L’intellectuel qui peut publier, n’est plus, depuis longtemps de sensibilité nationale, mais régionale et mondiale. Il milite pour une seule langue, une seule loi, une seule religion, une seule monnaie, bref, un seul Etat où plutôt pour une seule société.
Le Conseiller spécial du Président du Conseil Economique et Social français, vient d’écrire un article édifiant dans lequel il appelle à la création d’une banque centrale mondiale, Devant l’incapacité des gouvernements, il faut désormais passer au niveau mondial. Le temps est venu d’achever la fusée monétaire et financière en lui ajoutant le dernier étage que réclame la logique et qu’exige la stabilité du monde » cette institution est appelée à devenir le cœur d’une gouvernance mondiale. Défendre les Etats-nation, tous les Etats nation, est donc la priorité. Raison pour laquelle je demande souvent de ne pas trop tirer sur l’ambulance France. Tentons de l’aider à trouver la route de l’hôpital, ou l’Etat, malade, pourrait être soigné et si nous sommes assez nombreux, guéri Une seule société mondiale pour les gogos est le signe d’une paix éternelle. Argument attrape nigaud qui fonctionne bien. Il a déjà servi pour la construction du machin européen et fonctionnera d’autant mieux pour une société mondiale. Et nos élites assureront que dans un monde globalisé, les crises économiques et financières n’auront aucune possibilité d’exister.
Les crises démontrent justement, que tous les Chefs d’Etat et de gouvernement, quelque soit la position de leur Etat nation : déficitaire, où excédentaire, émergé, sous développé où avancé, riche où pauvre, sont dépassés et dans l’incapacité de trouver une solution, tous.
Quel niveau de laxisme a t-il fallu au monde politique, pour fermer les yeux sur ces avancée d’intérêts qui n’étaient pas ceux des nations dont ils avaient la charge. Facile alors de se servir de l’argument suivant : avec un monde globalisé, il n’existera plus d’intérêts qui s’opposeront à d’autres intérêts. Quelle foutaise, lorsque l’histoire n’est plus dans les manuels scolaires, lorsque la presse est entièrement mondialiste où européiste, lorsque la finance et l’ économie passent au dessus de la tête de la plupart, comment rappeler qu’une monnaie nationale, traduisait l’âme de son pays, son histoire, sa culture et la force de ses institutions.
En France, l’aveuglement progressif de ces trente dernières années est à mettre au passif du socialisme, du néo libéralisme et même du libéralisme tout court. Des idéologies dépassées, dont les adeptes ont en plus dévoyé les buts, les camps ne pensant qu’à faire élire où réélire leurs cadres dirigeants, d’où cette avalanche de promesses qui relèvent uniquement du clientèlisme et qui enfoncent le pays dans l’ornière. Ce clientèlisme pousse les partis à émettre de nombreuses lois inutiles, sans se préoccuper du fait qu’elles entraînent des besoins en personnel. Ainsi l’Etat ne cesse d’enfler à en devenir ingérable.
Les partis ont abandonné leur mission d’intérêt général à une finance mondialisée, aveuglée par l’argent, tout comme le politicien l’est d’ailleurs par les urnes. Cette finance s’est débarrassée de la tutelle des Etats, des frontières et de toutes les barrières que le politique a abaissées. Elle s’est aussitôt mise à spéculer sur l’économie plutôt que de la servir. Des spéculateurs apatrides, sont devenus des forçats de la richesse qui cherchent leurs profits jusque dans les poubelles.
Les partis, liés aux financiers, ont perdu le sens commun et emmené le monde occidental à sa perte. Ils ont laissé l’alimentation monétaire de la Planète dépendre presque exclusivement des déficits américains, en laissant l’Amérique bénéficier d’un système qui lui permet d’être riche de son endettement ; Les mêmes partis affirment que cette Amérique va bien vouloir réduire ses déficits et s’appauvrir volontairement, quelle naïveté.
Le plus grave :ces partis, appelés à défendre l’intérêt général ont applaudi, le néo libéralisme de Madame Thatcher et de Ronald Reegan, ils ont mis en application leurs théories, en libéralisant toutes les forces productrices, ce qui permet que des hommes exploitent à nouveau d’autres hommes. Ils ont transféré le pouvoir des Etats aux marchés et aux entreprises transnationales. Désormais, l’Occident n’a plus de leçon à présenter, ni de modèle à proposer, il ne gouverne plus rien, ni personne et cerise sur le gâteau, il commence à recevoir des leçons et des ordres des pays émergés.
En imposant de désordre financier, nos tartuffes ont aussi imposé le désordre économique. Ils ont ainsi créé un bouleversement qui fait disparaître, chaque jour un peu plus, le pouvoir des Etats. Chez nous, ils font parti de l’élite de la gauche, car il s’agit de Jacques Delors, de Pascal Lamy et de Michel Camdessus qui ont convaincu Mitterand en 1983, de libéraliser la finance – ensuite en 85 ayant pris la tête de la commission, pour Delors et Lamy, et celle du FMI pour Camdessus ils ont mondialisé la finance avec cet aberrant consensus de Paris, et permis le triomphe de la cupidité. La droite, a laissé Balladur, la gauche Jospin,vendre les bijoux de famille et ainsi terminer le massacre
Leur idéologie leur imposait de réaliser ce grand marché, qui devait être le grand régulateur naturel. Aussi, pour ce faire, il a fallu tout déréguler casser ce que nos anciens avaient construit,et cette politique à été celle d’un laissez faire inadmissible.
La globalisation est ainsi née et si, pour quelques-uns l’argent est devenu la priorité, la majorité des autres en est désormais privée.
Pour faire de l’argent beaucoup d’argent, il faut délocaliser, là où se trouvent les marchés émergents -NOTRE argent, celui de l’Etat est ainsi parti de nos caisses pour aller alimenter celles des autres, avec son train de délocalisations, de transferts de savoirs faire, de technologies, et l’organisation de notre ruine.
Un exemple nous démontre que toutes ces choses sont malheureusement bien réelles : Alors que la France est en croissance zéro, nos grandes entreprises, ont pratiquement toutes retrouvées les bénéfices d’avant 2008 : Premier semestre 2011 : France, croissance 0, et quelque chose : CA des entreprises du CAC 40 + 6,6%. France, déficit de prés de 30 milliards, entreprises du CAC 40, bénéfices +46,2 milliards d’euros.
Le politique possède une sacrée chance, celle que le populaire ne descende pas dans la rue pour très fermement lui demander des comptes.
L’Amérique elle, a été déclassée par les agences de notation qu’elle avait créées, suscitant ainsi une nouvelle crise financière. Seulement l’appréciation qui a été donnée par ces agences, touchait surtout le dysfonctionnement de la machine politique américaine et le blocage de son système politique, incapable désormais de faire face aux défis économiques et comme malheureusement l’image de l’Amérique est devenue celle du monde occidental, nous voici embarqués dans la même galère – celle du déclin, et c’est cette image qui s’impose au monde.
La démocratie, gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple disparait, les droits de l’homme aussi, nos valeurs, même nos religions s’effacent devant d’autres religions surtout devant celle du Dieu Fric.
Ce monde globalisé vit désormais sur une PLANETE FINANCE, peuplée de marchés extrêmement réactifs, animée par des brassages de sommes folles, envahie d’écrans, remplis de tableaux, de courbes, qui délivrent l’info financière, économique et sociale à la nano seconde et tout cela reçoit des signes envoyés par d’étranges zombies qui, l’air toujours soucieux, ne vivent plus, ne dorment plus, ne procréent plus, ne pensent que statistiques et affaires, gagnant des sommes folles, que leurs enfants s’ils en ont, pourront peut-être dépenser après leur disparition.
Ces zombies ne cessent d’inventer des produits financiers : Les subprimes, la titrisation, les produits dérivés, les CDS, le quantitative easing, et que sais-je encore, pour que leurs clients gagnent toujours plus d’argent, que d’ailleurs, ces inventions créent de toute pièce
Le malheur est que si ces gens savent créer des crises, ils ne savent pas les résoudre. Ils ont transformé la crise de liquidités de 2007, qui a touché essentiellement les banques, en crise de solvabilité qui touche aujourd’hui les Etats. Aucun n’est en mesure de proposer quoi que ce soit qui puisse résoudre le problème et surtout pour qu’il cesse définitivement
Nous sommes à la fin d’un système économique et financier, qui s’est concrétisé par la dilapidation du patrimoine collectif et du bien public, ainsi que par la mainmise de trais grands intérêts sur les choix collectifs. C’est donc bien la fin de la démocratie et celle des Etats nation qui sont programmées, sans que les peuples en aient pris conscience.
Le combat pour l’indépendance et la souveraineté des Etats et Etats nation, passe par la volonté des peuples et de leurs représentants, mais aussi par un travail de fond capable de fournir des solutions adaptées.
Là, ce combat est notre combat et le FPF a déjà proposé des solutions ; D’abord notre choix pour la mise en place d’un système monétaire international qui prenne en compte les réalités économiques, en se basant sur elles. La finance doit rester le poumon de l’économie, et l’économie doit continuer d’alimenter ce poumon, afin que tous les éléments vitaux d’un Etat nation soient irrigués – Toute règle rigide, or, règle d’or est à proscrire, la liberté, la politique, la finance et l’économie ne peuvent vivre qu’à partir d’une certaine souplesse. Il va bien falloir que les gens, et surtout les politiques, comprennent que ce sont des cycles qui ont toujours gouvernés le monde, et qu’aucun d’eux ne peut être décidé par l’homme., qui doit s’adapter et prévoir plusieurs hypothèses, le ya ka et le faucon sont réservés aux décervelés, c’est à nos imaginations de prévoir
Ensuite il faut trouver une solution aux questions qui se posent…
Comment gérer les liquidités mondiales ? chacun le sait, nous vivons dans une société d’endettement ou les remboursements de tout argent prêté devraient être détruits. Or il ne le sont plus et c’est un flux continu de création monétaire, donc une généralisation de l’endettement, à laquelle nous assistons.
Il faut donc promouvoir un projet d’ensemble qui permette un développement plus harmonieux, plus efficace et durable, plus humain, mais aussi capable de mettre un terme à la spirale infernale de l’endettement et de la spéculation.
Pour cela, les Etats doivent reprendre leur place, financer les déficits publics liés à leur surendettement, éviter la guerre des changes, qui a toujours tendance à favoriser quelques dévaluations compétitives.
Il faudra disposer des fonds nécessaires aux investissements pour de grandes infrastructures afin d’éviter un effondrement généralisé.
Il faudra donc réguler à nouveau et gérer les liquidités mondiales c’est à dire : leur émission, leur diffusion, leur affectation.
Il faudra imaginer une unité de compte, le FPF a fait des propositions toujours tournées vers les produits utilisés et consommés-toujours la souplesse.
Il y a besoin d’une monnaie internationale, qui sera émise selon la production et la consommation, et uniquement diffusée sur cette base, l’affectation se fera en direction des banques centrales nationales. Cette monnaie mondiale ne devra servir qu’aux transactions entre Etats ;
L’Etat lui, devra retrouver son droit régalien à battre monnaie, décider de la diffusion de l’argent et de son affectation sur son territoire, il devra retrouver la possibilité de gouverner ses finances en manœuvrant avec l’outil des taux de changes. Les taux de change doivent redevenir fixes les monnaies nationales entrer dans un serpent monétaire, dont l’écart entre les lignes sur lesquelles seront inscrites les monnaies déterminées par des Hommes de l’art, disons pour ce qui nous concerne, que moins de 10% serait ridicule.
Si l’autorité financière internationale, devient une banque mondiale et pourquoi pas, elle devra être dirigée par les représentants de toutes les banques centrales nationales, désignés par les Gouvernements.
Ceci est facile à dire, mais cela suppose quelques instants de réflexion.
Les crises nous apprennent beaucoup de choses, par exemple et nul ne le savait jusqu’à présent, que dans un pays, la surabondance d’argent en provenance de la création monétaire, ne sert plus obligatoirement les intérêts du pays, ni ceux du peuple : prenons un exemple récent : la première puissance économique du monde, a créé et émis des milliers de milliards de dollars, qu’elle a diffusés chez elle, pour aider les banques, des entreprises etc… Cette masse d’argent n’a pas empêché l’Amérique de continuer de glisser vers son naufrage. La raison vient d’en être trouvée ; la dérèglementation a permis à ces banques, entreprises et autres associations de faire sortir l’argent du pays pour aller l’investir ailleurs, alors que ce sont les citoyens consommateurs et contribuables du pays qui devront rembourser ces émissions de monnaies L’Etat doit donc réglementer à nouveau, assurer le retour d’une certaine dose de contrôle des changes, et déterminer, en accord avec sa banque centrale et souvent sur son conseil, les taux directeurs à appliquer.
Maintenant se pose la question du déficit des budgets.
Deux solutions : soit augmenter la croissance, sans augmenter les dépenses, où bien diminuer de façon drastique les dépenses.
Favoriser la croissance passe par deux directions, la première : c’est bien la consommation intérieure qu’il faut favoriser. Seulement là se présentent deux écueils : l’augmentation du pouvoir d’achat, génère une certaine inflation, mais aussi une augmentation de la consommation des ménages. Or il faut rétablir une certaine dose de protectionnisme, sans laquelle les achats se porteront vers des produits exotiques, créant ainsi un nouveau déficit de notre balance commerciale.
Deuxième direction : favoriser les exportations : seulement tous les pays tentent la même démarche, et nous retrouverons, la politique des prix bas qui demande des baisses de salaires, avec à la clé une diminution de la consommation, des investissements et recettes pour l’Etat.
Il est donc nécessaire de retrouver cette voie intermédiaire, que nous appelons en France, la troisième voie. Par deux fois dans notre histoire récente, elle a ramené la France dans le concert des grandes nations, il serait prudent pour l’avenir de notre pays de retrouver nos propres marques.
Par contre, diminuer de façon drastique les dépenses : est surtout l’erreur à ne pas commettre – un crédit, ne peut se rembourser que par une rentrée, si la rentrée diminue, le crédit n’est plus jamais remboursé.
Se pose maintenant la question des déficits budgétaires qui créent les endettements que nous subissons.
Crise où pas crise, tous les pays développés et nous commençons à constater le même phénomène dans les pays émergés, un Etat ne peut plus vivre sans provoquer un déficit moyen de 3% de son budget. L’Amérique, depuis des années, créée bon an mal an 400 milliards de dollars.
Les budgets sociaux, les normes nouvelles, environnementales et autres, l’amélioration de l’outil de travail, qui assure la productivité des entreprises et souvent la baisse des prix, donc des bénéfices et donc les recettes d’un Etat. Oui mais tout cela créé un chômage de masse et cela ne peut plus être compensé entièrement par les recettes donc, sur le long terme, par le budget de l’Etat.
J’ai regardé les budgets des pays occidentaux, il manque en moyenne 3% l’an, sans qu’aucune solution déjà appliquée, donc connue, soit suffisante
Alors pour que les Etats vivent, sans être indéfiniment endettés. Il faut réfléchir et inventer le moyen de créer les 3% des budgets qui manquent – Ces 3% étaient auparavant gommés par l’inflation, ce n’est plus le cas, et même, sur le long terme, l’inflation ne suffira pas.
Nous devons donc proposer une solution : Que chaque année, les Etats puissent créer 3% de monnaie, mais non seulement, les faire entrer comme une recette dans leur bilan. Nous nous rappelons des réactions, lors de ma proposition de la monétisation de la dette, et pourtant c’est la solution qui sera adoptée à la finale, cette nouvelle proposition peut choquer mais entre blessé et mourir, il faut savoir choisir.
Cette situation permettrait aussi, d’envisager sérieusement, le salaire universel, versé à chaque citoyen dés sa naissance et versé jusqu’à ce qu’il soit en mesure de payer des impôts. C’est une situation qui verra le jour à un moment où à une autre, et justement cette création monétaire passée au bilan, permettrait cette solution.
Imaginez que si 7 milliards et bientôt 9, pouvaient tous consommer, l’outil actuellement utilisé ne suffirait pas à alimenter toutes les demandes.
C’est un changement de société radical, mais c’est aux Etats souverains de décider du bonheur du monde et de celui de leur peuple.
Le FPF vient d’émettre là, un constat, plus une série de propositions.
Ce travail a pris en compte, tous nos dossiers, nos travaux et le développement des crises
Maintenant l’Euro
La crise de l’euro
L’euro, nous l’avons toujours combattu. nous avons participé au colloque précurseur du mouvement souverainiste, celui de l’Euro de tous les risques, du 4 février 1998, qui sous la houlette du grand Gaulliste Maurice Schumann, a rassemblé ceux qui pensaient qu’en abandonnant sa monnaie la France allait perdre définitivement la maîtrise de son destin. La crise aiguë qui frappe la monnaie unique, et qui entraîne l’Union européenne, prouve que nous avions raison. « Le projet européen se fissure » vient de déclarer Joschia Fischer, ancien vice chancelier d’Allemagne, qui a ajouté : le monde réalise et même les Allemands, que la crise financière prolongée peut détruire entièrement le projet de construction européenne en raison des faiblesses de la zone euro et de ses fondations. Il a été fabriqué, dit-il, une sorte de confédération, or l’histoire montre que les confédérations ne réussissent jamais car elles ne résolvent pas la question de la souveraineté. L’Europe est désormais dernière nous, les marchés viennent d’ailleurs de miser contre la viabilité de son projet. Nous devons désormais en sortir avec le moins de dégâts possibles et reconstruire une France indépendante, souveraine, de façon à ce qu’elle puisse retrouver son rang.
Rien ne sera facile sachons le, surtout qu’à ces crises financières, s’ajoute une crise politique, avec :
- D’un coté, les tenants du plus d’Europe, qui font encore semblant d’y croire, en proposant de mener les réformes nécessaires afin de parachever la construction d’un Etat fédéral européen » Jean-Claude Trichet et son futur remplaçant Mario Draghi, appartiennent à ces fous d’Europe de type fédéral, qui lors d’un colloque à l’Institut Montaigne, ont mis en avant, l’urgence des réformes à mener avec un argument qui ne souffre aucune ambiguïté « L’horizon du temps s’est brusquement rétréci, il faut frapper fort et vite » D’autres européistes effrénés, vont annoncer d’ici quelques jours, un nouveau pilier législatif de surveillance des politiques macroéconomiques des pays de la zone euro, renforcé par tout un tas de nouveaux indicateurs de compétitivité, de déséquilibres extérieurs, de croissance, ainsi que des évolutions budgétaires. Ils proposent aussi que la nouvelle règle d’or prévue pour être ajoutée aux constitutions nationales, soit chapeautée par Bruxelles et agrémentée d’un principe de sanction. Ils veulent imposer un gouvernement économique confédéral, avec un ministre des finances confédéral ; Mais non seulement , ils veulent que ces autorités soient en charge de la gouvernance avec un pouvoir de sanction. Leurs compétences devront même être étendues au suivi des réformes structurelles que ces Messieurs jugent indispensables et ils appellent au durcissement du Traité de Lisbonne.
- En face d’eux, il n’existe plus de mouvements souverainistes structurés, beaucoup se sont évaporés, pendant que d’autres sont allés se vautrer dans des couches innommables
Alors qui, à part quelques parlementaires et peut-être un Ministre ou deux mais aussi un Conseiller à la Présidence peut-être trop frileux. Je vais vous dévoiler un secret : que ce soit au locataire de Matignon la semaine dernière, à celui de l’Elysée ces jours ci, le message du Forum pour le retour à l’indépendance a été passé : Un certain nombre de Parlementaires, de Hauts fonctionnaires, affirment sous couvert d’anonymat, que les souverainistes sérieux avaient raison, c’est déjà cela, et notre raison finira par l’emporter.
Le Forum pour la France porte où participe au portage des messages qui passent grâce à ses hommes de l’art et aux dossiers qu’il peut présenter. Nous avons la chance d’être bien considérés par quelques personnalités qui détiennent du pouvoir. J’ai, ainsi et comme il en était convenu, en compagnie du député Jacques Myard, délivré nos travaux et ceux du CNR à JF Coppé et à d’autres personnalités.
Alors le constat : Le machin européen va exploser, ce dont nous pourrions nous réjouir, seulement, cette explosion va créer d’énormes dégâts, que nous devons prévoir, afin d’en limiter les effets .
Pour la fin de la zone euro, nous pouvons compter sur l’Allemagne et pour une fois, je ne la bouderai pas.
En effet, elle perçoit de plus en plus l’Europe comme un poids, et de moins en moins comme une chance, écrit un journaliste de Francfort, toujours nos informations en provenance de Suisse. En Allemagne, l’encadrement et l’aide à apporter aux pays de la zone en difficulté, est débattu par le Parlement et dans la rue, contrairement à ce qui se passe en France ou le Parlement est aux ordres et la rue engluée dans ces RTT. Outre Rhin, les débats sont vifs et les résultats nous sont plutôt favorables. Comme Madame Tatchers, ils veulent que leur argent revienne.
Pourquoi ce changement dans l’opinion ? Les Allemands qui exportaient les ¾ de leur production dans la zone euro, ce qui était une chance pour eux, et un malheur pour nous, ont vu ce pourcentage descendre à 66% et prendre une pente descendante qui s’accentue chaque jour. Comme les exportations allemandes augmentent en général, c’est le signe que se dirigent ailleurs et ce qui est perdu en Europe est transféré, avec un certain succès, dans les pays émergés et surtout vers l’Asie. Chacun comprendra que les impayés en provenance de la zone euro, commencent surtout à devenir pour un poids pour les Allemands.
Chaque Etat défend ses intérêts, jamais ceux des autres. Le politique Français doit comprendre que le différentiel de croissance économique entre l’Allemagne et les autres pays de la zone euro, provient uniquement de son découplage d’avec nous tous. Alors l’euro, qui a jusqu’à présent moins gêné les Allemands que nous, est devenu pour eux une angoisse parce qu’il se traduit par un certain nombre de risques : celui d’avoir à payer pour les autres, celui d’une image esquintée et celui d’une chute de la monnaie qu’ils redoutent, de peur de retrouver l’inflation phénoménale qu’ils ont connue et dont le résultat a été l’arrivée d’un monstre au pouvoir.
L’Allemagne, pays industriel arque bouté sur la défense de ses productions, voyant que la France est minée par une croissance faible et des déficits publics contre lesquels n’apparait aucune volonté politique, juge notre pays comme potentiellement dangereux pour elle. L’Allemagne qui navigue vers une sortie en prévoyant soit une explosion, soit la disparition de l’euro et peut-être la mise en route d’une zone Mark, pense que la France n’est pas en état de subir l’éclatement de la monnaie unique, qu’elle y perdrait son triple A, qui lui est si nécessaire pour ses emprunts et la grande peur des spécialistes allemands, c’est que la France les entraîne dans son naufrage.
Cette pensée allemande n’est peut-être pas dénuée de fondement, non pas dans la réalité des faits, mais dans la pensée des agences de natation et des marchés. Nous devons en tenir compte, la rumeur qui a voulu tuer la société générale et même la France était sans fondement, mais elle fait baisser les cours de la SG de 50% et juste manqué la baisse de notre note. Il faudra donc rassurer les marchés, c’est obligatoire pour ne pas sombrer.
Pour défendre leur souveraineté les Allemands possèdent des éléments que nous ne possédons plus. Un Parlement qui n’est pas à la botte du pouvoir , qui peut décider et imposer sa volonté. Les Parlementaires eurosceptiques dont les rangs grossissent en Allemagne , peuvent modifier un comportement jugé trop euro béat du pouvoir exécutif . La Cour constitutionnelle, interrogée sur la constitutionnalité ou non de l’aide à apporter à un pays en difficulté, n’aura pas motif à s’opposer à cette aide, seulement le Parlement est assez puissant pour faire capoter tout projet qui ne lui conviendrait.
Ajoutons à ce propos qui date de début septembre que depuis, la cour constitutionnelle a effectivement rien trouvé à dire sur l’aide du premier Plan, mais quelle a renforcé les pouvoirs du Parlement qui lui décidera.
Si en France, la majorité ne remet jamais en cause les choix internationaux du Président, il n’en est pas de même en Allemagne, et l’ambiance actuelle penche plutôt dans le sens que nous préconisons.
Et nous avons aussi comme alliés, pour la disparition de l’euro et uniquement pour cela, les investisseurs institutionnels mondiaux qui commencent eux aussi à penser que la messe est dite : Ceux qui placent encore dans la zone euro, achètent uniquement des bons du trésor allemands, parce qu’ils savent que si l’euro explosait, la nouvelle monnaie allemande atteindrait des sommets. Attention une fois de plus à ne pas perdre notre capacité à emprunter sur ces marchés
Préparons donc la disparition de la monnaie unique, tout en faisant attention aux projets farfelus de son maintien.
Nous aurons d’abord, à résoudre un problème difficile : Mener à la fois une politique de rigueur et de relance. La rigueur seule serait un crime, car elle ne génère jamais de croissance, bien au contraire ; Un chiffre, pour rassurer les marchés, la France a décidé d’un Plan de 12 milliards d’euro, le plus petit plan des Etats membres de la zone euro et bien ce plan, lorsque l’on en étudie les conséquences, il se traduit par une dépense de 21 milliards, nous comprenons la misère qui va frapper encore plus la Grèce, l’Irlande, l’Espagne, le Portugal, 4 pays dont la jeunesse actuelle fiche le camp vers d’autres cieux. Chaque citoyen qui attaque son propre pays porte la responsabilité du non retour de la confiance parce que la relance, ne viendra que le jour où la confiance aura été rétablie et cette maladie bien française qui ne choisie que l’attaque contre son propre pays est destructrice.
Nous devrons rappeler que le rôle de l’Etat est de donner les moyens de préserver les ressources nationales et de les gérer au mieux pour les générations présentes et à venir.
Nous devrons rappeler que dans ses ressources, il y a les ressources naturelles, qu’il faudra mêler aux biens publics, mais il y a aussi la monnaie et tout ce qui permet le bon fonctionnement de l’économie.
Nous aurons nous, Forum Pour la France, notre rôle à jouer, les dossiers bien sûr et j’ai rencontré François Coppé avant hier et lui ai dit, tout le mal que je pensais de l’aventure de l’euro et de ce penchant pour un gouvernement économique, qui nous entraînera vers les abimes, mais cela ne suffira pas, et pour défendre nos positions, le Forum Pour la France a désormais le devoir de rassembler tous ceux qui ne se reconnaissent ni dans le socialisme poseur de rustines, et destructeurs des Etats, ni dans le néolibéralisme poseur de cautères et destructeurs des nations.
Le Forum n’a pas vocation à devenir un parti politique, surtout pas, mais devant le danger, il lui appartient de lancer un appel à tous les gens de bonne volonté qui ne sont pas les partisans inconditionnels d’un des deux systèmes, où d’autres systèmes qui se situeraient aux extrêmes et surtout rassembler tous ceux qui aiment la France et qui ne la détruisent pas par un comportement irresponsable
Il s’agit pour le FPF de rappeler qu’en 1944 et en 1958, alors que la France était au bord du gouffre, une politique volontariste et adaptée à nos propres besoins a réussi à sauver notre pays. Elle n’a pas été inventée pour ces moments difficiles, mais a simplement été la continuité de nos politiques ancestrales, avec cette voie bien française initiée par des Sully, Colbert, Richelieu, Mazarin, nos Rois, Empereurs et des Républicains tel que le Général de Gaulle.
Nous avons donc à reconstruire la constitution de 58-62 à construire une armée moderne qui seule doit garantir le salut de la nation à reconstruire notre diplomatie, la grande diplomatie de la France, qui doit se faire sur l’histoire, qui impose que la France n’est elle même qu’au premier rang.
Nous en reparlerons, j’organiserai en novembre un grand rassemblement des Gaullistes et le projet sera déterminé ce jour là, il sera gaulliste, donc souverainiste, les gens du Forum Pour la France pourront s’y associer.
Mais aujourd’hui, nous sommes confrontés à la crise de l’euro et pour en sortir, nous avons besoin d’outils. L’Etat qui en premier lieu doit s’assurer du contrôle et de la direction du crédit, mais pas seulement, il lui faut retrouver son droit régalien à battre monnaie, réapprendre à émettre, diffuser et attribuer la monnaie. Cela doit être additionné à un Plan qui doit travailler sur le long terme, d’autres obligations sont nécessaires, nous en reparlerons.
Ce que nous devons prendre conscience, c’est du fait que les crises qui nous frappent sont immensément graves et les solutions à trouver seront obligatoirement originales, puisque jamais personne n’a connu ce genre de crise mondiale et régionale.
Que proposent les autorités actuelles ?
Des plans de rigueur
Un gouvernement économique européen
De renforcer certaines institutions communautaires
De modifier les Traités pour donner plus de poids aux institutions européennes dans le domaine économique et financier
Transformer le FESF en MES qui devrait être beaucoup plus intégré dans les institutions européennes, avec le pouvoir de mener ses propres analyses, mais surtout de passer d’un pouvoir d’emprunter 440 milliards à 1000 milliards d’euros, seulement, c’est 2100 milliards d’euros qu’il faudrait trouver pour sauver les pays en difficultés, d’abord ces sommes nul ne peut plus les trouver et, nous ne pouvons admette de nous endetter autant parce que des gens bizarres sont dominés par un rêve de songe creux
Que proposent quelques partisans d’un autre ordre monétaire régional ?
Une zone mark réduite à l’Allemagne, à l’Autriche, aux Pays Bas, au Luxembourg et à la Flandre, notre ami Denis Griesmar suit ces évènements qui peuvent faire de la Wallonne un Etat croupion élément important pour la France qui aura certainement à s’engager pour une 22è région, mais attention là aussi il faudra construire un projet et de le faire accepter par la majorité des Français
Nous avons déjà traité de la rigueur, du FESF et de toutes ces simagrées qui n’apportent que désagréments et fuite en avant :
Il ne reste que trois options aux européistes
- Continuer à patauger dans la situation actuelle
- Mettre fin à l’union monétaire ,ce qui mettrait fin à l’Union européennes
- Tenter une véritable intégration économique qui demande une véritable intégration politique ce dont les peuples ne veulent pas.
La première option est celle qui est suivie actuellement en attendant le résultat de diverses élections à venir.
La seconde ne sera jamais décidée par le politique qui va tenter un mélange de la première et de la seconde, lorsque les évènements décideront de l’explosion.
La troisième n’est que très peu envisagée, le politique sait, et soyons en assurés, que les peuples ne le suivraient pas dans cette démarche. Nous resterons donc avec des situations bâtardes qui se termineront en chaos.
Le peuple de France et ses représentants doivent se préoccuper de bien autre chose. Le Forum pour la France le dit, nous sommes à la fin d’un système qui ne sera pas qu’économique et financier, mais surtout politique.
Si les marchés frappent la France, c’est parce qu’elle ne veut pas abandonner, malgré les pressions, la région méditerranéenne, alors qu’une autre région tente de se constituer et de dominer notre sous continent, celle d’une Europe du nord entraînée par l’Allemagne. Il lui faut se débarrasser du pilier Franco-Allemand, afin de permettre à la région en question de porter ses affaires partout dans le monde.
Le peuple et ses représentants, auront à se convaincre, que l’Amérique confrontée à ses déficits et là aussi, nous sommes à la fin d’un système, celui de la suprématie d’un Etat sur les autres Etats, l’Amérique devra couper dans ses dépenses et le premier poste à en souffrir sera celui de la défense, situation inconfortable et dangereuse parce que dans le même temps la Chine fait exploser ses dépenses dans ce domaine.
L’Amérique, depuis un certain temps déjà, s’est tournée, vers l’ouest, le pacifique au détriment de l’Atlantique, elle se sert de nous encore un peu à travers l’OTAN, mais ses intérêts la poussent dans d’autres directions.
Aussi faut-il envisager une défense française encore plus musclée, préserver la dissuasion nucléaire, dont l’un de nos maîtres, le Général Gallois a été l’inventeur. Le feu atomique terrorise et protège, le FPF est un adepte fervent de la théorie du fort au faible.
La France sera confrontée à ce qui se passe au Sud et à l’Est de l’Europe et qui présente un risque supplémentaire, la Chine devenant de plus en plus forte, de plus en plus agressive et comme prise d’une fringale de territoires, et cela juste au moment où l’Amérique s’affaiblit.
Ce risque, nous n’y sommes pas encore préparés, pas plus sur le plan matériel, que sur le plan intellectuel. Nous FPF devons commencer à informer les Français. Si par contre, nous savons quelques chose, c’est qu’à part l’armée des Anglais, il n’y a et n’y aura jamais aucune défense sérieuse en Europe. Nous ne pouvons donc compter que sur nous mêmes. Cette faiblesse de l’Ue a totalement miné les relations transatlantiques, les Etats de l’Ue sont devenus et considérés comme des Etats croupions, tout juste bons à faire la guerre des autres et d’aller y faire mourir ses soldats.
Un nouvel ordre mondial émerge sans que nous en tenions compte, englués dans nos problèmes. Cet ordre devient une menace pour l’Alliance transatlantique, car la rivalité entre l’Amérique et la Chine devient inquiétante parce qu’elle pourrait avoir une composante militaire ; Cette rivalité se manifestera d’abord par une tentative de renforcement et d’extension des zones d’influences des deux protagonistes. La Chine, sans nul doute tentera d’entraîner l’Europe dans son sillage, ses prêts généreux accordés lors du voyage du Premier ministre chinois dans les Pays de l’Ue en sont la première manifestation, la seconde sera l’ouverture de certains de ses marchés, en direction de l’Europe du Nord, donc de l’Allemagne. La partie se joue finement, la France doit rester plutôt seule que mal accompagnée, seulement elle doit prendre conscience qu’il lui faut se donner les moyens de cette indépendance.
Nous avons débordé la question de l’euro, mais tout est lié et notre avenir qui est sans euro, sans Ue, avec une monnaie nationale, une indépendance et une souveraineté, n’est pas sans quelques conséquences à prévoir et pour l’instant, c’est la sortie de la monnaie unique qu’il faut soigneusement préparer.
D’abord cet euro, il faut le démonter de manière organisée, aussi vite que possible avant que tout ne saute, vient d’écrire Gérard Lafay.
Il faudra dévaluer massivement l’euro face au dollar, car la monnaie unique est surévaluée, sans raison et contre toute logique, face au billet vert et cette surévaluation nous a entraînés dans une spirale infernale. La BCE possède des outils pour le faire que les Etats ne possèdent plus. Il s’agit de la politique des taux de change que la BCE s’est appropriée et dont elle se sert très mal.
Il faut que la BCE baisse ses taux directeurs, pour les amener à 0,5%, les investisseurs vendront de l’euro, pour acheter plus rentable, d’où baisse de l’euro. Ce n’est pas le chemin qui a été choisi par Trichet, sa politique est une horreur qui défend d’autres intérêts que les nôtres.
Au dessus de 1,15 dollars pour I euro, notre industrie n’est plus compétitive, preuve que l’euro est trop cher. C’est donc pour le moins ce chiffre qu’il faut atteindre.
Il faut savoir que c’est le taux de change utilisé par la BCE qui a mis en faillite, les pays du Sud de la Méditerranée .
La dévaluation de l’euro provoquerait une hausse des prix, c’est à dire de l’inflation, seule façon raisonnable d’effacer une partie de notre endettement et surtout de le diminuer en valeur
Il faut laisser la Grèce, l’Irlande, le Portugal, l’Espagne et l’Italie aller un défaut de paiement partiel sur leurs obligations et l’annonce doit en être faite, haut et fort.
Pourquoi :
- 1) vous ne prêtez pas à des pays en faillite et surtout pas si leur endettement n’est pas garantis par d’autres pays. Situation que ferait automatiquement baisser et même s’effondrer le cours de l’euro.
- 2)c’est le plus grand service à rendre à tous les pays endettés, car l’effondrement de l’euro provoquerait l’effondrement des endettements en valeur.
Alors le coté moral ? Ce sont les investisseurs institutionnels qui ont prête de l’argent à des taux faramineux provoquant ainsi la faillite et le défaut de paiement. Ces investisseurs sont des banques affamées de l’argent des autres, des Cies d’assurances devenues maîtresses du monde, ce sont eux qui ont provoqués les crises mondiales et celle de l’euro, uniquement par cupidité. Et nous citoyens des Etats, nous nous sommes trouvés dans l’obligation de les sauver, tellement elles ont en spéculant créé des bulles qui ont explosé entraînant notre ruine.
Il est donc normal qu’elles prennent sur elles et qu’elles sauvent quelques Etats et leurs peuples. Ne nous inquiétons pas, quelques mois après elles renoueront avec les bénéfices et les distributions de bonus.
Nous aurons à résoudre le problème des agence de notation légalisées aux USA et imposées au monde. Ces dernières n’arbitrent pas, ne délibèrent pas, n’ont pas à rendre compte de leurs décisions. Elles donnent des notes et imposent leur loi et de plus, elles sont payées par ceux qu’elles notent.
Elles ont abaisser la note des Etats unis, première puissance économique mondiale, que que ses actifs dépassent largement son passif.
Notre problème, c’est que ces agences ont été acceptées, donc officialisées par les accords de Bâle III et la loi des américains est devenue la loi du monde entier. Vient maintenant le problème de l’argent créé et distribué par un Etat.
En étudiant ce qui s’est passé aux Etats-Unis, nous nous sommes aperçus que les plus de 1000 milliards de dollars fabriqués par la Fed n’ont strictement servis à rien, parce que cet argent est aussitôt parti s’investir à l’étranger. Il faudra donc tenir compte de cet échec et imposer d’abord un contrôle des changes, ensuite que la banque de France, impose que les liquidités injectées, soient guidées par une autorité qui ne peut être que l’Etat, nous avons déjà évoqué le rôle de l’Etat dans le crédit.
Nous aurons aussi à nous débarrasser des ventes à découvert qui permettent à un spéculateur d’emprunter un actif, de la vendre alors qu’il ne le possède pas, d’attendre que son cours baisse et pour cela la rumeur est un excellent moyen de le faire baisser, il suffit alors de le racheter à bas prix, et d’empocher le bénéfice, c’est ce qui s’est passé au mois d’août avec la baisse de l’action société générale.
Nous aurons à séparer l’activité de banques de dépôts de celle de banques de placements risqués. Il peut exister des officines pour ce types de placement, mais ce n’est surtout pas le rôle d’une banque qui doit toujours gérer l’argent de ses clients en bons Pères de famille.
Nous devrons surtout éviter toute politique de rigueur inadaptée, il est vrai que comparé aux plans de nos voisin :
- GB 95 Milliards -Allemagne 80, Italie 45,5, Grèce 28, Portugal 20, Irlande 15 et France 12 seulement, pour l’instant l’affaire est raisonnable, mais les calculs des experts donnent un résultat terribles 12 milliards de plan de rigueur, apportent 21 milliards de baisse pour le PIB.
J’aimerais indiquer une proposition : La France a signé et ratifié des traités aussi bien avec l’OMC qu’avec l’Ue. Avec eux, nous nous sommes interdits d’installer des barrières douanières, bien, mais rien ne nous empêche d’imposer des visas sociaux et environnementaux. Ce qui nous permettrait d’éloigner la concurrence déloyale et de supprimer l’intérêt pour les entreprises à se délocaliser, et n’oublions pas notre TVA sociale.
Pour tout cela et surtout pour sortir de l’euro, la France possède des atouts non négligeables, d’abord et malgré le chômage, une population active qui grossie chaque année d’environ 150 000 personnes.
Nous le savons les ménages français épargnent beaucoup, ce qui est un bon signe car leur consommation ne baisse pas, il y a donc des bas de laine, le malheur, ils sont trop endormis et servent une économie de rentiers, mais ils pourraient le jour où la confiance sera de retour devenir productifs.
Nous avons donc : une consommation intacte, une épargne des ménages et une des entreprises, la France possède donc les moyens de sortir de la zone euro dans trop de casse, seulement il ne faut pas que nos voisins soient pénalisés, car ils sont nos premiers clients -
L’euro et l’Union européenne sont condamnés parce que ses concepteurs ont tout simplement oublié que nul ne peut réécrire l’histoire autrement.
Une Europe convenable avait été dessinée par les traités de Westphalie elle était fondée sur l’idée sacrée de souveraineté nationale.
Quelques décervelés, souvent agents d’une puissance mondiale, ont voulu trois siècles après, instaurer une Europe à souveraineté partagée, qui devait aboutir, pour eux, à une Europe de type fédéral. Non seulement ils ont tué l’idée d’Europe, mais ils ont créé la plus grande crise que les Etats membres de leur machin aient connue et qui aurait pu se terminer par un nouvel affrontement.
Alors, il est temps d’en finir. Et d’arrêter l’euro et le fédéralisme européen. Comment ? Simple, il suffit qu’une banque centrale, n’importe laquelle, n’accepte plus les créances d’une autre banque centrale et c’est la fin et c’est de toute façon comme cela que va finir l’euro, car aucun pouvoir ne peut arrêter une idée dont l ’heure est venue.
Henri Fouquereau
Répondre à cet article
