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Editorial du lundi 22 Décembre 2008
La crise, les déséquilibres, les solutions à ne surtout pas adopter. par H. Fouquereau
Le grand retour de l’Etat
lundi 22 décembre 2008
par Henri Fouquereau
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La Presse et la majorité des politiques semblent perdus, habitués à se laisser porter par les théories fumeuses, pour ne pas dire fumantes, des adeptes de la pensée unique, ils doivent aujourd’hui se remettre à réfléchir, exercice dont ils ont perdu l’habitude.

Le réveil est difficile, l’angélisme de leur mondialisme se révèle d’une cruauté qu’ils n’ont ni soupçonnée, ni imaginée. Apprendre qu’un homme sur 6 ne mange pas à sa faim et que la pauvreté augmente à nouveau est un démenti cinglant à ce laisser fairisme qu’ils prônaient par manque de courage intellectuel. Leur européanisme béat, clone de ce mondialisme inhumain, explose, payant aujourd’hui pour son égoïsme et son refus d’écouter les peuples, dont la conscience est restée intacte et entièrement tournée vers l’État protecteur ; Le rejet de l’autre pensée, celle qui affirme que la solidarité entre les Hommes et entre les générations doit rester la base de toute société est un crime.

Oublier que l’homme a instinctivement besoin d’être protégé et de protéger ceux qu’il connaît et avec qui il a l’habitude de vivre est un monument d’horreur et de bêtise.

Faire de la politique, c’est avoir une vision à long terme. Rôle dévolu, chez nous, au Président de la République qui a en charge la gestion des jours extraordinaires, laissant au Gouvernement de la République le soin de gérer les jours ordinaires, ce qu’à si bien écrit Monsieur Michel Pinton. Intendance pour les seconds, l’avenir pour le premier, nul ne doit bousculer cet ordre : d’abord, les stratèges et l’action, « l’intendance suivra » nous connaissons tous cette formule pleine de bon sens.

Et c’est justement cette vision du long terme qui a été balayée par le mondialisme dont le seul avenir réfléchi, est celui du profit immédiat et répétitif, devant enrichir quelques bénéficiaires d’un nouvel ordre établi.

Ce mode de gestion, car c’est uniquement de cela qu’il s’agit , s’écroule dans la douleur, mais attention, il n’aura de cesse, que de renaître de ses cendres, et l’argent n’est pas pour les mondialistes un problème.

La presse s’interroge sur l’échec de l’OPEP, et le grand retour du keynésianisme.

Regardons y d’un peu plus prés : D’un coté, certains pays producteurs se sont réunis et installés sous une bannière sortie du chemin habituel des États, « l’organisation des pays producteurs de pétrole » (OPEP) afin d’échapper à une dépendance indécente vis à vis des multinationales, qui établissaient le prix du pétrole qui convenait le mieux à leurs petites affaires.

De l’autre, des Banquiers et industriels se sont entendus entre eux, pour échapper aux Etats, à leurs règles et protection sociale, afin d’établir un gouvernement économique et financier mondial. Rien n’a fonctionné selon les vœux des uns et des autres. La Gouvernance mondiale se révèle impossible, parce que le monde est constitué d’États différents, ayant des besoins différents, à des moments différents. Les pays producteurs de pétrole ne peuvent s’entendre, parce que chacun d’entre eux est différent, rencontrant des problèmes différents à des moments différents.

Échec total pour ces deux cas, malheureusement le monde doit en payer la note, car aucun responsable ne sera jamais jugé pour crime contre l’humanité.

Retour du Keynésianisme : NON Faux, une partie de Keynésianisme est au contraire entrain de disparaître : Bretton Woods 1944, première année du mondialisme, dont il fut l’un des fondateurs s’écroule, le reste : les interventions des États, relance par de grands travaux, cette politique appliquée par Roosevelt avec celle des prêts à taux bonifiés , était connu en France depuis fort longtemps, Colbert n’avait même pas inventé la chose, mais l’avait simplement modernisée.

Pourquoi ne pas nommer les choses par leur nom ? Il ne s’agit pas du retour du Keynésianisme, pas plus que du Colbertisme, mais du grand retour des États, voulu par les nations, c’est à dire par les peuples, qui malgré tout le mal qu’ils peuvent en dire, veulent être protégés par l’État. Qui de l’État c’est moi, est passé à l’État c’est nous, qui vivons ensemble, aux mêmes moments, avec les mêmes problèmes.

La crise est mondiale, elle est due au mondialisme et surtout pas à l’État, l’Union européenne est mondialisme, elle nous fait payer la note de ses erreurs mondialisantes. La France n’est pas mondialiste, mais une puissance mondiale, ce qui est le contraire du mondialisme. La solution à la crise, ne peut être apportée au niveau mondial, mais à celui des États, qui doivent se concerter entre eux, en mettant en application le principe de subsidiarité. Des règles doivent être trouvées en tous les partenaires, mais appliquées dans les États et que par les États.

La France doit privilégier l’offre qui seule, doit créer la demande, la France doit encadrer le marché afin de contrer les égoïsmes, alors là oui, nous retrouvons une partie du Keynésianisme, mais surtout pas tout le keynésianisme : un marché instruit par l’État qui le protège « des instincts animaux des entrepreneurs » comme l’écrit Nicolas Baverez. L’État doit mener au libéralisme en faisant en sorte que la liberté des uns s’arrête là ou commence la liberté des autres. Nul autre que l’État ne peut le faire, l’État doit dominer, indiquer la route, notre rôle est d’alimenter l’État en propositions de toute sorte, nous venons d’œuvrer dans ce sens, en traitant de l’euro.

En effet, des responsables politiques envisagent une défaillance possible de cette monnaie contre nature. Des pays ; La Grèce, l’Italie, l’Espagne, l’Irlande, ne peuvent déjà plus supporter cette monnaie réservée aux Riches. Comment sortir du carcan, il fallait analyser les conséquences de l’explosion de ce traité.

Endettement public des Etats, déficit des budget (La France vient d’annoncer un déficit de prés de 4%) les critères disparaissent ? Seulement Maastricht ou pas Maastricht, il fallait identifier et nommer les différences.

Si l’euro explose, comment retourner au Franc et qu’elles en seraient les conséquences ?

Les pays qui ne peuvent plus supporter l’euro vont-ils pouvoir résister aux attaques sur leurs monnaies ? Ce sont des clients de la France, nous ne résisterions pas à leur faillite. Tout un travail effectué, auquel le FPF a participé, nos annonces de la crise, nos analyses et les solutions que nous proposons sont écoutées et m’a t-il semblé appréciées. Attention danger, les politiques cherchent une voie, la crise financière : ils savent, la crise économique : ils commencent à l’envisager, (nous en ressentirons les néfastes effets fin avril) la crise sociale : elle leur fait peur.

Il est temps grand temps qu’on reparle de la France, il est grand temps que l’on cesse de la diminuer, elle a, et est une des seules nations à pouvoir s’en sortir à peu prés, à la condition qu’elle dénonce et ne se soumette plus au mondialisme, qu’elle fasse cesser l’UE et ses effets catastrophiques, un retour aux Etats se dessine, qu’elle prenne la tête de ce mouvement, sans se fâcher avec personne, revenons ) quelques fondamentaux : N’oublions jamais que si grand soit le verre que l’on nous tend de l’extérieur, buvons d’abord dans le notre et trinquons aux alentours.

Gardons surtout la tête froide, ne succombons pas à cette maladie de l’émotion tellement dévastatrice, et contre laquelle nous ne devons cesser de nous battre, cela ressemble tellement à ces stratèges qui pendant la guerre de 14-18 expliquaient aux terrasses des cafés de Paris ce qu’il fallait faire et ce qu’ils feraient si…. ils n’avaient pas la trouille collée au ventre et l’envie malsaine de laisser aux autres le soin de mourir à leur place.

Henri Fouquereau.

Secrétaire Général du Forum pour la France

 

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