Pour cacher le risque de prêter à des insolvables, ce qui a permis à des salopards d’empocher des 25% de bénéfices, sur de l’argent qu’ils avaient emprunté à 0 et quelques %, les prêts " très risqués " ont été camouflés (titrisés) à l’intérieur d’autres titres et vendus à des établissements financiers Américains, Anglais et Irlandais qui ont naïvement cru ( ?) que le pactole coulait d’une source fraiche et éternelle . Ces derniers ont tous été contaminés, peut-être sans le savoir, et ils se sont transmis leur HIV . Mais quand même, est ce que des banquiers pouvaient croire que gagner autant d’argent sans rien faire était possible sur le long terme ?
Cette titrisation est une très bonne chose, lorsqu’elle permet de générer des liquidités, d’augmenter la consommation et de faire reculer la pauvreté. Mais elle doit être guidée, vérifiée minutieusement, par des autorités neutres et compétentes, que seules les Banques centrales de chaque État, peuvent offrir. La Banque de France, en ce qui nous concerne, regorge de spécialistes depuis que Trichet l’a quittée.
A part pour l’Angleterre et l’Irlande, les banques de l’UE n’ont été contaminées que par des filiales étrangères achetées on se sait pourquoi, car là aussi on peut se poser des questions : comment peut-on croire que l’étranger soit plus bête que nous, et vende, en dehors des périodes de crise, ses banques lorsqu’elles sont saines ?
Les banques de la zone euro, sauf à apprendre que l’incroyable s’est produit, en Allemagne peut-être, en Irlande certainement, n’auraient pas été touchées du tout , si l’État avait conservé la maîtrise de ses politiques. La fermeture des barrières pouvant éteindre le feu, malheureusement " l’angloCONmanie " a produit ses effets et le vaccin "anti-bêtise " tarde à venir.
La finance, l’économie, c’est avant tout la Confiance. Comment la rétablir ? Juste quelques petites idées :
- Que nos banques annoncent qu’elles vont enfin rémunérer les dépôts et vous allez voir.
- Séparons nous tout de suite des États contaminés : Irlande, Belgique, Hollande, Allemagne, Espagne etc etc.
Je n’ai rien contre la zone euro, sauf que ses adhérents sont reliés par une monnaie qui les unifie, ce qui fait que lorsque l’Allemagne est très malade, la France doit se soigner, que lorsque l’Espagne relève de la psychiatrie, la France doit obligatoirement porter une camisole de force. et lorsque l’Irlande est en surchauffe, le plan européen qui doit la sauver des méfaits de sa spéculation, doit nous geler.
Pas de panique, mais un retour nécessaire à quelques fondamentaux. Les valeurs boursières étaient surévaluées de moitié, or la baisse chez nous n’est que de 30%. La valeur intrinsèque d’une action se calcule par : Prix de l’entreprise divisé par le nombre d’actions.
Tout n’est pas perdu, la finance se refait déjà en lorgnant par exemple, du coté du platine, matière à surveiller, d’après un de nos spécialistes. D’autres achètent quelques entreprises en difficultés, un banquier, très en forme actuellement ,achète pour deux sous, des établissement financiers aux USA, en Angleterre. On connait l’affaire des cycles, années de vaches grasses suivies d’années de vaches maigres, période qui se termine par des rachats qui vident les stocks et recréent une demande, nous en sommes là. Ce n’est pas rose, la différence entre le prix fort et le prix cassé est toujours payé soit par le consommateur, soit par le contribuable, nous en serons là demain matin.
Tout n’est pas perdu non plus, parce qu’à l’inverse de la crise de 1929, les marchés continuent de fonctionner. Malheureusement la panique est irrationnelle et il suffit d’un abruti, et il n’en manque pas, pour mettre le feu aux poudres.
Il faudrait donc que les politiques interdisent les prêts à taux variables et la peur commencera à s’éloigner, qu’ils garantissent tout de suite les retraites, la confiance reviendra. Que les dirigeants fassent preuve d’un certain volontarisme et des choses seront possibles. Il faut que le politique soit crédible, qu’il parle au Peuple de ces choses à mettre en route, pour punir le profiteur et pour assainir, non pas le marché dont nos citoyens se moquent, mais les institutions financières. Ils doivent rétablir l’État dans ses prérogatives, il faut qu’ils le disent haut et fort : la France doit être défendue envers et contre tous, le Président doit s’occuper de nos ennemis, nous nous occuperons de ses amis, tâche certainement plus ingrate.
Ce qu’il faut surtout, mais tout de suite, c’est de ramener des liquidités sur les marchés et pour cela aucune autre solution possible que de transformer de manière obligatoire les dettes en capitaux. Nous avions déjà proposé cela lors de la crise qui a touché le Japon. Nous devons sortir de nos idées " système or ou matières précieuses " qui n’existe plus mais qui trottent toujours dans nos têtes, ce qui ne correspond à aucune réalité économique. L’endettement est la seule source de richesse, il permet d’investir, de créer des emplois, il correspond lui, à une réalité économique, mais là aussi attention :
L’AUTORITÉ DE RÉGULATION ET L’ENCADREMENT SONT OBLIGATOIRES ET NE PEUVENT PROVENIR QUE DE L’ÉTAT.
Je suis tout à fait conscient que ces lignes vont choquer, les économistes n’osent pas, à part quelques-uns proposer cette solution. Endettement transformé en liquidités ,sauf pour la spéculation. Réfléchissons : pour construire une maison, on emprunte, on créé de l’activité, des emplois, les intérêts que l’on verse créés de la valeur ajoutée, et l’on augmente ainsi la valeur du patrimoine national.
Et puis, cerise sur le gâteau : Activité productrice mondiale = 50 000 milliards de dollars / AN - activité sur les marchés 400 000 milliards de dollars JOUR. Le système existe et fonctionne, malheureusement la spéculation a pris le pas sur tout le reste.
Henri Fouquereau
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