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L’Editorial du Libre-Journal de RC le 18 Novembre 2008 par H. Fouquereau
Le libre journal des Pionniers de la bande FM émission du mardi 18 novembre 2008
jeudi 20 novembre 2008
par Henri Fouquereau
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Chers auditeurs nous allons débuter cet édito par une très bonne nouvelle : Le Président de la République Tchèque, Monsieur Vaclav Klaus, vient de dire NON au machin européen. A 40 jours de la présidence de l’Union par la Tchèquie, il lance un véritable pavé dans la mare. Rappelons nous que le Président Klaus avait déjà annoncé la mort du Traité de Lisbonne, après le NON Irlandais, et relatons surtout, que le peuple Tchèque, d’après un récent sondage, suit à plus de 55% son Président, ce que nous devons traduire par : un référendum en Tchèquie, et c’est un NON supplémentaire des peuples contre le machin européen .

Mais, ne devrions nous pas associer notre propre Président à cette bonne nouvelle, car il a quand même tout fait pour que cette réaction se produise. Je le dis souvent, il est le seul capable, avec son comportement, à casser le machin européen –En est-il conscient, je n’en sais rien, mais seul le résultat compte.

Demander la Présidence de l’eurogroupe avec comme seul argument l’incompétence des Tchèques, ne pouvait laisser ces derniers indifférents. Notre Président veut une nouvelle Présidence, qu’on lui accorde : Une coalition du NON se prépare, qu’il en prenne la tête.

Mais plus sérieusement, nous aimerions un Président qui refuse que le drapeau bleu étoilé soit accroché aux frontons de nos palais nationaux. Un Président qui, comme le Président tchèque vient de le déclarer, affirme haut et fort que son pays n’est pas une province de l’Union européenne. Les drapeaux étrangers : OUI, lorsque la France reçoit le Président d’une autre nation. Or l’Europe n’est pas une nation, elle n’a ni territoire, ni peuple.

Cette Union européenne, c’est uniquement une inondation par infiltration et nous pourrions souvent penser à des remontées d’égouts tant les odeurs qui en émanent sont nauséabondes. Mettons notre pays au sec en décrochant les drapeaux bleus étoilés des frontons, ne les abîmons surtout pas, portons-les à Disneyland, ce pays, lui aussi, imaginaires, ou ils y trouveront tout à fait leur place.

Je voudrais attirer votre attention sur un événement extrêmement grave, mais passé sous silence par la presse.

Vous l’avez remarqué, j’invite souvent à ce micro, des Officiers généraux, cette fois-ci, je n’ai pas voulu le faire, afin de ne pas les gêner, à cause d’un certain devoir de réserve.

L’un d’entre eux, et le Général gallois que vous entendrez tout à l’heure signale son courage, m’a envoyé un courrier pour me demander de parler de NOTRE armée de l’air.

En effet et il faut le faire savoir : le premier janvier prochain, l’armée de l’air de la République française, sera entièrement intégrée dans l’OTAN, alors qu’aucun acte politique officiel n’a décidé de cet événement essentiel.

C’est une atteinte à notre Indépendance nationale, dont je rappelle les principaux attributs :
  • Une constitution qui l’affirme
  • Une armée qui la protège,
  • Une monnaie qui la manifeste
  • Un peuple rassemblé qui l’a soutient

Nous avons déjà perdu notre monnaie, voici maintenant que s’évapore une partie de notre armée, en attendant qu’elle disparaisse totalement. C’est une partie importante de notre souveraineté que nous perdons : La chose mérite que nous nous y arrêtions :

L’article 15 de notre constitution désigne le Président de la République comme Chef des armées. Chacun le sait.

Mais alors, comment et à qui va-t-il pouvoir donner des ordres lorsque nos troupes seront engagées dans des combats qui ne seront pas les nôtres et sous commandement étranger ?

L’ Article 34, toujours de notre constitution, affirme que la loi détermine les principes fondamentaux de l’organisation générale de la défense nationale :

  • Nous venons de le dire, le Parlement n’a pas été saisi de cette affaire d’intégration de notre armée de l’air dans l’OTAN, alors comment pourra-t-il organiser notre défense nationale, avec des troupes passées sous un autre commandement que le commandement français. Comment voter les dépenses de nos armées, lorsqu’elles sont astreintes à des besoins qui sont décidés ailleurs et dont le coût nous échappe ?

Je rappelle aussi que la déclaration de guerre est obligatoirement autorisée par le Parlement Français et qu’en cas d’intervention de nos forces armées à l’étranger, le Gouvernement doit soumettre sa prolongation au-delà de 4 mois au Parlement. Ceci appelle deux réflexions, nos troupes sont engagées en Afghanistan depuis plus de quatre mois, je n’ai entendu nulle part que le Parlement avait été saisi, que peut donc faire le Parlement lorsque nos troupes sont engagées, sur un théâtre d’opérations extérieur par une autre autorité que l’autorité française, s’il n’y peut rien à quoi sert-il ? Il est t grand temps que le politique reprenne ses droits.

Donc, le 1er janvier prochain, l’Armée de l’air va prendre le commandement, et pour 6 mois, de la force aérienne de réaction rapide de l’OTAN, Le défi est colossal, il va absorber tous les efforts de l’armée de l’air pour l’avenir, elle ne pensera plus qu’à ça, elle sera totalement hors nation, toute concentrée à obéir à ses nouveaux supérieurs et contrôleurs hiérarchiques américains.

Hors de la nation, cela se traduit par : absente de la nation, ses chefs seront d’Outre-atlantiques, ses procédures anglo-saxonnes et son langage effectif sera l’ANGLAIS. Les intérêts que nos armes vont défendre seront ceux de Washington et non plus ceux de la nation.

Et nos crédits militaires seront détournés de leur véritable but. Nous ne cessons pourtant de le répéter, notre défense nationale ne peut avoir qu’un seul but : défendre notre souveraineté nationale. Et nos officiers généraux l’affirment : La France en possède la capacité militaire derrière sa force nucléaire stratégique.

Cette intégration de nos forces nationales dans une structure autre que nationale, porte atteinte à la souveraineté nationale : Notre défense sera nationale ou ne sera pas, et il y a une grande différence entre l’établissement d’obligations réciproques et l’abandon du destin national, à l’autorité d’une puissance étrangère.

Bien évidemment, cette affaire d’intégration de nos troupes dans l’OTAN provoque des remous au sein de notre armée. Mais qui ne serait pas troublé en étant mis dans l’obligation de défendre d’autres intérêts que ceux de sa patrie, de recevoir ses ordres d’étrangers qui ne poursuivent pas les mêmes objectifs que ceux que la France, qui ne défendent pas les mêmes valeurs que celles qui sont les nôtres et en recevant ses ordres dans une autre langue que celle de Molière ?

Alors que la crise financière apporte à la puissance publique de nouvelles lettres de noblesse, avec cette nouvelle capacité qui vient de lui permettre de dénoncer les voyous de la finance mondiale, l’égoïsme de certaines banques internationales, qui ramène l’État à son devoir celui de défendre les intérêts de la nation : ce qu’il vient de faire en mettant sous tutelle les crédits aux particuliers et aux entreprises , par le canal des Trésoriers payeurs, en défendant notre économie en difficulté, en donnant un coup de pouce à la création d’emplois aidés, ce qui permettait véritablement le début d’un retour à la souveraineté nationale, à sa légitimité, à la raison, à l’équité, à la morale, c’est-à-dire à la France, il faut que tout cela disparaisse en même temps que nos armes.

Or la Paix ne parviendra jamais de ce montage européen ou chacun tire la couverture à lui, ou l’ennemi des uns n’est forcément le nôtre et ses amis non plus. La paix ne peut provenir que de l’équilibre des forces. Alors, comment équilibrer nos forces par rapport à celles des autres, si nos armées sont devenues les mercenaires d’un empire actuellement aux abois ?

Je pose juste une question avant d’en terminer et de passer la parole à nos invités : Dimitri Melvedev, Président de la Fédération de Russie vient d’annoncer qu’il allait déployer dans l’enclave Russe de Kaliningrad, insérée dans l’Union européenne, des fusées capables d’atteindre la Pologne.

Or le futur homme fort de la Maison Blanche n’a aucune idée sur la défense antimissile, pas plus que de position arrêtée sur le problème Russe, ou même s’il en a, il ne nous en a pas avertis. Alors nos troupes, elles partent dans l’inconnu, avec un problème grave sans solution envisagée et partagée, et si jamais le nouveau Président américain décidait tout à coup, d’attaquer la Russie, que ferions-nous ? Quels intérêts défendrions-nous ?

Non, envers et contre tout, notre défense doit rester nationale, il y va quand même du sort de la nation.

 

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