Il est donc vital pour la nation d’effectuer un choix : soit accepter que nos élites continuent de nous intégrer dans cette Europe sans avenir, soit tourner les yeux vers la solution de notre grand large.
La survie d’un pays dépend de la conscience de son peuple. Or, le peuple de France est tout à fait conscient que ses deux mille ans d’histoire ont été ponctués par la transmission de générations en générations d’un patrimoine national, reçu de leurs anciens, qu’il ne lui appartient pas de le diluer dans une purée de marrons, mais au contraire, de l’améliorer et de le transmettre à leurs enfants, comme l’ont fait leurs ancêtres.
Alors effaçons les discours des VGE et sa France puissance moyenne, des Aubry, Hollande, Bayrou et des Verts, avec leur fédéralisme européen pur et dur, tous ceux qui favorisent l’esprit d’abandon en activant une véritable entreprise de démolition nationale.
Notre France, celle que ces gens tentent de jeter dans les oubliettes de l’histoire, qu’ils condamnent à devenir l’Etat croupion d’une autre puissance, ne peut souscrire au renoncement qu’ils préconisent.
La France que nous voulons est pour le moins celle que nous avons reçue en héritage. Mais plus encore, elle doit retrouver la place que l’histoire lui a confiée grâce au génie de ses ancêtres.
Rêve impossible à réaliser diront les grincheux : Rappelons que nous avons défendu, ici à l’antenne, l’extension des eaux territoriales françaises, que, à la suite de ces travaux, le député de la nation Jacques Myard est intervenu auprès des Ministres concernés et que le Premier Ministre François Fillon a fait, dans ce domaine, ce qui devait être fait. Le dépôt de tous les dossiers, sans aucune exception, a propulsé la France à la place de seconde puissance maritime mondiale, avec sa nouvelle surface de 11,2 millions de Km2 d’eaux territoriales. Ce résultat constitue l’élément de base, nous allons le visualiser, qui permettra le retour de la France aux premières places.
Gérer nos DOM COM en fonction de l’avenir que nous voulons pour la France, sera la seconde phase de la reconquête de notre puissance.
Enorme travail à développer, avec comme première action à mener : Faire découvrir nos DOM COM à nos compatriotes en rappelant :
Que la surface de la France n’est pas de 550 000 mais de 675 000 km2. Que la France ce n’est pas 63, mais 67 millions de Français.
Que nos eaux territoriales font de notre pays, non seulement, la seconde puissance maritime mondiale, mais la puissance de demain.
Que seule la France est présente sur 4 continents et sur tous les Océans Que c’est désormais sur la seule France que le soleil ne se couche jamais. Important : le soleil ne se couche jamais sur la France, tant elle est une immense puissance planétaire
Nous avons à faire savoir que la France est la première puissance maritime mondiale par sa diversité et sa biodiversité, Voilà la réalité.
Regardons une carte : il est facile d’apercevoir que nos territoires nous permettent d’être présents partout, mais il est beaucoup moins facile d’apprendre que la France possède et maîtrise presque toutes les techniques et les savoir-faire, qui touchent au domaine maritime.
Alors, cet édito doit prouver que l’avenir de la France se tourne vers son grand large. Il doit faire découvrir nos Communautés d’Outre Mer et faire bouger les mentalités. Les Français sont métropolicentristes, et même centralisateurs à l’intérieur de l’hexagone, et dès qu’ils n’aperçoivent plus les tours de Notre Dame où la Tour Effel, ils pensent être en déplacement à l’étranger.
Notre Paris, Passy, Neuilly, doit s’étendre de Strasbourg à Nouméa, et n’oublions pas que nous sommes voisins de l’Australie et du Brésil, Notre tour de France passe par Pointe à Pitre, Cayenne, Tahiti d’un côté, Saint-Denis, l’île aux cochons, Crozet, Amsterdam et Mayotte de l’autre. Voilà ce qui donne à la France sa dimension mondiale.
Rappelons que nous touchons au pôle sud avec la Terre Adélie et que nous sommes proches du nord avec Saint-Pierre et Miquelon.
Le désintérêt pour notre empire ultra marin doit provenir « du poids culturel du plancher des vaches » qui empêche la majorité d’entre nous de voir plus loin que la Bretagne d’un côté et l’Alsace de l’autre. Faisons en sorte que le Mont St Michel et le Mont Ste Odile ne nous bouchent la vue sur notre grand large.
Ouvrons le grand livre de la France ultra-marine, afin de savoir comment et pourquoi défendre nos intérêts, puisque la France est une puissance maritime qui s’ignore encore trop.
Le domaine maritime est issu de la législation internationale qui date de 1994 et comprend plusieurs régimes juridiques : Pour ce qui nous importe aujourd’hui : jusqu’à 370 km des côtes, les Etats disposent désormais de droits souverains aux fins d’exploration et d’exploitation, de conservation et de gestion des ressources naturelles des eaux surjacentes aux fonds marins, et de leurs sous-sols. D’où l’importance de l’agrandissement de la surface de nos eaux territoriales.
Cela pour le côté juridique, il est bouclé. Reste à convaincre nos concitoyens que L’avenir de l’homme est dans la mer et que la mer sauvera la Terre. En effet, tout ce dont nous aurons besoin et tout ce que les générations futures auront besoin se trouve au fond des mers : eau, nourriture, matières premières, énergie. Ce capital, la France le possède, sans le savoir et sans trop l’exploiter.
Et pourtant, n’ayons aucun doute, tout produit venant des grands fonds, que nous exploiterons et transformerons, sera obligatoirement vendu, car la demande sera de plus en plus forte. D’où emplois, chiffres d’affaires, recettes fiscales, espoir, meilleur avenir , et la Chine comme acheteur et non plus comme destructeur de nos productions.
Évidemment, tout ne sera pas rose. Ne soyons pas naïfs, cette puissance nous sera disputée. Des pressions s’exercent déjà sur les populations de certains de nos territoires ; nos amis anglo-saxons s’y emploient depuis toujours ; et les pays submergents se lancent sur cette piste, en évoquant un néo-colonialisme. Nous avons donc à dessiner une nouvelle politique pour nos COM, afin que les populations ne trouvent aucun avantage à quitter la République française.
Nous aurons à défendre ces territoires contre les convoitises extérieures, ce qui va demander un effort supplémentaire en matière de défense nationale.
Rappelons brièvement nos territoires qui sont à défendre : Océan Pacifique : Clipperton – Polynésie française – Wallis et Fuma – Nouvelle Calédonie - Océan Atlantique : Guyane – Les Antilles – Saint Pierre et Miquelon - Océan Indien et mer antarctique : Terre Adélie- Kerguelen – Crozet - Saint-Paul-Amsterdam – La Réunion, Mayotte – Les îles éparses et Tromelin. Voilà ces avantages qui doivent nous permettre de redevenir une grande puissance économique, scientifique, culturelle, militaire et linguistique.
Lorsque nous aurons pris conscience de ce capital et de ce qu’il peut nous apporter, la France première puissance mondiale ne sera plus un rêve, mais une réalité.
A l’heure où la globalisation entraîne l’accroissement des échanges maritimes, à l’heure où une surpopulation entraîne un manque d’eau et de nourriture, à l’heure où se distribuent les nouvelles cartes du monde, à l’heure où le manque d’énergie se fait sentir, où les terres rares commencent à manquer, où les matières premières se font rares, notre empire ultra-marin nous apporte tout cela.
Dès 1958, pour que la France retrouve son rang de grande puissance, le Gal de Gaulle a joué la carte de l’aérospatiale, du nucléaire, du TGV et commencé à organiser l’Outre-mer. Malheureusement, à la France du grand large, ses successeurs ont préféré Bruxelles, Francfort sur le nain et Washington. Le résultat « La France sur mer est restée sur le bord de la plage ». Pour rattraper ce retard, nous devons impérativement privilégier les budgets de la recherche maritime, qui sont indignes d’une grande puissance ultra marine, et améliorer nos infrastructures maritimes encore à la traîne :
Il faut que la mer devienne impérativement au XXIè siècle ce que l’espace et le nucléaire furent pour la France au XXè siècle.
Les échanges mondiaux explosent et empruntent la voie maritime. C’est donc bien vers la mer que nos efforts doivent se porter. Or, nous avons plus d’une décennie de retard dans le domaine maritime.
- avec une grande loi d’orientation maritime
- avec un grand ministère à vocation interministérielle
- avec une présence permanente sur tous nos Territoires.
Nous avons aussi à mener une grande réforme portuaire.
La France possède le nec plus ultra en matière de recherche maritime avec IFREMER qui est envié de tous, Son budget ridicule doit être décuplé et nous devons lui confier de nouvelles missions.
Dans ce monde incertain, le rôle de la France sera de protéger les routes maritimes et surtout celles qui servent à son approvisionnement.
Nous devons restructurer notre politique maritime :
Si quatre nations ont déjà pris les devants dans le domaine maritime : Australie, Canada, Japon, Etats-Unis, la France elle, a pris du retard :
Il est donc urgent de dresser le bilan de nos atouts, et de nos faiblesses. Affirmer la dimension maritime et planétaire de la France
Installer auprès du Premier ministre, un conseil pour le développement océanographique.
Il faut un grand ministère de la mer, à vocation interministérielle possédant autorité et moyens pour atteindre l’objectif qui doit être fixé au plus haut niveau de l’Etat et l’installer au bord de la mer afin de montrer aux Français et au-delà d’eux, la vocation et l’ambition nouvelle de la France.
Il faut reconsidérer notre stratégie et notre action diplomatique. Ce qui pose la question de notre engagement européen.
Il faut enseigner l’océan aux Français et les associer au projet.
Il faut moderniser IFREMER et faire de Brest notre capitale océanographique en y installent : universités et grandes écoles susceptibles de préparer aux nouveaux métiers de la mer.
- par le grand emprunt d’Etat qui sera une piste complémentaire ;
- par un grand emprunt mer qui devra être lancé ;
- par les entreprises du CAC 40 qui devront être associées à ce projet.
AUSSI, NOTRE MESSAGE DOIT ETRE LE SUIVANT :
Puisque, dans cette première partie du 21ème siècle, les ambitions des Etats se tourneront vers la domination des mers afin d’en contrôler les ressources, nous devons favoriser la France sur mer afin qu’elle trouve sa place au premier rang des nations.
En 2008 : la mer en France c’est 50 milliards d’euros de valeur de production, 312 000 emplois directs hors industrie portuaire et tourisme, c’est à dire autant que l’industrie automobile tout entière, équipementiers compris.
La France malgré le retard pris, joue dans la cour des grands, grâce aux atouts qu’elle possède dans une quinzaine de métiers de la mer .
Les armateurs français contrôlent plus de mille navires, qui sont dans les premières places en ce qui concerne la qualité et la sécurité.
A l’inverse, nous sommes très en retard pour les ports. Leur modernisation permettrait de récupérer une partie de la clientèle émigrée sous d’autres cieux ; 30 000 emplois pourraient être créés très vite, si l’Etat imposait cette modernisation.
Dans le domaine de la plaisance, la France se situe dans le peloton de têtes des nations et l’industrie nautique française a doublé sa production en huit ans.
Un groupe français est le n° 1 mondial de la voile. La France est le premier exportateur de voiliers et d’embarcations pneumatiques et le quatrième producteur mondial de bateaux à moteur.
Les industriels français ont, dans ces domaines, privilégié la qualité. Aussi la France a été classée 1ère au monde pour la sécurité, la jeunesse et le modernisme de ses navires en 2007. La presse décliniste n’a jamais diffusé l’évènement, parce qu’il favorise la France.
Le mondialisme = la « maritimisation » du monde et la France est aux avants postes, l’armement français c’est 1400 navires, qui transportent 305 millions de tonnes de marchandises et 12 millions de passagers. Chacun peut ainsi mesurer l’importance de nos possessions maritimes.
Avec 50.000 employés, la construction navale est le secteur qui croît le plus vite en France, qui recrute le plus. 6ème rang mondial, avec 5.000 structures. Notre poids mondial dans la construction navale est important et notre savoir-faire est un atout très fort avec les sites de St-Nazaire, où l’Etat a repris plus de 33% du capital dans les chantiers navals, mais aussi ceux de Lorient et les chantiers de l’Atlantique dans lesquels Alstom reprend une place .
De la conception à la construction, du conventionnel au nucléaire, la France maîtrise toutes les techniques et possède tous les savoir-faire.
La France est une référence mondiale dans le domaine de la plongée en eaux profondes, dans celui de l’exploration sismique et du câblage sous-marin. Elle possède avec le Nautilus de l’IFREMER, l’un des 4 sous-marins au monde capables de descendre à plus de 6.500 mètres de profondeur.
Elle est à la tête de la recherche maritime mondiale avec IFREMER et ses 7 navires, 1.385 chercheurs, mais son budget est trop étriqué : 200 millions d’euros, la moitié du budget de la recherche océanographique française. Il faudrait déjà 70 millions pour rechercher et traiter les terres rares, d’où nos pressions auprès des élus. Le député Jacques Myard nous aide comme il nous a aidés pour nos eaux territoriales .
Quadruplons le montant de ce budget qui est celui de l’avenir de la France, mais encore associons aux pôles installés en Métropole des pôles qui restent à créer dans nos DOM-COM.
L’Etat doit impérativement faire respecter notre souveraineté qui est à respecter sur tous les Océans et sur la majorité des Continents. Aussi faut-il une marine nationale d’importance pour assurer notre présence, le respect de notre souveraineté, la défense de nos intérêts et de nos territoires, la liberté de circulation et la défense des routes maritimes.
Or dans ce domaine, la France deuxième maritime, ne se situe qu’au sixième rang mondial derrière les Etats-Unis, la Grande Bretagne, le Japon, l’Inde et la Chine. D’où le besoin d’un effort et là notre second PA à propulsion nucléaire devient une nécessité de première urgence.
La mer est le nouveau terrain de jeu des puissances mondiales.
L’eau y sera LE MAXI problème des jours à venir.
L’objectif assigné par le PNUD veut que chaque citoyen de la planète dispose de 20 litres d’eau par jour, ce qui représente entre 100 et 150 milliards d’investissements par an.
Apporter de l’eau à tous est réalisable à condition de pouvoir transformer l’eau salée en eau douce.
Une fois de plus, la France et ses entreprises possèdent là, un véritable savoir-faire. Suez environnement est premier au monde dans cette partie. Veolia c’est 14,5% des capacités de dessalement dans le monde, et nous avons réalisé des chantiers en Israël, en Australie, à ABU DHABI et aux Emirats arabes. La France dans ce domaine aussi est une grande puissance qui maîtrise la technique du dessalement nucléaire qui produit à la fois électricité et eau dessalée. Nous sommes aussi les premiers dans les usines de dessalement flottantes, toujours avec notre nucléaire.
L’algue, déjà poumon du monde, sera le blé de demain, en apportant les compléments nutritionnels indispensables pour nourrir la population mondiale, pour nous soigner et nous faire plus beaux. Là aussi la France ultra-marine possède, et les algues et le savoir-faire :
Algues énergétiques, qui transforment l’énergie solaire en énergie chimique, la France possède 8 laboratoires qui œuvrent pour faire couler des litres d’essences d’algues.
Culture des algues : redoublons d’efforts ; car l’enjeu est la création d’un secteur industriel qui mêlera, nourriture, cosmétique, médicaments, et dépollution des eaux. L’algue va bientôt remplacer les farines animales pour l’alimentation du bétail. Une entreprise française a déjà mis au point un vaccin bio des plantes qui aide le blé à mobiliser ses défenses naturelles.
L’Ifremer dispose de micro-organismes porteurs d’espoir dans le domaine de la médecine cardio-vasculaire et des maladies de la peau.
Le champion Louison Bobet a fait de la France le précurseur dans le domaine de la thalassothérapie. Seulement, si la thalasso fonctionne bien, la thalassothérapie a été exécutée par un choix budgétaire : copie à revoir !
La pêche : pour gérer la préservation de nos ressources, nous devons quitter Bruxelles, car ses directives font que nos eaux sont pillées par les autres à mort, alors que nos marins restent au port.
La France possède la technologie des usines marémotrices, celle des courants marins captée par des hydroliennes immergées, l’énergie des vagues et de la houle captée en surface par des flotteurs, l’énergie osmotique, fabriquée à partir des échanges entre eau salée et eau douce, celle des éoliennes au large. Nos entreprises sont championnes dans tous ces domaines comme dans celui de l’énergie des vagues. Nos DOM-COM seront, si nous le voulons, le laboratoire mondial des énergies du futur
Vient le grand espoir de notre futur : le fond des mers et des Océans, qui possède les ressources minérales qui seront la clé de notre développement futur. Dans 20 ans, les ressources continentales ne suffiront plus à satisfaire la demande, alors que les nodules polymétalliques jonchent le fond de nos eaux. Nous en avons découvert au large de Clipperton, ainsi que des terres rares. IFREMER est à la base de ces découvertes ; l’Institut envisage une nouvelle recherche, accordons lui le budget nécessaire. Nous trouvons aussi des hydrates de gaz et beaucoup d’autres choses.
France sur mer, c’est énormément de richesses à développer pour nous remettre au premier rang. Tous les documents que nous avons étudiés nous confirment que la France première puissance mondiale n’est pas une chimère, mais une réalité qui est à notre portée ; il suffit d’en informer et de convaincre les Français.
Le Forum Pour la France, tous les Français, doivent interpeller tous les candidats à la Présidentielle et tous les candidats aux législatives sur le sujet, et surtout les convaincre ne pas baisser pas les bras, il y va de l’avenir de la France, de son indépendance, de sa souveraineté, de sa Grandeur !
Henri Fouquereau
Secrétaire Général du Forum Pour la France
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