Il s’avère que personne ne peut plus réfuter cette évidence. La Presse et le Pouvoir, commencent à rendre compte de la désertification industrielle de la France et c’est à qui s’émeut le plus « sincèrement » possible devant les caméras en dénonçant la main sur le cœur, cette désertification. Ils en portent pourtant l’entière responsabilité, l’ayant organisée en répondant aux incitations d’une pensée unique diffusée en France par Alain Minc, Edouard Balladur et Alain Juppé, Lionel Jospin et n’oublions surtout pas VgE, le modèle du genre.
Devant l’incurie de nos « élites », le Forum pour la France propose une politique industrielle pour la France, car il est grand temps de regarder les choses en face.
Troisième trimestre 2006 taux de croissance ZERO. Si le quatrième tourne bien nous obtiendrons un taux de 2%, totalement insuffisant pour ne pas augmenter le déficit de la France et même pour simplement payer les factures courantes.
Quel est le responsable de cette descente aux enfers ? Le secteur Industriel qui a flanché sous les coups de boutoirs que lui assènent nos dirigeants. Sa production n’augmente plus depuis six ans. Chaque jour, on peut le constater, nos entreprises vont vers le grand large ou saturent les autoroutes menant vers l’Est de l’Europe. La construction automobile s’effondre, (-15%) la sous- traitance des pièces est totalement délocalisée, l’aéronautique, l’armement ont déserte le territoire national.
Nos politiques, qui trouvaient l’industrie polluante et salissante, se racontaient des histoires : les services allaient remplacer l’industrie, donc aucune inquiétude à avoir. Leur incompétence nous entraîne au bord du précipice, les services se délocalisent aussi vite, sinon plus, que le reste. La France de 2006 n’est plus capable de produire ce que sa population consomme. Elle achète désormais à l’étranger ce dont elle a le plus besoin. . Nous exportons notre savoir- faire et importons le travail des autres, notre seul secteur excédentaire est celui de la fabrication et du développement du chômage.
Pourtant la période est extrêmement favorable : le commerce mondial tourne à plein régime, les ménages français ont de l’épargne et consomment encore.
Seulement voilà : Comme nos dirigeants n’ont cessé de démolir l’industrie aux yeux de nos compatriotes, résultat, personne n’ose plus investir dans ce secteur : 2001, 2002, moins 13% 2002, 2003, moins 6%, 2003-2004, moins 2%, il est normal que notre compétitivité recule.
Et comme personne n’a pensé à défendre nos entreprises, elles deviennent une proie facile pour les lanceurs d’OPA malignes.
Notre recherche et notre développement sont sinistrés et alors que les Français suivent la mode en consommant des produits nouveaux, personne, chez nous, n’est plus capable de répondre à cette demande que seules désormais, des entreprises transnationales, à sièges sociaux exotiques, bichonnées par les politiques, les banques et les actionnaires internationaux peuvent satisfaire.
Cette politique du laisser-faire et de l’abandon possède un coût, le chômage, des dépenses qui dépassent les recettes, des hommes exploités par d’autres hommes, la perte de nos acquis, la disparition de la solidarité, celle qui soude les hommes entre eux et les générations entre elles.
C’est aussi la perte de nos valeurs, le déni de l’Etat, la disparition de la nation. La finance et l’économie en créant des empires financiers, dominent le monde, échappent à tout contrôle, fabriquent un mondialisme inhumain et cannibale, inventent une religion celle du bénéfice grassouillet et répétitif, tuent la civilisation.
La France, nous ne cessons de le répéter n’a pas vocation à se laisser dominer par la finance des autres et par Français , vont devoir faire un effort colossal, pour revenir dans les premières places. Nos politiques vont devoir cesser de se tromper, de nous endormir et surtout de laisser à d’autres les clés du pouvoir. Il n’y a aucune alternative possible, la France doit à nouveau produire ce qu’elle consomme.
Remettons les Ingénieurs à la tête de nos entreprises et les banquiers à la tête des banques et surtout pas l’inverse.
Pendant cette période pré-électorale, chacun d’entre nous doit se rendre aux réunions organisées par les candidats et poser les bonnes questions. A force nous finirons bien par faire entendre raison à ces gens.
Le temps presse, car l’industrie au bord du gouffre y entraîne la France.
Henri Fouquereau
Secrétaire général du Forum pour la France
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