La famille dépose le bilan en novembre 2003. Le Tribunal de Commerce, juge que l’affaire est saine, elle cherche des repreneurs. Entre une société hollandaise connue et un mystérieux groupe américain qui se présente comme cabinet conseil, spécialisé en organisation industrielle, qui promet de garder tout le monde, d’embaucher 80 intérimaires, d’injecter 3 millions d’euros dans l’affaire et qui présente une lettre du Cabinet américain très connu, Ernst et Young garantissant cette société, le Tribunal de Commerce, sans aucune recherche sur ce groupe, lui vend l’affaire.
Or lors de la signature des actes, le fond spéculatif qui devait financer l’affaire a disparu des documents.
Qu’importe l’affaire est conclue.
Aussitôt sortent d’un chapeau des postes de direction. Les nouveaux dirigeants touchent 766.000 euros/an +753 000 euros de frais de management. Une équipe de consultants arrive des USA coût 460. 0000 euros + 1000 euros par jour et par consultant.
Dans le même temps, pour les ouvriers qui touchent par mois, ce que touche un consultant chaque jour, les primes sont intégrées au salaire « car cela se fait comme cela aux USA » Un climat social tendu s’installe, les décisions prises par la nouvelle direction sont mal acceptées, les ouvriers se posent et posent des questions. Les défauts de qualité atteignent des niveaux inquiétants, tout était vendu au prix que réclamaient les clients. (jusqu’à 30% au-dessous du prix de revient)
Les Américains n’ont toujours pas mis un centime dans l’affaire, mais 1,5 millions d’euro placés en valeurs mobilières partent pour les Etats-Unis, ils débauchent les intérimaires, ils vendent un immeuble que la société possédait à Paris (1 million d’euro) ils vendent une quarantaine de maisons d’ouvriers, et une partie du stock (2000 tonnes d’acier), même l’argent réservé au comité d’entreprise pour le Noël des enfants disparaît (45 000 euros). Tout cet argent part dans des holdings qui achètent une usine dans le Michigan, prennent une part dans une société Mexicaine.
Les employés exercent leur droit d’alerte, un Cabinet d’experts délivrent un rapport accablant – Le nouveau directeur de la société dépose le bilan en catimini.
Ce groupe « Catalina » pour ne pas le citer, vise deux autres entreprises en France, espérons que l’enquête ouverte par le Parquet empêchera qu’elles ne tombent dans les filets de ces capitalistes cannibales.
300 employés sont au tapis, le savoir-faire a disparu. (Nous le retrouverons certainement exploité dans d’autres lieux exotiques).
Lorsque lors de notre dernière réunion, nous avons traité de la désindustrialisation organisée de la France, nous savions que des choses se passaient, mais quand même, pas à ce point là.
Qui nous protège des gangsters qui prolifèrent sous le ciel mondialiste ?
Il est temps, grand temps de protéger notre industrie et le reste bien évidemment. L’Etat-nation doit reprendre les rènes, le politique doit être en mesure de mettre un terme à ce gâchis, au lieu de perdre son temps à mettre les directives de Bruxelles en conformité avec nos lois, c’est à dire à détruire nos propres lois, il serait mieux dans son rôle de contrôler le pouvoir et de lui intimer l’ordre de nous protéger de ce cannibalisme destructeur de la France et des autres nations occidentales
Henri Fouquereau
Secrétaire Général du Forum pour la France
Infos « Le monde du 22 nov 2006 – RTL le 23 » et c’est à peu prés tout, comme d’habitude.
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