Les lois de décentralisation, ont créé des Palais régionaux, à l’intérieur desquels se sont installés de petits Marquis sans chapeaux, mais aux grandes ambitions, qui préparent l’instauration de l’empire européen des régions.
Certaines s modifications apportées sont d’une extrême gravité, et d’autres, d’une parfaite absurdité : l’article 49-3 a été modifié, uniquement parce que trop peu d’élus avaient compris qu’il permettait uniquement au Gouvernement d’agir contre sa propre majorité et non contre l’opposition.
Les pouvoirs du Parlement ont été augmentés, bravo, seulement rien n’a changé, il faut toujours attendre des mois, voire des années, pour qu’un décret d’application soit mis en place. Il ne sert donc à rien pour un Parlementaire de pouvoir proposer plus, si sa proposition ne se concrétise jamais.
Il y a aussi, cette modification qui permet au Président de la République de présenter son programme devant le Parlement. – C’est un outrage, lancé aux Français ou aux Parlementaires – le Président ayant été élu par le peuple, sur ce programme, soit le Président a peur que le peuple se soit trompé, soit que le Parlement n’ait rien compris ? Outrage à la constitution dont l’article 20 dit expressément " Le Gouvernement détermine et conduit la politique de la Nation " alors qu’un Premier Ministre pose la question de confiance qui peut le renvoyer dans ses foyers. Le Président vient exposer un programme connu, sur lequel personne ne s’exprimera : venez écouter et circuler, il n’y a rien à voir.
Nous n’allons pas ce soir visiter les 89 articles de cette constitution, mais nous pencher sur LA modification, qui laisse la France dans un état de campagne électorale permanente et qui la gêne pour son gouvernement, il s’agit du quinquennat , énorme erreur.
Le Président de la République n’était pas en fonction depuis quelques semaines, que déjà, partis, associations et s hommes politiques étaient en lice pour la prochaine présidentielle. Les candidats ou pseudos candidats étaient déjà légion et en désordre serré. Les médias ne parlaient déjà plus que de cela : Marine Aubry se débarrassera t-elle de Strauss Kan, Ségolène de François, le PS des écolos, la gauche de l’extrême gauche, la droite de l’extrême droite, tous voulaient s’attacher le Centre. Tout le monde était déjà l’arme au pied, Bayrou et son tracteur, mais aussi l’adhérent du nouveau centre. Quant aux gens de droite, ils devaient et doivent évidemment, marcher sur des œufs, l’actuel locataire de l’Elysée étant susceptible d’être à nouveau candidat. Il reste donc possible distributeur de maroquins, de postes, de médailles et de récompenses
Alors que la France était engluée, dans la pire des crises financières que le monde occidental ait connue, alors qu’elle perdait chaque jour, industrie, agriculture et services, que sa protection sociale était menacée par le vieillissement de sa population, que son autorité était de plus en plus barrée par le machin européen, que l’OMC la traitait comme moins que rien, que l’OTAN engageait ses armées dans de mauvaises guerres qui n’étaient pas les siennes, la France se prélassait dans la fange des petits mots, des coups bas, des règlements de compte entre grands.
La cour de Versailles a été reconstituée grâce au quinquennat, merveille des merveilles pour une presse assoiffée de lecteurs qu’elle décervelle à loisir, afin de vendre son papier remplis de désinformations scandaleuses qui seront démenties le lendemain. Martine, Ségolène, François, Conh Bendit, Olivia, Villepin, Juppé, Coppé, Xavier aujourd’hui. Dans l’ordre inverse demain. Il faut ensuite trouver un autre désordre pour les jours suivants – Bernard Tapie, Dieudonné et pourquoi pas Stéphane Guillon, Coluche nous ayant quittés. Le Grand Cirque, transformé en théâtre d’ombres, où des images fugitives traversent l’écran d’un grand guignol indigne de la France. Voilà le résultat d’un quinquennat de songes creux.
Les pays du monde demandait impérativement à la France de rester au premier rang, car un monde civilisé ne peut vivre sans les valeurs que notre grand pays n’a jamais cessé de diffuser. Or ce quinquennat nous entraîne dans des culs de basse fosse en transformant la grandeur de la France en campagne électorale permanente, une campagne de strass et de paillettes, qui fait de notre grand pays, une République bannière , ou la politique avec un grand P se traduit en slogans pour attardés mentaux.
Le régime vers lequel nous a entraîné le quinquennat est celui des petits partis, qui cuisent leur petite soupe, dans de petites cours et sur leurs petits fourneaux. Il entraîne nos hommes politique lors du rasage matinal à penser au camp auquel ils devront prêter allégeance dans la journée afin d’être toujours présent demain. Le quinquennat nous a entraînés dans un cirque permanent, qui fait que le petit mot, celui qui doit déstabiliser l’autre, est plus important que l’intérêt du pays. Nous sommes donc amenés à constater que le quinquennat est loin d’être l’ami de la France.
Alors que le septennat, clé de voute des institutions, laissait d’abord le temps au Président de s’adapter, ensuite de lancer des réformes, et enfin de les mener à leur terme. Les Balladur, Jacques Chirac et de Villepin, ont imposé le quinquennat, qui ne permet plus de faire évoluer les choses, de lancer les réformes nécessaires. Le quinquennat, permet tout juste des réformettes, il oblige à beaucoup gesticuler ou à ne rien faire pour ne pas déplaire, parce que l’œil est rivé sur le guidon de la prochaine échéance désormais toujours très proche.
