Puis Il y a la zone euro – incroyable – avec aujourd’hui panique à bord Cette monnaie annoncée comme sublime, qui devait faire de nos pays les premières puissances financières mondiales, s’effondre comme un château de cartes, parce que les agences de notation viennent de s’apercevoir, qu’il était anormal, que la monnaie la plus forte, représente une zone économique sans croissance et même en récession, alors qu’autour d’elle la Chine retrouve une croissance à deux chiffres et les Etats-Unis flirtent avec un taux de 5%.
Les investisseurs s’affolent, avec juste raison, et se dégagent de cette monnaie devenue le diable.
Seuls, le Japon, la Chine et les Etats-Unis tentent aujourd’hui de sauver l’euro, pas par grandeur d’âme, non, uniquement parce que la Chine possède 600 milliards d’euros dans ses réserves de change, parce que les Etats-Unis en détiennent pour 500 milliards et parce que le Japon, lui aussi s’est fait piéger. Nous ne connaissons pas le montant des obligations émises par la BCE et détenues par ces pays, mais les remboursements, là aussi sont devenus impossibles.
Nous pouvons nous demander comment ces professionnels ont pu un instant croire en cette monnaie unique telle qu’elle a été présentée et conçue, Pierre Mendés France, pourtant européiste convaincu, déclarait il y a plus de 40 ans, qu’il ne pouvait exister de monnaie unique, sans pouvoir politique unique, et personne ne s’est inquiété de cela.
Pas la peine de sauter sur sa chaise comme un cabri en criant Politique unique, Politique unique : les peuples n’en veulent pas et le font savoir à chaque fois que leurs dirigeants osent leur poser la question.
Or, malgré cette aversion des peuples pour la globalisation des pays européens, les dirigeants de la zone euro viennent de décider de la création d’un gouvernement économique unique.
Ils devraient pourtant comprendre, que comme pour la monnaie, il ne peut pas exister de gouvernement économique unique, sans un pouvoir politique unique.
Ils devraient savoir que sans pouvoir politique unique, on ne peut mettre en place les mécanismes de redistribution, sans lesquels l’équilibre obligatoire des balances ne se réalise pas. Il est donc déjà écrit que le gouvernement économique unique ne peut pas fonctionner.
Partant de cela, ils devraient tout entreprendre pour assurer le retour aux monnaies nationales. Ils peuvent s’ils le veulent, les lier entre elles en créant une monnaie commune, un serpent monétaire ou je ne sais quoi, mais il est indispensable que tout un chacun retourne chez soi.
Vont-ils enfin comprendre que les pays sont différents, que l’Allemagne par exemple, engrange d’énormes profits sur le dos des autres Etats-membres de la zone, et que cela a appauvrit ses partenaires, ce qui a comme finalité d’avoir appauvri la zone couverte par la monnaie unique.
Et puis même s’il existait un pouvoir politique unique. La redistribution, pourtant obligatoire, ne serait pas acceptée. La crise Grèque vient de nous prouver combien il était illusoire de compter sur la solidarité entre Etats.
Mais plus grave encore, la solidarité, celle qui soude la nation, en soudant les hommes entre eux et les générations entre elles, s’éloigne et c’est l’égoïsme qui partout prend le dessus.
Alors ce gouvernement économique unique ? Aucun n’ayant jamais existé chez nous, nous ne pouvons que l’imaginer : Il devrait, diriger en même temps, la politique monétaire, la politique budgétaire, celle des taux de change, de façon à ce qu’il existe une certaine cohérence, pour diriger la zone euro vers plus de croissance. En effet sans cette « autorité » chacun tire la couverture à lui, et de cette façon, le désastre est au bout de l’aventure.
Mais nous avons toujours nos peuples qui eux ne veulent pas et qui savent pourquoi, de ce pouvoir unique, entre l’empire et la nation, ils choisissent la nation.
Seulement nos dirigeants vont être de plus en plus tentés par l’aventure, car il ne leur reste plus, que ce gouvernement économique unique, ou la dislocation de la zone euro.
Ce gouvernement économique unique mènera comme nous venons de le dire, une politique économique, monétaire , celle des taux de change, des politiques assez techniques pour qu’elles passent au dessus de la tête de la plupart. Oui mais cela ne suffira pas, il faudra aussi, mener une politique fiscale unique, plus question d’impositions nationales permettant à quelques uns de mener une politique favorable à l’installation chez eux de sociétés venant des autres Etats membres. Mais il faudra aussi harmoniser le droit du travail, les horaires, comment vont s’en tirer les socialistes qui d’un coté sont des européistes forcenés et de l’autre, des partisans des 35 heures ? Puis les congés, et la hiérarchie, et la protection des travailleurs, les syndicats etc, mais encore plus important pour la plupart : les salaires et la protection sociale. Dans certains pays les salaires ont été diminués de prés d’un tiers, en Grèce le 13 et le 14ème mois des fonctionnaires ont été jetés aux orties.
Le gouvernement économique unique ne pourra qu’aligner vers le bas, pas la peine de vous battre pour les retraites, le gouvernement économique unique décidera, plus la peine de demander des forces de polices, des ceci ou des cela, le gouvernement économique unique dira : Plus aucune dépense supplémentaire
Voilà quelques conséquences de l’euro.
Nous avons le devoir de soulever aussi d’autres problèmes concernant plus particulièrement notre pays la France.
Nous avons choisi une Constitution, qui est notre loi fondamentale.
Elle impose certaines règles décidées par tous, comme par exemple un principe : celui du gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple et non pas par des fonctionnaires étrangers.
Notre Constitution impose aussi que l’assiette, le taux et les modalités de recouvrement des impositions de toutes natures, ainsi que le régime d’émission de la monnaie soient du ressort du Gouvernement et du Parlement Français . Il y a donc des atteintes graves à NOTRE constitution.
Donc ce gouvernement économique unique sera illégal par rapport à cette constitution.
Admettons qu’il s’en fiche comme d’une guigne, oui mais, il devra gérer les déficits et les endettements des Etats. Or nous connaissons le programme, il est calqué sur celui du FMI, Monsieur Strauss Khan, directeur d’un FMI ultra libéral et pourtant candidat virtuel du parti socialiste en France, vient d’imposer à la Roumanie de baisser les salaires des fonctionnaires de 25%, même chose, plus une baisse du montant des retraites en Grèce. Voilà ce que fera le Gouvernement économique unique, contre lequel il sera très difficile de lutter ! Est-il raisonnable de penser que certains Etats vont accepter de prendre en charge l’accumulation des déficits des autres ? Non c’est inimaginable.
Mais ce n’est pas tout, le gouvernement économique va vouloir imposer :
l’ harmonisation du poids du secteur public dans le PIB de chaque Etat , et aussi celui des prélèvements : 30 % pour certains 53% pour la France.
Avec un gouvernement économique unique nos services publics seront privatisés .
Et puis, l’investissement ? Ce gouvernement économique unique devra décider, pour tous.
Va t-il vouloir satisfaire les désirs et les besoins de chacun d’entre ,nous, certainement pas, c’est le marché qui va décider. Rendons nous compte qu’il y a 50 ans le Président de la République française avait déclaré que la politique de la nation ne devait pas se faire à la corbeille, or aujourd’hui elle se fait à la corbeille des autres.
Donc plus d’Etat créateur dans tel ou tel domaine, tous à l’unisson, ne pensez pas que j’hallucine, la commission européenne vient de décider que la France devait vendre son électricité à 30 et quelques centimes d’ euros à ses partenaires et leur acheter celle qu’ils produisaient à plus de 50 centimes d’ euros, tout cela pour être équitables. Alors tout est possible, à la Lituanie la construction des airbus et à nous la visite des châteaux.
L’euro monnaie unique nous envoie tout droit vers notre naufrage appelée faillite par certains.
Nos grands parents disaient, plaie d’argent n’est pas mortelle, alors pourquoi pas la faillite d’un Etat ? Oui mais, un Etat en défaut de paiement, ne trouve plus d’argent sur les marchés pour financer son endettement budgétaire, et surtout pour rembourser ses dettes et les intérêts de sa dette, sauf à 20% et en donnant des garanties sérieuses, ce qui ne sert à rien, car le service de la dette ne pourrait plus rien rembourser dans un tel cas.
Alors l’Etat peut fabriquer de la monnaie OUI, c’est vrai, sauf lorsqu’il est englué dans une zone monétaire. La France, avec l’euro, a perdu, ainsi que tous les Etats membres, le droit pourtant régalien, de battre monnaie. La conséquence est grave, car si un Etat de la zone euro ne peut plus régler ses dettes, et si les autres Etats ne l’aident pas, cet Etat n’aura plus aucune possibilité de se sortir de cette situation.
Est ce que nos dirigeants ont mis toutes les données sur la table ? Se soucient-ils que pour la première fois au monde, une faillite d’un Etat peut être prononcée, c’est à dire la vente aux enchères des actifs du pays ? Au sujet de l’euro, dés le départ, le ver était dans le fruit, l’Allemagne, contrainte et forcée de changer ses DM contre ce tas de ferraille, comme vient de le déclarer l’un de ses Ministres, a obligé les futurs Etats membres de la zone , de monter la valeur de leur monnaie nationale. Si bien que le décompte pour calculer le montant de l’euro, a été manipulé, et nous nous sommes retrouvés de ce fait, avec un euro qui s’est échangé au départ contre 1,18 dollar, alors que 0,96 dollar aurait du suffire. La monnaie ainsi surévaluée, a freiné nos exportations, ouvert les portes aux importations, tari les bénéfices, séché l’investissement, d’où la situation actuelle.
L’euro, monnaie unique est une erreur, il attente à la démocratie, à la souveraineté et à l’indépendance des nations. Il est une erreur financière et économique, il n’est plus accepté dans le monde, c’est pour cela que le retour à notre Franc est obligatoirement.
Atteinte à la souveraineté / deux mots sur cette ignominie qui prévoit d’obliger l’Etat à présenter son budget à la commission européenne et de le faire adopter, après transformation imposée par la dite commission, par le Parlement français.
Atteinte une fois de plus à la constitution. Dans laquelle il est inscrit ; que les projets de la loi de finances et de la loi de financement de la sécurité sociale sont soumis en premier lieu à l’Assemblée nationales.
Chers auditeurs, nous aimons tous notre pays la France, mais pas une France enchaînée, pas une France soumise à la dictature de telle ou telle organisation étrangère. La France est une et indivisible et entend le rester !
- Une constitution qui l’affirme,
- une armée qui la protège
- Une monnaie qui la manifeste
- un peuple rassemblé qui la soutient
Si nous sommes enfoncés par ces crises, c’est parce que nous avons perdu beaucoup de ces quatre éléments indispensables à notre unité.
A nous de les reconquérir,
Henri Fouquereau
