Nous avons d’un côté la ratification dès l’été 2007 de l’accord signé en 2001 à Londres sur les brevets européens ; la décision de mettre le seul anglais obligatoire pour tous dès trois ans à la maternelle ; l’anglicisation à marche forcée de notre enseignement supérieur y compris pour les étudiants français ; notre institut français des relations internationales (IFRI) très proche du pouvoir, dont les conférences sont en anglais. Nous avons de l’autre côté des « primaires » d’une partie de la gauche dans lesquelles la question du français et de la Francophonie a été soigneusement évitée, et où, après l’interrogation de désarroi sur les maillots : « What would Jaurès do ? » et la proposition d’un programme « Care », on a préféré l’occultation.
Pour nos mouvements, qui ne sont inféodés ni à la droite, ni à la gauche, ni au centre, ni encore moins aux extrêmes, mais qui veulent servir la France et sa langue, il est temps de réagir par les moyens de la démocratie.
Notre site http://www.avenir-langue-francaise.fr va étoffer constamment, dans les mois qui viennent, sa rubrique « lettres-exemples » dont vous pourrez, si vous le souhaitez, vous inspirer. Mais votre propre indignation devrait suffire à guider votre plume et vos appels.
Qu’un grand vent se lève ! C’est le moment !
Albert Salon, président d’Avenir de la langue française.
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