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La maîtrise des flux migratoires devient de plus en plus difficile.
IMMIGRATION-L’annulation du fichier ELOI concernant les clandestins par J. Petroussenko
Affaire à suivre…
jeudi 15 février 2007
par admin
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L’arrêté du 18/08/2006 avait créé le fichier ELOI destiné à lutter contre l’immigration clandestine. Cette question est primordiale quand on souhaite maîtriser l’immigration. L’immigration légale n’est que la partie émergée de l’iceberg. L’immigration clandestine représente des flux gigantesques qu’on ne peut qu’estimer, de 500.000 à 1.000.000 d’individus. Seul le Ministère de l’intérieur peut avoir une vue réelle de la situation. Mais les associations dites des droits de l’Homme ne l’entendent pas de cette oreille. Elles viennent de contre–attaquer.

Ce fichier comporte en principe le fichage des étrangers en voie d’expulsion, de ceux qui les hébergent, et des personnes qui leur rendent visite en centre de rétention. Compte tenu du déferlement des clandestins en Europe, ce fichier pour inquisiteur qu’il soit avait paru être un instrument utile au Ministère de l’Intérieur, pour lutter contre les complicités, les filières, le retour des clandestins expulsés, ainsi que toutes les dérives possibles.

Un recours contre ce fichier a été intenté par SOS-Racisme, la Ligue des droits de l’Homme, le GISTI et la CIMADE. Autrement dit les associations habituelles qui dénoncent dans leurs plaintes «  l’atteinte à la protection des données personnelles en prévoyant d’enregistrer et de conserver des informations qui ne sont pas strictement nécessaires à la poursuite d’objectifs légitimes ». On se demande ce qui peut être plus légitime que de maîtriser l’immigration clandestine. Si on ne la maîtrise pas on ne maîtrise rien du tout. Aujourd’hui avec l’ouverture des frontières intérieures on n’a pas beaucoup de moyens à disposition. Alors pourquoi pas l’informatique ? Il existe bien un fichier européen le SIS, prévu pour 18 états (alors qu’il y en a aujourd’hui 27) mais qui ne fonctionne que pour 13 ou 14. Il est depuis longtemps obsolète, opaque et difficile à manier. Or SIS II toujours en chantier n’est pas encore opérationnel.

Le 8 novembre dernier le juge des référés du conseil d’Etat avait rejeté un premier recours visant à suspendre l’exécution du fichier ELOI. Il avait estimé à l’époque qu’il n’y avait pas urgence car le ministre de l’intérieur avait indiqué au cours de l’audience qu’à ce jour ce traitement automatisé n’avait pas encore été mis en œuvre il avait promis de statuer sur le fond dans les quatre mois.

Le commissaire du gouvernement, magistrat du Conseil d’Etat indépendant du pouvoir exécutif, Mme Claire Landais a conclu il y a moins d’une semaine, le 7/02/2006 à l’annulation de l’arrêté ministériel du 18/08/2006 créant le dit fichier ELOI estimant qu’une « collecte de données biométriques de cette nature et de cette ampleur, nécessitait un décret en conseil d’Etat après avis de la CNIL ». Mme Landais avait estimé que le Ministre avait dépassé ses compétences, quand bien même cette disposition n’aurait pas été prévue par les dispositions spécifiques aux fichiers de police concernant les étrangers, et d’autre part que l’arrêté était contraire à un article de la loi CNIL du 6/08/2004. Cette loi autorise la réunion de données biométriques nécessaires à l’authentification ou au contrôle de l’identité des personnes mais seulement par décret en conseil d’état et après un avis motivé et publié par la CNIL.

Le Conseil d’Etat doit donc rendre son jugement dans les prochains jours. Nul ne peut préjuger de la décision des magistrats. Mais si le conseil suit le commissaire du gouvernement, il est probable que la mise en application de ce fichier national sera remise aux calendes grecques. Pourtant il aurait été un instrument bien utile pour lutter contre des flux migratoires gigantesques, et leurs filières maffieuses.

Affaire à suivre…..

Dr J. Petroussenko

 

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Messages de forum :
IMMIGRATION-L’annulation du fichier ELOI concernant les clandestins par J. Petroussenko
vendredi 16 février 2007
par  bobby

Une décision du Conseil d’Etat va compliquer l’expulsion des étrangers sans papiers.

Le Conseil d’Etat a suspendu jeudi une circulaire du ministère de l’Intérieur, ce qui rendra difficile l’expulsion des étrangers sans papiers en empêchant de les placer en rétention immédiatement après leur arrestation. Selon le Groupe d’information et de soutien des immigrés (GISTI), plusieurs milliers de sans-papiers seraient concernés.

La circulaire en question, datée du 22 décembre dernier, demandait aux préfectures de prendre des arrêtés de reconduite à la frontière (APRF) à l’encontre des sans-papiers, ce qui permet de les placer en rétention, dans l’attente de leur expulsion, dès leur arrestation.

Mais depuis la nouvelle loi sur le séjour des étrangers, cette procédure a été profondément modifiée et il existe "un doute sérieux" sur la légalité de la circulaire, a estimé le Conseil d’Etat, saisi en référé par trois associations de défense des étrangers.

L’invalidation de cette circulaire devrait obliger les préfectures à recourir à la nouvelle procédure de l’"obligation de quitter le territoire français". Cette procédure donne à l’étranger concerné un droit au séjour d’un mois, ce qui devrait signifier la remise en liberté des sans-papiers arrêtés.

La décision ne concerne que les étrangers à qui la préfecture a refusé de donner un titre de séjour et qui n’ont pas reçu d’APRF avant le 29 décembre dernier, date de l’entrée en vigueur des nouvelles dispositions. Selon le GISTI, qui a saisi le Conseil d’Etat au côté de l’Association de défense des étrangers et la Ligue des droits de l’Homme, entre 5.000 et 10.000 sans-papiers pourraient se trouver dans cette situation.

Contacté par téléphone, le ministère de l’Intérieur s’est refusé à commenter cette décision. Environ 24.000 personnes ont été expulsées en 2006. AP



Sans papiers, la fête continue…

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