Pas du tout ! Le site www.lyonairports.com fonctionne toujours, il est encore rempli de dénominations anglophones et la société n’a pas radié sa dizaine de marques anglophones, ce qui lui permettrait de les réutiliser dès que les pouvoirs publics et tous ceux qui s’étaient indignés de ce plan d’anglicisation auront le dos tourné…
Dans un sens, c’est logique : jamais le directoire des Aéroports de Lyon n’a reconnu avoir adopté ce plan d’anglicisation de façon irrégulière. En effet, pendant 9 mois, ni le Préfet ni le conseil de surveillance dont il est membre n’ont été informés ! La décision viole ouvertement l’article 14 – I de la loi « Toubon » interdisant l’usage de marques en langue étrangère. Et, bien entendu, jamais ces gens-là n’ont exprimé un quelconque regret d’avoir gaspillé au minimum 200 000 euros d’argent public avec ce plan d’anglicisation qui a indigné l’opinion, à commencer par les Lyonnais !
Procédures irrégulières, décisions illégales, gaspillage d’argent public : pendant encore combien de temps va-t-on tolérer le sabotage en toute impunité des ordres de l’État par les responsables des Aéroports de Lyon ?
Parions que certains - surtout les dirigeants des Aéroports de Lyon et leurs complices, comme l’agence « française Brainstorming » - vont prétendre que le problème est réglé (or, on voit bien que non !…) ; ou encore, exaspérés de leur échec, qu’ils vont hurler : "Assez, passons à autre chose !"
Chiche, Messieurs : il suffit d’arrêter de vous moquer des citoyens et des pouvoirs publics et - enfin ! - d’obéir loyalement et complètement aux orientations de l’État, votre actionnaire principal (60% du capital de la société). Une fois pour toutes, Messieurs les dirigeants des Aéroports de Lyon, cessez d’utiliser notre argent pour promouvoir l’anglo-étasunien. Vous n’êtes pas nos "maîtres" qui savez tout mieux que tout le monde : vous êtes nos employés, au service de la Nation : comme vous n’avez toujours pas compris cela, partez, allez travailler où vous voulez, par exemple chez Boeing ou Macdo."
Voici une copie de lettre à la DGLFLF et un solide dossier sur l’affaire de « Lyon Airports », qui est loin d’être terminée.
Monsieur le Délégué Général,
Notre dernière conversation au sujet de cette nouvelle affaire de « courrier de Lyon », en l’occurrence de la société « Aéroports de Lyon », que l’Elysée, vous-même et le Préfet de la Région Rhône-Alpes , à la suite des démarches de nos diverses associations, avez empêchée de prendre la dénomination « Lyon Airports », remonte au 26 mars 2009, lors de la réunion des associations que vous organisâtes rue des Pyramides, à laquelle assistait M. Philippe Castro , Conseiller au Cabinet de Mme Christine Albanel.
Ces associations vous entendirent alors - avec une évidente satisfaction - déclarer fermement que le gouvernement entendait faire de l’effacement de cette forfaiture un véritable exemple, un cas d’école.
L’appellation « Lyon Airports » a pu ainsi faire place à nouveau à celle d’ « Aéroports de Lyon », qui reste compréhensible par tous publics, même anglophones unilingues et incultes.
Cette victoire n’est cependant que très partielle, comme le prouvent les documents joints. « Lyon Airports » n’a pas encore disparu des sites.
Et, surtout, il ne s’agit que de la partie* émergée* d’un iceberg constitué par tout un plan d’anglo-américanisation de la communication internationale et interne proposé, à grands frais pour le contribuable, par la société « Brainstorming » et adopté par le directoire d’ « Aéroports de Lyon » sans en référer à son conseil de surveillance compétent pour les décisions importantes et où les représentants des pouvoirs publics siègent.
Il s’agit donc *maintenant de vider complètement l’abcès, en détruisant aussi l’énorme partie* *immergée *de l’iceberg.
Pour la partie émergée, le gouvernement et nos associations ont eu ensemble à leurs côtés plusieurs parlementaires, une partie non négligeable des médias, et même des représentants de la catégorie « des rieurs » d’ordinaire si difficile à intéresser à nos affaires.
La fermeté a été approuvée et requise.
Ainsi, par exemple, la lettre du 12 mai 2009 de M. André Vallini, député de l’Isère, directement concerné par au moins un des deux aéroports de Lyon, est écrite en des termes clairs et énergiques qui permettent d’espérer son soutien sans faille à l’avenir. Je puis le citer : « Soyez assuré que je n’hésiterai pas à m’opposer à toute nouvelle tentative d’anglicisation du nom de cette société. », cela en réponse aux soupçons engendrés par la mauvaise volonté de cette société à se plier aux volontés de la puissance publique.
En l’espèce, il s’agit moins d’une nouvelle tentative que d’un fort « renâclage à obéir », sournois mais poussé, revenant à considérer les dites volontés comme des éléments négligeables ou comme un simple « geste pour la galerie » que l’on pourra bientôt oublier.
Cela nous paraît être difficilement admissible.
Heureusement, nous avons de quoi étayer les soupçons.
En effet, après avoir procédé à de sérieuses vérifications ce mois-ci, un de nos éminents militants, particulièrement qualifié en matière de communication et de propriété intellectuelle, a rassemblé une série d’indices forts de la mauvaise volonté de la direction de la société des Aéroports de Lyon. Ces documents complets et fort précieux, fruits d’un remarquable travail de recherche, sont joints :
- une synthèse de 2 pages rédigée à la suite de ces vérifications ;
- le résultat d’une recherche de marques effectuée sur le site de l’INPI (l’office des marques), précédé d’un commentaire rédigé par un praticien expérimenté du droit des marques ;
- un compte-rendu d’inspection des sites des Aéroports de Lyon, notamment interro_liens_callback ;
- des captures d’écran de ce site interro_liens_callback ;
- la copie des pages pertinentes du compte-rendu de l’A. G. de la CCI de Lyon du 30 mars 2009, document accessible en ligne, dont la lecture attentive est recommandée, parce qu’il est particulièrement *inquiétant de notre point de vue.*
Forte de tous ces indices très révélateurs qu’elle est heureuse de vous communiquer à toutes fins que vous jugerez utiles et pour toutes démarches que vous estimerez opportunes, ALF donne une impulsion accrue à sa campagne.
Elle entretient une correspondance avec tous les autres représentants de l’Etat et des collectivités publiques, notamment avec ceux qui l’ont priée de bien vouloir les tenir au courant de l’évolution de cette affaire.
Elle est soutenue en cela par les divers autres acteurs précités.
Sa campagne va être complétée par celle de syndicats et d’associations déjà intervenus, et par l’intervention prochaine de nouveaux acteurs, auxquels les documents joints serviront d’arguments, notamment en attirant l’attention des médias et des autorités sur la mauvaise exécution par le conseil d’administration des Aéroports de Lyon des orientations données par les autorités de tutelle.
Arrogants, exaspérés par l’apparence de leur échec en ce qui concerne la partie émergée de l’iceberg, nos puissants adversaires semblent bien être déterminés à « sauver » le plus grand nombre possible d’éléments de leur funeste entreprise.
Il appartient donc à tous ceux qui s’y opposent d’y faire échec par de multiples canaux distincts, et de tout mettre en œuvre pour obtenir l’éradication intégrale - si possible définitive - du plan « Lyon Airports ».
Tous y sont invités.
Dans toutes nos associations et dans les syndicats qui se sont manifestés pour leur part, nous vous serons tous particulièrement reconnaissants de tout ce qu’il vous paraîtra possible d’entreprendre pour réussir l’opération exemplaire, le « cas d’école ».
