L’Europe a parfaitement fonctionné sans institutions supranationales, et infiniment mieux que lorsque les organes centraux de Bruxelles prennent des initiatives.
Nous pensons, nous, qu’aucune mesure commune n’aurait été adoptée si une réunion s’était tenu sous l’égide des mécanismes de Bruxelles et des traités européens. Chaque pays eût alors en effet été contraint de mesurer quelles pertes de souveraineté irréversible lui était proposées, et quelles conséquences il pouvait s’ensuivre pour son avenir. L’irréversibilité est la tare fondamentale de l’Europe telle que la concevaient Monnet et R.Schuman. C’est parce que la réunion de Paris n’impliquait aucun abandon de souveraineté que la conclusion a pu être positive.
On nous demande souvent, depuis le referendum de 2005 ou est le plan B. Le voilà ; des politiques communes aux nations de l’Europe. Eventuellement, c’est le cas en l’espèce, des politiques communes contraignantes après adoption. Ces politiques communes ne naissent que sous l’empire de la nécessité et de l’urgence ? L’Histoire nous montre qu’il en est toujours ainsi.
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