Une entreprise largement bénéficiaire en France (elle n’enregistre des pertes qu’à l’étranger Allemagne et Amérique Latine ).
EDF donc, comme annoncé par J.P Raffarin début juillet 2002, ouvre son capital et sera, dans les jours qui viennent, jetée sur le marché et livrée aux grands prédateurs.
Le responsable l’Europe, il s’agit en effet de se mettre en accord avec la législation européenne et transformer EDF (ainsi que GDF) en sociétés anonymes. Il est impératif selon la « législation » européenne « d’accompagner le développement » des deux entreprises hors des frontières françaises. Le statut d’établissement public à caractère industriel et commercial d’EDF et aussi de (GDF) a été attaqué violemment par la cour européenne de justice qui menace la France d’une amende si elle ne mettait pas ces établissements sur le marché. C’est d’abord la conception du service public dans le domaine stratégique de l’énergie qui est sacrifiée sur l’autel de l’ultra libéralisme.
La grosse Raffarinade aura été, après l’énorme Jospinade, l’enterrement en première classe du modèle d’économie mixte FRANÇAIS
- Pour le réaliser il fallait continuer à désinformer et à mentir : Exemple pour EDF : Endettement annoncé : D’abord cet effet d’annonce permettra de brader à vil prix notre bien commun.
- La provision pour le démantèlement des centrales nucléaires a été volontairement surévaluée
- EDF a été mise dans l’obligation (avant la braderie) de provisionner d’énormes sommes pour régler les futures retraites, l’assurance maladie etc..
- Des engagements d’achats sont aussi provisionnés
- L’Etat a refusé une augmentation de 1% du prix de l’électricité, l’année dernière, afin que l’entreprise soit sous évaluée à la veille de sa mise sur le marché.
Nous assistons au démantèlement complet de l’appareil productif public.
Si vous voulez continuer à vous informer, notre ami Jean-Roux, vient de publier aux éditions François-Xavier de Guibert « La grande braderie du Patrimoine public des Français » une OPA géante sur la France.
Nicolas Dupont-Aignan à " C dans l’air " l’émission de la Cinq. Contre lui, Madame Lebranchu qui veut toujours SA constitution pour l’Europe – Bourlanges qui veut SON Europe fédérale – un Espagnol dont il n’est pas nécessaire de faire de la publicité et qui explique que la France étant minoritaire avec son NON doit s’incliner devant la volonté (non exprimée) des autres peuples.
Avec lui M. Mélanchon, qui veut l’Europe, pas la même que proposée le 29 mai mais assez proche quand même – le Président d’ATTAC plus mondialiste que les autres Nicolas Dupont-Aignan était bien seul, mais il a fait passer son message en faveur d’une Europe à géométrie variable avec des coopérations à la carte.
Henri Fouquereau
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