Rouleau compresseur fédéral !
Gatineau, le 2 novembre 2010 - Depuis quarante ans, de rapport annuel en rapport annuel, le commissaire aux langues officielles « déplore » le recul du français au Canada sans que rien ne change. Pire, la situation ne cesse de dramatiquement s’aggraver sans que le gouvernement fédéral n’intervienne pour corriger la situation ! C’est le français qui est en péril au Canada. Pas l’anglais et pas le bilinguisme !
Il y a deux langues de travail dans la fonction publique fédérale : la langue anglaise pour 51,3 % de ses postes et le bilinguisme pour 40,1 %. Pour sa part, la langue française est bonne dernière avec à peine 4,1 % des postes.
En additionnant les postes unilingues anglais et les postes bilingues, ce sont presque tous les postes, soit 91,3 %, qui exigent la connaissance obligatoire de l’anglais. La fonction publique fédérale impose le « tout-anglais » ou l’anglais « mur à mur » !
Véritable rouleau compresseur anglicisant, les pratiques fédérales en faveur de l’anglais ne s’arrêtent pas là puisque, même au Québec, plus de 65,0 % des emplois de l’administration publique fédérale exigent la connaissance de l’anglais pour desservir une population anglophone qui ne compte que 8,2 % de la population totale. Pour comparaison, à peine 10 % des postes fédéraux en Ontario exigent la connaissance du français pour à peu près le même nombre de Franco-Ontariens que d’Anglo-Québécois !
Quelques statistiques à faire frémir :
dans l’ensemble canadien, la proportion de Canadiens de langue maternelle française ne cesse de décroître, passant, entre 1951 et 2006, de 29 % à 22 % ; à l’extérieur du Québec, entre 1951 et 2006, la proportion de Canadiens de langue maternelle française passe de 7,3 % à 4,1% ; au Québec, entre 1951 et 2006, la proportion de francophones de langue maternelle française est passée de 82,5 % à 79,6%.
Langue d’usage :
au Canada, entre 1971 et 2006, la proportion de Canadiens (incluant le Québec ) parlant le français le plus souvent à la maison est passée de 25,7 % à 21,4 % ; hors Québec, entre 1971 et 2006, cette proportion est passée de 4,3 % à 2,5 % ; selon le recensement de 2006, le taux d’assimilation des francophones hors Québec serait de 38 % ; selon le recensement de 2006, au Canada, incluant le Québec , la langue anglaise, comme langue d’usage, fait des gains faramineux de 2 784 880 locuteurs, soit l’équivalent de près de 40 % de la population francophone, grâce à l’assimilation des francophones et des allophones ; au Québec, selon le recensement de 2006, la langue anglaise voit son importance augmenter de 29,8 % grâce aux transferts linguistiques en provenance des allophones, la communauté de langue anglaise attirant près de 52 % des transferts linguistiques bien qu’elle ne représente que 8,2 % de la population totale québécoise ; le nombre de Canadiens ne connaissant qu’une seule langue officielle, l’anglais, augmente d’un million aux cinq ans, alors que ceux ne connaissant que le français diminuent de 100 000 aux cinq ans !
Et la seule solution du gouvernement fédéral, c’est, année après année, de publier un rapport faisant état de la formidable efficacité de ses politiques et pratiques linguistiques assimilatrices inspirées du Rapport Durham !!!
Jean-Paul Perreault Président Impératif français
http://www.imperatif-francais.org
Parti indépendantiste - 15 ans après le référendum volé
Le choix électoral de l’indépendance : pour faire du Québec notre Pays
Montréal, le 30 octobre 2010
Le 30 octobre 1995, 61% de notre Nation québécoise votait pour faire du Québec son Pays. Cette majorité démocratique claire n’allait pas empêcher les Canadians du Québec, des Canadians hors-Québec (60 000) et les néo-citoyens canadians issus des groupes ethnoculturels (dont 50 000 ont obtenu leur citoyenneté en mode accéléré dans les mois précédant le référendum afin de préserver l’unité du Canada), appuyés par les dépenses pharaoniques d’Ottawa, d’opposer leur veto à notre volonté de nous donner un pays. Résultat : 15 ans plus tard, notre Nation ne cesse de tourner en rond dans une province canadian tout en voyant son poids démographique décliner à cause d’une immigration massive qui s’intègre majoritairement à la portion de la nation étrangère canadian en sol québécois à la faveur du multiculturalisme constitutionnel balkanisant et du bilinguisme officiel anglicisant.
Au Québec, nous ne formons plus que 78% de la population, sur l’Île de Montréal, nous sommes minoritaires et bientôt, dans la ville de Montréal même, jadis la deuxième ville française du monde , nous ne serons plus qu’une ethnie parmi d’autres. Vive la dénationalisation ! Difficile d’entrevoir la possibilité de réaliser notre indépendance nationale le jour où nous aurons perdu définitivement notre métropole nationale et que le rouleau compresseur assimilationniste piloté par Ottawa, avec la collaboration honteuse de nos élus de l’Assemblée nationale, aura réduit le poids démographique de notre Nation à 65% en 2031.
Alors que le Québec reçoit 1000 immigrants par semaine depuis 8 ans, cette année, il en accueillera 55 000 de plus alors que sa capacité réelle d’accueil et d’intégration est tout au plus de 20 000 par an. Après, l’on s’étonne que 60% d’entre eux ne s’intègrent pas à notre Nation occidentale de langue française. Si rien n’est fait, le Québec accueillera dans les dix prochaines années l’équivalent de la population de la ville de Québec. Sachant que lors du référendum de 1995, 93% des allophones, qui constituent bon an mal an 82% de l’immigration reçue, ont voté contre notre indépendance nationale, et qu’encore aujourd’hui, ils s’opposent à notre projet de libération nationale à 93%, il faudrait faire preuve d’une naïveté sans bornes pour croire que le référendum demeure l’outil incontournable pour faire triompher notre volonté nationale.
Le référendum est le piège canadian par excellence dans lequel il ne faut surtout pas retomber si l’on souhaite vraiment faire du Québec notre pays. Comme le reconnaît Parizeau, en accord avec la décision récente de la Cour internationale de justice concernant le Kosovo, une autre voie démocratique s’offre à nous : la déclaration d’indépendance par un vote de notre Assemblée nationale à la suite d’une victoire électorale à la majorité des sièges. C’est exactement ce que propose le Parti indépendantiste depuis sa fondation le 3 février 2008.
Dans notre régime politique de type britannique, l’élection d’un gouvernement fonde le jeu démocratique. Une fois au pouvoir, un parti ayant proposé clairement l’indépendance lors des élections a non seulement le droit de procéder à la déclaration d’indépendance, mais le devoir de le faire, sinon, les élections ne veulent plus rien dire. Un parti politique élu au pouvoir a le mandat d’appliquer son programme électoral, tout son programme. C’est cela mettre l’indépendance dans la politique. C’est cela mettre l’indépendance au pouvoir. Un gouvernement indépendantiste doit faire l’indépendance nationale et non pas gouverner une province sous couvert d’une soi-disant « gouvernance souverainiste » ne visant qu’à quémander quelques pouvoirs supplémentaires d’Ottawa, capitale de la nation étrangère qui ne travaille depuis la Conquête de 1760 qu’à notre disparition progressive de la carte de l’Amérique du Nord.
Un vote pour le Parti indépendantiste est un vote pour faire l’indépendance nationale en la déclarant par un vote majoritaire de notre Assemblé nationale. Clair, net et précis. D’ailleurs, si René Lévesque n’était pas tomber dans la trappe référendaire proposée par Claude Morin à une semaine de l’élection de 1973 , nous vivrions depuis longtemps dans un Québec indépendant, un pays normal menant une vie nationale normale dans le concert des nations libres de la terre.
Tout comme notre Nation est entrée dans la fédération canadienne sans référendum, elle en sortira sans référendum par un simple vote des élus du peuple dans son Assemblée nationale. Lorsque la stratégie ne nous permet pas de gagner , il faut la changer. Or la stratégie référendaire a échoué. C’est pourquoi le Parti indépendantiste offre le choix électoral de l’indépendance. Un vote pour le P.I. est un vote pour le Pays.
Vous voulez que le Québec demeure une province canadian multiculturelle bilingue, votez pour le PQ référendiste ou les autres partis provincialistes.
Vous voulez que le Québec devienne un Pays libre et français qui intègre ses immigrants, votez pour le P.I.
Éric Tremblay
Chef du Parti indépendantiste, 1440, rue de Champigny Montréal ( Québec) H4E 1L8
