Avec des pouvoirs supplémentaires offerts au Conseil européen, qui devient un collège au sein duquel les Chefs d’Etat, auront, non plus défendre la souveraineté de leur pays, mais celle de l’Union.
Avec de nouveaux pouvoirs pour le Parlement de Strasbourg qui décidera de lois qui seront désormais supérieures aux lois des nations, alors que les députés sont les élus des nations.
La Commission quant à elle, cessera d’effectuer un rôle de secrétariat pour devenir, le moteur du machin européen, elle possèdera désormais, un pouvoir d’initiative, de contrôle et d’exécution, sur tout ce que nous ferons les uns et les autres. Au revoir Monsieur Fillon, premier ministre du gouvernement français.
Un Haut représentant sera nommé demain, qui sera, en même temps, vice Président de la commission, devenant ainsi l’orfèvre d’une véritable politique étrangère européenne, qu’il mènera dans tous les domaines.
Au revoir Monsieur Koutchner, ministre des affaires étrangères de la France.
Un Président de l’Union , dont personne ne sait encore ce qu’il fera : exercer un vrai pouvoir, dans ce cas au revoir Monsieur Sarkosy ou inaugurer des chrysanthèmes. Bonjour les frais.
Mais d’autres Conséquence font suite à cette ratification Tchèque :
D’abord, le Chef des conservateurs britanniques s’est trouvé dans l’obligation d’annoncer qu’il renonçait au référendum qu’il avait promis s’il gagnait les prochaines élections. Il est vrai que la ratification de la Tchèquie enlève toute signification à ce référendum pour un pays qui avait déjà ratifié le Traité après avoir obtenu quelques exceptions. Maintenant, la seule question qui peut être posée aux Britanniques est la suivante : voulez vous quitter l’Union européenne ou NON ?
Nous qui espérions beaucoup de la non ratification Tchèque et du référendum Anglais, sommes bien évidemment déçus, mais nous ne pouvions pas décemment compter sur les autres pour sortir la France de l’ornière. c’est à nous de le faire, nous devons nous battre et nous tourner vers une autre stratégie.
Nous devons envisager le contournement de l’obstacle, comment, mais surtout pourquoi.
Répondons au « pourquoi » en premier lieu : Le Traité de Lisbonne reconnaissant la primauté absolue du droit européen sur le droit national, par une déclaration annexée, se référant à la jurisprudence constante de la cour de cassation. Nous ne devons et ne pouvons pas accepter qu’une instance étrangère, décide de tout à notre place et face la loi en imposant ses normes à notre places.
Sans cela, que deviendra le rôle de nos Parlementaires, élus de la nation française, face à cette cour de justice non élue ?
La primauté du droit européen sur le droit de la nation, supprimant toute capacité à nos élus de légiférer, ces derniers auraient un jour prochain à retourner à leurs occupations antérieures, laissant la nation orpheline.
Qu’allons nous faire des Palais de la République, ou se décidaient les lois ? Allons nous transformer l’Assemblée nationale en dortoirs, le Sénat en bureaux, et la Cour Constitutionnelle en musée ?
Autre avatar du traité, un Président de l’Union européenne sera élu par les Chefs d’Etat et de gouvernement pour 30 mois. Alors se pose le problème : Quid de notre Président de la République française ? devra t-il se tenir au garde à vous, le petit doigt sur la couture du pantalon, derrière le Président et le drapeau de ce machin européen, en attendant les ordres, ou devra t-il disparaître comme nos Parlementaires ? Que fera t-on de l’Elysée, un lieu de séjour pour âmes vertueuses , tel que dans la Rome antique.
Cerise sur le gâteau l’Union possèdera son Président élu par les Chefs d’Etat et de gouvernement, mais, conservera dans le même temps, la présidence tournante actuelle. Alors se pose là aussi la question de savoir, qui gouvernera quoi ? Et puis, comment loger ces gens ? il va en falloir des palais pour loger tout ces Présidents, avec leur cour, leurs larbins et leurs fous.
Attention, il est inscrit dans le traité de Lisbonne, une chose extrêmement préoccupante. Il est substitué aux peuples des Etats-membres, la notion de citoyens et de population de l’Union prise dans sa globalité. Enorme bouleversement de notre histoire, la disparition de la citoyenneté française, entraîne automatiquement la disparition de la France, avons nous déjà vu une nation, communauté humaine, privée de citoyens.
Le Parlement européen, à partir du 1er décembre 2009, ne représentera plus, les peuples d’Europe, mais des citoyens de l’Union.
Or, nous ne sommes pas des citoyens de l’Union machin, mais des citoyens de France, donc des Français. Le citoyen est le ressortissant d’un Etat, l’Union européenne n’est pas un Etat et dans tous les cas, il n’est le notre, nous n’avons , non seulement pas à accepter cette dénomination de citoyen européen, mais nous devons au contraire nous y opposer de toutes nos forces.
Pour ajouter à l’édifice, Il y a cette création du poste de Haut représentant pour la politique étrangère, avec création de véritables services diplomatiques européens qui primeront dans un premier temps, puis supprimeront ensuite, la diplomatie française.
Se pose donc la question du devenir du Quai d’Orsay et de nos services diplomatiques qui sont réputés les meilleurs au monde . Allons nous faire du Quai, un théâtre d’expérimentation pour la reproduction des libellules que nous devions jusqu’ici, aller étudier sur les Hauts Plateaux du Hoggar ?
Plus sérieusement, l’énorme problème que représentera la cour de justice européenne, en devenant une cour suprême, du fait de la primauté du droit européen sur le droit national. Inacceptable.
Cette cour devient, en effet, le juge suprême des droits fondamentaux par la force contraignante donnée à la charte des droits fondamentaux justement (sauf pour l’Angleterre et pour la Pologne) qui ont demandé et obtenu des dérogations.
La politique commerciale étant de la compétence exclusive de l’Union européenne, nos fromages, nos vin, notre viande et tout ce que nous consommons, seront d’origine chinoise, parce que les technocrates de Bruxelles ne savent même pas défendre une préférence quelle soit nationale ou communautaire.
Tous les Français, attachés à la nation, ne peuvent accepter les conditions d’un tel Traité et d’abord le fait qu’une cour de justice étrangère, d’obédience anglo-saxonne, vienne supplanter notre droit national, issu du droit romain, qui prend en considération l’intérêt national, alors que le droit que l’on veut nous imposer : protège les intérêts des boutiquiers. Ce traité fait de nous des bâtards, issus d’un droit de cuissage, alors qu’un droit d’ainesse sera réservé aux anglo-saxons qui se partageront l’héritage que nous ont laissé nos Pères. Nous devenons illégitimes.
Alors, nous devons nous battre
:
Tout d’abord, et dans un premier temps, il nous faut faire cesser l’hémorragie. La cour constitutionnelle allemande a rendu le 30 juin dernier, un arrêt extrêmement important, mettant un terme, uniquement pour l’Allemagne, à l’unification toujours plus étroite de l’Union. Le Parlement allemand se réserve ainsi le droit de bloquer une loi européenne pour préserver la souveraineté et l’identité constitutionnelle de son pays. Mais l’Allemagne est allée plus loin en réservant à son seul Parlement le pouvoir d’interpréter selon les intérêts du pays la loi venue d’ailleurs.
Cet arrêt, pourrait sembler mettre un terme à l’idéal fédéraliste d’une Union sans cesse plus étroite, prôné par le Traité de Rome.
Il est vrai qu’en lisant vite, la loi fondamentale allemande primerait définitivement sur le droit européen et cette loi fondamentale interdirait à l’Allemagne de s’affranchir de sa souveraineté en intégrant une Europe Fédérale.
Oui mais, il suffirait d’un changement de majorité pour qu’un nouveau parlement allemand décide que le fédéralisme européen devienne compatible avec la souveraineté allemande.
Autre chance avec Monsieur Cameron, futur Premier Ministre du Royaume-Uni, si nous en croyons les sondages, qui s’est engagé à faire voter par le Parlement anglais, une loi interdisant tout nouveau transfert de pouvoir à Bruxelles, sans référendum préalable ?
Oui mais une fois de plus faisons attention : l’Angleterre est, « grâce » à Madame Thatcher et à sa politique de destruction des structure nationales existantes, dans une situation économique terrible. Pour l’instant et grâce à sa non participation à la monnaie unique, la banque royale peut encore acheter les bons du trésor, émis par le gouvernement du Royaume, en fabriquant de la monnaie anglaise. Seulement, la banque royale d’Angleterre, ne va pas entasser indéfiniment des bons du Trésor, qui ne vaudront rien, qui ne représenteront rien et la livre ne va pas se dévaluer sans cesse, sans risquer de mettre le pays en faillite.
Une nouvelle épée de Damoclés est donc suspendue sur nos têtes, avec ce risque de voir l’Angleterre solliciter l’Ue. Contre l’aide du machin européen, l’Angleterre, à son tour, devra avaler des couleuvres. Bonnes choses que les décisions Allemandes et Anglaises, mais elles ne suffisent pas à nous protéger, et puis ne comptons que sur nous mêmes. Faisons inscrire en lettres de feu, dans notre constitution, une formule qui défende l’indépendance et la souveraineté de la France.
Une proposition doit donc voir le jour : le Parlement français seul, doit être en mesure de décider des lois et de rejeter toutes celles qui seraient contraires aux intérêts vitaux de notre nation. C’est tellement simple et naturel que nous ne pouvons imaginer qu’ un parlementaire, élu de la nation, ne veuille voter ce texte.
Que le Congrès se réunisse, qu’il prenne la décision de protéger la France, afin que nul pouvoir ne puisse rééditer l’infamie d’Isabeau de Bavière qui proposa le trône des Capétiens, c’est à dire de France aux Anglais.
Il est impératif, nécessaire, obligatoire et urgent, que comme celui d’Allemagne hier et celui d’Angleterre demain, notre Parlement se réunisse en Congrés pour ECRIRE que le droit Français ne peut être jamais, subordonné au droit européen ou à tout autre droit, sans que le Parlement ne l’accepte, ou le peuple français, si l’affaire devient trop importante.
Ne nous trompons pas et soyons clairs, dans un premier temps, nous arrêtons l’hémorragie, sans que cela nous empêche ensuite et comme jusqu’à présent, de demander la révision non seulement de ce traité de Lisbonne, mais de tous les autres traités précédents.
Alors utopie que ce rêve d’une France indépendante et souveraine grâce à nos actions ? J’affirme que non :
Cette affaire du Traité de Lisbonne, qui comme ses prédécesseurs, nous retire un peu plus de notre indépendance et de notre souveraineté, et bien nous allons la traiter de la même manière, que nous avons fait gagner la France contre la constitution giscard, c’est à dire tous ensemble et nous possédons désormais des armes : notre volonté, nos associations et les auditeurs de Radio Courtoisie :
- Il s’agit donc maintenant, de convaincre 60 Parlementaires, pour qu’ils appuient notre demande, afin de protéger la France, Etat-nation, de toute subordination qui serait décidée par une autorité nationale ou étrangère ; telle que la cour suprême.
Il n’est pas question de déclencher la guerre contre qui que ce soit, il s’agit d’exiger que des garanties officielles protègent la souveraineté de notre pays. Il s’agit que l’interprétation des traités soit laissée au libre arbitre de la Cour constitutionnelle française, du Parlement français et du Peuple français. Ce n’est quand même pas trop exiger que de vouloir que son pays soit défendu ? Nous n’allons pas laisser nos dirigeants prendre la route qui fut prise par leurs prédécesseurs de la troisième République ; celle qui conduisit au désastre, parce qu’il ne fallait pas fâcher le camp adverse, en l’occurrence les socialistes pacifistes de l’époque et ce manque de courage nous a conduit là ou vous savez.
La France est une grande puissance qui entend le rester ; elle exige de ses représentants, qu’ils prennent les mesures nécessaires au maintien de son rang de grande puissance dans le monde.
Je vous remercie.
Henri Fouquereau
