Donc concernant l’euro, deux thèses sont défendues :
- 1) Celle du renoncement à l’euro
- 2) Celle de l’euro salvateur.
Déjà, comment porter un jugement de valeur lorsque l’on tente de mesurer les conséquences de l’euro par rapport à un PIB, qui ne reflète jamais la vérité sur la richesse d’une nation.
Ensuite il faut le dire l’euro ne dépend plus que d’une seule chose : le mondialisme.
Et surtout, et comme le Forum l’avait dit et redit, des fonds spéculatifs qui possèdent un pouvoir évalué à 3000 milliards de dollars.
Le rôle de la BCE : elle se contente de fixer ses taux directeurs : plus son loyer de l’argent est élevé plus elle attire de capitaux. (plus nous sommes soumis au pouvoir des autres)
Ceux qui disent de l’euro qu’il concurrence le dollar nous mentent, un seul exemple, dans les échanges payés en dollars ou en euros, la part de la monnaie unique a diminué (-0,3%)
Le Professeur le dit et nous devons le dire, tout ce qui est raconté, sur ce que l’euro nous apporte de favorable est faux.
Alors faut-il sortir de l’euro ?
Pour le professeur, il y a trois façons de sortir de l’euro :
Seul :
mais et comme l’annonce depuis longtemps le Forum, la dévaluation qui s’en suivrait pourrait être catastrophique si elle était mal menée et mal préparée. Des dévaluations ont été des succès , celle de « Pompidou » d’autres aussi, certaines se sont retournées contre nous.
Sortir à quelques-uns :
mais qui pourrait sortir avec nous ? Les pays qui devraient être concernés sont touchés par l’inflation (Espagne 10% - Italie, sa comptabilité mafieuse ne nous permet pas d’évaluer sa position, la Grèce, un nombre à deux chiffres) aucune de ces nations ne pourrait supporter de ne plus être couvert par l’euro, car, et là se situe le paradoxe, le seul pays qui aurait intérêt à quitter la zone euro est l’Allemagne, qui supporte à elle seule, le déficit des autres.
Le citoyen allemand, qui possède une culture économique et financière, a compris qu’il ne travaillait plus pour le roi de Prusse, mais pour les autres Etats. D’après un récent sondage sérieux, 65% des Allemands voudraient que leur pays quitte la zone euro.
Sortir tous ensemble :
Chaque monnaie nationale retrouverait, ses qualités et ses défauts, mais surtout sa souveraineté monétaire, mais pas seulement, elle retrouverait aussi, sa souveraineté économique, industrielle etc..
Alain Cotta commenter : les Français demandent sur débat sur l’économie, mais il n’y a plus à débattre sur l’économie, sur la finance, c’est à Frankfort et à Bruxelles que tout se décide, nos candidats ne peuvent plus débattre d’un sujet sur lequel un Président ne pourra jamais , dans l’état actuel des choses, intervenir.
Alors notre grande question, la sortie de l’euro :
Cette prise de position était l’objet de cette réunion : Pouvons- nous, devons- nous sortir de l’euro – Le forum savait que cela ne pouvait se faire facilement, le professeur nous explique :
L’euro, pour l’instant possède, pour nous, deux avantages :
Le premier : il pérennise la rente, il est tout à l’avantage des rentiers, on assure par exemple un revenu de 4% par le truchement des Cies d’assurances – Attention ce sont les contrats émis par ces cies qui financent notre endettement.
Le second : il finance le déficit de nos balances commerciales.. et de commenter :
France 1999 :
Exportations 26,5 milliards d’euros
Importations 24,5 milliards d’euros
- Solde (+ 2 milliards d’euros)
France 2006 :
Exportations 26 milliards d’euros
Importations 28 milliards d’euros
- *Solde (-2 milliards d’euros)
Sans l’euro nous aurions déjà du dévaluer et ce ne sont pas les dirigeants actuels qui peuvent mener à bien une telle opération.
Nous voyons bien d’après ces chiffres que notre consommation augmente alors que notre production diminue. Si nous ajoutons à cette situation la fuite de nos capitaux vers d’autres destinations, la satisfaction des chefs d’entreprises heureux de vendre chez nous ce qu’ils font fabriquer ailleurs, l’amour de nos épouses pour ces vêtements à bas prix qu’elles achètent actuellement en s’en réjouissant, la situation confortable qu’assure l’euro, provisoirement, n’est pas favorable aux souverainistes.
Il faudra, pour sortir de l’euro, que des périodes plus difficiles se présentent.
Le professeur a aussi parlé du problème de l’immigration, les chiffres de prés de 2 millions de « noirs » qui sont annoncés déclenchent une demande de ces derniers, la France, s’il elle continue dans cette voie, sera métissée en 2030.
Sur une question posée par Monsieur l’Ambassadeur Pierre Maillard, la BCE doit–elle changer de politique. Le professeur répond que cela ne changerait rien au problème, une chose est en face et gouverne le monde, « le mondialisme »
Les Présidents de la République ont tous voulus graver leur nom dans l’histoire en faisant fabriquer quoi ? des musées, aucun, une entreprise.
Sur l’affaire de la BCE et d’un changement de sa politique, votre serviteur a répondu - qu’aucune politique monétaire sérieuse ne pouvait se faire sans qu’il y ait au dessus un pouvoir politique qui décide. C’est ce pouvoir politique que nous refusons, car nous en connaissons d’avance les conséquences, pour nous la BCE n’a pas raison d’être.
Pour conclure, le professeur Alain Cotta est certain que nous sortirons de l’euro. Mais la situation n’est pas encore assez difficile.
Le Forum a eu raison d’inviter le professeur, il nous a conforté dans notre idée que cette sortie de la zone euro devait être préparée. L’ancien Président de la Société Générale avait lors d’une réunion à laquelle Monsieur Cotta et votre serviteur assistaient fait une remarque la S.G a dépensé 2 milliards (de Francs) pour entrer dans l’euro, personne n’a préparé sa sortie. Cette sortie (mais cela n’engage que moi) pourrait être assez proche, le peuple allemand, si j’en crois vos réactions, pourrait se lasser assez vite de financer le déficit des autres. L’un de vous m’a dit j’accepterais pas que ce soit la France qui finance la fainéantise des autres.
Mais il va falloir se préparer, ré-industrialiser, la France, car nous ne possédons plus d’usines pour fabriquer des vêtements, des chaussures, des moteurs électriques et même, allons plus loin, nous n’avons plus de semences pour nos agriculteurs.
C’est vers une réorientation de la France vers l’indépendance nationale qu’il nous faut aller.
Nous, souverainistes devons aussi nous adapter, les premiers souverainistes pensaient que pour sauver la France, il fallait sauver l’Europe. Aujourd’hui, nous constatons que l’Europe est morte, à cause du trop d’Europe que les fédéralistes ont voulu y mettre, il s’agit donc maintenant de sauver la France.
Henri Fouquereau
Secrétaire général du Forum pour la France
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