Il est possible que quelques gouvernements de pays de la zone euro, sous la pression des peuples, demandent, comme le prévoit l’article 109 du traité de Maastricht, que le conseil formule les orientations générales de politique de change vis à vis de ces (autres) monnaies, mais il est trop tard, l’euro a provoqué une politique ultra libérale dont les conséquences, visibles, sont : la valse effrénée des étiquettes, insupportable pour nos concitoyens et une vague de délocalisations insupportable pour l’Etat et les employés.
Il y aura peut-être une tentative de négociation pour un nouveau traité exigeant une harmonisation fiscale et peut-être sociale, mais qui ne reviendra jamais sur l’ultra libéralisme défendu, on ne sait pourquoi, par l’Allemagne et d’autres Etats- membres.
L’euro, contre lequel nous nous sommes battus, a fait la preuve de sa nocivité. Monnaie forte qui entrave nos exportations et qui facilite les importations, monnaie qui provoque chômage et misère, l’euro est désormais jugé par la majorité des Français « comme une mauvaise chose pour la France » (TNS Sofrès pour le Pèlerin), constatons qu’il a creusé, l’écart de richesse avec l’Amérique, l’écart de richesse avec d’autres pays. Il s’agit donc d’envisager une « sortie honorable » de cette zone maudite, inventée par des déstructurés du cerveau, totalement inconscients ou plutôt entièrement soumis à la volonté de cerveaux structurés mais au service du monde anglo-saxon, de la finance internationale et cet ultra libéralisme tellement désireux d’effacer les nations, pour instaurer SA gouvernance mondiale.
Sortir de l’euro est-il possible, souhaitable et surtout comment faire, pour le savoir, nous avons sollicité l’homme qui connaît toutes les facettes du problème, il s’agit du Professeur Alain Cotta, Professeur d’économie à l’Université de Paris-Dauphine qui affirmait en parlant de l’euro que l’Europe selon Maastricht était une Europe à l’Allemande, conforme à la culture allemande et qu’elle était en l’état incapable sur le plan économique, de résoudre nos difficultés sociales au sens large du terme.
L’Europe de Maastricht, mère de l’euro, est une erreur monumentale, le Professeur Alain Cotta a répondu favorablement à notre demande et viendra traiter de ce sujet lors de la prochaine réunion du Forum pour la France qui se tiendra, comme vous le savez, le vendredi 2 février 2007 de 16 heures à 19 heures au 1/3 (deux N° pour la même porte) rue Aristide Briand.
Je rappellerai, pour lancer le débat, que nous possédons, comme vient de l’écrire Bernard Cassen, d’un instrument juridique oublié, le compromis de Luxembourg, qui n’a jamais été déclaré caduc et qui pourrait servir à remettre quelques traités à plat, dont celui de Maastricht.
Henri Fouquereau
Secrétaire Général du Forum pour la France
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