos grandes écoles, ni que le recrutement dans la fonction publique s’écarte de la procédure du concours, exclusif, anonyme et universel.

Nous estimons que la revendication communautariste, en s’attachant à la notion de « représentation miroir » des « minorités visibles », attaque le principe de l’universalisme républicain qui ne fait pas dépendre de qualités particulières la capacité à représenter la nation ou l’une de ses circonscriptions.

Nous dénonçons également le caractère stigmatisant des revendications communautaristes qui désignent, pour s’en glorifier ou pour s’en offusquer, la couleur de la peau, la religion, le sexe ou l’âge d’un candidat ou d’un élu.

Nous pensons à cet égard que la récente élection de M. Barack Obama à la présidence des Etats-Unis est un exemple très mal choisi pour justifier l’instauration en France d’un régime d’inégalité des droits, même du point de vue des partisans de la « représentation miroir ». Tout d’abord parce que, dans notre pays, l’accession pleine et entière à la nationalité française des personnes d’origine africaine leur a ipso facto conféré les mêmes droits civiques qu’à tous les Français. Ils n’ont pas souffert d’un régime juridique de ségrégation, au contraire des Afro-Américains : les Antillais, émancipés, en 1848, des chaînes de l’esclavage, sont devenus aussitôt des citoyens français à part entière et ont bénéficié des mêmes droits civiques que leurs compatriotes ; il en va de même des enfants, nés en France – et, pour cette raison, de nationalité française – de parents ressortissants d’Etats africains indépendants.

Ce n’est pas du tout le cas des Noirs américains qui avaient été, au cours des siècles précédents, déportés aux Etats-Unis comme esclaves et qui, près d’un siècle après l’abolition de l’esclavage en 1865, et alors qu’ils avaient, pour cette raison, accédé à la citoyenneté et à la nationalité américaines, subissaient encore, notamment dans le sud des Etats-Unis, la ségrégation, véritable régime d’inégalités des droits. Par exemple, leur inscription sur les listes électorales leur était encore refusée près d’un siècle après que le XVème amendement, adopté en 1869 à l’initiative de Frederick Douglass, leur eut accordé le droit de vote.

C’est cette ségrégation, qui a justifié, dans la foulée du mouvement des droits civiques de Martin Luther King, la mise en place, au milieu des années soixante, par le président Lyndon Johnson, des « discriminations positives » et de l’affirmative action. L’affirmative action doit donc être comprise comme une réaction juridique à la réalité juridique de la ségrégation. Or, celle-ci n’a jamais existé en France (à l’exception du statut des Juifs sous le régime inconstitutionnel, anti-républicain et illégitime de Vichy, véritable Etat « croupion » d’une puissance ennemie et occupante). En effet, nos « minorités », issues d’une immigration volontaire – et parfois même clandestine – à la recherche d’une vie meilleure, n’ont jamais eu de statut juridique particulier, contrairement à ce qu’affirment les partisans de l’affirmative action. Quant aux Français de confession israélite, qui, eux, ont subi, entre 1940 et 1944, un tel régime discriminatoire, on observera qu’ils n’ont jamais exigé, en guise de compensation, directement ou par personne interposée, que leurs enfants ou petits-enfants bénéficient de discriminations positives.

Ensuite, parce que M. Obama, dont la valeur personnelle et intellectuelle est évidente, n’a nullement eu besoin de quota pour être admis aux prestigieuses universités de Columbia, puis de Harvard, en sortir diplômé avec mention, être élu président de la Harvard Law Review, puis sénateur de l’Illinois, prouvant ainsi qu’un enfant doué et volontaire peut se passer, pour réussir, des privilèges octroyés par la législation. Au contraire, ses origines en quelque sorte « aristocratiques », tant du côté de son père kenyan (luo) que de sa mère américaine, le prédestinaient à de hautes fonctions publiques.

Son élection n’est donc nullement le signe d’une supériorité du régime américain sur le nôtre en matière de promotion sociale ou de lutte contre le racisme. En effet, M. Obama n’est ni fils d’ouvrier, ni descendant d’esclave, mais un produit d’élites nord-américaine et africaine.

Nous rappelons également que M. Obama, contrairement à certains de nos enfants issus de l’immigration, adhère pleinement aux valeurs de son pays d’adoption, à son drapeau, à son hymne national et à ses ambitions planétaires. Il semble, en particulier, n’avoir jamais évoqué, pour exiger une quelconque repentance, le passé esclavagiste de son pays, le génocide des Indiens ou son impérialisme impénitent de « peuple élu » appelé à la direction des affaires du monde. Au contraire, il n’a eu de cesse de revendiquer son attachement à l’histoire américaine, de s’en glorifier, d’exprimer son patriotisme et d’affirmer sa foi dans les grandes destinées de sa nation.

Nous critiquons à cette occasion les orientations de l’instruction publique en France qui, depuis trop d’années, ont remis en cause l’enseignement de notre histoire nationale dans le but, notamment, de mieux intégrer les descendants de nos anciens colonisés. Nous prétendons que nous ne pouvons à la fois défendre la conception française de la nationalité, qui se manifeste dans le droit du sol et qui est celle d’une adhésion volontaire au passé de notre nation et à la construction d’un avenir commun, et nous placer d’un point de vue étranger à nous-mêmes pour juger et enseigner notre histoire. Nous estimons au contraire que l’intégration d’immigrés, en provenance d’anciens territoires français ou d’autres pays, se fera d’autant mieux que la France sera plus indépendante, plus puissante, plus souveraine, plus sûre d’elle-même, aura et répandra une meilleure image d’elle-même, tant pour son œuvre passée que vis-à-vis de ses ambitions à venir.

Nous dénonçons enfin les dispositions de la charte des droits fondamentaux, rejetée à une large majorité (55 %) par le peuple français le 29 mai 2005 et néanmoins ratifiée de manière illégitime par des parlementaires qui n’ont pourtant pas été élus pour cela, et qui prévoit l’instauration, dans la législation interne des États membres de l’Union européenne, de dispositions discriminatoires contraires à nos principes fondamentaux. Nous témoignons ainsi de l’opposition du peuple français à toute forme de ségrégation juridique, en rappelant que la Révolution française s’est enracinée dans la révolte contre les discriminations de droit en vigueur sous l’Ancien Régime. On ne pourra donc pas lui faire très longtemps le coup de l’égalité des droits ennemie de la justice, ni oser prétendre que l’égalité réelle justifie l’inégalité des droits.

Le 10 novembre 2008.

(Version 1, Révision 15)

Signataires :

  • Hervé Beaudin, essayiste
  • Albert Salon, docteur d’Etat ès lettres, ancien Ambassadeur, président d’associations pour la promotion du français et de la Francophonie.
  • Alain Corvez
 

[1] Le Journal du Dimanche du 9 novembre 2008


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