Pourtant, en tant que Conseil pour les entreprises, j’assure que les bilans des artisans sérieux, sont solides, avec augmentation du CA et des bénéfices, un carnet de commandes de prés de 2 ans. Même chose pour la clientèle d’un commissaire aux comptes de nos amis.
Secteur créateur de valeur ajoutée, capable de fournir des emplois, de nourrir patron et employés, de remplir les caisses de l’Etat, celles de la protection sociale, de contribuer à l’augmentation du PIB français, et d’installer chez les clients, les productions françaises, et bien rien de tout cela ou presque parce qu’il n’y a pas assez d’entrepreneurs, pas plus que d’ouvriers qualifiés et d’apprentis. Il ne peut y avoir d’employés formés sans patrons formateurs.
Le droit du travail fiche la trouille : un apprenti boulanger ne peut travailler avant 8 heures du matin, pour les autres, avant qu’il ne touche un outil, il faut que son patron lise des pages et des pages d’articles illisibles, sans être pour autant à l’abri de tout et de tous, qui semblent avoir les yeux braqués sur lui, dans l’attente de l’horrible faux pas- Si jamais il doit manipuler des produits chimiques, il vaut mieux prendre un étranger, petit, les yeux bridés et le faire travailler dans une cave sans rien déclarer.
La législation française, les directives européennes, le droit des autres, de tous les autres, l’obligation de financer une bureaucratie tatillonne et compliquée, auparavant française et contre laquelle l’artisan pouvait se lever, aujourd’hui anglo saxonne et qui défend l’intérêt anglo-saxon, celui qui depuis toujours encercle la France, comme pour mieux l’empêcher de respirer, tout cela fait que le Cuisinier va travailler en collectivité pour y perdre son savoir faire, et tous les autres dans des grandes surfaces, pour y faire la promotion de produits venus d’ailleurs.
Alors, les pouvoirs publics, pour relancer la petite entreprise, ont décidé de faciliter ses créations en ajoutant des statuts aux statuts, en limitant ou en supprimant les apports en espèces : 7 options, dont 6, sans aucun apport, sont nées ce Premier janvier. Aprés le statut de l’auto entrepreneur, voici celui de l’entrepreneur individuel à responsabilité limitée- EIRL -(heureusement que votre serviteur avait proposé le statut de l’EURL à P. Bérégovoy.
Les pouvoirs publics penchent pour des statuts alors qu’il aurait mieux valu concentrer les efforts vers la formation des gens et vers la réhabilitation des métiers manuels. FORMATION : C.A.P obligatoire pour s’installer. Avons nous conscience, que chacun peut devenir Restaurateur, alors qu’il faut un brevet professionnel pour s’installer dans la coiffure ?
Proposons un Brevet pour signifier le savoir faire, celui d’artisan et que chacun reste dans son métier.
Simplifions les normes, laissons faire l’homme de l’art, un menuisier travaille le bois, un scribe inscrit sur un papier, le Scribe ne saura pas remplacer, le menuisier et ce dernier le scribe, nous tuons aujourd’hui l’agriculture en voulant transformer nos paysans en boursicoteurs et qui plus est, pour agir sur les marchés à terme - A l’avenir, ni les terres, ni la bourse, ne seront efficaces.
Statuts, puisqu’il s’agit aujourd’hui de cela : que les gens choisissent l’Eurl plutôt que l’EIRL, dans le premier cas l’entrepreneur n’est responsable que du montant des fonds apportés au Capital, pour l’Eirl, l’entrepreneur est dans l’obligation de faire effectuer une déclaration d’affectation spécifique et s’il s’agit de biens immobiliers, il doit avoir recours à un notaire et à un commissaire aux apports. (quelle ânerie ; Deux dépenses insupportables pour quelqu’un qui débute). Nous constatons bien que la suppression des frais de constitution de société, sont en fait un leurre, notaire et commissaire aux apports, coûtent plus cher que ces frais de constitution.
La Garantie du Patrimoine : il est indécent de mettre en péril, le Patrimoine de quelqu’un parce qu’il veut travailler. La loi nouvelle, et nous avions applaudi Monsieur Novelli, lorsqu’il avait distingué le Patrimoine personnel de l’entreprise, seulement, les banques, et maintenant les fournisseurs demandent la caution personnelle de l’entrepreneur - Ce qui devrait être interdit par une loi.
Le salaire de l’entrepreneur : en société, s’il est minoritaire, il est l’employé de la société et donc considéré comme un employé comme les autres : salaire, sécurité sociale etc - S’il est majoritaire, il est considéré comme un entrepreneur individuel et là, le bât blesse.
Il faut supprimer ce statut d’entreprise individuelle, il faut que tout un chacun en France, soit l’employé de quelque chose ou de quelqu’un, même de soi même - cela supprimera ces caisses qui sont toutes déficitaires et qu’il faut renflouer. Chacun doit être garanti contre les aléas de la vie, ceci pour la protection sociale.
Pour la préservation du Patrimoine de l’entrepreneur, une assurance doit garantir, un découvert, un emprunt, une commande, jamais une caution personnelle, ni la caution d’un tiers.
Transmission des entreprises : trop d’entreprises disparaissent avec la cessation d’activité de leurs dirigeants, faisons savoir que la société de gérance existe, qu’elle permet à un employé de gérer l’affaire de son ex patron par ex, il lui verse une gérance, chaque mois, l’ex Patron bénéficie d’une retraite améliorée, l’employé devient patron sans avoir au départ de capital à fournir. L’ex patron ne risque rien en cas de dépôt de bilan de son Gérant - Si les gens savaient cela, nous sauverions en France des milliers d’entreprises chaque année
Choisir sa forme juridique ne suffit pas. Le client se moque du statut, ce qui l’intéresse, c’est la connaissance du produit, du métier et la concrétisation sur le terrain de ces deux facteurs. Bien sûr, 662 000 créations d’entreprises l’année dernière, sauf que ce sont pour plus de la moitié des aides à la personne, l’auto entrepreneur a juste transporté sa propre misère d’un point à un autre. Sait-il que les déclarations fiscales et sociales, vont demander l’aide d’un comptable et qu’il ne pourra supporter la note à payer ?
Arrêtons les bêtises, dans artisanat, il y a art. Pourquoi vouloir copier le chinois, qui copie les autres depuis quelques décennies.
Qui a compris que 10 millions d’immigrés en France, n’avaient rien à faire d’acheter plutôt français que chinois, le buffet de nos ancêtres, ils ne connaissent pas, ils ne l’apprécient pas, ils n’en veulent pas. Regardons dans les rayons, les produits entrés chez nous avec les immigrés. Regardons les restaurants en France : ou trouver la poule au pot, la blanquette de veau, des escargots de bourgogne ? Des vrais ? Nos concitoyens mangent du rat parfumé, des yeux de merlans frits, des têtes de trucs, des soupes filandreuses, dans lesquelles une truie y trouveraient peut-être les siens. Où trouver des oeufs meurettes, une entrecôte à la moelle, une sauce grand veneur, de véritables tripes à la mode de Caen ? Fini, terminé. Le camembert au lait cru a disparu, le beurre n’a plus de goût, la viande de boeuf sent le poisson, le poisson ne sent rien, le pain n’est plus que de la mauvaise farine, le vin est Californien, les fruits sans saveur. Et tout le reste pue les odeurs de la soute dans laquelle ils ont été transportés.
Si au lieu de s’occuper des statuts, les pouvoirs publics s’occupaient de la formations, de l’aide aux entreprises, de mise à disposition, des services du commerce extérieur - Là, la France imposerait à nouveau au monde, son savoir faire et la qualité de ses produits FABRIQUES EN FRANCE . Plus d’un million d’emplois, bien rémunérés, sont à la clé, il suffit de courage politique.
Oublions mai 68 et ses braillards, ses gardiens de chèvres, et ses philosophes dérangés qui ont décervelés deux générations et remettons nous au travail, mais au vrai travail, celui qui remplit le cœur de joie et les caisses de NOTRE Etat, celui qui rend l’homme heureux.
Henri Fouquereau, Secrétaire Général du Forum Pour la France
