Ce sont quelques années d’un mieux être mérité, dont nous ont privé quelques spéculateurs.
Ce sont 4 millions 500 000 foyers américains jetés à la rue comme des tas d’ordures et qui ne possèdent plus rien. Ce seront 20 millions de ménages si le Gouvernements des États Unis ne réussit pas à trouver les moyens d’arrêter ce massacre.
Des banques en faillite que les États sont dans l’obligation de nationaliser, ce qui entre parenthèse prouve que le libéralisme sans direction nationale n’est surtout pas la panacée tant vantée, et c’est la preuve que l’État doit retrouver son rôle essentiel, celui de guider, pas de diriger, mais d’indiquer la voie, celle qui va dans le sens de l’intérêt général. Donc banques en faillites ou presque aux États–Unis, en Allemagne, en Angleterre, en Suisse, mais aussi en Espagne.
C’est le système monétaire avec lequel nous vivons depuis plus d’un demi siècle qui vient de s’effondrer, obligeant le monde occidental à passer la main, en matière financière, aux pays émergents qui, alors que toutes nos réserves sont taries, disposent maintenant de la majorité des finances mondiales, permettant à ces nouveaux banquiers mondiaux d’acheter nos entreprises et d’en copier le savoir faire. Juste un exemple la Banque Barclays s’est trouvée, suite aux subprimes, dans l’obligation de faire entrer des investisseurs dans son Capital : Sont entrés le Qatar, la Chine et un fond souverain de Singapour, voilà notre demain – Une domination financière de ceux qui nous privent déjà d’entreprises et de travail.
Cette crise a soulevé un lièvre : le système monétaire international créé par les américains pour leur plus grand bénéfice et basé sur des montagnes de dettes, ce qui était convenons en, indécent, s’effondre ce que nous avions annoncé depuis longtemps. Mais le plus grave, c’est que les américains n’ont jamais accepté de plan B qui aurait remis leur domination monétaire en cause, et que leur égoïsme fabrique un monde nouveau qui nous range sous la coupe de pays producteurs soit de pétrole, qu’il suffit de puiser dans le sol, soit de produits manufacturés fabriqués par une main d’œuvre surexploitée.
Et comme si cette énorme crise qui bouleverse le monde ne suffisait pas, la crise des subprimes entraine d’autres crises :
- Celle du crédit qui devient rare et cher avec pour les nouveaux solliciteurs d’emprunts très souvent un refus, d’où par voie de conséquence une demande économique en baisse .
Mais c’est aussi pour les emprunt antérieurs, une difficulté pour rembourser les échéances,due à l’augmentation du cout de la vie, qui entraine des incidents de paiement qui entrainent à leur tour, une augmentation des dépôts de bilan dans les petites entreprises, et tout naturellement des mises en chômage.
- L’autre crise, nous la payons déjà depuis quelques semaines, c’est celle de l’augmentation du prix du pétrole et du prix de toutes les matières premières.
Bien évidemment, les spéculateurs qui ont perdu de l’argent avec les subprimes cherchent à se refaire et se ruent sur les marchés à terme ou se négocient les prix du pétrole, de l’acier et de toutes les matières que nous consommons chaque jour.
Bien évidemment ils jouent tous l’augmentation des prix, d’où cette augmentation que nous subissons. Des spécialistes jugent que dans le prix actuel du Baril de pétrole, 50 à 70 dollars vont dans les poches des spéculateurs, c’est à dire prés de la moitié du prix et à cause de cette spéculation, qui n’est plus un investissement mais seulement un pari, nous paierons cet hiver le litre de fuel plus d’un euro. Beaucoup de nos compatriotes ne pourront se chauffer correctement.
Tout cela parce qu’un milliardaire américain, qui a joué l’effondrement des subprimes au mois de juin dernier, a voulu gagner 3 milliards de dollars, en quelques heures, pendant que le fonds spéculatif qu’il avait créé en gagnait 12.
La société dans laquelle nous vivons, issue de mai 68, interdit d’interdire, refuse la hiérarchie et l’autorité sous quelque forme que ce soit. Elle n’interdit pas, par contre, à quelques financiers voulant s’enrichir d’inventer et de mettre en place un procédé démoniaque, la TITRISATION, qui nous plonge dans la crise financière la plus importante de toute notre histoire.
Suppression des crédits, croissance freinée dans les pays occidentaux, banques, officines financières, tout l’immobilier et les travaux publics en crise, les États et les sociétés sont dans l’obligation de vendre les bijoux de famille, qu’achètent aussitôt les pays bénéficiaires du mondialisme. l’interdiction d’interdire à la finance de se mondialiser est la pire des erreurs, la suppression des frontières qui ne permet plus aux États de contrôler quoi que ce soit est un non sens.
Résultat, quelques groupes s’enrichissent sans vergogne, simplement en faisant des coups ; et lorsque qu’un de ces coups ne marche pas, ils laissent aux ex-citoyens devenus consommateurs, donc débiteurs, le soin de régler la note.
Cette Titrisation qui a permis à certains petits malins de transformer des dettes en obligations ou en d’autres produits financiers et de les vendre a fait basculer le monde Occidental elle nous a fait perdre la face, car nos pays passent pour faiseurs d’escrocs.
De la faute des spéculations des adeptes de l’ultra libéralisme, le crédit est asséché interdisant aux consommateurs de consommer, à l’entrepreneur d’entreprendre, aux travailleurs de travailler. L’OCDE nous promet 1 million de chômeurs supplémentaires
A la place certains ont choisi l’Union Européenne avec une Banque Centrale, celle de Frankfort qui avec son Monsieur Trichet sont possédés par cette manie, de vouloir juguler l’inflation et rien qu’elle, ce qu’ils ne peuvent même pas réussir.
Racontez à un gamin comment ils s’y prennent et le gosse part en éclatant de rire. Pour juguler l’inflation la BCE ne trouve rien de mieux que d’augmenter son principal taux directeur. Cette manœuvre ne peut avoir qu’un résultat, celle d’affaiblir le dollar, parce que la banque centrale américaine, et chacun le sait, ne peut elle, augmenter ses taux. Donc l’euro augmente par rapport au dollar, empêchant nos entreprises de vendre et poussant les investisseurs vers d’autres placements, souvent les matières premières, qui du fait de cette demande augmentent de prix et créent de l’inflation.
Le gamin a raison de partir en éclatant de rire, ce serait drôle si ce n’était pas aussi dramatique pour nous. La BCE créatrice d’inflation.
Des États qui se sont débarrassés de leur pouvoir, La FED, première banque centrale du monde, devenue impuissante, les manettes de la régulation qui n’existent plus. Résultat : les deux tiers des transactions sur les produits se déroulent loin de tout contrôle et sans aucune transparence.
Les instances internationales nous échappent, les ONG prennent le pouvoir, le machin européen a sapé nos valeurs dont celle de l’humanisme.
La crise de la finance occidentale fait le lit d’autres puissances financières venues d’un autre monde que le notre. Bercy vient d’annoncer des mesures favorisant le développement de la finance islamique, l’Angleterre s’est mise à la finance charia compatible, l’Allemagne est déjà installée dans le système.
La Crise financière venue de l’interdiction de déréguler, portait en elle la fin du capitalisme occidental, elle passe les commandes à l’Asie et aux pays producteurs de pétrole.
Il est temps grand temps de nous réveiller, de lever la tête et de dire non à la mort de notre pays et de ses valeurs. La France doit retrouver son rang et sa dignité c’est à dire son honneur, la France doit devenir mondiale, épouser son temps et diriger la manœuvre au lieu de la subir.
Voilà chers auditeurs ce que je voulais dire avant de passer la parole à nos invités.
Henri Fouquereau
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