Vous trouverez ci-dessous, les engagements de Monsieur Sarkozy, ils ont été prononcés lors du discours de Strasbourg – Nos hommes de l’art- noteront si le traité modificatif va dans ce sens ou pas.
LA PROCHAINE REUNION DU FORUM POUR LA FRANCE – 25 OCTOBRE – DE 16H à 19h30 SERA ESSENTIELLEMENT CONSACREE A CETTE AFFAIRE DE TRAITE MODIFICATIF – AVEC LES ANALYSES FOUILLEES DE NOS HOMMES DE L’ART.
ANALYSE DU DISCOURS DE STRASBOURG
Le Président de la République a annoncé qu’il avait trouvé une troisième voie qui devait concilier le camp du NON avec celui du OUI.
Nous constatons que la réussite n’est pas au bout, les Fédéralistes n’acceptant pas, la trouille au ventre, ce qu’ils considèrent comme une reculade des institutions et même chez quelques-uns de nos partenaires, la mort de l’esprit européen. Tandis que les Souverainistes ont peur que soit remis par dessous la table le couvert du traité constitutionnel européen.
La position du Forum doit être claire sur le sujet, même si notre assemblée est traversée par divers courants, celui du pas d’Europe du tout, celui d’une Europe des nations et des coopérations, celui de la Confédération. Notre Forum est obligatoirement assez large d’esprit pour prendre en compte les trois courants. Les réactions épidermiques qui engendre souvent des conflits ne sont pas de mises chez nous. Nous avons déjà commencé à travailler sur le sujet dans le cas où, mais en ce moment précis, personne ne sait rien et les seules prises de position sont celles que nous retrouvons chez Eric Zemmour et son coéquipier fédéraliste lors ,d’une émission de télévision « nous ne savons rien mais chacun de nous a peur quand même ».
J’ai longtemps été un anti-européen viscéral qui ne voulait pas traverser le Rhin et surtout, que ceux de la rive d’en face ne le traversent pas. Vous m’avez convaincu que les rancoeurs personnelles devaient s’effacer devant la marche de l’histoire, je n’irai toujours pas de l’autre coté du Rhin, j’ai encore de la gratouille lorsque les autres traversent en car de tourisme le grand fleuve qui doit toujours nous séparer mais une Europe des Nations et des coopérations je m’y plierai, même si je n’en ne ressens toujours pas les raisons.
Des accords ont été conclus et signés le 22 juin 2007, en 30 minutes, après 2 jours de luttes acharnées et nous avons une sorte de déclaration politique faite par Le Président de la République à Strasbourg qui reprenait discours de Verdun, ville chère à nos coeur puisque c’est dans cette cité que les petits-fils de Charlemagne signèrent le fameux traité qui nous sépara de l’empire et qui créa la France.
Le Président a d’abord détruit le leurre avancé depuis la fin de la dernière, celui d’une Europe qui a fait la paix : Dans le discours je retiens « Ce ne sont pas les traités de paix qui font la paix entre les peuples, mais la volonté des peuples à ne plus se battre »
Sur la repentance que certains européistes auraient bien voulu que la France exprime : "ce n’est pas le non des Néerlandais et des Français qui a mis l’Europe en crise, mais la crise de l’esprit européen qui a provoqué le non français et le non européens "
Sur le NON français, je pense tout particulièrement au peuple français qui s’était exprimé, qui avait dit NON à la constitution et dont la décision devait être respectée.
L’accord a été signé en reconnaissant que la constitution n’était pas une fin en soi et en acceptant de se mettre d’accord sur un traité simplifié :
- en reconnaissant que la concurrence était un moyen et non une fin
- en reconnaissant la protection des citoyens comme finalité de l’Union
- en reconnaissant la spécificité des services publics
- en donnant force de loi à la charte des droits fondamentaux
Le Président a déclaré que la ratification du traité se fera par les Parlements nationaux sous la forme non d’une constitution mais d’amendements aux traités existant.
Avec une présidence stable, un Haut représentant « il ne s’agit pas de remplacer les diplomaties nationales par une diplomatie européenne. Mais il s’agit que lorsque les gouvernements européens se mettent d’accord une seule personne agisse en leurs nom au lieu de trois aujourd’hui » attention à la formule employée par l’Amiral Gaucherand pour la défense nationale « et lorque que c’est décidé, l’ennemi est déjà à Bordeaux »
Le Président a cité quelques voies pour la coopération : lutte contre la criminalité, politique de l’énergie, politique d’immigration.
Parlements nationaux : les Parlementaires pourrons contrôler les propositions de la commission et vérifier qu’elles sont conformes au principe de subsidiarité.
La synthèse entre le oui et le non c’est de lutter contre tous les dumpings et instaurer une préférence communautaire, c’est instaurer une Europe qui n’accepte pas la désindustrialisation, qui ne reste pas les bras croisés devant les délocalisations, qui ne soumet pas à la dictature des marchés.
Une Europe qui maîtrise l’immigration où nul ne peut décider de régularisation massive sans l’accord des autres.
Une Europe qui respecte les nations, qui veut qu’elles coopèrent entre elles.
Une Europe ou les nations ont leur place ou elles ont leur rôle, ou la nation pour l’essentiel continue à servir le cadre de la démocratie, une Europe qui respecte la subsidiarité.
Une Europe qui refuse le mondialisme sans que des règles déterminées par les nations soient déterminées.
C’est une Europe qui se tourne vers le sud qui est prête à faire de la méditerranée le pivot d’une grande union euro-africaine.
AVEC CE TRAITE, IL EST CLAIR QUE L’EUROPE N’A PAS VOCATION A DEVENIR UN SUPER ETAT, UN SEUL PAYS, UNE SEULE NATION, UN SEUL PEUPLE. La voie est désormais ouverte à un travail urgent et nécessaire sur les identités nationales au sein de l’union. Travail urgent parce que les souverainetés sont devenues confuses et parce que les identités sont devenues malades . Il suffit de souvenir du charivari qu’a provoqué le mot identité nationale. Dire que la France a une identité nationale n’est quand même pas un gros mot.
En renonçant à la démarche constitutionnelle, on revient à la logique des traités, cela veut dire que tout l’acquis communautaire est préservé, cela veut dire que le compromis du Luxembourg est préservé. C’est l’essentiel, c’est le signe qu’au delà de toutes les délégations qu’une nation peut consentir, chacune garde la maîtrise ultime de son destin.
POUR RETIRER SYMBOLIQUEMENT LA CONCURRENCE LIBRE ET NON FAUSSEE. Le traité ne modifie pas le droit européen mais il ouvre une brêche pour les débats à venir. JE VEUX QUE LA CONCURRENCE CESSE D’ETRE RELIGION on ne fait pas l’Europe pour avoir de la concurrence on fait l’Europe pour avoir de la croissance.
Certains juristes ont prétendu que ne pas mentionner la primauté du droit communautaire sur le droit national, cela n’avait pas de portée juridique parce que c’est inscrit dans d’autres textes, mais justement parce que c’est inscrit dans d’autres textes ce n’était pas la peine de le rajouter. Si cette victoire n’est pas juridique, elle est néanmoins d’une grande portée symbolique et politique.
EN EUROPE SI ON VEUT CHANGER LE DROIT, IL FAUT COMMENCER PAR CHANGER DE POLITIQUE.
Henri Fouquereau
Secrétaire Général du Forum pour la France
