Ce qui est grave, ce n’est pas seulement que ces gens adoptent, sous le vocable réforme, des mesures purement réactionnaires.Le plus grave est qu’ils croient vraiment que là est la seule solution ; comme la Droite a longtemps pensé que le désastre de 40 était la conséquence des congés payés.
Nous pensons, nous, que les difficultés que la France traverse ont pour cause première une très insuffisante cohésion sociale, c’est à dire, en bon Français, une inégalité grandissante. Rétablir un minimum de cohésion sociale suppose une modification de notre système fiscal qui, de TVA en CSG,de taxes locales en boucliers fiscaux est passé discrètement de la progressivité à la proportionnalité. Retrouver le progressivité de l’impôt sur les personnes est une urgence, à l’exact contraire de ce qui se fait aujourd’hui.
Nous pensons, dans le droit fil de l’idée Gaulliste, que la cohésion sociale suppose aussi l’ajustement des règles de pouvoir dans l’entreprise, et notamment la création du droit pour les représentants des salariés de participer à la répartition des profits entre le capital et le travail et d’intervenir utilement sur les délocalisations.
Nous pensons que l’idée Européenne gagnerait à tenir compte des réalités, c’est à dire des Nations, et s’exprimerait mieux par des politiques communes que par des débats institutionnels périmés.
A Gauche, en revanche, nous pouvons corriger des dérives et faire entendre un ton nouveau.
le 15 Avril 2008 Le Comité National des Gaullistes de Gauche
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