Cet Edito évoquera l’aspect politique, souvent immoral et totalement irrationnel, d’un monde financier qui n’en fini pas de nous tirer vers le bas. Ses pérégrination font que 4 500 milliards de dollars, (deux fois le PIB de la France) sont partis en fumée. Tout cela pour une interrogation, qui n’aurait jamais du en être une : Celle de savoir si le bras de fer entre démocrates et républicains, en Amérique, allait déboucher ou non, sur un déplafonnement de l’endettement. Pourtant chacun devait savoir que jamais les Républicains, ne pourraient envoyer leur pays au tapis. Mais aussi, pour une une rumeur parue dans des journaux anglais, qui ont pris pour argent comptant, le papier « lotus » d’une journaliste allemande en poste à Paris. Celle-ci, annonçait que la Société Générale était en perdition et que la France allait être dénotée. Rumeur prise, dans une série de politique fiction, publiée par un journal français, qu’elle a envoyé à son agence, qui s’est contentée de la publier sans la vérifier. Pour se défendre, cette correspondante a dit « j’ai trouve cette rumeur là, bien plus marrante que toutes les autres »4 500 milliards de dollars partis en fumée juste pour faire rire une journaliste et parce que des journaux n’ont plus le temps de rien vérifier Voilà la société dans laquelle nous entraîne la libéralisation globale, les abandons du politique et le règne sans partage des bénéfices répétitifs
Dans cette société, entièrement anonyme, quelques-uns possèdent l’exorbitant privilège de pouvoir tuer une banque, où un Etat, juste pour rire, ou pour faire des affaires. Il serait temps de changer ce monde, de l’humaniser, de le mettre au service de l’homme et non de l’argent. 8 Regardons les choses bien en face : d’abord les rumeurs que l’informatique transporte à la vitesse de la lumière et que nul ne peut plus maîtriser. Cette rumeur devient aussitôt pour beaucoup la pure vérité : L’endettement de la France par exemple, il est devenu pour beaucoup une véritable obsession. Mais regardons l’histoire, sous Louis XIV, notre endettement était de trois milliards de livres, alors que les rentrées fiscales atteignaient seulement 70 millions de ces livres par an, ce qui n’a pas empêché ce siècle d’être l’un des plus grands de l’histoire. L’affaire continue avec les générations qui devront rembourser nos dettes. Mais toutes les générations ont été confrontées à ce problème, sans que le pays en soit touché au cœur, et souvent contre cet endettement, il y a des réalisations qui serviront à plusieurs générations.
Alors, pas la peine de s’émouvoir, seule l’inflation nous fait actuellement défaut pour effacer tout où grande partie de cet endettement. Auparavant le poids de l’or dans les pièces, était diminué par la volonté du Roi, ensuite il y a eu le papier monnaie et l’inflation, les solutions ne manquent et ne manqueront jamais, il existe dans ce domaine des hommes de génie.
Le vrai problème, celui qui nous touche est qu’actuellement la zone euro et la BCE imposent une politique monétaire en totale opposition , avec nos politiques ancestrales. La BCE, c’est la politique de l’Allemagne, basée sur le non endettement et la monnaie forte, elle est certainement bonne pour l’Allemagne, mais ce n’est pas la nôtre et elle ne nous convient pas, chaque pays, pour réussir, doit continuer à vivre selon ses habitudes souvent issues de sa position géographique et des désirs de son peuple.
L’autre problème, c’est cet impérieux besoin de faire du fric qui étreint quelques-uns. C’est une maladie qui est à l’opposé des valeurs que la France a toujours défendues. Je ne sais pas si les adorateurs du nouveau Dieu Fric déposent des brevets pour se protéger, mais nous aurions nous, besoin de lois pour nous protéger d’eux.
Cette maladie des fous d’argent, les pousse sans cesse à inventer de nouveaux concepts, qu’aucune institution légale n’est en mesure de réguler
La titrisation : Avoir laissé des créateurs de misère, inventer et appliquer cette création monétaire, sans que les Etats puissent intervenir pour réguler la chose, est une infamie. Faire de rien, d’un trou, d’une dette, une mine d’argent que quelqu’un d’autre devra payer un jour, devrait être interdit par la loi. Je ne dis surtout pas qu’il faut supprimer la titrisation, je dis qu’il faut légiférer pour que l’autorité émanant des Etats puisse la réguler.
Dans ce cas précis, le Politique doit exercer son art, car il sait que ce n’est pas à la corbeille de décider de notre politique, mais au gouvernement, contrôlé par le Parlement.
Et encore ne nous attardons pas ? car le CDS dans l’absolu, permet d’assurer son voisin, ensuite de tout faire pour qu’il perde pieds, afin d’empocher la couverture du risque à sa place ; Là on se moque du monde. Des gens font du fric, en semblant prendre des risque, mais en réalité et dans la plupart des cas, ils laissent le montant de leurs pertes à payer aux citoyens des Etats. Alors, il ne s’agit plus d’Etat, mais comme le disait Madame MF Garaud, dans ce studio de Radio Courtoisie d’une société, dans laquelle, la loi du plus filou est la plus meilleure.
Les agences de notation, quel scandale : Trois grandes agences privées, se partagent le pouvoir de noter les entreprises et les Etats, sans que personne ne puissent les noter elles.
Elles n’arbitrent pas, elles ne délibèrent pas, elles n’ont pas à rendre compte de leurs décisions, elles donnent des notes et imposent leur loi, c’est tout./ Le plus beau c’est qu’elles sont payées par ceux qu’elles notent situation pour le moins paradoxale.
Elles ont accordé, par exemple, des tonnes de A aux entreprises financières américaines qui détenaient les produits appelés subprimes, ceux qui ont déclenché la plus grosse crise financière que le monde ait jamais connu. Triple AAA pour avoir faire perdre des dizaines de milliers de milliards de dollars au monde, voilà qui mériterait d’être jugé par un tribunal international.
Une de ces agences, a même fait baisser la note des USA, alors que l’actif du pays dépasse très largement son passif et que ce passif est détenu en majorité par des institutions américaines. Il n’existe d’autre risque, et chacun le sait, que de voir les Etats Unis faire comme d’habitude et comme tous les autres, attendre que l’inflation rogne leur endettement. Ils rembourseront leur emprunt en monnaie de singe, peut-être, mais ils le rembourseront et tout le monde sera content. La notation ne possède donc aucun fondement, surtout que les Etats-Unis restent, pour l’instant encore, la plus grande puissance économique mondiale. Nous pouvons nous poser une question, si l’Amérique ne mérite pas le triple A, quel pays au monde le mérite, en dehors des paradis fiscaux.
Le plus inquiétant, c’est qu’au sujet du statut de ces agences de notation, il ne s’agit pas de dérégulation, mais de lois votées et appliquées :C’est en effet la législation américaine, qui a offert ce statut d’agence de notation agréée, et le pouvoir de notation à ces agences privées. Bien évidemment le toutou européen a accepté cette situation et l’a officialisée lors des accords de Bâle. La loi des américains est devenue la loi du monde.
La suite, sera l’inscription dans la constitution française, d’une règle d’or, qui devrait mettre les déficits hors la loi. Disons le tout net, cette règle, est contraire à notre histoire, à nos engagements et à nos intérêts. Et même à toute logique - Nous aurons donc à la combattre si jamais elle était présentée aux représentants du peuple, ne rèvons pas d’un référendum.
Il y a aussi, dans cette affaire de notation, un ridicule qui devrait tuer l’Amérique : La législation américaine exige que les investisseurs institutionnels n’achètent que des produits bien notés : En clair ils ne peuvent plus acheter d’obligations venant de l’Etat Fédéral, celui ci étant mal noté. Mais plus ridicule encore, la loi stipule, que lorsqu’un Etat où une entreprise est mal noté, les investisseurs institutionnels américains ont l’obligation d’en vendre les titres qu’ils détiennent. En clair, les institutions américaines devraient vendre à l’instant, les 9800 milliards de dollars qu’elle détiennent sur les 14 500 que représentent l’endettement américain. Se pose juste une question, aucun Etat, aucune société, ni personne au monde ne possédant une telle somme, que fait-on de cette loi ?
Cette dégradation de la note américaine possède aussi des répercussions au niveau mondial. La Chine empêtrée dans son histoire des TVG qu’elle a fabriqués, sans que ce soient de vrais TGV, mais qui ont quand même réussi à se rentrer dedans à grande vitesse, par manque de panneaux de signalisation, a demandé un contrôle international de la dette américaine et des garanties à son exposition de 1200 milliards de dollars. Bien, mais qui plus est, elle demande une réduction drastique des dépenses militaires américaines, afin que les USA réduisent leur déficit budgétaire. Les Etats-Unis ayant déjà arrêté leur programme spatial, il sera facile à la Chine d’affirmer qu’elle mène désormais la danse.
Nous devrions mener une contre offensive, en demandant à la Chine, qu’elle accepte que sa monnaie soit convertible et qu’elle réduise ses dépenses de défense, à cause de son immense endettement interne. Nous pourrions aussi lui demander de ne fabriquer que ce qu’elle sait fabriquer, au lieu de nous envahir de ses productions à la noix
Maintenant le Quantitative easing, j’ai cherché la traduction et je n’ai trouvé que « fosse d’aisance », j’ai pu me tromper, mais cela y ressemble tellement que j’ai laissé ma traduction :
Voyons le scénario et ses débouchés :
- Les bourses ont dévissées : 10 séances de baisses consécutives pour Paris, 11 pour l’Allemagne, New York a cru vivre à nouveau le krach de 1929, du jamais vu. Russie, Schangaï, tous ne sont pas morts, mais tous ont été blessés et ces bourses sont désormais confrontées à deux scénarios possible :
- 1er : la prise de mesures de rigueur par les Etats va créer une récession
- 2ème : le défaut de paiement de plusieurs Etats, du à des intérêts trop élevés, donc non remboursables, va créer, lui aussi, une récession. Alors que faire ? Ne nous inquiétons pas, les fous d’argent ne restent pas en manque d’imagination
La bourse étant censée financer l’économie afin que cette dernière connaisse une certaine croissance et rapporte aux investisseurs. Il s’avère que dans les deux hypothèses citées, la croissance disparaît, et les bénéfices s’évanouissent. Devant cela les investisseurs, vont faire de l’argent autre part : matières premières où achats de terres dans les pays émergents, pour deux Francs, six sous, en éjectant les pauvres paysans.
Reste le spéculateur : Et le voilà agitant notre quantitative easing. Il s’agit simplement, qu’une banque centrale sorte de son rôle habituel, uniquement réservé à jouer sur les taux, et se mette à jouer les bons samaritains, en achetant au Trésor ou à des institutions privées, des actifs à long terme, même pourris, et surtout pourris, afin d’injecter des liquidités qui permettront de faire crédit aux entreprises et aux particuliers, afin qu’ils investissent et consomment ; C’est pour l’instant, la seule solution possible, celle que Milton Friedman préconisait en jetant l’argent sur les foules, par hélicoptère.
Malheureusement, le spéculateur s’est enfoncé dans ce système parce que le politique n’y a pas imprimé sa marque. En effet, le manque de législation permet, lorsque la banque centrale déverse ses liquidités, que la majorité d’entre elles partent à l’étranger, atterrissant le plus souvent en Chine, où elles financent des productions qui tuent les nôtres et provoquent du chômage.
Il est donc nécessaire qu’une législation impose que les liquidités injectées, soient guidées, par une autorité, en direction du territoire national.
La France avait su, en 1944, indiquer la voie ; en attribuant à l’Etat la direction du crédit. Ce dernier a ainsi pu financer lui même les gros investissements dont le pays avait besoin. Rappelons que pour réussir une telle entreprise, il a fallu que l’Etat reçoive directement les moyens de ce financement, ce qui fut fait avec le statut accordé à la Banque de France. Il suffit de suivre à nouveau cette voie de la sagesse
Autre anomalie, qu’il faudrait réglementer : les ventes à découvert : Combine qui voit un spéculateur parier, par exemple, sur la baisse d’une action. Il lui suffit d’emprunter cet actif, de le vendre alors qu’il ne le possède pas, et d’attendre que son cours baisse pour le racheter à bas prix, Il rend l’actif, et conserve le bénéfice obtenu sur le dos des investisseurs honnêtes et des employés de l’entreprise, lorsqu’il s’agit d’une action, des citoyens, lorsqu’il s’agit d’un bon.
Chacun comprendra, dans ce cas précis, le rôle de la rumeur : il suffit de faire circuler le bruit qu’une société se porte mal, pour que le cours de son action s’effondre, et de mettre en pratique la vente à découvert Dernièrement, avec la rumeur qui a touché la société générale, le spéculateur a engrangé 20% du montant de son pari, sans avoir versé le moindre sou.
Ce système est celui de la spéculation la plus pure, il donne la possibilité à quelques-uns de gagner de l’argent, sans le moindre effort – il renforce le fait que depuis des années, la spéculation rapporte beaucoup et très vite, alors que la production rapporte peu et lentement, Il faut inverser ce processus, faire en sorte que la production retrouve ses quartiers de noblesse, et que la spéculation laisse place à l’ investissement.
C’est à l’Etat, seul défenseur de l’intérêt général, aux actionnaires, ceux qui veulent que vive l’entreprise, et à la force productrice, qui elle vit de son travail, de se rassembler pour à nouveau, envahir la scène et mener le jeu.
Il faudra inventer un nouveau système monétaire international, Mais pour cela il faudra que la politique reprenne sa place, ce qui demande maintenant de retrouver la confiance des peuples et la volonté de bien faire
Deux mots sur la crise de l’euro
La monnaie unique a été remise en question. Le politique a différé l’explosion, mais rien d’autre, car rien n’a été traité au fond, parce qu’aucune solution n’existe vraiment. Il faudra que les dirigeants le sachent, il ne peut y avoir de monnaie unique, sans système politique unique et de ce système politique unique les peuples n’en veulent pas . Tout est dit, l’euro, monnaie unique est contre nature, les peuples désormais le sentent bien et cet euro va faire tomber une Europe mal ficelée. Les politiques peuvent bien envisager toutes les solutions, l’euro n’a jamais pu et ne pourra jamais vivre sous sa forme actuelle, nos invités traiteront du sujet.
Alors on s’est, une fois de plus, servi d’expédients , comme le FESF, né aux forceps en mai 2010 pour éviter que la crise Grecque ne s’étende aux 16 autres pays de la zone euro et surtout, pour supprimer l’interdiction de solidarité entre les Etats, qui est toujours inscrite en toutes lettres dans le traité de Lisbonne. Drôle de manière d’envisager un avenir commun.
Bien évidemment, nous ferons comme d’habitude, nous créerons de la monnaie. Sauf que, si pour sauver la Grèce, cela peut suffire, lorsqu’il s’agira de sauver l’Irlande, le Portugal, l’Espagne et l’Italie, cela deviendra impossible, alors il faudra changer la nature de l’euro, peut-être en monnaie commune , et en recréant un serpent monétaire.
Pour l’Etat nation qu’est la France et qui entend le rester, le pire a été évité avec le refus de l’euro-bond, qui n’aurait été que la mutualisation de la dette, c’est à dire, l’instauration d’un fédéralisme, qui n’aurait pas avoué son nom, mais qui se serait installé, contre l’avis des peuples et sans qu’ils le sachent.
Rien à craindre de la gouvernance économique européenne, qui n’est que deux réunions du Conseil par an. En fait du pouvoir a été retiré à la commission pour être transféré au Conseil, il n’y a pas de ministre européen de l’économie et des finances se félicitaient les allemands – Poudre aux yeux que tout cela, réservée uniquement aux marchés, qui par contre, n’y ont pas cru un seul instant, vu la chute des actions des entreprises financières depuis la rencontre Franco-allemande.
Autre problème, le FESF : une institution qui n’entre pas dans les institutions européennes, qui reste donc en dehors, avec peut-être, car rien n’est définitif, aucun pouvoir exorbitant et pas de rallonge pour les sommes à emprunter.
Seulement ce FESF pose un problème, les fonds qu’il empruntera et qui seront garantis par les Etats membres, devront être enregistrés dans la dette publique brute des Etats garants. Ceci devient génant car l’emprunt du FESF s’additionnera sur les bilans avec l’endettement des Etats, ce qui ne va pas mettre l’investisseur en confiance, ni faire baisser les taux d’intérêt.
Nous avons même lu dans un journal économique Suisse, qu’un ami nous fait parvenir, que ce FESF pourrait émettre des bons. Alors là, il possèderait effectivement des pouvoirs énormes. Mais cela suppose une modication des traités, et une ratification par les peuples ou par leurs représentants. Comme chaque décideur sait que la chose est plus que risquée pour abtenir 17 accords, le politique se s’engagera pas dans cette voie, alors on peut se demander ce qui se trame derrière cette affaire.
Chers auditeurs de Radio Courtoisie, nous sommes à la fin d’un système, économique et financier. Pas question de s’affoler, si le politique le veut, un autre système, moins fou, moins dangereux, plus humain, plus proche des intérêts des Etats nation , plus juste aussi, verra le jour. Il suffit juste d’un peu de volonté politique et d’une réflexion à mener sur le long terme
Henri Fouquereau
