Nous rendons nous compte que quatre mille ans avant J.C, l’époque dite des dynasties légendaires, voyait fleurir une culture extraordinaire, pendant que nos ancêtres vivaient encore dans des cavernes, que 1400 ans avant JC, elle écrivait déjà, que 500 ans avant notre ère Confucius expliquait ses théories légistes. Cette vieille civilisation a délié les Cerveaux, la main et le geste sont précis, la maîtrise de l’informatique et des travaux dans la miniaturisation le prouvent, le réveil n’est peut-être que la sortie d’un léger assoupissement.
La Chine a toujours été, est encore et veut le rester, un empire, notion très éloignée, pour ne pas dire opposée à la notre, qui refuse l’empire dévoreur d’hommes et n’accepte que la nation protectrice des citoyens. Autre immense différence , à l’inverse du droit qui domine en Occident, le devoir et la morale sont les procédures utilisées par les Chinois pour atteindre la justice. La Chine et nous, n’avons ni le même âge, ni les mêmes conceptions, ceci doit rester une partie importante à ne surtout pas oublier le temps de cette lecture.
Depuis que Marco Polo a porté témoignage de ce qu’il avait vu, l’Occident cache sa peur de la Chine ; il a, comme l’écrivait Alain Peyrefitte, ligoté le dragon en buvant du thé, en important des panneaux de laque, en imitant les porcelaines, en peignant aux mûrs des chapeaux pointus et des mandarins à longue robe et des palanquins. Notre monde a toujours tenté de réduire le péril jaune aux caprices de la mode, ou en faisant de la Chine une miniature exotique. Or, tout peut arriver avec la Chine, comme l’a dit le Général de Gaulle « En Chine les choses en étaient au point que tout était exclu, sauf l’extrême » et nous devons souligner que l’extrême acceptable pour les Chinois, ne l’est jamais pour nous. Lorsque qu’un peuple peut accepter que son Chef : Mao, pour ne pas le citer, exporte, afin de faire rentrer des devises, les réserves de céréales du pays sous le coup d’une famine qui laisse mourir de faim trente millions de Chinois, ce peuple nous paraît appartenir à un autre monde que celui sans lequel nous vivons.
Personne en France, n’aurait pu envisager une telle horreur, sauf peut-être, mais inconsciemment, les thuriféraires du retour à l’étalon or, ce système maudit qui organisa les mêmes famines et pour les mêmes raisons.
Alain Cotta, professeur d’économie et auteur de plusieurs ouvrages qui font autorité, m’a répondu, sur radio Courtoisie alors que je l’interrogeais sur la CHINE « Les USA n’ont plus les moyens de financer leur politique » l’Amérique sait donc qu’elle ne possède plus les moyens de rester la puissance dominante. Les nations, les organisations internationales le savent et se posent la question : Qui va la remplacer demain ? L’OCDE a déjà répondu que la Chine sera la première puissance économique du monde, dès 2015, c’est à dire dès demain.
Ne nous laissons désinformer par les élites bien pensantes qui affirment que c’est l’UE qui représente la première économie mondiale et qu’elle pourrait prendre la place des USA. Tordons, là aussi, le cou à une légende, l’UE n’est pas un État, on ne peut comparer que ce qui est comparable et l’UE ne peut être comparée qu’avec une autre zone régionale, comme l’AlENA, ou le MERCOSUR et si nous la comparions à la zone crée par la Chine et ses voisins, l’UE serait rangée aussitôt au magasin des accessoires.
Nous ne pouvons donc raisonner qu’en tablant sur les États, et justement, sur l’évolution des parités de pouvoir d’achat (PPA) des États, Angus Maddison, écrit dans une publication de l’OCDE, « que la première marche du podium est la situation normale pour la Chine et que d’ici 2015 son rôle dans l’économie mondiale et son poids géopolitique seront supérieurs à ceux des USA ».
Même le PIB par tête d’habitant sera bientôt le même en Chine qu’en France (2030), attention ce n’est pas sans conséquences : 1 milliard 400 millions de personnes qui pourront consommer autant que nous, cela créé un marché intérieur chinois suffira ample pour assurer la croissance et la richesse du pays. L’institut Global Insight affirme que la Chine sera d’abord la première puissance industrielle mondiale et cela dès 2009, c’est à dire qu’elle l’est déjà.
Les USA s’inquiètent bien évidemment de cette situation, car ils vont y perdre le potentiel de recherche haut de gamme qui va de pair avec l’industrie de masse et se trouver confrontés à la menace d’un déficit de leur production domestique pour les produits essentiels. Tous les pays du monde occidental peuvent s’en inquiéter également, la production sera asiatique, la finance sera asiatique et nous allons voir que petit à petit, la Chine dominera tout ou et dans tous les domaines.
Comment les ultra libéraux Américains ont pu penser qu’ils pouvaient faire tout fabriquer ailleurs, en conservant chez eux leur savoir faire. Ils n’ont jamais compris que le pays qui produit, même en étant sous traitant, acquiert en le copiant et en le mettant en pratique, un savoir faire qui va le rendre obligatoirement plus compétitif que le pays qui a confié cette sous traitance, la recherche ayant déjà été financée par celui qui a passé commande.
Ce constat d’une logique implacable, doit nous convaincre que la conservation d’une capacité de production nationale est obligatoire. Faute de l’avoir compris, les USA sont devenus stratégiquement vulnérables et entraînent dans leur faillite, le monde occidental qui les a suivis.
Le monde remet en cause, la suprématie américaine.
La Chine et les pays émergents, et nous le verrons, savent que ce déséquilibre est néfaste et tuera le système financier international et les pays occidentaux qui l’ont installé.
La puissance financière a changé de camp, les mondialistes ne s’en sont aperçus que le 19 décembre 2007, lorsque China Investment Corps, fonds d’État chinois, a apporté cinq milliards de dollars à la banque Morgan, l’étoile de la finance occidentale, pour la sauver. D’autres banques occidentales ont aussi été sauvées par des capitaux asiatiques. Elles sont désormais soumises au nouveau maître de la finance, devenu l’actionnaire incontournable, le bailleur de fonds, donc le dominant.
Quelle honte pour une finance occidentale qui, il y a peu, donnait des leçons aux autres : Au Japon en 1990, aux Sud Coréens ensuite, à la Chine il y a encore peu. Nul doute que l’arrogance de nos financiers n’est plus de mise, nul doute que l’Asie va venir expliquer, le sourire aux lèvres, comment fonctionnera désormais un monde financier nouveau, dont ils tiennent les rênes.
En très peu de temps, quatre entreprises chinoises figurent parmi les dix plus grosses capitalisations boursières : Pétrochina 724 milliards de dollars qui pèse déjà 50% de plus qu’Exxon Mobil, deux fois plus que Général Electric, nos leçons ne sont plus de mise, Pékin est devenue la capitale mondiale de la finance, c’est là que se joue la partie monétaire, ou se décide la parité dollar-euro par exemple. Mondialistes américains, tremblez, en réduisant la part du dollar dans ses réserves de change, le Gouverneur de la Banque centrale de Chine peut envoyer le billet vert au tapis, même chose pour l’euro, car les Chinois en achètent depuis un certain temps déjà, et comprenez que vos âmes damnées, les gouverneurs de la FED, ou de la BCE ne possèdent plus aucun pouvoir, même s’ils plastronnent encore devant les caméras en faisant comme si.
S’arrêter au seul terrorisme serait donc assez sommaire, même si, et personne ne peut le nier, un vrai problème de terrorisme international existe. Ouvertement instrumentalisé par des sectes religieuses et financières et aussi par des mafias, il est exercé par des fanatiques insaisissables et renouvelables à l’infini. Ces gens tuent, parce qu’on leur a demandé de le faire, des milliers d’innocents en se servant d’un Dieu qui n’a jamais rien demandé de tel à personne. Ce terrorisme sert d’alibi à des frustres dont le seul métier, exercé depuis des siècles, est de faire la guerre à tout ce qui bouge, et à qui on demande d’annoncer un Djihad mondial. Manipulation éhontée de faux prophètes se disant « théologiens » mais qui sont en vérité à la solde de marchands de drogue ou d’autre chose et qui veulent, imposer un Califat au monde. Ce terrorisme, constatons le, frappe surtout l’occident, qui perd ses forces et son argent en tentant de l’endiguer.
Cette source d’ennuis pourrait se tarir si le prix du pétrole ne restait pas volatile. Une négociation devrait permettre la stabilité des prix, nous chasserions ainsi les profiteurs de la dérégulation, rendrions service à une religion qui ne peut- être que de tolérance et paix, nous laisserions un monde moins difficile à vivre et nous pourrions aussi nous préparer pour d’autres échéances.
Ce problème, comme tant d’autres, ne sera réglé qu’avec une volonté politique qui devrait se manifester pour se préoccuper enfin des hommes, au lieu de laisser les affaires du monde se traiter à la corbeille transformée en écuries d’Augias. Rappelons que les mafias, triades et autres criminalités organisées sont à la cinquième place dans le classement des puissances financières mondiales.
Il est temps de remettre de l’ordre dans le « non-système monétaire international » de canaliser les flots de dollars déversés dans les pays qui se servent du terrorisme pour peser sur toutes les négociations internationales. Cela demande bien évidemment une remise en fonction des autorités nationales, représentantes des peuples et seules légitimes pour gérer, entre autre chose, la monnaie, poumon des économies nationales. Il est temps que chacun puisse recevoir selon ses œuvres, il est temps que la finance ne détruise plus les économies nationales, il est temps de mettre les profiteurs au banc des accusés et de les rendre financièrement responsables de leurs errements.
Parce que la libéralisation des capitaux a été décrétée par les Chefs d’État du monde occidental, sous la pression des financiers internationaux. Quelques spéculateurs ont pu, avec de l’argent qu’ils ne possédaient pas, gagner des monceaux de billets verts, en prêtant l’argent qu’ils avaient emprunté à des taux ridiculement bas, à de pauvres gens insolvables. En augmentant le risque, ils ont pu faire augmenter les taux, puis ils ont revendu CES PRETS A RISQUES aux mêmes banques et établissements financiers qui leur avaient prêté l’argent. « La titrisation » qui permet de transformer des dettes en avoirs, donne le pouvoir à ces spéculateurs de mettre le monde en danger et de le faire basculer.
La titrisation peut apporter beaucoup, à condition d’être régulée par des autorités nationales, installées dans nos banques centrales, car seul l’État est capable de décider de l’intérêt général. Que quelques-uns puissent faire jeter des millions d’autres à la rue est inacceptable, ils ont aussi crée une inflation qui avait disparue, que les retraités vont payer et réussi à modifier la croissance mondiale, fomentant , une fois de plus, une récession qui touche brutalement le monde occidental.
Autre élément préoccupant : le risque nucléaire. La prolifération des pays détenteurs de la « bombe » peut désormais être considérée comme extrêmement dangereuse. Il ne s’agit plus de pays accédant au nucléaire grâce à leur capacité scientifique, mais par d’autres moyens, dont certains sont inavouables, et qui donnent lieu à des échanges entre Pays voyous. Cet élément est amplifié par le fait que plusieurs de ces États sont engagés dans des conflits et que d’autres vivent avec de telles tensions que nous pouvons les considérer comme futurs belligérants, situation qui nous oblige à vivre dans un monde redevenu dangereux.
Encore un élément préoccupant : le changement climatique. Ne nous trompons pas, il ne s’agit pas d’un effet de serre, mais bien du changement climatique qui va bouleverser l’ordre de la richesse des régions et donc de toute la géopolitique mondiale. Certaines études envisagent prés de 400 millions de « réfugiés » du climat d’ici à 2050, il est urgent de penser le problème et d’y trouver des solutions pour ne pas détruire l’équilibre du monde.
Puis vient le tour des ONG, souvent manipulées, toujours intéressées, dont le pouvoir qui s’accroît chaque jour devient inquiétant. Si l’idée de démocratie semble être privilégiée par le monde occidental en général et par les États-Unis en particulier, les ONG veulent, au contraire, installer une gouvernance mondiale aux couleurs incertaines, mais dont les peuples seront exclus. Les instigateurs sont les " Mondialards " qui avaient entrepris il y a quelques années d’investir le Larzac pour y vivre de la production de fromages de Chèvres qu’ils avaient simplement oublié d’apprendre à traire. D’autres se sont transformés en porteurs de sacs de riz, là non plus il ne faut pas jouer, mais apprendre, un sac à porter ça va, une cinquantaine et bonjour les dégâts. Heureusement que le ridicule ne tue pas.
La place que prend l’énergie dans les affaires du monde devient aussi un élément essentiel dont l’avenir est incertain.
Les futurs conflits seront la conquête d’espaces pouvant échapper à l’impact répétitif des catastrophes naturelles. L’accès aux énergies fossiles, la sécurité des routes empruntées pour leur transport et surtout, l’accès aux points d’eau.
Les puissances émergentes
Ne pas évaluer, très précisément, l’impact créé par l’émergence de nouvelles puissances serait suicidaire. Le monde de demain sera différent de celui d’aujourd’hui. Si le 20 ème siècle a été celui de la puissance américaine, le flambeau va être repris au cours de ce 21 ème siècle. Qui va le porter ? Un empire, une zone régionale, la puissance financière internationale, une secte religieuse, une mafia, ou les nations enfin revenues ?
Depuis 1974, les autorités de la France, les rêveurs, les dé tricoteurs de nations, les affairistes à la recherche de nouveaux marchés et de populations obligées de
travailler avec des bas salaires, nous ont fait perdre notre temps avec leur Union européenne contre nature. Le Forum pour la France l’a toujours déclaré ; l’Europe de Papa n’est que l’arbre qui cache l’immense forêt du mondialisme. La France a abandonné la scène internationale au moment des grandes mutations, à l’instant ou elle devait une fois de plus indiquer le chemin du raisonnable.
Gouverner c’est prévoir disait Pierre Mendés France et la France savait faire. Mais comment prévoir lorsque les politiques, en effaçant le commissariat au plan, ont détruit l’outil essentiel pour nos prévisions ?
De vastes changements sont entrain de modeler le nouvel ordre mondial qui remplace petit à petit celui mis en place par l’occident au 18ème siècle.
Qui organise le nouveau monde ?
La Finance Internationale imposera t-elle sa loi ? Si oui, les fonds de pension qui gèrent des milliers de milliards de dollars dicteront cette loi. Seulement ceux qui croyaient gouverner le monde par l’intermédiaire de la finance Occidentale se sont lourdement trompés, en 2008 : 90% de la création monétaire provient des pays émergents. Drôle de bascule, les mondialistes américains, les financiers internationaux qui voulaient remodeler l’économie mondiale au gré de stratégies inventées pour réaliser des profits immédiats et répétitifs, se sont fait doubler.
- L’économie américano mondialisée, qui selon le vœu formulé par David Rockefeller était de « voir la souveraineté supranationale d’une élite intellectuelle et des banquiers mondiaux l’emporter sur les décisions nationales qui se pratiquent depuis des siècles » se réalise, mais pas comme l’avaient prévu ces mauvais prophètes, la gouvernance mondiale devient asiatique.
Nous avons donc à résoudre de terribles équations :
- Les États-Unis conserveront-ils leur rôle de dominant
- Quelle place pour l’identité sociale, pour l’identité religieuse ?
- Les ONG réussiront-elles dans leur tentative de remplacement de l’État-nation ?
- Quelle situation pour les pays émergents – Empire, État-nation, zones régionales ?
- Ces pays émergents s’opposeront-ils au monde occidental ?
Traitons tout d’abord du réveil de la Chine et de ses conséquences :
Des pays émergents –Brésil -Russie - Inde – Chine (BRIC), l’empire du milieu semble être celui qui a toutes les chances de l’emporter :
Son histoire est éternelle, la Chine a été à la base de toutes les découvertes essentielles et admettons le, sans elle, l’histoire du monde n’aurait pas été ce qu’elle est devenue.
Son économie a été la plus forte du monde jusqu’à la moitié du 18ème siècle (production manufacturière chinoise en 1750 : 32,8% de la production mondiale contre 23,2% pour l’ensemble des nations occidentales et son PIB par tête était 50% plus important que le nôtre (la Chine représentait alors 80% du PNB mondial) Puissance importante du passé, la Chine entend certainement le redevenir, maintenant que son réveil est effectif .
Une chose est certaine et nous ne pouvons pas en douter. Elle imprimera sa marque au mondialisme qui sera désormais, de moins en moins made USA et de plus en plus made in China.
Elle a déjà et en quelques années, détrôné presque toutes les puissances occidentales et rien n’est terminé. Les bilans qu’elle présente sont très minorés. Son rang et sa puissance dans le classement attribués par les institutions internationales sont bien supérieurs à ceux qui lui ont été accordés.
Son territoire, prés de 10 millions de km2, la place au 4ème rang mondial ; Sa population, 1 milliard 400 millions d’habitants, en fait la nation la plus peuplée au monde, même si cette population ne se renouvelle plus : indice de fécondité 1,07 par femme au lieu des 2,1 nécessaires.
L’espérance de vie est de 72 ans pour les hommes, prés de 74 pour les femmes (plus de 30 ans gagnés en deux générations). Ce vieillissement de la population est un véritable problème que les Chinois n’ont pas su résoudre, les zones rurales sont souvent peuplées de personnes très âgées dont personne ne s’occupent.
Son PIB, déclaré, 1910 milliards de dollars en 2005, en fait la 6ème puissance mondiale. En réalité elle doit être la troisième, voire la seconde puissance économique mondiale.
CHIFFRES OFFICIELS : ( 1, USA : 12 452 milliards de dollars 2, Japon : 4672 mds –3, Allemagne : 2800 – 4, Royaume-Uni : 2197 -5, France 2160 -6, Chine 1910. (12ème Russie 772 – 14ème Inde 746).
Depuis ces chiffres (2005) la Chine a accédé officiellement au 3ème rang mondial.
Elle n’est, par contre, qu’au 86ème rang pour le PIB par tête d’habitant 7726 dollars par an ) et l’inflation n’arrange rien : Huile de soja +58% - viande de porc +43%-boeuf +46 (entre janv 2007 et janvier 2008)
Son taux de croissance, qui dépasse les IO% l’an est énorme pour un si vaste pays et encore, le taux de croissance qu’elle présente est fortement minoré, certains économistes parlent de 16% au lieu des 10 annoncés, ce qui lui ferait doubler sa puissance tous les 6 ans. De plus, Hong Kong qui a pourtant réintégré la Chine en 1997, fonctionne en pays indépendant, ses chiffres ne sont pas comptabilisés avec ceux de la Chine continentale. Hong Kong se situe, nous devons le savoir, dans les 10 premières puissances économiques mondiales. La Chine est donc plus importante qu’elle ne le déclare.
Cette croissance d’un pays aussi peuplé est unique dans l’histoire du monde, va t-elle durer ? être freinée ? Ne pas étudier la nouvelle puissance de la Chine serait un crime vis à vis des générations qui vont nous succéder.
- Elle est la première puissance agricole mondiale (première pour les arachides, les céréales, le colza, les fruits, la viande, le thé)
- la 2ème puissance industrielle du monde après les USA, elle dépasse le Japon et l’Allemagne, avec un taux de croissance, dans ce domaine, de plus de 15% 63
- elle est déjà, 1ère puissance pour l’acier, le charbon, le ciment, pour les fertilisants, le tissu, le coton et la production des téléviseurs.
- 2ème producteur mondial pour l’électricité, 3ème pour le sucre et 5ème producteur de pétrole.
- 3ème producteur pour les véhicules lourds, devant la France, et déjà 5ème producteur mondial de véhicules légers. En doublant le Japon, la Chine est devenue en 2006 le deuxième marché mondial de l’automobile (10 millions de véhicules vendus), derrière les USA, et veut devenir le premier constructeur mondial, elle possède des atouts, ses voitures coûtent déjà 20% de moins que celles du monde Occidental, elle concentre toutes ses entreprises, pour devenir encore plus compétitive et achète des entreprises occidentales comme MG -Rover dernièrement afin d’améliorer sa technologie.
Elle n’est pas seulement une grande puissance, ses résultats et ses taux de croissance, dans presque tous les domaines, en font LA puissance qui décidera de l’orientation que prendra le mondialisme ou plutôt un monde extrêmement chinisé.
Elle possède déjà, la capacité de décider de la valeur de l’étalon monétaire international par rapport aux autres monnaies. Le niveau de ses réserves de changes (environ I.5OO milliards de dollars) lui permet de décider de la cotation de telle ou telle monnaie . Seule, pour l’instant, la masse de dollars qu’elle détient, mais nous verrons plus loin que la politique qu’elle entend mener à ce sujet va changer, l’oblige à quelques précautions : une chute brutale du dollar entraînerait ses réserves à ne plus rien valoir. Mais attention nous réagissons devant ces phénomènes avec nos sentiments d’occidentaux, les Chinois sont tout à fait capables de perdre énormément sur le court terme pour obtenir ce qu’ils veulent sur le long terme.
Après cette possession du pouvoir financier, la Chine va bientôt pouvoir décider du niveau du commerce mondial : Elle a envoyé ses jeunes dans les écoles de commerce occidentales et sait que la poursuite de la libéralisation des échanges n’est pas possible sans le rééquilibrage obligatoire des balances commerciales. Elle a désormais la capacité de dire aux États-Unis, « vous ne pouvez plus continuer à consommer sur le dos des autres nations, remettez de l’ordre dans vos affaires et ensuite nous verrons », bien sûr la Chine y laissera quelques plumes mais elle a pour elle la patience et sait que son avenir de très grande puissance sera fonction du nettoyage des écuries du monde de la finance.
Quelques chiffres nous donnent un aperçu de sa puissance et de son avenir :
- PIB ; 2007 : + 11,40%, celui de 2008 est aussi à 2 chiffres
- Excédent commercial : 61,4 milliards de dollars 2006 -262 milliards en 2008
- Production Industrielle : + 17,7%
- Investissements fixes : + 29,8%
Dans les quinze prochaines années, la Chine sera l’une des deux premières puissances mondiales dans le domaine du nucléaire civil.
Des chiffres à donner le tournis à n’importe quel candidat aux Présidentielles qui applaudit à tout ce qui prévoit un taux de croissance égal à 2%.
Tous ces chiffres sont à prendre avec précaution, car la Chine, pour ne pas effrayer les autres nations, minore ses résultats nous venons de le voir. Il a fallu beaucoup insister pour qu’elle réajuste son PIB de 2004 de 18,6% et les spécialistes affirment qu’elle est encore bien en dessous de la réalité, qu’elle utilise Hong Kong pour une partie de ses exportations afin de ne pas affoler ses fournisseurs et ses clients. Un exemple : Une information (provenance, Institut du prêt à porter) Les importations de vêtements chinois ont diminué de 2% pour la destination France alors que pendant la même période, les importations de vêtements en provenance de Hong Kong ont augmenté de 127%. Les Chinois emploient une stratégie de contournement dans le vêtement ainsi que dans tous les domaines.
- 3ème producteur mondial en informatique, elle produit aussi 70% des jouets fabriqués dans le monde, 35% des appareils domestiques, elle est le premier producteur dans le domaine de la chaussure.
La Chine est devenue l’atelier du monde, mais pas seulement :
C’est sur son territoire que pratiquement tout se transforme, se fabrique, avant de repartir vers les marchés occidentaux.
Les artisans de la gouvernance mondiale, du règne des banquiers, des patrons de l’industrie croient pouvoir se réjouir, ils pensent avoir atteint leur premier but : Faire fabriquer par une masse d’employés taillables et corvéables à merci, ce que le monde consomme et gagner de plus en plus d’argent sur le dos d’ouvriers des pays émergents en même temps que sur celui des consommateurs occidentaux. Voilà leur rêve absolu, mais qui se brise et ils doivent mettre quelques bémols à leur partition. La Chine ne consomme pas plus nos produits qu’auparavant. Le sentiment national fortement implanté, comme au Japon, fait que le consommateur privilégie, le produit « made in China » et lorsque celui-ci n’existe pas, les entrepreneurs chinois le créé , nos transferts de technologies le leur permettent. Dans le domaine de la haute couture par exemple, la Chine exporte désormais ses modèles, et ses couturiers font défiler leurs modèles à Paris . Qu’ils le veuillent ou non, la Chine est sortie du cadre qu’ils avaient fixé. C’est elle qui fixe désormais les règles et son entrée à l’OMC lui a accordé un statut dont elle profite pour peser de tout son poids.
La Chine et la Haute technologie :
Le second but à atteindre par nos mondialistes était de vendre à la Chine tous nos produits de haute technologie, ceux à forte valeur ajoutée, afin de récupérer la plus grande partie des dollars qu’elle avait accumulés en vendant ses fabrications au monde. Mais là aussi nos banquiers et nos entrepreneurs se sont trompés.
La Chine devient la puissance dominante dans le domaine de la haute technologie. Sans connaissances au départ, sans techniciens de valeur, en achetant simplement la technologie et le savoir- faire des autres nations, ou en le copiant, elle prend la première place. Nous avons oublié la capacité des chinois à se priver pour obtenir ce qu’ils veulent. Rappelons-une fois de plus que Mao malgré une famine d’une ampleur exceptionnelle qui tua des millions de Chinois, exporta des produits alimentaires afin d’importer un savoir- faire et une technologie dont la Chine avait besoin. Aucun autre peuple n’ aurait supporté ce suicide d’une partie de sa population imposé par le pouvoir. Le monde des affaires et certains empires ; comme celui de l’URSS, se sont fait les complices de ce crime contre l’humanité, dans le seul but de vendre leur camelote et d’en empocher les bénéfices.
Nous retiendrons de cet épisode insupportable, que le pouvoir en Chine peut laisser mourir des millions de Chinois, sans qu’il s’en trouve menacé ou même importuné, par son peuple ou par les autres nations. Aucune puissance au monde ne possède ce pouvoir maléfique, ce que nous devons inscrire sur nos tablettes et ne jamais oublier.
Depuis ces événements tragiques, ce pays toujours communiste, ce qu’il faut avoir constamment à l’esprit, a continué, avec les bases fournies, comme nous venons de le décrire, par l’occident, à beaucoup investir dans la recherche, à former des scientifiques et à obliger les compagnies internationales qui désirent s’installer chez elle, à lui délivrer leurs brevets, à lui vendre leurs licences et tout ce qui touche la haute technologie. Le résultat de cette politique est impressionnant, en 2005 la Chine avait déjà dépassé, dans ce domaine, toutes les nations de l’Europe, elle a comblé depuis, le fossé qui l’a séparait du Japon et les experts de la CIA pensent que les États-Unis vont être dépassés bientôt.
La Chine est partie à la conquête du vaste marché mondial de l’électronique, tellement prometteur, car d’un montant annuel de 300 milliards de dollars et elle le gagnera . Mais la leçon ne suffit pas aux entreprises internationales, elles vont encore en Chine attirées par les bas salaires et ainsi nos technologies appliquées arrivent par vagues entières. C’est le cas pour les technologies de pointe qui viennent doper tous les secteurs à haute performance.
La Chine en en profite en utilisant la force de ses marchés pour fixer au monde ses propres normes industrielles. Elle rejette désormais les standards imposés jusqu’ici par les nations occidentales, ou par les instances réglementaires internationales.
Le coup de poker joué par les financiers et les industriels internationaux a échoué. La Chine va retourner les cartes, c’est elle qui imposera son régime de gestion des droits de la propriété industrielle, elle privera ainsi nos entreprises de toutes leurs possessions.
La Chine est aussi devenue, sans faire de bruit, un pôle d’attraction en matière éducative, elle imposera demain, sa culture très asiatique en se servant une fois de plus de ses réseaux de communication dont ceux installés par sa diaspora.
L’empire du milieu progresse dans tous les domaines de la haute technologie si vitale pour dominer le monde de demain. Elle a installé des ateliers de semi-conducteurs à Shanghai, à Shenzhen, à Dongguan ce qui lui permet des sauts qualificatifs spectaculaires. L’atelier du monde laisse la place aux laboratoires, à Shenzhen, la haute technologie représente 50% de la production industrielle et le taux de croissance de la production issue de cette haute technologie possède un rythme de croissance d’environ 50% l’an. C’est énorme et lorsque nous savons qu’un ingénieur chinois coûte au moins 35 fois moins cher qu’un ingénieur occidental, nous ne voyons pas comment nous pourrons concurrencer le mastodonte scientifique chinois que nous avons préfabriqué.
C’est encore l’odeur du billet vert qui attire les convoitises, et les plus grands noms de la haute technologie, qui se pressent toujours aux portes du céleste empire : IBM, COMPAO, SANY, OLYMPUS, UNIVERSAL INSTRUMENTS, s’y sont installés et y livrent aux chinois, leur savoir-faire provenant de décennies de recherches et de tas d’investissements venant souvent des États- occidentaux, c’est à dire de l’argent du contribuable.
Le résultat est que la haute technologie devient essentiellement chinoise.
Dans leurs laboratoires, ils mettent au point le moteur du futur. Les étudiants y ont déjà développé le premier moteur à pile combustible et mettent au point un moteur hybride, dont ils gardent férocement les secrets.
Dans les usines performantes installées en Chine par les Cies internationales, il s’est développé une génération d’entrepreneurs chinois très habiles à copier techniques et expertises importées. Ces ingénieurs bien formés, montent ensuite leurs propres entreprises qui commencent à fabriquer et à vendre une production de haute technologie et à forte valeur ajoutée, au monde entier.
Prenons l’exemple du train à grande vitesse, la Chine vient d’annoncer, aux nations stupéfaites, que la ligne de chemin de fer et le TGV qui vont relier Pékin à Schangaï seront entièrement fondés sur la technologie chinoise, ré innovée à partir de l’assimilation des technologies étrangères avancées. Pékin va se doter du train le plus rapide du monde (China Daily du mois d’août 2008). Ce sont les Allemands qui ont transféré et mis en place un train à grande vitesse pour les jeux olympiques, en voilà le résultat, en 2012 la Chine vendra des TGV
La Chine vient aussi de créer une entreprise aéronautique qui vise à concurrencer Airbus et Boeing, sur le marché des avions d’au moins 150 sièges.. Il en sera ainsi dans tous les domaines. Air bus, a livré quelques avions et tous ses secrets, pourquoi la Chine ne fabriquerait pas des avions qu’elle vendra à moindre coût ? Dassault vient de signer un accord avec le groupe Wan-Xiang pour développer, en Chine, une voiture électrique, la haute technologie du groupe, que le citoyen français a souvent subventionnée, va désormais servir la Chine. Cet accord supprime nos années de recherches, toutes les études antérieures seront traduites en chinois, la fabrication sera chinoise, la vente sera chinoise, cela revient à la suppression de milliers d’emplois chez nous, à la perte de millions d’heures de travail, d’un bénéfice, dont l’État français sera privé, ainsi que de recettes fiscales.
Dans cette grande braderie, lorsque le groupe AREVA préfère perdre le marché de 4 réacteurs nucléaires EPR plutôt que de livrer à la Chine son savoir- faire et sa technologie, les Chinois se tourne vers le groupe anglo-américain Westinghouse ( racheté par Toshiba) qui vend aussitôt la licence de son réacteur AP 1000 ce qui permet à la Chine de l’exploiter et de vendre demain des réacteurs chinois.
La Chine qui a étudié les marchés, prévoit d’installer chez elle une trentaine de réacteurs dans les 15 ans à venir, autant de marchés qui peuvent être perdus pour la France, mais la Chine vise les marchés extérieurs : la Grande-Bretagne va renouveler son parc de centrales nucléaires, gageons que beaucoup d’autres pays feront installer de telles centrales, le pétrole devenant hors de prix, la France, elle-même, doit remplacer progressivement 58 réacteurs, espérons que nos gouvernants sauront s’opposer à Bruxelles qui ne manquera pas de favoriser, comme à son habitude, les produits exotiques. La France, sans le diktat de Bruxelles, peut encore fournir l’essentiel du marché mondial du nucléaire (plus d’un tiers pour le moins) à condition qu’elle ne livre pas de réacteurs avec notice aux chinois ou à ses fournisseurs.
La Chine et la guerre de l’informatique :
La Chine et l’aéro nautique :
La Chine entend désormais parvenir à un statut significatif avec son rang de troisième (sûrement seconde) puissance économique du monde.
C’est le secteur de l’aéronautique que veut développer la Chine en concentrant son industrie aéronautique (les 50 entreprises de ce secteur n’en feront plus qu’une), pour en faire un concurrent, face aux deux mastodontes Airbus et Boeing.
La Chine s’était déjà spécialisée dans l’aéronautique militaire, puis s’est ensuite développée dans l’industrie spatiale, ce qui lui a permis d’accéder au club très restreint des vols habités. C’est désormais vers l’aéronautique civile que la Chine se tourne, elle annonce le vol de son premier avion pour 2020.
Airbus et le Russe Antonov, coopèrent déjà avec la Chine ce qui fait que les transferts de technologie, comme d’habitude, vont aller de chez nous vers la Chine.
Pour des raisons de sécurité, l’ aviation civile n’achetait ses actions qu’à la France et les USA, reconnus comme seuls performants et fiables dans ce domaine. En sera t-il toujours ainsi, nous pouvons en douter, la Chine peut avancer, avec son commerce extérieur et plus précisément avec ses achats monstrueux, des arguments difficilement réfutables.
La Chine puissance mondiale :
Le constat est simple, la Chine est la puissance agricole N°1, la puissance financière N°1, la puissance industrielle N° 1 et la puissance mondiale maîtrisant le mieux, et pour le moins cher, la haute technologie.
Si rien ne se met en travers de sa route, d’ici quelques années, tous les bénéfices du mondialisme iront dans la poche des Chinois, les banquiers et industriels désignés comme l’élite mondiale devant gouverner le monde, seront de Shanghai ou de Pékin. Ce n’est pas ce que Rockfeller avait imaginé. Ce banquier et ses sbires se sont, non seulement lourdement trompés, mais ils ont initié le naufrage du monde occidental. Aucune souveraineté supranationale ne devait appartenir à une élite intellectuelle et aux banquiers mondiaux, les décisions nationales pratiquées depuis des siècles étaient nettement plus profitables aux peuples que les élucubrations de ces songes creux. C’est toujours aux politiques qu’il appartient de tenir la barre.
Comment la Chine et les pays asiatiques réussissent ?
Un économiste et philosophe asiatique a fondé un modèle économique qui a permis au Japon de se développer. Voyant cette réussite, les pays asiatiques appliquent le système, c’est tellement plus efficace de prendre uniquement ce qui réussi.
Fondé sur la substitution aux importations, puis sur la promotion des exportations, la Chine adepte de ce modèle, monte en puissance en appliquant ce principe, toutes les filières, les unes après les autres, passent petit à petit des activités industrielles à faible valeur ajoutée et basée sur une main d’œuvre bon marché, à d’autres technologies plus riches en valeur ajoutée. Elle façonne dans le même temps une division régionale du travail, faisant de quelques grands groupes chinois, le fer de lance de son expansion internationale.
La Chine suivant ces principes rejoint les pays technologiquement innovants et tourne la page des entreprises de base, qu’elle externalise à son tour.
Elle lance des entreprises d’État dans la course à l’internationalisation et grâce à ses champions nationaux, comme HUAWEI-LENOVO-ZTE -TCL etc, acquiert les technologies innovantes, les capacités de R et D, les marques, les réseaux de distribution et les compétences managériables, qui il y a peu, lui faisaient encore défaut.
Ce modèle qui a déjà fait ses preuves se nomme « Le Vol des Oies Sauvages » . Le résultat est net, depuis 2002, les exportations de biens intermédiaires électroniques et autres ont été multipliés par sept. Ce modèle économique est aussi basé sur quelque chose d’important : La volonté d’un peuple rassemblé et de ses dirigeants de faire que la nation devienne la plus performante au monde.
La condition humaine en Chine :
Nous ne pouvons pas parler de la Chine, en faisant l’impasse sur la condition des hommes qui travaillent dans ses ateliers.
Nous prendrons l’exemple du monde du jouet. Les poupées Barbies par ex, qui sont princesses, vétérinaires, artistes, journalistes et qui font rêver les petites filles du monde occidental, lorsque les parents ont les moyens de mettre sérieusement la main à la poche. Elles ne font surtout pas rêver les ouvrières chinoises qui doivent travailler pour les fabriquer, 16 heures par jour, 7 jours sur 7, afin que l’entreprise internationale qui les commande s’empiffre sans vergogne sur le dos de ces pauvres femmes.
Plus d’un million de chinois (que d’emplois perdus dans nos pays) travaillent dans 6000 ateliers (que de recettes fiscales perdues pour nos États) pour fabriquer les centaines de millions de jouets que nous trouvons dans nos magasins. Une plainte a été déposée en 2001 : il a été prouvé que de mai à septembre, des ouvrières chinoises avaient travaillé cent jours consécutifs, avec des semaines de 72 heures en étant payées 350 Francs par mois. Bien sûr aucune réponse n’a été apportée. Les négriers des temps modernes ont battu ceux de Virginie, le coût du travail pour ces jouets est d’environ 2,50% du prix de vente au détail et comble de crime contre l’être humain, les ouvrières sont dans l’obligation de louer un endroit pour dormir à leur patron et s’empilent, chacune leur tour, sur des lits superposés dans des dortoirs sordides. Il faut aussi signaler, que les accidentés du travail (énormément de bras arrachés dans ce métier) sont aussitôt licenciés, sans aucune indemnité.
Mais bonne nouvelle, la dernière réduction des coûts chez « Hasbro » (info Reuter) donne à l’entreprise un bénéfice supplémentaire de 60 millions de dollars. Jamais chez nous on arrivera à de tels diminution des coûts de fabrication, nous n’acceptons pas les bras arrachés et la mise à la porte des victimes, ou pas encore.
Une étude sérieuse a démontré qu’en Chine 80% des 2 millions d’entreprises, ne respectaient pas les droits les plus élémentaires des travailleurs et violaient le droit « chinois » du travail pourtant réduit à sa plus simple expression. Des salariés ne sont jamais payés, le montant des salaires non versés : 78 milliards de Francs en 2004 – pratiquement aucun contrat de travail n’est signé, l’employé ne peut donc porter plainte et une grande partie des salaires sont versés en dessous du salaire minimum chinois.
Comment cela est-il possible ? La Chine a dégraissé son secteur public : 40 millions de fonctionnaires se sont retrouvés sans emploi. 150 millions de Paysans ont quitté la campagne et s’agglutinent aux abords des villes, il existe donc un parc énorme de pauvres gens, plus un réservoir sans fond, une sorte de tonneau des Danaïdes chinois qui éternellement laissera passer des centaines de millions de sans emploi qui prendront, lorsque le besoin s’en fera sentir, la place de celui qui montrera quelques signes de lassitude, ou qui osera lever la tête.
Cette situation doit nous faire réfléchir car nous prenons le même chemin, dégraissage du secteur public, dégraissage dans les entreprises, délocalisations, les employés sont entrés dans un entonnoir dont la seule issue sera l’acceptation de conditions humiliantes et contraires à la dignité et aux droits de l’homme. C’est cela le libéralisme qui débouche sur le mondialisme, mort aux vaincus et aux plus faibles
L’affaire SEB est une autre démonstration de la réalité de cette spirale infernale dans laquelle les employés et quelques États-nations sont entraînés.
L’entreprise SEB au fil des années a absorbé tous ses concurrents français et ceux des pays frontaliers : Moulinex, Rowenta, Calor, Krups, Téfal, arno etc… elle supprima des usines, regroupa, dégraissa, restructura, reçu des aides de toutes les collectivités territoriales françaises qui voulaient préserver des emplois et des recettes fiscales. L’entreprise réussie, son chiffre d’affaires a augmenté en 2005 de 7,6% et ses bénéfices de 2,5 milliards d’euros. Seulement voilà, il y a mieux à faire ailleurs. SEB a fermé 3 sites sur le territoire national et licencier un millier d’employés – tout cela parce que son usine implantée à Shanghai rapporte plus aux actionnaires que celles installées en France.
Ces délocalisations, en plus des fermetures et des suppressions d’emplois, font qu’il n’y aura plus de fabrication de petits appareils d’électroménager en France tout comme il n’a déjà plus de fabrication de moteurs électriques. Imaginons un conflit ou simplement un embargo, nous serions dans sales draps. La Production nationale doit représenter pour le moins, 80% de la consommation nationale et cela dans tous les domaines possibles. Il en va de la survie de la nation.
la Chine première puissance agricole du monde :
Elle est la première puissance agricole mondiale.
- 1er producteur de céréales, d’arachides, de colza, de coton, de fruits, de thé, de viande, elle possède 50% du cheptel porcin mondial. Mais pour l’instant, la consommation agricole est supérieure à la production. Elle utilise pourtant beaucoup de moyens, elle est le premier utilisateur de fertilisants et le cinquième producteur de récoltes transgéniques. Mais il faudra faire beaucoup plus, la politique de Mao a été, comme toute politique menée par un dictateur, en faveur de l’industrie et surtout l’industrie lourde. L’armement, le sur armement même, furent privilégiés et l’agriculture totalement délaissée – l’ouvrier agricole a souvent été oublié, il perçoit un salaire trois fois moins élevées que celui versé dans l’industrie, ce qui laisse des millions d’agriculteurs vivre sous le seuil de pauvreté et entraîne un exode rural sans précédent dont le résultat est la désertification des campagnes et la formation d’immenses bidonvilles à la périphérie des villes.
Des tensions très fortes existent, le paysan prend conscience du succès commercial sans précèdent dans l’histoire du monde, dont bénéficie son pays, sans qu’il bénéficie du partage de cette manne.
Le monde rural en Chine représente 58% de la population, 750 millions de personnes qui produisent 39% du PIB (contre 46% en 1995) et qui demandent un meilleur partage des revenus. Le Général Gallois me disait qu’une explosion sociale pouvait se produire en Chine et remettrait certaines pendules à l’heure. Ma première réaction a été de répondre au général, que je n’y croyais pas, à cause de la discipline chinoise plus que millénaire provenant du confucianisme, du nationalisme chinois qui a fait tout supporter à cet immense peuple, grand bond en avant, révolution culturelle, les millions de morts. Oui, mais l’ombre de Mao est devenue gênante pour un pouvoir qui s’appuie essentiellement sur les entrepreneurs, les classes moyennes et les bénéficiaires du nouvel ordre chinois, lancés à corps perdus dans un mondialisme contraire au nationalisme chinois qu’il serait facile de relancer. Il intervient donc un néo maoïsme dont s’accaparent les classes défavorisées. Je pensais donc l’explosion sociale impossible car le gouvernement chinois avait entendu la grogne du monde rural et allait modifier sa politique agricole. La Chine qui ne consacre que 1,6% de son PIB à l’agriculture, va porter ce pourcentage à 3% et les dirigeants chinois s’engagent à tripler le salaire des paysans, il est un fait que la consommation interne doit être soutenue, ce qui passe par une augmentation du pouvoir d’achat. Ensuite, quelques réformes doivent être faites ; le procédé actuel de l’acquisition des terres qui permet à un industriel d’acheter des terres pour une bouchée de pain sera enterré, les taxes perçues sur le monde agricole seront certainement supprimées. Un système de retraite et de protection sociale doit être mis en place. Je pensais que cela devait suffire à calmer les ardeurs. Mais certains signes donnent raison au Général Gallois : Ce qui était impossible devient possible, des émeutes viennent d’agiter l’est de la Chine des milliers de personnes se sont rassemblées pour manifester leur haine contre ce qu’ils jugent comme des différences de traitements entre les riches et les pauvres sans que cette affaire soit noyée dans un bain de sang.
La Chine traverse effectivement une crise sociale qui ne peut plus être résolue par un prétexte national. Il sera plus difficile aux gouvernants chinois d’aujourd’hui, qu’à Mao hier, de défier les grandes puissances et de les menacer pour détourner l’attention du peuple et puis, l’information occidentale ne peut plus être arrêtée.
Mais je garde encore à l’esprit que les Chinois, sont capables d’accepter le pire pour que vive la Chine et gardons, comme je le soulignais plus haut à l’esprit, que la Chine est, plus que jamais, communiste.
La Chine est aussi une grande puissance militaire :
Elle possède le 3ème budget militaire mondial, après celui des USA et celui de la Russie. Le budget annuel qu’elle annonce est de 30 milliards de dollars, seulement les experts du Pentagone pensent que ses dépenses militaires sont 2 à 3 fois supérieures.
Si ces sommes annoncées étaient exactes, elles ne seraient que le quinzième de celles dépensées par les États-Unis, qui posséderaient alors et encore pour un certain temps, une large marge de manœuvre et une supériorité écrasante. Les dissimulations chinoises sont certainement importantes, mais pas suffisantes, pour s’opposer à la domination des armes américaine, mais l’argent est le nerf de la guerre, et l’argent seule la Chine le possède.
Ce que savent les experts : La Chine possède 700 avions capables d’atteindre Taïwan et de revenir sans avoir besoin d’être ravitaillés en carburant, qu’elle a déployé 650 missiles balistiques face à l’île, dont elle demande le retour dans la mère patrie.
Le dernier rapport du Pentagone insiste sur les faits suivants : Pékin est techniquement une menace pour Taïwan, le rapport de force avec l’île a tourné à l’avantage de la Chine continentale. Elle est aussi une menace sérieuse, militairement parlant, pour l’inde, pour le Japon et même pour les USA, ce qui va modifier profondément la stratégie américaine dans cette partie du monde.
La menace contre les USA pourrait passer pour une rodomontade ou un besoin de quelques journaux de vendre du papier. Malheureusement il n’en est rien, le 15 juillet 2006, le Général responsable de l’université de la défense nationale chinoise a déclaré : « il n’était pas exclu que la Chine puisse procéder à des frappes nucléaires contre l’Amérique, si les intérêts de la Chine à l’égard de Taïwan étaient menacés ». Ce Général important n’a pas pu faire une telle déclaration sans en avoir reçu expressément l’ordre. La Chine démentira sûrement, mais il n’en reste pas moins que la menace existe et que la Chine se prépare à toute éventualité.
Un rapport de la CIA indique que la Chine développe un nouvel arsenal d’avions de combat, un autre pour une nouvelle défense anti-aérienne, qu’elle renforce fortement sa marine avec la construction de vaisseaux, de Porte-avions et de nouveaux sous-marins.
La menace militaire chinoise, devenant une forte probabilité, elle doit entrer, dés à présent, dans notre débat politique et stratégique, il est donc nécessaire que tous les États, tous les groupes de recherche, prennent cette nouvelle donne en considération.
Pour alimenter le débat, nous devons additionner les faits suivants :
- La Chine engrange d’énormes bénéfices qui lui permettent de moderniser rapidement ses armes.
- L’Amérique au contraire accumule les déficits et se demande si elle peut continuer à financer seule, la première armée du monde.
- La Chine augmente très fortement ses dépenses militaires -officiellement plus de + 8% chaque année, mais il est étonnant qu’elle ne fasse pas aussi bien que son taux de croissance.
- elle déclare vouloir amener son budget militaire annuel à 185 milliards de dollars, somme très supérieure à ce qu’elle déclare aujourd’hui.
- Elle a déjà déployé sa marine de guerre dans l’océan indien, pour assurer son approvisionnement en pétrole.
- Elle a traité et traite encore avec des pays étrangers pour utiliser leurs ports qu’elle modernise aussitôt à la vitesse grand V.
- Elle a modernisé ses lignes d’écoutes aux Îles Cocos, point d’observation idéal pour la surveillance des lignes maritimes qui traversent l’océan indien.
- Elle développe un programme spatial aux retombées militaires importantes.
- Elle met en place des yeux, des oreilles, des satellites de photo-reconnaissance récupérables.
- Voulant échapper au système de navigation GPS américain, elle cherche à se doter d’une constellation autonome de satellites de navigation. Elle a déjà lancé 3 satellites BEIDOU qui possèdent une précision à 30 mètres.
- Elle a signé un accord avec l’UE pour participer au système GALILEO, qu’elle a quitté pour deux raisons : elle est pressée et l’UE comme à son habitude ne prend aucune décision, elle a suffisamment collecté de données techniques.
Les experts de la CIA pensent que la Chine est capable d’utiliser des radars-laser susceptibles de brouiller les satellites américains et les récepteurs GPS.
Continuons à acheter chinois et leurs missiles intercontinentaux nous tomberont sur la tête.
La Chine et l’environnement
Ayant tout accepté, beaucoup vendu, tout tenté même l’impossible sous MAO, la Chine rencontre d’énormes problèmes avec son environnement.
Son sol est miné, elle a perdu, selon des experts, 16 milliards de tonnes de sol, l’érosion, due à l’abattement des haies, touche la moitié du territoire
- 1,65 millions de km2 ont été attaqués par le ruissellement de l’eau
- 1,91 millions de km2 ont été attaqués par le vent
Des zones désertiques s’étendent de manière inquiétante, le désert avance de 2 500km2 par an, celui de Gobi arrive aux portes de Pékin, chacun de nous a vu les images de la capitale chinoise sous un vent de sable qui dure des jours et des jours.
Les autorités chinoises s’inquiètent du fait qu’un million d’hectares de terres arables disparaissent chaque année. Sols pollués de manière irréversible par les produits chimiques, des régions sont entièrement touchées. La Chine ne veut délivrer aucun chiffre sur ce désastre écologique qui en plus du sol, touche les nappes phréatiques.
L’eau devient un vrai problème pour la Chine, ses ressources ne représentent que le quart de la moyenne mondiale par habitant, alors que sa consommation explose.
Le fleuve jaune, l’un des plus grands du monde, ne peut pratiquement plus rejoindre la mer en raison des prélèvements des hommes qui irriguent les provinces en amont.
Sur les 560 rivières du pays, 60 sont asséchées, les lacs d’eau douce, se tarissent, le plus vaste d’entre eux, le Poyang, s’est rétréci passant de 500 à 50km2.
Les Chinois percent un canal de 1600 km de long afin de raccorder le fleuve Yangzi au fleuve jaune qui n’arrive plus à la mer et tenter d’alimenter en eau, les provinces du nord et la ville de Pékin.
300 millions de Chinois n’ont pas accès à l’eau potable, et les eaux souterraines qui fournissent 70% de l’eau potable, sont polluées à 90% tout autour des villes, 400 des 600 grands villes chinoises manquent d’eau
La Chine, inventeur de l’irrigation et des canaux, il y a 4 000 ans, ne détient plus que 7% des réserves en eau douce de la planète, pour abreuver 25% de la population mondiale.
L’hypercroissance et le changement climatique exercent une pression désastreuse sur l’hydrographie avec de très graves conséquences : Manque d’eau, pluies acides, désertification, pollution de l’air.
Cette contamination provient de polluants organiques et chimiques. Le grand bond en avant décidé par la Chine en matière agricole devra freiner son expansion, ce qui va lui faire perdre environ 2 points de croissance. La Chine va t-elle effectivement freiner ses ardeurs ou continuer à polluer ses terres et son sous-sol ? De cette décision dépend l’avenir des terriens, car il est impossible d’envisager qu’un homme sur cinq ne puisse plus s’alimenter.
Si la Chine a appris, en regardant chez ses voisins, à anticiper certaines crises, elle ne sait pas encore prévoir, ni maîtriser les problèmes écologiques et leurs risques, 400 000 Chinois meurent chaque année, suite aux pollutions de l’air. Des centaines de milliers, de la pollution de l’eau, 40% des terres sont ravagées par les pluies acides, la situation est si grave qu’elle va remettre en question la finance et l’économie et peut engendrer la nécessité d’aller voir ailleurs si l’air y est respirable et la terre encore féconde.
LA POLLUTION EXTRAVAGANTE DE LA CHINE DEVIENT UN DANGER POUR LE MONDE.
La Chine et sa démographie
Autre problème qui préoccupe les autorités chinoises. En fait, deux problèmes qui sont liés. Notre ami Philippe Bourcier de Carbon met souvent l’accent sur ces faits :
- 1) Le vieillissement de la population
- 2) A partir de 2015, le nombre des Chinois va diminuer.
Déjà depuis 2002, le nombre de ses 15/29 ans baisse, or c’est cette classe d’âge dont l’industrie a besoin. Le tableau ci-dessous explique le problème et le fait que l’Inde puisse devenir le prochain atelier du monde :
Dans les pays de l’Europe de l’ouest de 45 ans
En Chine de 37 ans
En Inde de 29 ans.
La Chine manque de 36 millions de femmes qui ont été éliminées par infanticide, cette tragédie due au désamour des parents pour les filles, va s’accentuer avec l’utilisation de l’échographie qui permet de connaître le sexe avant la naissance. La Chine doit gérer une populations de plusieurs dizaines de millions de jeunes hommes célibataires ( étude du prix Nobel d’économie Amartya) et d’un manque de naissances. La politique de l’enfant unique va se payer au prix fort.
La Chine comprend que le vieillissement de sa population ne lui permettra plus de faire fonctionner ses usines comme aujourd’hui. Sa politique en matière d’éducation s’est adaptée et doit la propulser dans le monde de la haute technologie. 98% des enfants sont scolarisés, l’analphabétisme ne touche que 6% des jeunes, la Chine forme ainsi trois fois plus d’ingénieurs et de chercheurs que l’Inde et très bientôt plus que l’Amérique.
La Chine et l’énergie
C’est le problème crucial de la Chine, celui qui empêche de dormir ses dirigeants, elle a et elle aura de plus en plus besoin d’énergie. Elle consomme aujourd’hui en pétrole, plus de sept millions de barils/jour, elle est le deuxième consommateur derrière les États-Unis et sa consommation doit doubler d’ici 10 ans. ( les pays de l’OPEP produisent 28 millions de barils/jour)
Ce besoin l’amène à investir énormément dans le domaine de l’énergie et à moderniser son armée afin qu’elle puisse lui garantir les routes du pétrole.
Ce domaine de l’énergie est primordial, il peut-être, pour le monde, un motif de conflit, nous regarderons particulièrement les chiffres et données ci-dessous.
Utilisation et évolution de l’utilisation des énergies par le Chine :
2020/ 2030
- Charbon 68,4% de l’énergie utilisée 57,5%
- Pétrole 24,4% 25,7
- Gaz 3% 10%
- Hydro-électrique 2,3% 3%
- Nucléaire 0,7% 3,2%
Le bond pour l’utilisation du gaz est normal, car ce produit est disponible en Asie.
Pétrole :
- En 1994 la Chine produisait tout le pétrole qu’elle consommait
- En 2005, elle importait 40% de sa consommation
- En 2035 elle importera 80% de sa consommation.
Cette évolution l’oblige d’abord à diversifier la provenance de ses importations en pétrole qui en 2005 provenait pour :
- 40% de la Chine, elle-même
- 20% d’ Arabie Saoudite
- 20% d’Angola
- 10% d’Iran
- 10% de Russie
- L’oblige ensuite à garantir la sécurité de ses approvisionnements. Regardons sur une carte le positionnement des forces armées américaines. Nous apercevons tout de suite l’encerclement de la Chine par les forces armées américaines.
La présence américaine au Sultanat d’Oman qui permet de couper le détroit d’Ormuz à Diègo-Garcia, en plein Océan Indien qui tient toutes les routes en provenance du Moyen Orient et de l’Afrique. Les forces armées américaines basées à Guam à Okinawa, en Corée du sud, au Japon peuvent couper toutes les routes de l’est et du sud. Les positions américaines d’Irak, de Turquie, d’Afghanistan, du Kirghizstan coupent dans l’heure les routes en provenance de la région de la Caspienne et du Kazakhstan, qui doit fournir sous peu, 15% des besoins de la Chine en pétrole. Il reste à la Chine à assurer la route venant de Russie.
Devant cette situation qui peut effectivement l’inquiéter, la Chine va opposer une nouvelle stratégie ; D’abord elle se constitue des réserves stratégiques, aujourd’hui totalement inexistantes. Elle crée des sites de stockage, le premier est en construction à Ningbol, deux autres devraient suivre, il s’agit pour la Chine de stocker 90 jours de consommation, ce qui devrait être réalisé pour 2015.
Ensuite elle ouvre des brèches et traite avec les pays dans le collimateur des Américains :
- Avec l’Iran et nous comprenons que la Chine n’ait pas voté les sanctions proposées par les USA
Téhéran est devenu le premier fournisseur de pétrole de Pékin en 2006 – un accord sur le gaz a aussi été signé entre les deux pays.
- Avec le Soudan, ou des milliers de soldats chinois sont déguisés en ouvriers afin de garder l’oléoduc soudanais qui aboutit à la mer Rouge.
- Avec l’Arabie Saoudite, ou profitant du refroidissement des relations entre Washington et Riad, les Chinois traitent et signent des accords leur permettant par exemple, d’explorer et d’exploiter des champs gaziers Saoudiens. La Chine permet aux Saoudiens, en contre partie, d’entrer à hauteur de 25% dans le capital d’une raffinerie chinoise.
- Avec le Venezuela, encore 4ème fournisseur des États-Unis, dont le Président Chavez semble vouloir s’éloigner, ainsi que le Pérou et l’Équateur ou la Chine prend pied. Caracas vient de s’engager à fournir à la Chine 500 000 barils de pétrole/jour, Pékin investit 5 milliards de dollars dans l’industrie pétrolière vénézuélienne.
- Avec le Canada aussi, avec lequel la Chine vient de signer un accord pour la construction d’un oléoduc qui doit transporter vers l’empire du milieu, 200 000 barils de pétrole/jour.
Signalons à l’inverse que malgré le rapprochement Moscou/Pékin, l’oléoduc qui va transporter une partie des réserves gazières de la mer de chine orientale, et que les Chinois espéraient voir déboucher à Daquing, arrivera sur le Pacifique.
- Avec l’Australie, le 3 avril 2006, elle a signé avec ce pays un accord par lequel l’Australie s’engage à fournir de l’uranium à la Chine, contre l’engagement de celle-ci à ne pas l’utiliser à des fins militaires. La Chine pourra, grâce à cet accord, construire de nouvelles centrales nucléaires, l’Australie possédant 40% des réserves mondiales d’uranium.
La Chine, puissance nucléaire
La France a fourni à la Chine deux centrales nucléaires (EPR) et le combustible nécessaire au fonctionnement des réacteurs français de troisième génération.
Cette vente, résultat de 25 années de coopération entre les deux puissances, fait dire à la Chine que d’élève du Maître français, elle passe à égalité et qu’il s’agit désormais d’une coopération stratégique. La Chine veut devenir la 3ème puissance mondiale en nucléaire civil après EDF et le japonais TEPCO.
La Sté chinoise CGNPC qui a développé de fortes compétences en ingénérie peut déjà dupliquer les centrales de 2ème génération que lui a vendu la France dans les années 1980, après les avoir « sinisées ».
Lorsque les 2 centrales EPR seront construites, nul doute que les Chinois sauront les construire eux mêmes. Avec cette vente et l’appui technique d’EDF, la Chine va être « l’expérience export du réacteur de 3ème génération EPR » dans le Sud-Est asiatique, chacun peut prévoir qu’elle sera demain le premier constructeur.
La méthode de la Chine est toujours le même : acquérir la technologie, grâce à l’importation, en coordonner l’assimilation et favoriser l’innovation, afin de devenir autonome dans la conception, puis engager la fabrication pour l’exporter. Les centrales nucléaires chinoises seront désormais construites par les Chinois. Rappelons qu’en Chine 10 réacteurs fonctionnent déjà, que 14 sont en construction, 32 sont des projets avancés. Le pays met chaque année en service l’équivalent du parc français (nucléaire, thermique, hydraulique) elle veut que 17% de son électricité soit fournie par le nucléaire, ce qui suppose la construction de 250 réacteurs, la Chine sera là aussi, Ière puissance mondiale dans ce domaine
La Chine puissance monétaire mondiale
La Chine puissance agricole, industrielle, économique, militaire, est devenue aussi une puissance monétaire.
D’abord sa monnaie : Le Yuan (renminbi) qui a vu le jour en 1948 avec un taux de change à l’époque de 600 yuans pour I dollar, puis de 2,46 yuans contre 1 dollar en 1953. La Chine dévalue sa monnaie de 33% en 1994, l’a réévalue de 2,1% en 2005, sûrement pour faire sourire les cambistes. Elle promet d’instituer un système monétaire régional, de lier le Yuan à un panier de monnaies, ce qui fait applaudir à grands cris, le Président de la FED et l’inénarrable J .C Trichet qui n’a des yeux que pour tout ce qui n’est plus national, et son mondialisme, qu’il a si longtemps prôné, débouche, sans qu’il s’en inquiète, sur ce monstre froid et inhumain que l’on connaît.
Or les spécialistes se demandent si le Yuan ne sera pas le dollar de demain.
Historiquement, la monnaie dominante est celle d’un pays dont la langue domine, dont la puissance militaire domine, dont l’économie domine.
Les mêmes experts, ceux de la CIA, dans un rapport récent, pensent que dans quelques années, la Chine va devenir cette puissance dominante dans le domaine économique, sa puissance militaire est en pleine expansion et pour le moins, 1 homme sur 4 dans le monde parle chinois, même s’il existe 3 « chinois » différents, comme me le rappelle Monsieur l’Ambassadeur Salon, président du FFI.
Deviendra t-elle la première puissance financière mondiale ? Il Ne peut en être question tant que le Yuan ne sera pas convertible, ce qui lui interdit techniquement de servir d’étalon monétaire international. Mais cette barrière peut-être franchie dés que les autorités chinoises le souhaiteront.
La Chine, n’en doutons pas, n’acceptera pas longtemps d’être payée pour ses productions vendues à l’étranger, avec de la monnaie de singe. Elle ne transformera plus longtemps, le pactole qu’elle amasse en bons du trésor américain, même s’il n’est pas aussi gros que les Chinois veulent bien le dire. Elle sait surtout que le dollar, fabriqué uniquement par la volonté des dirigeants américains, ne possède aucune valeur réelle, qu’il n’est basé sur aucune réalité, qu’aucune garantie ne protège ses détenteurs. La Chine ne semble pas non plus vouloir se diriger vers un système à monnaie unique. Elle est beaucoup trop nationaliste en ce qui concerne la politique monétaire « qui ne regarde qu’elle et surtout pas les Occidentaux » d’après les déclarations de ses dirigeants.
Le Yuan, personne ne l’ignore, est sous évalué d’au moins 25% par rapport au dollar- Sous -évaluation aux conséquences dramatiques, car à l’origine de la destruction d’au moins trois millions d’emplois en 2 ans dans les pays occidentaux. « Vive les adeptes de la libéralisation des monnaies », (bien évidemment, il n’existe aucune donnée officielle pour les dégâts commis en France) La réévaluation du Yuan de 2,1% est une pantalonnade. Mais, pour les autorités chinoises, qui connaissent l’attente des pays occidentaux, si le Yuan détruit des emplois dans le monde occidental, sa réévaluation brutale entraînerait un ralentissement des exportations chinoises, et aussi et surtout un ralentissement de la demande des titres libellés en dollars. Ceci entraînerait la fin du financement par les autres nations des déficits américains et provoquerait inévitablement, le début d’un krach financier dont personne n’est aujourd’hui capable d’en estimer l’ampleur.
Alors le monde continuera à accepter cette monnaie sous évaluée, perdra encore quelques millions d’emplois, achètera les produits made in china et financera encore les déficits américains, jusqu’à ce que l’Empire du Milieu qui possède toutes les cartes dans le domaine financier, juge le moment venu de changer la donne.
En effet, qui peut lutter contre cette énorme machine, dont la monnaie est dévaluée de 25%, 40% pour certains et dont le coût du travail est 35 fois moins élevé que celui des pays occidentaux ?
Pendant que les Américains coincés par leurs immenses déficits font semblant de menacer la Chine, celle-ci organise tranquillement ses infrastructures financières, met en place SA propre politique monétaire.
D’abord la Chine diversifie ses placements, aujourd’hui placés à 70% en dollars. Elle achète et va continuer à acheter de l’euro, elle trouve ainsi un socle plus rassurant et augmente le prix de nos fabrications ce qui lui permettra d’être encore plus performante sur nos marchés. (J’avais annoncé cette éventualité, il y a plusieurs mois, devant une assemblée, pourtant composée de spécialistes et je me rappelle avoir soulevé un tollé général) Or, au mois de janvier 2006, la responsable chinoise de la gestion des réserves de change a indiqué qu’elle étudiait une utilisation plus efficace des actifs des réserves.
- en améliorant la structure par monnaie et types d’actifs
- en étendant le champ des investissements
- en utilisant les réserves, avec une stratégie permettant le développement et le contrôle macro économique chinois.
(information uniquement disponible sur le site internet de l’institution)
Il s’agit là, d’une annonce importante. La Chine, qui possède des réserves de change d’un montant avoisinant les 1500 milliards de dollars, est devenue l’un des plus gros investisseurs sur les marchés financiers.
Elle a mis en place, des organes gouvernementaux de placements, dont elle va se servir pour effectuer des placements industriels.
Cette annonce est une très mauvaise nouvelle pour le dollar, car elle préfigure le ralentissement des achats de bons du trésor américain, et par voie de conséquence le ralentissement du financement de ses déficits. Il suffirait d’un rapprochement entre Chinois et Japonais pour que le système monétaire américain, donc mondial, s’écroule. Ne soyons pas trop pessimistes, pour l’instant la Chine doit aussi préserver ses avoirs en dollars. Mais elle a déclenché un processus qui, tôt ou tard, mettra un terme au système monétaire mis en place en 1944 à Bretton- Wood, et qui a si bien servi, jusqu’à présent,… les intérêts américains.
Dans l’optique de cette diversification, la Chine achète et empile chez elle des tonnes et des tonnes de matières premières, qu’elle revend ensuite dés que les marchés sont favorables. Il lui arrive parfois quelques mésaventures dans ce domaine, qu’elle ne maîtrise pas encore, mais là aussi elle deviendra un maître dominant.
Cette partie monétaire est un élément important devant être examiné avec soin, car l’avenir du monde en dépend, que ferions-nous face à un krach monétaire ?
La Chine lance ses banques à la conquête du monde, prouvant ainsi, non seulement ses compétences, mais qu’elle est devenue incontournable en matière de finances internationales.
La banque de Chine a fait son entrée dans le monde de la bourse, ce qui n’était pas, d’après sa « religion marxiste » son domaine de prédilection. La première action mise sur le marché, a aussitôt gagné 23% - La seconde banque chinoise a levé en quelques heures 11 milliards de dollars à la bourse de Hong Kong et quelques 3 milliards à la bourse de Shanghai. Ces deux bourses affichent des gains de plus de 40% en 6 mois, un record mondial. Même si le système s’essouffle un peu, l’argent se place en Chine.
Les nouvelles structures bancaires, décidées par les gouvernants chinois, permettront d’y faire entrer des investisseurs étrangers. Les profits réalisés par les banques chinoises vont immanquablement attirer les capitaux étrangers pour les prochaines introductions prévues : Air China -Schangaï automotiv and industry, le premier constructeur automobile du pays) Ces investissements qui vont se porter sur des entreprises chinoises, ne seront pas investis chez nous, juste au moment ou nous en avons le plus besoin.
Une dépêche de China économic, qui tombe à point nommé, fait part aux futurs investisseurs que l’ouverture et la modernisation du système boursier chinois a permis à plusieurs administrateurs actionnaires de devenir multimillionnaires (pas folle la guêpe, le miel attire toujours les gourmands).
Cette ouverture des marchés chinois et les introductions très réussies a surtout une valeur symbolique. Elles confortent le rôle et la place de Hong Kong en matière d’introductions en bourse dans le monde. Cette place est devenue en quelques semaines, la 4ème place boursière derrière New-York, Londres et Tokyo.
La Chine finance t-elle la dette américaine ?
Sur le financement de la dette américaine par la Chine, il faut aussi tordre le cou à certaines croyances, la Chine ne possède que 4% de la dette des USA (dette d’un montant de 9 000 milliards pour l’État fédéral, mais de 50 000 milliards, si l’on ajoute celle de tous les États des USA), ces 4% représentent la part détenue par la banque centrale chinoise, mais pas par les les autres organismes financiers chinois.
Cette dette des USA est financée : En premier par le Japon : qui en détient pour 582,2 milliards de dollars ensuite par l’Union européenne : 470 milliards de dollars (on se demande pourquoi) puis la Chine 396,7 milliards et ensuite l’Angleterre 266,4 milliards sur les 2 247 milliards de dollars de dettes détenus par les étrangers.
Chine et la finance :
En matière de finance, la Chine occupe pour l’instant, la 4ème place mondiale la réussite est bien présente, et s’il fallait en douter, la BNP Paribas a acheté 19,2% de la 22ème banque chinoise. Que devient le marché boursier et bancaire chinois ? suite aux accords avec l’OMC, qui a permis à la Chine d’ ouvrir son marché bancaire au monde-La Chine devient le principal marché boursier mondial.
C’était le rôle de la France de dénoncer un système infernal qui permet à la spéculation de prendre le pas sur la production : Économie mondiale réelle : 44 800 milliards de dollars – Transactions interbancaires (2005) 2 024 800 milliards de dollars (x par 48)et ce sont les produits dérivés, ce mal de la planète, qui règne en maître avec 1 406 900 milliards de dollars.
C’était le devoir des autorités françaises de renier un tel système financier qui permet à quelques personnes (0,1% des hommes, à détenir 25% de la richesse mondiale) et à quelques autres de cacher 10 000 milliards de dollars dans les paradis fiscaux. Le fossé qui se creuse entre les plus riches et les plus pauvres devient l’ une des questions fondamentales à laquelle les États-nation doivent répondre. Si cette différence ne se résorbait pas de manière significative, la guerre des pauvres contre les riches pourrait modifier tout ce qui vient et qui va être écrit, je cite là aussi, le tourment du Professeur Alain Cotta.
Comment nos élites ont-elles pu ne pas dénoncer ce système qui fabrique des bulles financières, créé des bulles immobilières, qui lorsqu’elles éclatent laissent des millions d’hommes dans la misère la plus totale et ruinent des Pays entiers – les Pays du sud-est asiatique en 1997, puis l’Argentine totalement ruinée et mise an ban des nations, tous les pays d’Amérique latine en mars 2000. Le Général Gallois a dénoncé ce qu’il appelle la bulle de la nouvelle économie – une explosion de la bourse, et ce sont 6000 milliards de dollars qui partent en fumée et les petits actionnaires qui sont ruinés, les retraités pénalisés. Je reprendrai les termes employés par Monsieur l’ambassadeur de France, Pierre Maillard, ancien conseiller diplomatique du Général de Gaulle et très attentif aux questions monétaires : « Ils conduisent la France vers son naufrage »
Il fallait combattre ce système hautement spéculatif qui créé « les bulles entreprises » et des faillites générées par l’explosion, de ces bulles. Ce sont souvent les retraités qui font les frais de ce système contre nature. Or les retraités détiennent en grande partie, l’épargne 17% de l’épargne disponible en France, beaucoup moins que les Chinois dont l’épargne représente 40% du PIB.
Personne n’a voulu suivre P.M. F et ses propositions, ni le combat du Général de Gaulle qui s’est arrêté avec lui, et bien, nous allons voir fleurir des fonds monétaires asiatiques, avec leurs lois qui seront différentes de celles imposées jusqu’à présent par le F.M.I. Les décideurs chinois imposeront leurs normes. Eux seuls possèdent la latitude nécessaire pour faire front au consensus macro économique imposé par Washington.
Le règne du dollar est en voie de disparition, la Chine, l’Inde et le Japon détiennent à eux trois les trois quarts des réserves monétaires mondiales –Il n’est pas interdit de prévoir qu’ils instaureront un système monétaire, dit du panier, qui rassemblera : La roupie, le Yuan et le Yen, que ferons- nous ? Rien, sauf subir le dictât monétaire asiatique, parce que nous n’avons pas voulu continuer à nous opposer au dictât américain.
Le Forum pour la France doit continuer à se battre pour l’instauration d’un système monétaire international, indépendant des grandes monnaies, avec un étalon monétaire qui corresponde à une réalité économique, ce qui l’éloigne du système OR.
La Chine et les investissements
Le processus de transfert du pouvoir monétaire de l’Amérique vers la Chine est en route. La Chine est devenue une destination privilégiée pour les investissements étrangers.(50 milliards de dollars en 2002, plus de 65 en 2005)
Plus de la moitié des investissements sont « domestiques » nous apercevons la capacité financière du Pays. L’épargne disponible en Chine représente 40% du PIB – Zéro chez les Américains, 15% en France (peut-être 17 en 2008).
Mais qui plus est, et une fois de plus, méfions-nous des chiffres donnés par la Chine : Dans ces investissements en provenance de l’étranger, nous apercevons en 3ème position (11%) les Iles Virginie, un paradis fiscal utilisé par les Chinois pour ceux qui veulent investir chez eux, tout en profitant des avantages réservés aux investisseurs étrangers. Le premier investisseur est Hong Kong, toujours en dehors de la Chine lorsqu’il s’agit de chiffres (cela représente 30% des investissements dits étrangers) .
Posons une question : La Chine a t-elle véritablement besoin des investissements étrangers ? Nous devrions répondre non, mais nous répondrons oui, car l’investissement en provenance de l’étranger est toujours accompagné du savoir-faire, de la technologie et surtout des réseaux commerciaux étrangers, qui permettent, beaucoup plus que l’argent, ce développement colossal de la nation chinoise.
Diffusons cette information chez nous en France. Mais n’est-il pas trop tard ?
La Chine et ses investissements à l’étranger
Une nouvelle vient de tomber, les investissements directs chinois à l’étranger se sont élevés à 12,26 milliards de dollars en 2005 soit une augmentation de 123% (site du ministère du commerce extérieur) Chiffres totalement faux, nos informations donnent, avec les quelques chiffres que nous possédons, un montant d’ investissements beaucoup plus élevé.
La Chine vient d’investir (2006) 4 milliards de dollars au Nigeria, pour rénover et réparer une raffinerie, en contrepartie la société pétrolière chinoise CNOOC est entrée à hauteur de 45% dans le capital de cette société. Et c’est ainsi partout dans le monde et dans tous les secteurs, et maintenant dans les services.
La Chine investit en France, le groupe China National Blue projette d’acheter les activités silicones de Rhodia.
Un groupe de téléphonie mobile a ouvert un centre de recherche au Futuroscope – deux fabricants d’écrans plats s’installent à Orléans et en Lorraine. Ajoutons à cela toutes les acquisitions et les prises de participation.
Quel avenir pour ces groupes ? Citons un exemple : munis du savoir faire, des brevets, de la technologie, les Chinois crées une entreprise en Chine, qui petit à petit évince tous les concurrents étrangers, cela se passe dans le secteur des services et de la chimie. (Chemchina société chinoise créée il y a dix ans, a avalé des dizaines de concurrents, ce conglomérat fait travailler 150 000 employés chinois en Chine, et réalise un C.A de 8 milliards d’euros.
Evidemment lorsqu’on dispose de 1500 milliards de réserves, il vaut mieux investir dans des usines, que dans des bons du trésor américain.
Et dire que certains financiers espéraient coloniser la Chine.
Chine import – export :
Les chiffres de la banque mondiale, du FMI et de l’OMC pour 2007
- CHINE (Sans Hong Kong) Exportations : 1060 milliards de dollars
- Importations : 892
(Ces chiffres sont erronés : les exportations doivent être d’au moins 1 300 milliards)
Les chiffres de 2005 annoncés par la Chine pour 2005 :
- Exportations : 342,4 milliards de dollars
- Importations : 302,6
- 19% des exportations japonaise.
- 21% des exportations chinoises
- 17% des exportations en provenance du reste de l’Asie
Les Etats qui coopèrent au sein de l’UE absorbent 20% des exportations chinoises ( en cruelle augmentation : + 20% depuis 2000 et +36% pour la France)
Le déficit de l’UE en 2006, était de 128,4 milliards d’euros et 25% de plus pour 2007, mais attention : sans compter Hong Kong.
Dans ces exportations chinoises, il faut prendre en compte le fait que la Chine importe souvent des produits fabriqués en Asie, pour les assembler chez elle et les revendre.
Ce qu’il faut savoir c’est que 58% des exportations chinoises, sont réalisées par des entreprises à capitaux étrangers installés en Chine, qui se sont délocalisées uniquement pour faire fabriquer à moindre coût et non pas pour gagner des marchés.
Mais la Chine fabrique et vend : elle exporte par ex 160 000 véhicules/an, et en importe 150 000.
5 millions de véhicules sortent de ses chaînes de fabrication, cette capacité va être portée à 20 millions de véhicules/an, d’ici 4 ans -11 millions de véhicules fabriqués en Chine seront exportés. Bravo à tous nos constructeurs qui seront gros jean après avoir saboté l’outil de travail et laissé des millions d’employés sur le bord du chemin.
Les importations de matières premières effectuées par la Chine sont à l’origine de la formidable augmentation des prix de ces dernières. Cause principale de la vague d’inflation qui nous submerge. Ceci devrait se terminer, grâce à la technologie importée d’occident, la Chine va réduire notablement sa consommation dans ces domaines.
Énorme consommatrice d’acier, la Chine en fait flamber les prix. Mais elle est devenue exportatrice nette d’acier. Elle a multiplié par quatre en cinq ans, sa capacité de fabrication des aciers inox par exemple . Les grands sidérurgistes mondiaux ont vu leurs exportations vers la Chine s’effondrer, et maintenant, grâce, ou de la faute, aux technologies importées, elle produit la moitié de l’acier mondial.
Dans un autre domaine, la Chine s’est équipée massivement en usines de semi-conducteurs, elle sera exportatrice d’ici peu et lorsque nous connaissons les problèmes rencontrés par le géant mondial (10 000 suppressions d’emplois annoncés) nous pressentons que là aussi, à jouer avec le feu, on a fini par se brûler.
Les importations en provenance d’Allemagne, du Japon marquent le pas, la Chine importe de moins en moins, exporte de plus en plus.
Des experts occidentaux jugent que la Chine est en état de surchauffe, son commerce extérieur, représentant beaucoup plus que la moitié de son PIB ( 70%) sa consommation intérieure , d’après nos croyances en matière économique, n’ étant inférieure aux 65% du PIB considérés comme la bonne gouvernance, d’après nos fameux experts, le système doit exploser. Seulement aucune étude n’a jamais été réalisée sur une population de plus d’1 milliard 400 millions d’habitants et qui accepte de se sacrifier. Il me semble que les experts occidentaux ne savent pas, mais veulent quand même dire quelque chose. J’imagine à l’inverse de ces Messieurs, qui annoncent que si la croissance mondiale venait à baisser, le PIB de la Chine pourrait être amputé d’un quart, que le marché intérieur chinois remplacera facilement le marché extérieur, si l’investissement public aide la consommation intérieure bien évidemment, le temps que le cycle baissier se termine (7années normalement)
Tout ceci nous prouve l’énorme croissance de la Chine. Évidemment cela exaspère les autres nations qui pourraient effectuer un retour vers le protectionnisme. Les USA préparent des législations susceptibles de protéger ses secteurs stratégiques. espérons qu’il ne soit pas déjà trop tard, la commission de Bruxelles liée par son fanatisme envers la libéralisation de tout et de n’importe quoi, aura bien du mal à suivre la voie de la préférence communautaire, donc celles des préférences nationales sont exclues. Nos consommateurs ont pris l’habitude des produits à bas prix, et la FED et la BCE y trouvaient aussi des avantages ne serait ce que vis à vis de l’inflation. Il est temps, grands temps que les autorités françaises proposent une protection nationale. Cette dernière aurait deux effets, d’abord nous protéger des invasions massives, ensuite, faire obstacles aux transferts de nos technologies. Mais l’UE, toujours l’UE, et l’OMC interdisent toute mesure protectionniste. Pour nous défendre contre les invasions des produits chinois et le pillage de notre savoir faire, nous devons, et c’est impératif, quitter l’UE, il en va du salut de la France.
Juste une petite note, Peter Mandelson c(K)ommissaire européen au commerce est un ami de la Chine, il a toujours privilégié la coopération avec Pékin sans jamais aboutir au moindre résultat positif pour nos intérêts. Mais les Chinois eux, ne s’en plaignent pas. Nous ne devons plus laisser un commissaire européen s’occuper de nos intérêts, il y va là aussi du salut de la France.
En cas de mesures protectionnistes venant des USA (pays qui n’est sous la domination de personne et qui peut encore décider de telles mesures) la Chine pourrait-elle supporter de se passer des achats américains ?
Ayant prévu cette éventualité, la Chine, depuis 2005, est devenue beaucoup moins dépendante des États-Unis. Deux facteurs essentiels ont pris le relais :
- 1) la consommation interne, même si elle n’est pas encore assez suffisante –
- 2) le renforcement des fondamentaux dans l’économie chinoise : endettement, amélioration de la solidité du secteur financier, amélioration du bilan des entreprises et des institutions financières, le risque qui menace la Chine ne vient pas des USA, mais de l’inflation qui la guette.
La Chine contribue t-elle à la croissance mondiale ?
Non en ce qui nous concerne : la croissance de la Chine n’entraîne pas une hausse de la demande de nos produits, en achetant des produits chinois NOUS favorisons la croissance en Chine, mais elle ne contribue qu’à notre descente aux enfers. Même l’Allemagne, championne du monde des exportations, recule, depuis septembre 2007 sur le marché chinois et la chose va se compliquer lorsque la Chine vendra aux Allemands les produits qu’elle leur a appris à fabriquer (déjà en route) Baisse des ventes allemandes en Chine : -1,8% en sept 2007, -3,9% en oct , -3,1% en nov etc..
OUI en ce qui concerne la croissance mondiale : Par le truchement de la demande de SA zone intra régionale, la Chine a su stimuler la croissance mondiale. Elle y contribue, d’après nos experts, pour plus d’un tiers, sauf que, cette croissance mondiale, et chacun doit le savoir, nous évite et ne concerne plus que les pays émergents.
La Chine est fortement dépendante de l’étranger.
Les USA, ne l’oublions pas, absorbent le cinquième du « made in china » la croissance chinoise a pris, pour une grande part, sa source dans le marché américain. Mais l’empire du Milieu devient de plus en plus dépendant du marché asiatique. Dépendance de la Chine vis à vis de l’étranger oui mais, au profit du monde asiatique.
Elle est importatrice, pour les composants à haute valeur ajoutée, du Japon, de la Corée du Sud et de Taïwan, ces produits sont ensuite assemblés en Chine avant d’être exportés dans les pays occidentaux. Pour l’instant la Chine ne maîtrise pas encore tout à fait cette technologie. Le « made in china » est donc encore fragile et les produits de haute technologie que la Chine exporte sont à 40% de provenance étrangère. Mais elle injecte énormément d’argent pour que ses élites maîtrisent cette haute technologie.
Les derniers chiffres connus sur la détention des brevets par la Chine datent de 2002 et je vous les livre tels quels : Part détenue sur les stocks des brevets mondiaux : Chine 0,3% très loin derrière les USA 35,6% et du Japon 25,6%) ; 66% des brevets déposés en Chine sont d’origine étrangère et 48% des brevets déposés à l’étranger pour des inventions réalisés en Chine sont contrôlés par des étrangers. Il serait intéressant de connaître les chiffres actuels, des inversions ont bien du se produire.
La Chine se lance dans la spéculation
Il existe en Chine un département chargé de la « stratégie des stocks » (SBR) ce bureau dépend directement du Conseil des Ministres.
On pourrait penser que ce département veille à la bonne gestion de ces stocks, de l’approvisionnement et de la distribution. Non ce bureau est chargé d’acheter aux meilleurs prix, sans tenir compte forcément des besoins, et de vendre lorsque les prix du marché sont favorables. Cela s’appelle de la spéculation. La Chine manipule ainsi le prix de certaines matières premières, comme l’ont fait la famille « Hunt » avec le métal argent et tous les spéculateurs du monde. Il arrive parfois à ce bureau de se tromper, alors la Chine est amenée à brader (affaire du cuivre) ce qu’elle a acheté fort cher. Mais la Chine se débrouille bien, le communisme a de ces arrangements avec sa philosophie, qui démontre combien la Chine sait s’adapter aux exigences du moment.
La Chine et ses relations extérieures
La Chine veut effectuer un grand retour sur la scène internationale, elle est déjà détenteur d’un siège permanent au conseil de sécurité de l’ONU, elle a signé des accords internationaux sur la maîtrise des armements, rejoint plusieurs structures régionales l’APEC, l’ANASE, le Forum asiatique de Boao qui regroupe 26 pays, elle roule avec la Russie et ouvre avec elle l’OCS (Organisation de coopération de Schangai) qui réunit des pays d’Asie centrale. Elle met l’accent sur une politique de paix et d’indépendance en essayant d’entraîner un certain nombre de nations derrière elle, car elle voudrait mettre un terme à la politique d’encerclement menée par l’Amérique et qui tend à l’isoler.
Il est donc impératif que la France redevienne une puissance mondiale, qu’elle s’affranchissent de certaines tutelles, qu’elle recommence à traiter des affaires du monde avec ses propres moyens. La Chine est le sujet d’aujourd’hui, mais nous devrons, comme je le suggérais au début, traiter des autres sujets, ceux qui étaient cités au départ : La Chine est-elle, elle aussi, confrontée aux autres, peut-elle s’associer ou s’opposer à l’Inde par exemple, nous devons tenter de comprendre ce qu’il en est.
L’Inde et la Chine
La puissance économique de la Chine et de l’Inde réunies, serait supérieure à celle des USA ou du machin européen que l’on cite comme supérieur à tous les autres.
Puissances économiques actuelles :
Asie
- U.E
- USA
Pour être plus justes, nous devrions confronter Asie-Alena-U.E.
Puissances économiques de demain : confrontons le taux de croissance de ces zones.
- Chine : 9,5% (16% d’après les experts)
- Inde : 7,5%
- USA : 3,6%
- Zone euro : 1,4%
L’élite mondiale, détentrice du capital, « zappe » sur l’U.E, dont les performances de croissance ne sont rien comparativement à celles des autres parties du monde. Elle lorgne avec insistance sur la Chine et sur l’Inde, le résultat MITTAL mange ARCELOR et s’en va conquérir aussitôt d’autres entreprises mondiales.
Peut-il avoir une association entre l’Inde et la Chine ces deux pays qui s’entre-dévoraient gaiement depuis fort longtemps ?
Nous assistons effectivement à quelques transformations dans les relations entre les 2 empires.
Déjà Les deux puissances annoncent qu’elles veulent travailler ensemble, elles viennent de ré-ouvrir le poste frontière de Nathula, fermé suite à la courte guerre qui avait opposé les deux Pays en 1962.
Il reste encore quelques contentieux sur la frontière et les territoires qui les séparent : La Chine revendique toujours L’Arunachal Pradesh, un territoire situé dans le nord-est de l’Inde.
Mais elle a déjà reconnu en 2003, l’appartenance à l’Inde de l’ancien royaume du Sikkim annexé par New Delhi en 1975.
L’Inde revendique la région de l’Akai-Chin occupée par l’armée chinoise au Cachemire.
Mais des négociations sont en cours, les relations entre les deux pays s’améliorent, les dirigeants des deux pays se rencontrent, se parlent et se rendent visite, ce qui est le signe d’une volonté commune de ne plus se combattre.
La Chine est plus avancée sur le plan diplomatique, ce qui lui permet une plus grande indépendance sur le plan énergétique. Si rien ne change, en 2035 l’Inde serait encore dépendante à 95% pour ses approvisionnements, il va donc lui falloir mener une politique stratégique qui pourrait bien empiéter sur celle de la Chine. D’où un risque de refroidissement dans les négociations.
Elles peuvent, par contre, s’arranger pour que l’Inde, grâce à sa démographie, devienne le véritable atelier du monde, pendant que la Chine en deviendrait le laboratoire. Mais le Vietnam, la Corée du Nord et d’autres Etats veulent aussi leur part de l’atelier.
L’Inde va bientôt se lancer dans l’acquisition de firmes étrangères, s’opposera t-elle à la Chine ou s’associera t-elle avec elle. Si association il y avait, cela ferait de cette entreprise, la plus grande puissance économique du monde.
Mais, si les Chinois se sont fortement implantés dans les pays émergents, en Afrique en premier, en Amérique du sud ou elle arrive, l’Inde suit de prés ou, fort de son expérience nationale, elle propose des solutions technologiques très avancées, elle a surtout un comportement moins dictatorial que celui de la Chine qui se fait mal voir dans certains pays du monde émergent.
Le PNB de la Chine en 2007 qui serait trois fois supérieur à celui de l’Inde met la Chine en situation de dominant. Le taux de croissance de l’Inde qui n’atteint pas les deux chiffres (7,8%) ce qui en fait pour l’avenir, une puissance dominée.
Mais pour le monde, la croissance des deux pays, habités par prés de la moitié des hommes vivant sur la Planète, va conduire à une demande de plus en plus pressante en matière d’énergie. Il y aura certainement coopération entre les deux puissances en matière de nucléaire civil (déclaration du Premier ministre Indien en visite en Chine) les deux pays ont signé un accord de coopération globale intitulé « une vision commune pour le 21 ème siècle ». Les échanges bilatéraux frôlent les 40 milliards de dollars (2007), ils sont annoncés pour 60 milliards pour 2010, seulement le déficit de l’Inde avec la Chine s’est monté en 2007 à 9 milliards de dollars, situation inacceptable pour l’Inde. Je ne pense plus que l’Inde devienne la première puissance mondiale, ce n’est certainement pas ce qu’elle désire, elle pourrait retrouver sa position de neutralité avec une recherche d’autres pays qui pourraient la suivre dans cette voie. Nehru-Nasser et Tito avaient ouvert la voie.
La Chine et l’Union européenne
l’UE ne possède aucune stratégie vis à vis de la Chine, les dirigeants des pays qui la composent se présentent toujours seuls et les uns derrière les autres aux portes de Pékin, pour traiter de la sous évaluation du Yuan par rapport à l’euro, ils oublient la part du travail sous évaluée elle aussi et qui représente un tiers de la valeur ajoutée contre 29% pour la sous évaluation du Yuan par rapport au dollar, sous évalué de 40% par rapport à l’euro. Les Chinois très amusés ne s’attendaient pas à un tel déferlement, Nicolas Sarkosy arrivant le premier, grillant la politesse à tous les autres, et surtout aux membres de la troïka économique européenne, qui ne décolèrent pas.
Puis, Jean-Claude Junker, Président de l’euro groupe, puis ce fut le tour du Président de l’époque de l’UE, José Socrates, puis José Manuel Barroso, Président de la Commission européenne, puis diverses personnalités différentes, venues à des moments différents, pour parler de la même chose, mais pas d’une seule voix.
Président de la République, Nicolas Sarkosy est retourné en Chine pour donner quelques leçons aux Chinois « Vous devez vous impliquer davantage sur la scène internationale ». La Chine, comme toujours, a écouté poliment, en souriant longuement. Un an après cette visite, jour pour jour, nous constatons que la Chine a fait quelques efforts vis à vis du dollar, mais pas de l’euro. (déclaration de Serge Abou Ambassadeur de l’UE et oui, en Chine)
l’UE a attaqué la Chine sur le plan monétaire, erreur on ne peut plus funeste, la Chine est vexée. Il fallait à mon sens attaquer d’abord le dollar, qui le mérite bien, puis après seulement, la monnaie chinoise, mais avec notre manière de faire, nous avons désigné l’ennemi principal : La Chine.
Aux dernières nouvelles, la Chine a laissé le tapis rouge qui accueille les personnalités de l’UE, déployé, ne pouvant plus, comme dans le dictateur de Ch.Chaplin, déplacer sans cesse la carpette.
Inutile UE qui nous rend tellement ridicule aux yeux des puissants.
Chine et U.S.A
L’Amérique et la Chine vont-elle s’affronter ? Vont-elles s’allier sur le dos du monde, entrons-nous dans une période de guerre froide ou de domination de deux monstres sur le monde ?
Pour l’instant un marché a été conclu entre les deux puissances :
- Tu m’achètes mes produits, dit la Chine
- Tu finances mes dépenses, répond l’Amérique.
La Chine fabrique, vend, accumule des dollars, en restitue une toute partie aux USA, afin que les Américains puissent vivre au- dessus de leurs moyens et continuent surtout à consommer chinois. L’Amérique s’endette à n’en plus finir, mais le peuple consomme et se fiche d’un endettement qu’il ne remboursera jamais (d’ailleurs pourquoi se poser cette question, même si l’Amérique voulait rembourser ses dettes, elle ne le pourrait pas)
Ce qui est beaucoup plus gênant, c’est que les deux sont actuellement d’accord pour s’empiffrer, l’un en monnaie, l’autre en produits sur le dos des autres nations.
Alors la question qui se pose : Est-ce la grande alliance des 2 empires pour dominer le monde tout ce 21ème siècle ? Est-ce la mise sous tutelle des autres nations ?
Pour l’instant cela marche et les deux parties sont satisfaites, un des deux peuples est content de quitter les rizières à la Mao, et l’autre de continuer à changer de chemises, de téléviseur, de voiture pour pas cher. Une engeance qui pour l’instant mène le monde.
Pourvu pour eux « que ça dure », disait Madame Mère, car des craquements commencent à se faire entendre et nous pouvons prophétiser que le Chinois reprochera demain à l’américain de n’être que son ouvrier, tout en étant son banquier, et depuis peu son « Père » en matière d’investissements et de découvertes.
L’américain pense, mais le Chinois le sait, que la baisse du dollar effacera tout, dettes et barrières contre ses exportations. La Chine a tout prévu, elle diversifie ses réserves. Les déséquilibres vont opposer les deux puissances et le reste du monde pourrait bien à son tour se réveiller et demander des comptes. Continueront-ils longtemps à supporter de payer la note tout en s’enfonçant dans la précarité ?
La situation n’est pas des plus brillantes :
D’un coté les experts américains s’alarment : l’émergence de la Chine sape le socle sur lequel sont installés les États-Unis.
De l’autre, les experts chinois s’alarment eux aussi : Les Américains conspirent avec d’autres puissances pour entraver l’essor de l’empire du milieu. S’employant à mener une stratégie d’endiguement et d’encerclement de la Chine. Ce qui pour les Chinois présente quelques relents de guerre froide.
Ceux du Pentagone s’inquiètent du développement technologique de l’armée chinoise.
Les Parlementaires américains s’inquiètent eux du déficit commercial qui se creuse entre les deux empires.
L’OPA hostile du groupe pétrolier chinois CNOOC sur la Cie américaine UNOCAL, a conforté les Américains dans leur conviction, celle que la Chine voulait conquérir l’économie américaine.
Des réactions hostiles voient tout naturellement le jour.
Des forces économiques américaines sont accusées, au sénat, de se faire les agents de la répression en se soumettant à la censure de Pékin.
Des projets de lois protectionnistes contre l’invasion des produits chinois se multiplient au Congrès.
Des Sénateurs démocrates et républicains ont proposé récemment un droit de douane de 27,5% pour tout produit en provenance de Chine, afin de compenser la dévaluation artificielle du Yuan. (Faites ce que je dis pas etc…)
Nombreuses sont les autorités américaines qui s’insurgent maintenant, contre la Chine responsable de la perte de millions d’emplois, (coût du travail en Chine 0,20 dollar de l’heure) contre le non-respect de la propriété intellectuelle, (marché 100 milliards de dollars/an dont 10% sont versés aux USA par les autres pays)
L’Amérique semble porter en elle les gènes de son effondrement, avec ses déficits, l’endettement de ses ménages, son refus de lever des impôts, qui est une manière de réfuter l’État.
Notre devoir est de réfléchir et d’envisager un monde dans lequel la Chine sera devenue une puissance dominante. En ce qui concerne notre pays, la solution adoptée par nos politiques, basée sur la peur d’une domination asiatique à laquelle il faudrait impérativement opposer une Europe puissance, est négative et nous entraîne à défendre une Amérique complice de la Chine pour ce qui concerne notre appauvrissement.
La Chine se lèvera t-elle face au mondialisme, s’insérera t-elle dans ce mondialisme ou sera t-elle le mondialisme à elle seule ?
Constatons que peu de nations se sont opposés au mondialisme américain, seule la France avait adopté, timidement, une ligne diplomatique anti-mondialisme, initiée, il y a quelques mois, par Dominique de Villepin, au Conseil de sécurité de l’ONU ou la France siège en tant que grande puissance, rendons-lui cette justice.
La Chine se tournera t-elle vers l’Asie ?
En Asie du sud-est, ceux qu’on appelait les « Tigres » ou « dragons » se souviendront longtemps de la crise financière de 1997-98 qui a brisé toutes leurs illusions sur le capitalisme américain et son produit phare le dollar. La spéculation les avait enrichis, l’espace d’un instant, la spéculation les a ruinés pour longtemps. Aussi ces pays Asiatiques et leurs voisins sont revenus vers les valeurs asiatiques, des valeurs néoconfucéennes basées sur le travail, la discipline et la méritocratie. Le dynamisme chinois redonne confiance à ces nations souvent adeptes du capitalisme d’Etat et comme aucun signe d’essoufflement n’apparaît depuis dix ans, c’est le modèle chinois qui leur sert de modèle.
Vaste sujet que celui de la Chine, aussi vaste que son territoire, aussi dense que sa population, aussi important que son décollage économique et financier. Que va faire la Chine ? Repli sur soi ? s’insérer dans un mondialisme à l’américaine, partager la gouvernance mondiale avec la première puissance actuelle ? « Chiniser » plus compréhensible que siniser, le mondialisme ?
Elle possède tous les éléments pour choisir l’une ou l’autre de ces solutions, mais nous apercevons quand même cette lueur qui semble la guider. Elle mène SA politique avec SES relations extérieures, choisies assez souvent parmi ceux qui ne supportent pas trop l’Amérique, elle s’immisce là, ou l’Amérique recule.
la Chine et l’Afrique
La Chine, peut-on dire, colonise, elle s’implante partout en Afrique Centrale, en Afrique de l’ouest, de l’est, en un an le commerce Sino-africain a cru de plus de moitié et la France qui était le premier fournisseur en Afrique centrale et en Afrique de l’ouest est aujourd’hui, dépassée par la Chine.
Et la Chine se fait bien voir, en Centre Afrique, pays totalement ruiné, par la dictature monétaire imposée par le FMI et la Banque mondiale, elle propose de se substituer aux banquiers mondiaux et prête son argent. Elle bénéficie alors de l’exploitation des forêts, de la construction d’une cimenterie, signe deux accords, l’un sur l’agriculture, l’autre sur l’armement.
En dehors des bénéfices qu’elle retire de toutes ces opérations, la Chine va trouver un tiers de ses besoins en pétrole sur le continent africain.
Mais ce n’est pas tout, nous avons gardé le plus gros morceau pour la fin. Il s’agit des relations Chine/Afrique du sud, car là il semble qu’il s’agisse de la vraie nature de la Chine et de sa volonté de « chiniser » le monde.
L’Afrique du Sud à elle seule, produit le quart du PIB du continent africain et fait 20% de ses échanges commerciaux avec la Chine, les échanges Chine/Afrique du Sud ont progressé de 50% en un an, dans les conditions suivantes : Importations venant de Chine +60% - Exportations vers la Chine + 45%.
La Chine est vraiment implantée en Afrique du Sud (prés d’une centaine d’entreprises chinoises se délocalisent là bas chaque année et il est intéressant de constater le comportement des Chinois dans ce pays.
Un quartier chinois s’est développé dans la partie sud-est de Johannesbourg, la diaspora chinoise y a racheté des quartiers entiers et créé une ville dans la ville. Tout est chinois, tout ce qui est consommé vient de Chine, même quatre mafias (triades) s’y sont installées. La ville devient Chinoise, ce qui ne plaît surtout pas aux Africains, seulement le pouvoir a grand besoin des chinois :
- La Chine s’est associée à la grande société pétrolière du coin, la SASOL qui a mis au point un carburant à base de charbon – Ne soyons pas étonnés en apprenant que depuis, 2 unités de liquéfaction de charbon tournent en Chine.
- La Chine prête à tout va aux pays d’Afrique, afin de récupérer les matières premières et les marchés, sans se soucier le moins du monde de leur capacité à rembourser, ni de la façon dont les dirigeants africains gouvernent leur pays, pas plus qu’ils ne s’inquiètent de la destination des fonds.
- Les chinois détruisent les pratiques de « bonne gestion » que voulaient instaurer, après bien des années d’erreurs, les instances internationales, qui voulaient mettre un terme au sur endettement des pays pauvres africains. La Chine n’en a cure, elle prête là ou se trouvent les matières premières, sans exercer la moindre pression sur les politiques : ex au Soudan ou le problème du Darfour ne la concerne pas..
En Afrique la Chine pénètre dans les failles ouvertes par les Occidentaux. L’aide promise en 2005 à Gleneagles qui a reculé de plus de 5% et le retard du plan pour 30 milliards de dollars , ce sont ces failles dans lesquelles la Chine arrive, la Chine supplante, la Chine s’installe.
Mais la Chine n’a pas trop de connaissances en matière africaine, en Angola, son premier fournisseur de pétrole, elle perd pied pour des problèmes de corruption. Nicolas Sarkosy semble avoir compris et s’est rendu dans le pays le 29 mai dernier pour dire que l’Angola et la France doivent regarder leur avenir commun ; Suggérons que l’agence Française pour le Développement ouvre une agence à Luanda, deux projets sont en route, espérons qu’ils débouchent très vite : l’un touche à l’enseignement du Français, l’autre à la formation dans l’agro alimentaire.
Chine et Amérique du Sud
C’est l’Amérique du Sud qui semble devenir aussi une terre de prédilection pour la Chine, l’Amérique latine renferme dans son sol les matières premières qui ne laissent pas la Chine insensible et qui ne devraient pas laisser notre pays insensible.
Novembre 2005, un accord de libre échange est signé par le Chili et la Chine. Le Venezuela exporte son pétrole brut vers la Chine, un contrait pour l’achat de 11 milliards de dollars de pétrole a été conclu entre les deux pays. Le Vénézuela exporte son pétrole, la Chine modernisera les infrastructures pétrolières vénézuélienne. La Chine et l’Inde viennent de prendre des participations dans Ominex le groupe d’exploration colombien. Une coopération importante se dessine entre le brésilien CVRD (extraction de minerai) et le chinois Baos-teel, entre le chilien Codelco (extraction de cuivre) et le chinois Minmetals.
On peut se demander si la « haine contre les USA » ne fait pas prendre trop de risques à ces pays. En vendant leurs matières premières, déjà à moindre coût, ils ne les transforment pas, se privant ainsi d’une source d’emplois. A l’inverse, la Chine règle ses achats avec des produits fabriqués à partir de ces matières premières transformées par des chinois, ce qui semble être un non sens extrêmement dangereux.
La Chine et l’Asie du Sud Est
Le Japon va t-il s’opposer à une Chine qui se tourne plutôt vers la Russie et le Pakistan. La Chine ne se tournera t-elle pas vers les Pays d’Asie centrale ? Le rapport du Pentagone insistant sur le fait que Pékin est devenu une menace militaire pour l’Inde, le Japon et les États-Unis ne va pas, là non plus, rapprocher le Japon de la Chine. Surveillons les relations entre les deux puissances, lesquelles pourraient modifier la face du monde.
Mondialiste la Chine ?
A cause de son nationalisme exacerbé, la Chine ne peut-être mondialiste dans le sens ou l’entendent les Mondialistes ou même les Mondialards : un monde sans frontières, sans États, sans protection pour les habitants ou chacun tente de survivre sans ennuyer les autres, et ou tous doivent pour participer ; consommer des produits d’un prix peu élevé, d’où découlent, des bénéfices, plus petits à l’unité mais extrêmement répétitifs, qui ne permettent ni redistribution au monde du travail, ni impôts. Un monde sans État, donc sans services publics, sans protection sociale et bien évidemment sans possibilité d’y être représenté et défendu. Monde de l’égoïsme et du chacun pour soi, qui supprime cette solidarité entre les hommes et entre les générations qui est la base même de la nation. Entre ces Mondialistes qui veulent instaurer un ordre du profit pour quelques uns, les Mondialards qui veulent désorganiser la solidarité, donc les nations, pour la remplacer, par le don aux pauvres, « vous ne savez pas, les pouvoirs publics ne veulent pas savoir, donc, balayons ce monde et remplaçons le par quelque chose de doux, d’enfumé, composé de chèvres et de moutons blancs, le mondialisme chinois est d’une toute autre nature, la Chine d’abord, le monde ensuite et pourquoi pas, sous domination du communisme à la chinoise.
L’empire du Milieu devient le porte-parole des nations opposées au mondialisme américain, elle s’opposera aux Mondialards utopiste. Mais à la vue de ces dossiers, la Chine nous paraît vouloir, avant tout, et ce n’est pas nous qui allons la blâmer, s’occuper de son propre territoire aujourd’hui et son propre peuple ensuite.
Le patriotisme très présent dans l’armée, mais aussi chez les élites de l’économie, pourraient, s’ils s’épaulaient mutuellement, faire chuter le communisme. Mais un protectionnisme remplacerait un autre protectionnisme. Les Chinois veulent, communistes ou pas, protéger leur industrie moderne et performante, le but étant de développer une croissance intérieure (et ils ont de quoi faire). Ce qui est incompréhensible à nos yeux de gens pressés, c’est que les Chinois peuvent y sacrifier plusieurs générations.
Les entreprises étrangères seraient alors dans l’obligation de se démettre en emportant avec elles quelques milliards de dollars, dont les Chinois n’auraient que faire, ou de se soumettre, c’est à dire de continuer à faire bénéficier la Chine des quelques connaissances que cette dernière n’aurait pas encore décryptées.
La Chine, sauf pour l’énergie, peut se replier sur elle-même, adopter et ce serait un comble, la théorie de Monroe, ce président des États-Unis qui proposait que l’Amérique vive seule, sans se préoccuper de ce qui se passe dans le monde
Régionaliste la Chine ?
Une Chine intégrée dans une grande région ? Il est vrai qu’avec sa volonté de vouloir créer un système monétaire ralliant entre elles les nations de la région, on pourrait penser, pourquoi pas. L’OSC l’organisation de coopération de Shanghai est déjà un Forum régional, regroupant six Pays d’Asie centrale : Chine, Kazakhstan, Kirghizstan, Ouzbékistan, Russie et Tadjikistan.
N’ont-ils pas entre eux la question du pétrole et la volonté de sécuriser des corridors reliant la mer Caspienne à la chine Occidentale, ou font-ils de cette région une forteresse montée contre « l’Américanie » ?
Cette plate–forme pourrait effectivement s’élargir, constituer un forum de dialogues qui permettrait de débattre et d’apaiser certaines tensions encore réelles dans la région. La Corée du sud pourrait se rapprocher d’une telle plate-forme des voix se font entendre dans ce pays aussi, contre l’Amérique.
Je pense que pour l’instant tout du moins, la Chine a trop d’intérêts fondamentaux nationaux à défendre, mais nous jugeons trop souvent selon nos façons occidentales de voir les choses. La Chine mène depuis longtemps une politique étrangère dont nous ne comprenons pas trop la logique. Seule une constante se dégage de ce cheminement bizarre « Une volonté nationaliste farouche de reconstituer le territoire tel qu’il était avant l’arrivée des Occidentaux en Chine » ce qui gène considérablement les voisins de la Chine, mais pourront-ils résister ?
Rancunière la Chine ?
La Chine a t-elle la rancune tenace, si c’était le cas, la neutralisation du détroit de Formose décrétée par le Président Truman, l’intervention de volontaires Chinois (venus de Formose) dans la guerre de Corée, l’opposition des Etats-Unis à l’entrée de la Chine à l’ONU en déc 1954 et la volonté affichée du Général Mac-Arthur de lancer l’Amérique dans une guerre contre la Chine, seraient des éléments qui interdiraient d’imaginer une association USA/Chine pour mieux dominer le monde.
La deuxième solution possible serait animée par une volonté chinoise d’en revenir aux sources, suivant en cela l’esprit conservateur de Confucius, profondément attaché aux traditions et qui pensait que seul un retour aux coutumes ancestrales pouvait sauver la Chine. Mais s’il semble que Confucius remonte à la surface, le pays s’est trop modernisé pour reculer.
La Chine s’est bien réveillée, le monde doit-il en trembler ? Pour répondre nous devons penser à ce que sera la place de chacun et surtout de la Chine dans le monde de demain et nous suggérerons qu’à cette redistribution des cartes, la France soit présente en tant que nation. Le problème de la France, c’est le monde, a déclaré le Général de Gaulle.
- Analyser ce qui se passe dans le monde, comprendre, interpréter et intervenir pour la redistribution des cartes.
- Repenser la notion de sécurité en fonction de cette redistribution.
- Trouver et définir la place qui devra être la notre dans le monde de demain.
- Agir en conséquence.
L’analyse est simple, Le mondialisme en cours et l’émergence de nouveaux acteurs majeurs modifient la donne. Ces bouleversements sont sources de perturbations. Ils entraînent des déséquilibres profonds dont certains risquent de se terminer en conflits.
Assurons ici que le mondialisme qui est une idéologie inventée par quelques hommes, n’est pas la mondialisation, qui reste porteuse d’espoirs et génératrice de progrès.
Ce mondialisme « plutôt » américain, se retourne maintenant contre ses initiateurs et nous pouvons penser que sa très longue préparation n’a débouché que sur une très courte vie, n’empêche qu’il laisse un monde totalement différent, dominé par deux acteurs majeurs qui se retrouvent face à face.
D’un coté les USA, qui ont dominé le monde pendant prés d’un siècle et qui le dominent encore même s’ils peinent à maintenir leur hégémonie.
De l’autre coté, la Chine, ancienne puissance dominante, mais sans trop le faire voir, qui s’est réveillée et qui depuis double sa puissance tous les sept ou huit ans.
Si les États-Unis représentent encore à peu prés le quart du PIB mondial, ils en représentaient la moitié dans les années 1950 et même si un certain nombre d’américains des États-Unis possèdent ensemble la moitié de la richesse boursière mondiale et que les USA consacrent 435 milliards de dollars, c’est à dire la moitié du budget militaire mondial, à ses armements, il n’empêche que la Chine possède et acquiert encore, de sérieux atouts : Sa population, sa courbe de croissance, qui la mène à vouloir égaler et même dépasser les États-Unis, avec une énorme différence, la Chine fabrique, recommence à inventer, la Chine vend et engrange des réserves de change qui viennent souvent tout droit des caisse de l’oncle Sam.
Une des deux puissances s’enrichit, l’autre s’appauvrit, dans vingt ans les courbes vont se croiser, l’une montante, l’une descendante.
La Chine de demain
La Chine entre hier et aujourd’hui a été le plus grand théâtre de la transformation d’un empire, sorti en quelques années du moyen-âge pour entrer dans l’ère moderne,
Quelques problèmes bien sûr, qualité pas toujours trais satisfaisante de certaines fabrications, décès d’un certain nombre de consommateurs de ses produits, pollution des sols, de l’eau, un système financier en surchauffe. Mais une économie qui promet de devenir la plus forte de la planète et qui, lorsqu’elle sera entraînée par sa consommation intérieure, restera la première au monde. Nous, pays occidentaux glissons vers notre naufrage, tandis que la Chine est entraînée vers la croissance infinie.
Elle a déplacé le centre de gravité de l’économie mondiale qui se tourne vers elle d’abord, puis vers sa zone d’influence ensuite, soulignant le rôle devenu mondial de l’économie des pays émergents et renvoyant les pays industrialisés dans leurs plots de départ.
Croissance : Chine + de 10% USA 2 à 3% – les Pays de l’Europe Occidentale 1%. La Chine et sa zone d’influence réalisent 80% de la croissance mondiale, plus de la moitié des échanges mondiaux – ces pays achètent, pour les transformer et les revendre, plus de la moitié des matières premières, et consomment la moitié du pétrole utilisé dans le monde.
Croissance durable, car reposant sur des moteurs intérieurs : gains de productivité, convergence technologique, migrations, ne nous trompons pas : des villes vers les campagnes pour les zones industrielles. Patrick Arthus déclare que la croissance des pays émergents lisse fortement le cycle économique mondial.
Le ralentissement économique, pourtant brutal, qui a touché les USA, les Pays de l’UE et le Japon, n’a pas (encore ?) affecté les pays émergents. Mais, même si la crise les touche. Ces pays possèdent les moyens de donner un coup de pouce suffisant à leurs économies nationales pour les relancer, ce que les pays occidentaux n’ont plus les moyens de faire.
Certains pays se tournent désormais vers la grande puissance qu’est devenue la Chine, c’est le cas du Japon depuis peu, dont la Chine est devenue le premier marché, l’Afrique et l’Amérique du sud lui emboîtent le pas.
A la différence de l’URSS d’hier qui n’a pratiquement jamais rien exportée, la Chine d’aujourd’hui participe et domine le commerce mondial. Elle exporte, elle s’enrichit, elle se sert de nos devises pour investir chez elle, sans toucher à l’argent du peuple : 30 nouveaux aéroports sont prévus ; des ports à conteneurs sont creusés de façon à permettre l’implantation de zones industrielles dans des zones défavorisées et la Chine délocalise ses propres entreprises au Vietnam, en Indonésie, aux Philippines, elle fait un tri et conserve les produit à haute valeur ajoutée, devenant ainsi la seconde destination mondiale pour l’implantation des centres de R et D .
La Chine politique
Le pouvoir en Chine est toujours aux mains du plus grand parti communiste du monde. Comme tous les pays « autoritaires » la propagande, signe indélébile d’une dictature, met en musique, le Chef, le Parti, dont elle vante les mérites, les réussites, les idées et aussi maintenant et c’est nouveau, les marchandises. Elle annonce, analyse et sublime l’ascension du Pays, rendant toujours l’autre responsable de tel ou tel méfait (erreur) l’autre, restant toujours comme dans toute dictature, l’ennemi du peuple, tapi à l’intérieur du Pays ou au dehors
Le nom de l’organisme a changé, il ne s’agit plus de bureau de la propagande, mais des statistiques qui couvrent tous les événements, toutes les productions etc, des milliers de chiffres invérifiables et incompréhensibles. Le bureau des statistiques en Chine emploie officiellement 60 000 personnes, battant là encore, tous les chiffres du monde.
Tous les Chefs des grandes entreprises chinoises que rencontrent les Occidentaux sont membres de la nomenklatura communiste. Toutes les entreprises qui piratent, toutes celles qui pratiquent la contre façon, sont dirigées par des officiers de l’armée ou de la police.
Le PCC, c’est plus de 72 millions de membres (2006) répartis en 3,5 millions d’organisations – 2114 délégués sont élus par les membres de ces organisations, ils élisent à leur tour les 193 membres du Comité Central, qui élisent eux mêmes, les 22 membres du Bureau Politique, qui désignent les 9 membres du comité permanent, dont le secrétaire Général, actuellement HU JINTAO est aussi Président de la République et Chef des Armées.
Les neuf membres du Comité permanent
- N° 1- Hu Jintao, Président de la République
- N° 2 - Le Président de l’Assemblée nationale
- N° 3 - Le Premier Ministre Wen Jiabao
- N° 4 - Le Président du Sénat : Jia Qingling
- N° 5 - Le Vice Président de la République
- N° 6 - Le Vice Premier Ministre
- N° 7 - Le Responsable de la sécurité du PCC
- N° 8 - Le Chargé de la Propagande du Parti
- N° 9 – Le Chef de la discipline du Parti
Le Président actuel de la République, souriant et affable, élève de l’école Polytechnique de Pékin, a été Chef du PCC au Tibet ou il a maté les émeutes de 1989, il change de ses processeurs en voulant installer une dimension sociale au sein du parti et prépare l’arrivée de la cinquième génération qui succédera à Mao en 2012 - Mao Zedong – Deng Xiaoping – Jiang Zemin – Hu Jintao et pour l’instant deux hommes sont en lice :
- Li Kegiang soutenu par l’actuel Président de la République et XI Jinping appuyé par Jiang Zemming.
La lecture des fonctions réservées au 9 membres du Comité permanent nous fait bien voir, que la discipline, la propagande, la sécurité au sein du parti, sont inscrites en lettres de feu, que la démocratie par contre y est absente, attention au snobisme Maoiste qui pourrait renaître chez les Mondialards occidentaux, de la traite des chèvres, ils pourraient passer à des jeux beaucoup moins innocents.
Innovation et développement technologique : La Chine deviendra t-elle notre cauchemar ?
J’ai reçu de Monsieur Thibault Niviere, le texte ci-dessous :
La quête d’informations stratégiques est essentielle pour les chinois. Ils sont en effet experts en Intelligence Économique et à moindre mesure dans l’espionnage.
La diaspora chinoise leur est également utile pour acquérir et développer très rapidement de nouveaux savoir faire. Elle joue un rôle extrêmement important dans la collecte d’information (transfert des technologie, connaissance…), que ce soit les expatriés, les résidents chinois à l’étranger, même lorsqu’ils ont été naturalisés dans le pays ou ils ont élu domicile. Certains restent ensuite dans le pays ou ils ont étudié et y trouvent un emploi dans lequel ils sont en outre souvent appréciés. Ainsi lorsque les étudiants retournent au pays, ils ramènent une solide expérience professionnelle dont la Chine tire un fabuleux profit pour ses propres entreprises.
Par ailleurs, en règle générale dans le cadre de négociations d’affaires avec les chinois nos négociateurs ont souvent du mal pour être performants. Ténacité, pugnacité et méthodes rigoureuses dans les négociations sont leurs maîtres mots. Il serait donc fondamental de se former de manière juste, efficace et adaptée à l’approche du marché chinois avant de s’y aventurer.
Le temps de l’intelligence économique et financière est venu tout comme celui de l’Etat entreprise est venu. La défense de tous les intérêts français et la conquête de nouveaux marchés sont primordiaux pour l’avenir de la France, sinon nous allons converger vers un cauchemar économique et social.
J’ai peur que notre jeune ami ait raison – Nous ne préparons pas les négociations – Nous privilégions nos habitudes et nos désirs, sans nous préoccuper le moins du monde des besoins et des désirs (les deux bases du savoir vendre) des Chinois, le cauchemar économique et social est à notre porte, nous devrions commencer à sentir leur souffle.
Les derniers jeux Olympiques de Pékin :
Les J.O sont une réussite pour Pékin, une cinquantaine de Chefs d’État présents, 4 milliards de téléspectateurs pour regarder l’embrasement du « Nid d’oiseaux » la Chine s’impose par le nombre de médailles remportées, elle devient Première puissance sportive de la Planète.
Là aussi l’Empire du Milieu a imposé sa marque. L’esprit Olympique a disparu, les règles qui voulaient que la langue française soit à la première place, n’ont pas été respectées, l’argent a envahi les stades et leurs alentours corrompant tout sur son passage et installant un doute sur certains résultats. la trêve a été rompue avec la répression au Tibet, des journalistes ont été embastillés, le gigantisme et la vitrine exposés aux regards du monde n’étaient pas de l’esprit de Pierre de Coubertin,
Le Dragon chinois face à l’Aigle américain :
1milliard 400 millions de chinois sont entrés dans le jeu mondial et renversent les équilibres mis en place par les Occidentaux.
Le Dragon chinois aspire tous les emplois industriels, fait pression à la baisse sur les salaires mondiaux, fait flamber les cours des matières premières, exporte tout et partout, rachète les meilleures entreprises, les plus grandes banques, oblige ses voisins à s’agréger à lui, devient une force régionale inquiétante, ne respecte aucun de ses engagements pris lors de son entrée dans l’OMC : ouverture aux OPA aux cies étrangères, lutte contre le piratage informatique, ainsi qu’à la contre-façon devenue au contraire sport national, la Chine devait mettre un terme à son dumping monétaire.
L’Aigle américain qui a alimenté le Dragon chinois ne sait plus comment éteindre le volcan qu’il a allumé. Le déficit de l’Aigle vis à vis du Dragon met un terme au donnant donnant instauré tacitement entre les deux puissances.
Le Dragon se tourne vers d’autres intérêts, les pays de l’UE ou les dirigeants peuvent encore baisser pavillon en repoussant l’Aigle américain, le Dragon pense que ces dirigeants n’ont plus rien à lui opposer, même plus l’honneur.
Un conflit entre l’Aigle et le Dragon se profile, la seule question importante pour le Dragon qui en a pris conscience c’est la position de la Russie.
La question : Le nom et la place des grandes puissances dans 20 ans.
Après 1945, les Etats-Unis et les Communistes se sont opposés pour diriger le monde, la chute du mûr de Berlin a consacré la domination américaine.
Mais ils se trouvent aujourd’hui soumis à une nouvelle confrontation, avec des « grands pays émergents », entraînés par la formidable ascension de la Chine, la croissance de l’Inde et celle du Brésil qui, par le dynamisme que nous venons de voir, sont devenus les ateliers du monde, les détenteurs des matières premières , les exportateurs du monde, les premiers détenteurs de réserves en devises du monde, et pour la Chine, le détenteurs des fonds souverains qui dirigent le monde.
Ces nouvelles puissances lancent un défi au monde occidental « Vous ne pouvez plus fixer à votre guise les règles du jeu ».
Le monde Occidental a bien été dépossédé de son pouvoir, cette redistribution de la puissance économique a bien évidemment des répercussions dans les autres domaines : politique et militaire. Des zones régionales se créent, des alliances militaires se forment.
Le mondialisme laissez-fairiste se trouve confronté à un capitalisme teinté d’autoritarisme et bâtit uniquement sur des structures étatiques ; En cas de conflit, il est probable, pour ne pas dire certain, que la structure étatique entraîne ses citoyens à se battre, alors que les consommateurs du laissez-fairisme, tenteront simplement de continuer à consommer.
Nous entrons pourtant dans une économie de guerre avec ses angoisses : Peur du terrorisme, peur du réchauffement climatique, peur de l’arrêt des approvisionnements énergétiques et autres, peur de l’avenir tout court, du monde incertain qui se profile, il faudrait que les dirigeants des nations en prennent conscience et répondent par des mesures appropriées à une économie de guerre, surtout que le déclin des puissances économiques que sont l’UE et les Etats-Unis sont irréversibles. Les deux courbes dont nous avons parlées, vont t se croiser vers 2015, c’est à dire demain matin, il est temps de prévoir les lendemains de cette échéance qui va changer le monde.
A nouveau la Chine est redevenue un puissance mondiale qui contribue, nous l’avons vu, pour un tiers de la croissance mondiale. Cette dernière est partagée par les pays asiatiques, domiciliés dans la zone d’influence chinoise.
Cette Chine est quand même une puissance fragile, comme toute puissance émergente ou qui se recompose, son développement dépend pour beaucoup des échanges extérieurs, des investissements des multinationales et surtout des approvisionnements par voie maritime. C’est LE talon d’Achille de l’empire du milieu que les américains tentent d’affaiblir. La fermeture du détroit de Malacca par exemple priverait les Chinois de 80% de leur approvisionnement en pétrole et en matières premières.
Les Américains contrôlent pour l’instant le passage et peuvent encore le couper, cette situation oblige la Chine à modifier le rapport des forces militaires dans la région, l’entraînant à s’armer fortement.
La France en a pris conscience, le monde bascule d’ouest en Est, l’ordre des choses se modifie, la Chine se pose en rivale du mastodonte américain sur le plan économique, sur le plan financier. Ces deux piliers leur apportent des capacités nouvelles, qui font plier le modèle américain. Nous devons sortir de ce bourbier et reprendre comme nous le disions plus haut, l’axe Nord-Sud désigné par le Général de Gaulle pour notre politique étrangère.
La Chine devient le rival, c’est à dire l’adversaire, pour ne pas dire encore l’ennemi des USA.
Un conflit semble donc inévitable entre les deux puissances, il se pourrait qu’il ait commencé :
- D’un coté les USA encerclent l’Asie occidentale, contrôlant ainsi les ressources, le transport du pétrole et des matières premières mondiales ; De l’autre les Chinois avancent leurs pions en tissant des liens commerciaux, financiers et politiques avec tous les pays émergents, souvent producteurs de ce précieux pétrole ou des matières premières . La Chine resserre ses liens avec tous les pays qui n’aiment pas trop les USA, et qui sont de plus en plus nombreux, en Afrique, en Amérique du Sud, et petit à petit dans tous les endroits du monde. Les USA coupent les routes, réduisant leur activité à ce travail de sape, les Chinois forent, creusent, bâtissent renforçant ainsi leur puissance réelle.
- Les américains obligent les pays producteurs et ceux par lesquels transitent les approvisionnements, Irak, Arabie Saoudite, Afghanistan, quelques pays d’Asie centrale à se soumettre à leur puissance économique et financière, voire militaire. Ils forment ainsi un barrage autour de la Chine qui pourrait se révéler efficace en cas de conflit.
- Les Etats-Unis emploient la même tactique vis à vis de la la Russie, alors se pose une question : Possèdent-ils les moyens politiques, financiers et militaires pour maintenir ces deux encerclements. Le Professeur Alain Cotta a affirmé que non sur Radio Courtoisie.
- Les Russes, humiliés par les Américains et tout le monde occidental depuis la chute du mûr, ont retrouvé énergie et finances grâce au gaz, au pétrole et jouent à nouveau dans la cour des grandes puissances.
Monsieur l’ambassadeur de France Pierre Maillard et le Général P.M Gallois, nos maîtres à penser, se posent tous les deux la même question, à laquelle pour l’instant, il n’y a pas de réponse.
ENTRE L’OUEST ET L’EST, QUEL CAMP CHOISIRONT LES RUSSES, question cruciale dont dépend l’avenir du monde. Je pencherai, mais cela n’engage vraiment que moi, pour une troisième voie entièrement Russe.
Ce que les Américains n’envisagent toujours pas de réguler ce sont les transferts de technologies et d’argent à destination de la Chine, un choix politique qui avait pourtant interdit à l’URSS de devenir première puissance mondiale et qui avait fait tomber le mûr de Berlin.
La Chine sait faire, ceci expliquant en partie cette erreur américaine, elle est patiente, moins démonstrative de sa volonté d’en découdre que ne l’était l’URSS, elle a bien compris qu’on ne gonfle ses muscles qu’au moment opportun, qu’il lui faut avant, réussir la modernisation de son pays, ce qui passe obligatoirement par des échanges avec les américains qui fournissent technologies et financement, pourquoi se priver.
Sur le plan politique, la Chine agit finement, appuyant, mais surtout sans excès, tous les opposants aux américains et cela jusque dans les pays sous influence américaine, en Amérique Latine par ex.
Ces petits coups portés sans cesse font très mal, toute personne ayant pratiqué le noble art le sait. Ils énervent agacent sans encore tout à fait fâcher, mais ils démontent petit à petit la force de l’adversaire et la Chine ne baisse pas sa garde bien au contraire, elle continue de s’armer . Dans un rapport récent, le Pentagone s’inquiétait de la montée en puissance de l’armée chinoise sur trois secteurs : Sa panoplie de missiles à longue portée, sa flotte de sous marins nucléaires capables de lancer des missiles JL-2 d’une portée de 8000 kilomètres et surtout sa capacité spatiale. Le congrés américain ne cesse d’affirmer que la Chine est le seul véritable ennemi stratégique des USA, la Chine nous l’avons vu, se dote d’une armée informatisée, capable aussi d’attaquer l’informatique des autres, pour gagner toutes les guerres du XXIème siècle. La doctrine chinoise devient celle d’une stratégie de préemption, elle veut pouvoir prendre l’initiative, avec des frappes offensives et détruire les capacités ennemies avant qu’elles ne soient employées .
Elle se dote d’une marine de haute mer, renforce son parc de missiles de croisière et continue de masser prés d’un millier de missiles mobiles de courte portée face à Taïwan. Le développement de sa puissance navale répond au souci d’étendre ses intérêts stratégiques dans la grande périphérie comprenant l’Asie centrale et le Moyen-Orient maintien de son accès à des ressources et des marchés indispensables à son développement économique et à établir une présence et une influence dans des zones éloignées de ses frontières.
Le Pentagone s’inquiète aussi de la panoplie de missiles balistiques qui équiperont les forces nucléaires et qui auront une portée de 7 200 à 11 200 kilomètres, la Chine teste la deuxième génération de sous marins nucléaires porteurs d’engins, Ses essais antisatellites visent à empêcher l’accès d’autres pays à l’espace, Pékin sait et peut brouiller les satellites de communication et les récepteurs GPS etc, la Chine possède aussi des ambitions océaniques, matérialisées par le déploiement chaque année de plusieurs bâtiments allant jusqu’en Europe et cette volonté se concrétise par la construction de porte-avions. Rachat de l’ex Varyag russe qui officiellement devait servir de casino flottant, mais qui est en cours d’armement à Dalian et doit ensuite servir de banc d’essai et de porte avions école à la marine chinoise . Des unités neuves sont ensuite prévues : Deux porte-avions de 64 000 tonnes capables d’embarquer 40 avions, il s’agit aussi pour elle de construire un bâtiment de plus de 90 000 tonnes (085) (documentation Mer et Marine).
La Chine est devenue une puissance militaire mondiale, ceci est incontestable. Les experts américains veulent alerter le Hongrés et l’opinion, que sur le long terme, la Chine est le seul ennemi stratégique des États-Unis.
Dans un formidable document, le Général Eric de la Maisonneuve affirme que ces experts basent leurs études sur le fait que la Chine ne cache plus ses objectifs et qu’elle se donne les moyens financiers pour y arriver : son budget de la défense est annoncé pour 45 milliards de dollars, (2007) c’est au moins le triple qu’il faut prendre en considération, plus l’argent disséminé dans d’autres postes.
Il est vrai que la force militaire reste totalement en faveur des américains, mais la Chine possède un trésor :
- Ses excédents commerciaux qui lui permettent d’acheter (même cas pour l’Inde) la quasi totalité des armes vendues par la Russie par exemple.
La Chine possède une puissance nucléaire stratégique qu’elle modernise radicalement. Rappelons qu’en ce qui concerne les missiles balistiques (l’arme la plus discrète qui soit) seuls quatre pays au monde possèdent les compétences nécessaires pour développer et déployer de manière autonome ce système d’arme complexe : les USA, la Russie, la Chine et la France.
De leur coté les Américains sont devenus vulnérables, leur hégémonie est contestée, leurs résultats guerriers ne prêtent pas à renforcer cette image. Constatant la baisse de la puissance américaine et la montée en puissance des chinois, les experts pourraient conseiller très prochainement aux décideurs américains d’arrêter militairement la progression de la Chine avant que la force sans rivale aujourd’hui, ne change de camp très vite.
Suivons l’analyse du Général de la Maisonneuve, « la lutte pour le pétrole n’est en réalité que la face visible d’une opposition sino-américaine qui touche à l’essentiel. Les rivalités d’intérêt cachent mal un antagonisme fondamental. Tout sépare ces deux pays… Ils ne se comprennent ni ne s’estiment mais, dans un jeu de mutuel fascination-répulsion, ils se craignent et savent les uns les autres que toutes les probabilités convergent vers l’inéluctabilité d’un conflit majeur d’ici vingt à trente ans »
Je ne partage plus ensuite l’analyse du Général de la Maisoneuve qui propose qu’une défense européenne devienne le troisième pied du tabouret. Là il rêve, jamais les nations de l’UE ne s’entendront pour la désignation des amis et des ennemis qu’ils devraient posséder en commun et à mon tout petit avis, la France reste bien la seule nation capable d’analyser la situation, sans verser, je ne parle pas de ses dirigeants actuels, dans un camp ou dans l’autre, elle peut et doit par sa diplomatie, intervenir pour empêcher qu’un conflit majeur, dont les conséquences n’auront jamais été connues, ne se déchaîne.
La France doit considérer et le dire que les combats qui ravagent telle ou telle partie du monde n’apportent par eux mêmes et eux non plus, aucune issue. Il n’y a d’ailleurs aucune chance pour que les peuples d’Asie ou d’ailleurs se soumettent longtemps à la loi de l’étranger venu, pour ce qui concerne l’Asie, de l’autre coté du Pacifique, quelles que puissent être ses intentions et si puissantes que puissent être ses armes.
La France tient pour certain qu’il n’y aura pas de solution militaire aux problèmes qui secouent le monde.
La France doit donc œuvrer pour que soit trouvé un accord entre les grandes nations, qui garantisse la paix. Cette issue n’est pas mûre aujourd’hui, à supposer qu’elle le devienne jamais, mais la France estime nécessaire d’affirmer qu’à ses yeux il n’en existe aucune autre, sauf à condamner le monde à des malheurs toujours grandissants. La France le dit au nom de son expérience et de son désintéressement. Elle le dit en raison de l’œuvre qu’elle a accomplie naguère en Asie, des liens qu’elle y a conservés, de l’intérêt qu’elle continue de porter aux peuples qui y vivent et dont elle sait que ceux-ci le lui rendent.
Elle le dit aussi à cause de l’amitié exceptionnelle et deux fois séculaire, que d’autre part, elle porte à l’Amérique .
La France possède le don inné de la diplomatie, puissance généreuse, elle suscite encore le respect. Que le monde en profite avant qu’il ne soit trop tard. La Chine s’est éveillée, en éveillant des craintes qui se transforment en angoisses, le monde doit-il trembler OUI, mais la faute en incombe aux empires qui veulent se faire la guerre pour enlever le S des empires et cela l’Etat-nation France a seul le pouvoir de dire aux empires que la nation leur est préférable .
Henri Fouquereau
Secrétaire Général du Forum pour la France
