Est ce que le peuple français, décolonisateur dans son âme et conscience, a vraiment espéré coloniser … le Saint-empire ? Le politique en le poussant dans cette voie a commis une erreur désespérante, toute construction européenne, empire ou autre, n’a jamais été favorable à nos intérêts et toujours opposées à nos ambitions. La France avec ses milliers de fromages différents n’y sera jamais en odeur de sainteté. Quel politique français a pu croire que l’empire, qui a toujours voulu réunir spirituel et temporel, accepterait la séparation des deux trônes, institutionnalisée par la France ?
Pour des questions d’ambitions personnelles, Chirac en transformant l’appareil gaulliste en outil de propagande a fait entrer les centristes dans la bergerie. Le Chirac de Cochin, tout à la construction de son Club de supporters, n’a pas prévu que Bayrou n’avait qu’un fond de commerce à proposer " l’Europe ", et que pour ce Béarnais là, la messe ne pouvait être dite qu’à Bruxelles. La social démocratie internationaliste menait la même opération sur la gauche de l’échiquier politique.
Ainsi la raison de nos combats n’est jamais parvenue aux Français autrement qu’étouffée et déformée . Le seul discours qui aurait pu, et du, être pris en considération était celui qui a prononcé à la Tribune de l’Assemblée nationale, par Ph. Séguin, discours préparé avec Henri Guaino. Rappelons pour mémoire : " Le pouvoir qu’on enlève au peuple, aucun peuple, aucune réunion de peuples n’en hérite. Ce sont des technocrates ". Les plus lucides des européistes ont une réponse toute prête : l’Europe des Régions .. qui apporte le pouvoir aux citoyens et met hors jeu, c’est sûr, les Etats nationaux.
Aujourd’hui notre action prend une toute autre dimension. En effet, depuis peu, et suite à des records d’audience très importants, quelques chroniqueurs, Eric Zemmour que nous avions invité à déjeuner, il y a quelques années, Madame Elisabeth Levy avec qui nous avons travaillé auprès de J.P Chevènement pendant toute une campagne présidentielle et de quelques autres Roufiol par exemple passent re repassent sur les ondes, les plateaux de télévision, dans la presse écrite. Le peuple les demande, le peuple aime de nouveau entendre parler de la France. C’est un bonheur et c’est une chance, nous ne sommes plus seuls, des Français parlent de nouveau aux Français, Eric Zemmour déjeune quelques fois à l’Elysée et dit ce qu’il pense ce qui laisse toujours des traces.
Nous bénéficions désormais d’un secours qui arrive juste à point, à nous de transformer l’essai . La route sera longue, encore semée d’embûches, mais que représentent ces difficultés par rapport à celles qu’ont connu nos Pères, qui sont partis d’Afrique, rappelons l’épopée, avec Bir Hakeim une bataille qui fit que " la nation a tressailli de fierté ", pour s’arréter au Nid d’Aigle, rendant à la France, son rang, sa place, l’honneur du à son histoire, sa grandeur. Notre combat continu avec maintenant l’espoir de gagner. La France plie quelques fois, mais ne rompt jamais, maintenant, il s’agit surtout d’imposer gentiment, mais fermement nos idées sans les jeter à la face de l’autre. Il ne s’agit plus de faire l"âne et de braire, ni la vache en ruminant. Droits dans nos bottes, Français jusqu’au bout des ongles et fiers de l’être, la victoire change de camp, à nous de nous montrer dignes d’elle.
Henri Fouquereau
Secrétaire Général du Forum Pour la France
