IL Y A SIX CATEGORIES D’IMMIGRANTS
- Les immigrants temporaires (touristes) sont de passage dans la société française pendant leur séjour, avec un minimum de connaissance de la langue, un hébergement et des moyens suffisants. Ils n’ont aucune obligation de langue, mais l’obligation de quitter le territoire à l’expiration du visa. Le séjour des autres (famille, ou autre motif) ne devrait pas dépasser un an.
- Les immigrants légaux de travail, ou d’études. Permis de séjour/travail ou séjour/études au delà d’un an. Il faudra montrer une grande vigilance pour la vérification des contrats de travail et des inscriptions annuelles dans les facultés. Ces immigrants sont des candidats à signer obligatoirement le contrat d’accueil et d’intégration (à condition qu’il soit considérablement amélioré, par exemple pour l’acquisition de la langue française) et à s’intégrer au fonctionnement de la société française. Puisqu’il s’agit de longs séjours, on doit leur demander de veiller à respecter les usages de la société française, son modèle républicain, et la laïcité, c’est à dire la loi française. Ayant vocation à repartir dans leur pays une fois leur période terminée, il faut faciliter leur retour et en tous cas de quelque façon que ce soit être certains qu’ils ont quitté le territoire. Ces permis ne devraient pas excéder cinq ans.
- Les motifs familiaux sont aujourd’hui la cause la plus importante d’immigration légale, en particulier le mariage mixte. Parmi celles-ci la question du regroupement familial se pose. La famille est l’accompagnement normal des travailleurs et des étudiants. Le chef de famille doit s’intégrer, et sa famille avec lui. Si ce n’est pas le cas un durcissement des conditions de séjour deviendra nécessaire.
- Les immigrants de très longue durée, ne doivent pas être des clandestins extraits de leurs caches anciennes, comme aujourd’hui, avec tous les problèmes qu’ils soulèvent dans la presse. Si des immigrants légaux désirent s’installer en France, au delà de cinq ans ils devront l’envisager avant ce délai, étant donné la durée de traitement des dossiers. Ceux qui le veulent pourront demander la nationalité, sauf accords internationaux particuliers. Mais on a le droit également de vivre en France sans devenir Français. Un renouvellement périodique des titres de séjour sera indispensable. Pourquoi ne le pourrait on pas si l’on vit tranquillement et l’on s’intègre bien ? Mais à partir du moment où il s’agit de très longs séjours, on ne pourra l’accorder quelque titre que ce soit qu’à des individus convenablement intégrés. On peut aussi laisser aux gens un an supplémentaire de réflexion pour une acquisition de la nationalité. Une fois naturalisés, leur destin naturel et celui de leur descendance seront de s’assimiler. Ce qui se fait spontanément en une ou deux générations. Si leur but est de devenir Français, on ne peut que les encourager, mais il leur faut admettre sans ambiguïté que s’ils ont des droits ils auront aussi des devoirs. La France est un creuset. Le modèle sociétal français est national, identitaire, intégrationniste, et à terme assimilationniste. Le communautarisme qu’il soit ethnique, tribal ou religieux n’a rien à y faire, s’il ne respecte pas des règles élémentaires que tous les immigrés ont respecté jusqu’à aujourd’hui. Il s’agit d’ordre, voire de sécurité publics et cela s’adresse surtout aux nouveaux immigrants, qui sont des produits de la mondialisation. Il faudra certainement créer des emplois de « travailleurs sociaux » pour apprendre à devenir un citoyen français, Travailleurs qui assureront le suivi social de ces candidats. Mais c’est surtout l’école qui devra l’apprendre à leurs enfants. Le modèle français n’est pas mort mais il est attaqué par une économie globalisée, dans une « Europe passoire » et une France qui traverse une crise identitaire, dont les immigrés ne sont pas responsables.
- Les demandeurs d’asile politique, sauf exception seront à traiter au cas par cas. Ils devraient retourner dans leur pays d’origine dés que la situation se sera améliorée. La question de leur activité politique devra être sérieusement discutée (ayatollah Khomeiny).
- Les clandestins. Les régularisations ont été nombreuses en France depuis 25 ans (6 régularisations totalisant 300.000 clandestins) et aujourd’hui en Europe elles sont gigantesques (800.000 en Espagne l’année dernière, et 160.000 en Italie cette année, 500.000 encore en Italie, et d’autres en Allemagne etc..). Cette immigration est illégale, on doit lui fermer résolument les frontières. On n’y parvient que rarement complètement en raison de la vitalité des filières maffieuses, de l’insuffisance des moyens de la police, de la justice, des accords de Schengen, et de l’absence totale d’un corps de garde-frontières européen aux frontières de l’Union européenne.
L’IMMIGRATION A UN COUT ESTIME EN FRANCE A 24 MDS D’€.
Ce n’est qu’une estimation. Pour des questions d’humanité, qui sont dans notre tradition, il faudrait accueillir les immigrés dans la dignité. Or aujourd’hui ce n’est pas le cas, les conditions de l’intégration ne sont pas réunies. Si on les réunissait le coût en serait majoré. L’intégration a un coût estimé a 12 MDS D’€. Si on faisait le nécessaire (au moins pendant les premières années) son coût s’ajouterait a celui de l’immigration et l’ensemble environ 36 MDS d’€.
LA POLITIQUE DE LA FRANCE DOIT ETRE RESOLUMENT INTEGRATIONNISTE
En s’en donnant les moyens. Le Mondialisme, avec ses porte-voix en France oppose le viol culturel que représenterait cette politique. Elle est pourtant le but mais aussi l’étape initiale d’une assimilation spontanée. L’assimilation est de l’ordre du choix individuel et non d’une obligation légale. L’assimilation ne doit pas être comprise comme un effacement de la culture d’origine de l’immigrant, mais comme son adhésion à l’identité française, à notre langue, notre culture, nos lois, à l’éventuelle défense du pays devenu le sien. C’est une superposition d’adhésions, comme le Basque ou l’Alsacien adhère à la France tout en ne rejetant pas pour autant ses racines. Une condition sine qua non de la bonne intégration est la refondation de l’école.
MAIS UNE BONNE INTEGRATION EXIGE UNE POLITIQUE D’IMMIGRATION NATIONALE.
La Mondialisation et l’Etat-Nation sont deux réalités indépendantes mais qui peuvent cohabiter. Le mondialisme, idéologie qui aboutit à la fin des nations, leur est par nature hostile, et vise à atténuer leur emprise. Une politique de l’immigration ne peut être aujourd’hui que nationale (on n’intègre pas en France et en Allemagne de la même façon) sous peine de créer un chaudron et non un creuset dont on ne sait ce qui sortira. Cette politique comporte plusieurs volets.
A) MAITRISE DES ENTREES
- 1. Des entrées légales sur le territoire français. En pleine mondialisation cette question est difficile à régler. Mais l’accueil doit se faire correctement comme dans notre tradition. Il faut avant tout envisager d’adapter l’immigration aux besoins, c’est-à-dire fixer des contingents selon la catégorie d’immigrés, et refuser une immigration qui ne soit pas en rapport avec le travail, et l’économie. Il faut également renforcer les critères d’admission des réfugiés. Sélectionner les étudiants sur un projet et la connaissance de la langue de manière à traquer les faux, etc. Nos lois sont suffisantes et doivent être appliquées dans le respect du droit. La France ne manque pas d’idées, mais seulement d’instruments, et d’un budget.
- Cette politique nécessite d’abord de se doter des moyens en hommes, en matériel, et en crédits suffisants pour la police et la justice. Aujourd’hui s’il y a un durcissement des contrôles et des reconduites à la frontière, cela ne signifie pas que les moyens aient augmenté, mais soulève déjà les protestations d’Associations et de partis politiques porte-voix du mondialisme. Le devoir des magistrats est d’appliquer les lois, encore faut-il ne pas multiplier celles-ci. Le dégagement de moyens nouveaux éclaircirait encore mieux la situation.
- Dans le contexte de l’Union européenne telle qu’elle existe aujourd’hui, il ne s’agit pas de fermer les frontières ce qui serait illusoire, sauf aux illégaux contre l’entrée desquels il faut être inflexible, en mettant les moyens à la disposition de la police, et de la justice, mais la construction européenne actuelle est nuisible à une politique nationale de l’immigration. Certes on pourrait faire jouer à tout moment les clauses de sauvegarde aux frontières dans le cadre des accords de Schengen, ce qui permettrait de retrouver un début de maîtrise de celles-ci. En réalité aujourd’hui la persistance du vote à l’unanimité est plus efficace pour se retrancher derrière un problème de sécurité nationale. Qu’en sera-t-il demain si le vote devient à majorité qualifiée ?
- Dans le cadre d’une politique nationale, il faut passer avec les pays voisins des accords de régulation commune de l’immigration et une coopération entre les polices frontalières, délivrer des permis de séjour/travail de préférence aux immigrés qui envisageront de repartir dans leur pays, durcir la législation en matière de mariages, et de regroupement familial. Légitime en droit, le regroupement familial doit être revu dans son esprit et dans les textes, et sévèrement réglementé. En créant un lien avec l’intégration il doit être une ouverture, et non une communautarisation de repli. L’école sera obligatoire pour les enfants, et les familles suivies par des travailleurs sociaux, qui contrôleront la connaissance de la langue, le logement, les conditions de travail etc. Elle devra toujours être résolue dans le sens de la tradition française. Mais il faudra interdire sans faiblesse le regroupement familial aux polygames. La famille suivra son chef à l’issue du séjour. Il faudra passer des accords de réadmission avec les pays tiers choisis par la politique étrangère de la Nation, de préférence à d’autres (hors les réfugiés). Enfin il faudra renforcer dans le même temps la politique de codeveloppement et de retour au pays d’origine. Ce chapitre très important mériterait un développement à lui seul.
- 2. Les clandestins sont LE problème de l’immigration. S’il doit être accueillant avec les immigrants légaux, aucun pays ne peut se permettre en dehors de besoins définis, d’accueillir une population de l’ombre, qui n’obéit à aucune règle, échappe à tout contrôle. Les clandestins en tant que tels relèvent d’une infraction à la loi et au droit, et sont passibles à ce titre des tribunaux, et de sanctions judiciaires, qui existent (ou qui seront à déterminer) et modulées selon les cas. La reconduite à la frontière devrait être la règle. Il faut s’alarmer du rejet du fichier informatique Eloi par le Conseil d’Etat. Maladresse du ministère de l’intérieur, ou partialité du jugement qui vient d’être rendu ? Le véritable problème n’est pas de pourchasser des pauvres gens mais de ne pas les laisser entrer, et de dépister les filières maffieuses. A ce titre l’Europe passoire a fait les preuves de sa nuisance. Près de 2.000.000 de régularisations viennent d’être faites en moins de deux ans, en Espagne, en Italie et ailleurs, quels qu’en soient les motifs. Munis de leur récépissé les clandestins se sont dispersés dans les pays de leur choix. La France a vu son « stock » de clandestins augmenter sans qu’on puisse le chiffrer exactement, puisque seules des estimations sont possibles. C’est un autre exemple de la nuisance de l’Europe fédérale, qui ne permet pas de revenir à une politique nationale.
- 3. Un certain nombre d’instruments statistiques nous manquent et sont nécessaires à une connaissance précise des « stocks » et des « flux » d’immigrants. Il faut proposer : Le rétablissement du recensement national, et la suppression du recensement par la méthode d’échantillonnage probabiliste utilisée aujourd’hui. La création d’un instrument statistique centralisé et unique qui manque pour mesurer les flux d’entrée. Il faut enfin créer des instruments de mesure des flux de sorties qui manquent totalement.
B) LA QUESTION DEMOGRAPHIQUE
peut être réglée de deux façons, soit par l’admission large des immigrés sur le territoire, soit par une politique de la famille. L’indice de fécondité des Françaises est un peu bas (naguère à 1,9 il est aujourd’hui à 2 immigrées compris) mais n’a rien de catastrophique. Il est proche du seuil de 2,1 qui est l’indice de renouvellement des générations. Il semble qu’aujourd’hui prévaut la première solution, suivant les conceptions de l’ONU et de l’Union européenne. On voit ici encore un exemple de la nocivité de la construction européenne. Or nous n’en sommes pas aujourd’hui aux suites de l’une ou de l’autre guerre mondiale, et cette question démographique peut être réglée par une politique de la famille adéquate.
La politique familiale pourrait être faite de multiples mesures entrant dans un projet. La principale mesure est d’ouvrir des crèches, avec une offre suffisante pour les jeunes ménages. Une autre pourrait être de relever le budget des allocations familiales, en supprimant tout ce qui n’est pas allocations pour la famille proprement dites. Enfin d’indexer les allocations non sur le pouvoir d’achat mais sur le salaire de base, de déplafonner le quotient familial, et de défiscaliser les allocations. Il y a d’autres mesures en dehors de ces deux principales : Salaire parental, poursuite de carrière malgré la maternité, temps aménagé, réadmission après une absence pour cause d’enfants etc.
Il faut envisager de budgétiser cette politique. Or la politique de la famille telle que l’avait réalisée le général de Gaulle représentait 2% du P.I.B. Le budget de ces mesures devra évidemment être financé par un déficit dans le budget de la Nation. De Gaulle aurait dit que la cause est sacrée. C’est une raison de plus pour sortir du pacte de stabilité européen qui interdit un déficit de plus de 3%.
Toujours Bruxelles est là qui nous interdit une politique nationale ! Cela signifie que l’urgence est de retrouver une indépendance nationale, à commencer par le budget. Aujourd’hui les lois sur l’immigration (et d’autres) sont une transposition des directives de Bruxelles. Il faut donc refuser à la commission européenne le droit de régler des questions nationales, en attendant notre indépendance. Après cette sortie obligatoire de l’Union, la reconstruction par la France d’un projet européen de coopération à géométrie variable entre les nations européennes, va de soi.
L’INTEGRATION EXIGE TROIS CONDITIONS
- 1. UN LOGEMENT : Les logements sociaux corrects sont en nombre insuffisant. Il faut fermer toutes les demeures insalubres prétextes à un racket scandaleux. L’Etat, et les collectivités doivent chacun dans son rôle, fournir dans des conditions normales un logement décent à l’immigré et à sa famille. Si possible près de son lieu de travail.
- 2. L’OBTENTION D’UN TRAVAIL est nécessaire pour qu’un immigré puisse faire vivre sa famille, payer son logement, et avoir des distractions. C’est une question difficile à régler en période de chômage, et de sous emploi. C’est aussi le corollaire d’une lutte contre le « travail au noir ». Mais si ce dernier existe il est particulièrement la conséquence de la lourdeur des charges sociales des entreprises. Il y a donc des réformes en France à proposer, telles la TVA sociale qui soulageant les charges des entreprises et des individus peut en être une.
- 3. LA SCOLARISATION DES ENFANTS. L’école est l’instrument fondamental de l’intégration. Les nombreux étrangers présents sur notre territoire sont différents de nous. Il faut apprendre à leurs enfants, les connaissances, l’Histoire de France, la façon de vivre en bon citoyen. On devra revenir (au moins dans l’esprit) à la notion d’instruction publique et privilégier l’acquisition des connaissances fondamentales, historiques, littéraires, scientifiques, philosophiques, morales et civiques etc. Seule l’Ecole pourra faire une intégration indispensable à l’intégration de la famille et des individus. C’est ainsi dés l’école qu’on apprendra aux immigrés, aux enfants issus de l’immigration, et même aux jeunes français à respecter l’identité française et à devenir Français. C’est à l’école qu’on apprendra aux enfants à aimer et à respecter la France. C’est la refondation de l’école citée plus haut. Pour cela il faut aussi se garder des illusoires repentances et être fier de notre pays.
CONCLUSIONS
Maîtrise de l’immigration, bonne intégration des immigrés légaux, lutte contre les clandestins sont les bases d’une politique de l’immigration, qui n’est rien d’autre que la politique traditionnelle de la France. Il faudra approfondir cette politique, par des mesures concernant l’emploi, le logement des familles, et l’éducation des enfants ayant pour but l’intégration réelle. Celle-ci est indispensable à l’équilibre du pays. Mais pour garder son équilibre un pays doit rester indépendant souverain et maître de sa politique. Dans ces conditions l’immigration restera toujours bénéfique. Il faut donc être ouvert à l’immigration. Mais il faudra compléter cette politique par une politique adéquate de la famille, afin de sauvegarder l’identité française dans le monde changeant et chaotique où nous vivons. Cette image de la France si nécessaire pour redonner confiance aux Français, mais aussi aux étrangers, qui seront heureux de venir et d’y habiter.
Dr Jack Petroussenko
