La dette américaine (Etat fédéral seulement) avoisine les 10 000 milliards de dollars (70% du PIB américain). Les pays du golfe, ont absorbé la majorité de la dette américaine, comme nous l’avions déclaré lors d’une de nos réunions, l’UE, nous l’avons aussi déclaré, étant le deuxième contributeur et allez savoir pourquoi. La dette américaine totale devrait comprendre celle de tous les Etats américains et être multipliée par 5, (égale au PIB mondial), mais 14 600 fois en dessous de la somme des produits dérivés qui transitent sur les marchés : 400 000 milliards de dollars/jour.
Les pays du golfe vont recommencer, d’ici peu, à investir aux USA : Mais la donne ne sera plus la même, ils passent au statut de sauveurs, mais additionné de celui de décideurs et de contrôleurs. Le crédit sera effectivement contrôlé avec l’esprit Islamique du : on ne prête pas, on participe, va tout changer. Les bonnes affaires seront pour les créanciers et non plus pour les débiteurs. Les LBO vont devoir s’effacer. L’Amérique ne peut faire faillite et nous le voyons bien, car le monde entier est lié à son avenir financier, raison pour laquelle il vient à son secours. Pour le monde et à notre grande surprise, le système mondial ne doit pas s’effondrer. On pensait à la fin des accords de Bretton Woods, je n’en suis plus tellement sûr. Un fait est certain, l’Amérique ne pourra plus vivre autant à crédit que par le passé sur le dos des autres nations, cela est acté, car les pays du Golfe qui pensent à l’aprés pétrole vont prendre des actions et des activités dans les affaires du monde, la question qui reste posée : Quid de la Chine en pleine surchauffe et qui n’intervient que trés peu - comme à son habitude - dans cette crise, mais qui possède prés de 2000 milliards de dollars de réserves de change.
En ce qui concerne l’UE, nous l’avons vu "rien ne va plus" l’Irlande, l’Angleterre, qui ont mis leurs pas dans ceux de l’Amérique, ne peuvent plus compter que sur eux-mêmes. Aucun investisseur ne semble interessé par les affaires de ces pays, alors qu’ils ont besoin, chacun d’emprunter des sommes égales à 6% ou plus de leur PIB, les sommes déjà empruntées pour racheter leurs banques en difficulté ne suffisent déjà plus, et les échéances de remboursement risquent fortement de ne pas être honorées, c’est cela la vraie crise le non remboursement des échéances. Elle sera suivie dans les deux pays de l’éclatement d’une bulle immobilière et pour l’Angleterre qui s’est débarassée de toute production, il n’y a plus aucun relais pour prendre la suite de la City.
L’Angleterre vient de garantir les avoirs des déposants, c’est bien, mais qui remboursera en cas de problème ? L’Angleterre possède un avantage, elle peut battre monnaie, elle le fera certainement, car elle va devoir recapitaliser les banques qui tombent dans son parnier, mais sa monnaie ne va plus valoir grand chose et quand même,ce pays qui depuis des décennies nous pollue avec son libéralisme et qui se trouve dans l’obligation de nationaliser, oh le gros mot, ses banques.
De la crise il ressort : Que le monde occidental, totalement intoxiqué par les théses anglo-saxonnes, est en rupture de ban. L’Amérique va rester quelques années encore, la carte de visite de l’économie mondiale, mais elle n’aura plus qu’un titre à présenter, la direction des opérations se décidera autre part. La France occupe une place particulière dans le monde et dans son histoire. Elle doit affirmer que ce monde s’est trompé, que l’égoïsme et la spéculation doivent être mis à l’index et que seuls les Etats sont aptes à défendre l’intérêt général. Cela pour retrouver cette grandeur de la France qui ne peut se négocier.
Mais surtout, ne soufflons pas sur les braises, car le feu qui couve brulera pour un autre monde lequel, si nous ne retrouvons pas notre place ,nous dominera et nous fera payer l’arrogance dont quelques dirigeants occidentaux font preuve depuis trop longtemps.
Henri Fouquereau
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