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Pierre Leconte
Divers :
Economie Politique
COMPRENDRE LES DANGERS QUI NOUS GUETTENT
La grande crise monetaire du XXIeme siecle a deja commence par Pierre Leconte
Editeur Jean-Cyrille Godefroy
lundi 3 décembre 2007
par Administrateur (Webmestre)
popularité : 1%

Je suis très souvent d’accord avec Pierre Leconte, ses livres servent souvent pour les dossiers du Forum : Comment sortir du Piège américain – Une monnaie extra-nationale – La tragèdie monétaire. Une chose nous sépare, il est partisan du retour à l’étalon OR, même il n’en fait pas une maladie. Son combat pour le « new bancor », dont le concepteur est Jacques Riboud et pour la mémoire duquel Pierre Leconte a continué l’oeuvre entreprise (l’idée du Bancor venant de Keynes) va un peu à l’encontre de que beaucoup d’entre nous pensent, mais changeons étalon OR par étalon produits et nous avons la solution aux problèmes du Monde.

Je reste, comme P.Leconte, partisan d’un étalon monétaire, mais qui doit être basé sur un cerain nombre de produits et non seulement sur l’OR.

J’aimerais insister sur le dernier livre de notre ami, qui sort juste aprés l’émission que j’animais jeudi dernier sur radio courtoisie et à laquelle participait le Professeur d’économie J.P Vespérini, qui sur le retour de l’inflation a été d’une limpidité extraordinaire – Vous lirez (ici en mp3) d’ailleurs son intervention que je viens de lui demander. Importante cette affaire, depuis 2002, l’euro et la BCE, menaient une lutte exclusive contre l’inflation, sans se préoccuper des dommages collatéraux. J’ai dévoilé une partie de cette lutte contre l’inflation qui se résume à ceci : nos financiers ont favorisé la production dans pays émergents uniquement pour que les produits à bas coûts viennent géner supprimer une partie de l’inflation. C’est une horreur, pour un indice à défendre, une banque centrale enlève le travail à des millions de personnes.

Pierre Leconte désigne un autre ennemi – Alan Greenspan – qui a décidé que la FED devait fixer son taux directeur à 1%, c’est à dire au dessous du taux d’inflation américain, c’était une distribution aux américains d’argent gratuit, la crise qui secoue le monde actuellement provient uniquement de cela.

Quelques chiffres : en 7 ans les américains ont créé plus de dollars que depuis 1776 et bien évidemment, plus l’on créé de papier monnaie, plus la valeur de cette monnaie baisse sur le marché des changes. L’auteur prévient, comme je ne cesse de le dire : Les autres Etats (même la zone euro) vont détruire leur propre monnaie dans le feu final de la grande inflation, qui vient de commencer.

Quelles en seront les conséquences ? Déjà et avant tout, l’effondrement du marché de la dette publique des Etats. Aucun Etat ne pourra plus emprunter pour couvrir son endettement public, ni les déficits budgétaires, ni le déficit extérieur, ni celui de la balance des paiements. C’est la fin de nos Etats-providence, c’est à dire que notre civilisation.

Il n’existe qu’une seule solution à ce problème, les politiques doivent reprendre la main et empècher les banques centrales de remédier par l’extension du crédit au manque de courage politique – Il faudrait même aller plus loin : supprimer les banques centrales afin de supprimer leur politique monétaire et encore plus loin, comme je l’écrivais il y a quelques jours, supprimer la dictature du dollar, qui draine 75% de la liquidité internationale financière disponible : USA 300 millions d’habitants 75% de la liquidité mondiale – Monde + de 6 milliards d’habitants 25%

Nous sommes Pierre Leconte et votre serviteur d’accord sur l’essentiel : Le grand choc mondial à venir ne proviendra pas des conflits de civilisation ou des religions, mais de l’accèlération du processus de destruction monétaire qui va engloutir tout ce que nous avons mis des siècles à construire.

Nous avons au Forum pour la France tellement conscience de ce danger, que notre premier dossier a été pour une réforme du Système Monétaire International.

VOUS NE POUVEZ PAS VOUS ECHAPPER DE LA LECTURE DE CE LIVRE – SI VOUS VOULEZ COMPRENDRE LES DANGERS QUI NOUS GUETTENT.

Le Forum a lancé des avertissement : Les retraites qui ne pourront plus être payées si une solution n’est pas adoptée – Le non système monétaire qui va faire exploser tous les systèmes connus – Ce mondialisme forcené qui a échappé même à ceux qui l’ont mis sur les rails. Il n’y a qu’une solution, la reprise en main des politiques par les Etats à condition qu’ils appliquent les règles essentielles. « Produire au moins 80% de ce que nous consommons » et ne pas croire les malhonnètes gens – le monde qui émerge n’est pas responsable de ce qui se passe – Son PIB ne représente que 30% du PIB mondial, ce sont les financiers internationaux qui mettent le monde dans cet état de délabrement.

Lorsque les Etats auront repris les rènes, il faut qu’ils aient conscience qu’il n’y a plus aucune autre solution durable, fiable et viable que celle de la Participation de tous les citoyens à la vie de la cité, de tous les employés à la vie de l’entreprise et que l’épargne salariale doit absolument prendre le pas sur la finance internationale.

Attention à ne pas nous tromper de combat. C’est la finance qui gouverne actuellement le monde, et la finance va mal, très mal, donc le monde va aller très très mal…

Henri Fouquereau

Secrétaire Général du Forum pour la France

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Messages de forum :
La grande crise monetaire du XXIeme siecle a deja commence par Pierre Leconte
mardi 8 janvier 2008
par  Jean jégu

Monsieur,

ma recherche sur la réforme du système monétaire m’a conduit à votre texte de présentation de l’ouvrage de Pierre Leconte intitulé : "La grande crise monétaire du XXI ème siècle a déjà commencé". Je voudrais vous livrer quelques réflexions personnelles qui se veulent constructives.

J’ai la bonne surprise de retrouver sur ce blog "souverainiste", à propos de la TVA sociale, Monsieur Pierre Aunac que j’ai pu apprécier dans une association apolitique ("Chômage et monnaie" ).Pour ma part, sans dénigrer la démarche politique, je pense que nous devrions comprendre que les problèmes de société sont d’une telle complexité que ce sont des travaux objectifs, de nature scientifique, qui nous permettraient d’avancer et non des oppositions de façade et de principe qui ne mènent à rien. Les autres "nonnistes" de gauche, parmi lesquels j’ai tendance à me compter, ont comme tout le monde des attitudes marquées par leur parcours sociologique ; il nous faudrait ensemble passer au dessus de ces clivages relatifs pour traiter ce qui relève de l’humanisme que nous partageons.

Je constate que le monde politique dans son ensemble - gauche comme droite - s’interroge peu sur les mécanismes monétaires. Les économistes universitaires, au mieux, les analysent et en montrent les limites. Mais qui propose vraiment autre chose ? Plutôt des "amateurs" ou du moins qui sont considérés comme tels : je pense à André Jacques Holbecq, à Philippe Derudder, à Jean Bayard,aux propositions d’associations comme l’ADED et "Chômage et monnaie" Je retiens aussi la proposition conjointe de l’anglais James Robertson et de l’allemand Joseph Huber dans leur ouvrage "Creating New Money" paru en 2000. Mais quelle est leur audience ? Je souhaite que Pierre Leconte ait la crédibilité suffisante pour que son alerte soit entendue.

Que le grand choc mondial puisse venir de l’accélération du processus de destruction monétaire, j’en suis hélas bien d’accord avec vous, Monsieur Fouquereau. Qu’il soit indispensable que les etats reprennent les rênes me parait aussi une certitude. Comme vous toutefois, je ne pense pas que le retour à l’étalon Or soit une nécessité. En outre, cela ne ferait probablement que retarder un peu le crash final. Il nous faudrait une décision infiniment plus audacieuse, celle de décider que toute émission monétaire ne doit l’être que par une collectivité économiquement solidaire et d’abord au bénéfice des membres de cette collectivité. En clair, dans la situation mondiale actuelle, par les Etats-Nations pour leurs citoyens.

En bref, je considère qu’une vue objective de la monnaie conduit à en évacuer aujourd’hui toute valeur intrinsèque pour ne conserver que sa valeur de reconnaissance de dette de l’émetteur au bénéfice du détenteur. Nous serions là aux antipodes de la situation présente dans laquelle, comme chacun sait, toute monnaie supplémentaire ne provient, pour l’essentiel, que des crédits bancaires c’est à dire de la reconnaissance de dette du détenteur au bénéfice de l’émetteur. Il en résulte un déficit monétaire entretenu dans le pôle producteur de la société au bénéfice du pôle possédant. Le premier doit payer indéfiniment au second la monnaie qui lui est indispensable .

Au lieu de quoi, si l’Etat pouvait monétiser ses actifs et ses dettes et symétriquement démonétiser ses recettes,- comme le fait n’importe quelle banque commerciale mais qui est interdit aux Etats par le traité de Maastricht - nous mettrions en place un circuit monétaire centré sur la création-destruction monétaire en fonction des services rendus à l’ Etat et fournis par l’Etat, Bien loin d’engendrer un déficit public aberrant pour un Etat indépendant, toute activité augmentant la richesse collective et contribuant aux services publics mettrait gratuitement une masse monétaire supplémentaire à la disposition de l’économie nationale.La régulation nécessaire par destruction se ferait bien entendu comme aujourd’hui par la collecte des impôts et taxes, voire par le paiement des services publics.

Certes la gestion de la monnaie ne nous dispenserait pas des services bancaires qui méritent évidemment rémunération, mais les banques doivent se voir retirer leur privilège d’émission monétaire. On évoque souvent le prêteur en dernier ressort qui serait la Banque Centrale. Cela veut dire qu’en cas de besoin la Banque Centrale fournit la monnaie centrale nécessaire au maintien du système. mais qui en définitive paie la note ? Ce sont toujours les citoyens par leurs impôts. Le "garant en dernier ressort" en donc bien l’Etat ; c’est à lui et à lui seul d’engager cette garantie, c’est à dire d’méttre la monnaie dont la collectivité a besoin. D’ailleurs c’est bien lui l’organisation la plus stable et la plus perrenne qui soit et donc l’émetteur le plus crédible. Pierre Aunac a mieux expliqué que je ne le fais, dans son ouvrage "une économie au service de l’homme" que les dépenses du souverain enrichissait son peuple. Nos dépenses pour la santé, pour les routes, pour la justice,pour l’armée et plus généralement pour toutes les fonctions régaliennes de l’etat doivent générer la monnaie qui enrichira et animera l’activité de l’ensemble de la société.

La difficulté n’est point dans cette conception mais dans la façon d’y parvenir. Nous devrions y réfléchir. ceux qui ne tirent leurs revenus que d’une activité financière stérile mais prédatrice seront farouchement contre et il faut les comprendre. Pour ma part, je ne veux la tête de personne ; les rentiers ne l’ont pas toujours choisi et, parfois, se sont beaucoup dépensés pour en arriver là. je ne souhaite même pas comme Keynes qu’on les euthanasie ; je souhaite seulement que l’espèce ne s’en perpétue pas, qu’ils soient stérilisés en douceur et avec humanité, c’est à dire en ne les privant pas de la solidarité collective qui est bien, en définitive, notre seule richesse.

Jean Jégu.



argent et Société
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La grande crise monetaire du XXIeme siecle a deja commence par Pierre Leconte
mercredi 9 janvier 2008
par  J.J.
Désolé. Réparation du lien "Argent et société" vers ma tentative (perfectible ! ) de vulgarisation de la question de la monnaie. Ci-dessus lire "d’émettre" au lieu de "d’méttre".

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