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Education nationale : des raisons d’espérer, avec Gilles de Robien ? par Pascal Naizot
Les sept « piliers » de l’enseignement
mardi 27 juin 2006
par admin
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La loi d’orientation et de programme pour l’avenir de l’Ecole, dite « loi Fillon », votée en avril 2005, prévoyait la transmission à tous les élèves d’un « socle commun des connaissances ». Le 23 mars 2006, le Haut Conseil pour l’Education a remis ses « recommandations » au Ministre de Robien. Le 10 mai 2006, s’appuyant sur cette haute instance, le Ministre a présenté le contenu du socle dans un discours devant la presse. Il a ainsi défini les « sept piliers » constitutifs du « socle que le système éducatif a désormais l’obligation absolue de transmettre à tous les élèves avant 16 ans ».

Introduction

Depuis, et dans une perspective très concrète, le discours est devenu un projet de décret qui vient d’être approuvé par le Haut Conseil.

Bien sûr, certains d’entre nous seront parfois agacés des références inopportunes, notamment celle à l’ « Europe de la connaissance », définie par le Conseil européen extraordinaire de Lisbonne (mars 2000).

Mais, soyons honnête, cette référence n’est pas envahissante : elle apparaît surtout comme une référence rhétorique un peu obligatoire.

Il faut surtout, dans un premier temps, mesurer et apprécier la rupture manifestée par le discours et le décret du Ministre, rupture vis-à-vis à de pratiques qui ont fait la preuve de leur échec, notamment dans les méthodes d’apprentissage et dans le contenu de l’enseignement.

En lisant le discours du Ministre, et quelles que soient les remarques qu’on pourra plus tard lui adresser, on a le sentiment d’un retour au bon sens, après une période de funeste folie. Ainsi, le « décret » proposé n’est pas du tout incompatible avec les orientations politiques que le Forum pour la France a définies en matière d’éducation et d’instruction.

Laissons largement la parole au Ministre ! Et ajoutons quelques remarques.

Les sept « piliers » de l’enseignement

1. La maîtrise de la langue française

2. La connaissance des principaux éléments des mathématiques et la maîtrise d’une culture scientifique

3. La possession d’une culture humaniste

4. La pratique d’une langue vivante étrangère

5. La maîtrise des techniques usuelles de l’information et de la communication.

6. L’acquisition de compétences sociales et civiques

7. L’accession à l’autonomie et l’acquisition de l’esprit d’initiative.

Le Ministre précise très nettement la perspective dans laquelle il faut entendre le socle : « Le socle commun n’est pas un point d’aboutissement final, mais un tremplin. Il ne décrit pas l’ambition maximale de notre système éducatif ; il décrit ce qu’il a l’obligation absolue de transmettre à tous les adolescents avant 16 ans, quel que soit le parcours de l’élève, y compris l’apprentissage. » Il précise sa pensée à l’aide d’une image : « On construit une maison en commençant par la base ! Cela ne signifie pas que le toit vaille moins que les fondations ! Ce n’est pas une question de valeur, c’est une question de logique. »

On ne peut, bien sûr, qu’approuver ce retour à une certaine « logique », en fait un certain bon sens. On pardonnera du coup au Ministre de ne pas évoquer telle ou telle formation particulière qui pourrait apparaître comme nécessaire : aucune n’est exclue, il s’agit seulement de définir le « minimum » absolu. « Je précise, ajoute le Ministre avec diplomatie, que chaque discipline contribuera à l’acquisition du socle, y compris l’éducation artistique, y compris l’éducation physique et sportive. » On peut imaginer qu’il en est de même du latin ou du grec ! En tout cas, il faudra rappeler clairement à un moment ou un autre que le « minimum » n’est pas le « maximum » !

La maîtrise de la langue française

« C’est, si je puis dire, « le socle du socle ». Son apprentissage conditionne tous les autres ! » Le Ministre parle d’une « évidence », et on ne peut que l’approuver.

L’apprentissage du français tourne autour de trois pivots : la lecture, l’orthographe et la grammaire, le vocabulaire.

Nihil novi sub sole !

En revanche, l’esprit dans lequel ces fondamentaux doivent être enseignés est très intéressant pour comprendre la rupture amorcée.

S’agissant de la lecture, Gilles de Robien a préconisé l’abandon définitif de toute méthode globale ou semi-globale et la mise en place de méthodes « alphabétiques ». On ne peut que l’approuver sur ce point. D’autant plus que le projet est ambitieux : « en tout état de cause, [la lecture] doit être maîtrisée à la fin du CP, au plus tard au CE1. Il ne saurait être question de sortir du CE1 sans savoir lire ! Tout doit être fait, absolument tout, pour que cet impératif soit respecté. » Faisons le pari que le changement dans les méthodes évitera la situation dans laquelle nous nous trouvons trop souvent aujourd’hui, avec des jeunes gens qui savent à peine lire à leur entrée en 6ème !

S’agissant de l’orthographe et de la grammaire, les pratiques renouent avec la tradition (qui a depuis longtemps fait ses preuves). Le Ministre, citant le Haut Conseil de l’Education, « insiste sur l’utilité de la dictée pour l’orthographe, et sur la nécessité des leçons spécifiques pour la grammaire. » Le philosophe Hegel a affirmé que « la grammaire est une petite philosophie ». Le Ministre a-t-il lu Hegel ? Quoi qu’il en soit, il explique, exemple à l’appui que « la grammaire, c’est la structure même de la pensée ». Il faudra assurément transformer cela en exigences précises (et étudier de nouveau les compléments et les propositions « de concession », par exemple). Reste que l’esprit est bon !

De même, en ce qui concerne le vocabulaire, le Ministre exprime l’exigence d’un apprentissage approfondi. Mais là encore la nouveauté réside peut-être dans la méthode. « Il importe en effet, et ce dès la maternelle, d’apprendre du vocabulaire aux enfants. Il faut le faire tous les jours, en donnant des listes de mots à apprendre et à employer couramment. » « Donner des listes de mots à apprendre » ! Cette formule à elle seule permet de mesurer la portée de la révolution mise en place, très discrètement, par le Ministre !

Même s’il n’est fait aucune mention du profit que l’on peut retirer de l’apprentissage du latin dans l’acquisition de ce « pilier », faisons le pari que cette « langue ancienne » n’est pas exclue a priori, notamment lorsqu’il faudra bâtir la maison sur les nouvelles fondations ainsi définies…

Principaux éléments de mathématique et culture scientifique

Pour plus de détails, nous renvoyons le lecteur au discours du Ministre, dans son intégralité. Evoquons l’essentiel.

A propos de l’arithmétique : « Les quatre opérations doivent être maîtrisées le plus tôt possible, à l’école primaire. » Cette phrase anodine en apparence dissimule mal le fait que ce n’est pas le cas aujourd’hui !

Mais même dans cette matière, Gilles de Robien rompt avec les pratiques actuelles.

« La règle de trois, les proportionnalités, les formules de calculs d’aires et de volumes, les théorèmes principaux de la géométrie plane, les équations du premier degré font également partie du socle. »

Plus généralement, les mathématiques doivent contribuer au développement de certaines facultés de l’esprit. Il y manque à peine une exigence de concentration, sur laquelle nous devrons, nous, insister…

« La connaissance parfaite des quatre opérations et de la règle de trois rend possible la résolution de problèmes et l’exercice du raisonnement. De manière générale, cela développe chez l’enfant l’esprit de méthode, la capacité d’abstraction et le souci d’exactitude. »

Une mini-révolution est également accomplie sur le plan des méthodes. Et c’est sur ce point que le Ministre exprime le plus nettement sa volonté de rupture.

« Il faut faire pratiquer le calcul mental : c’est à la fois capital pour l’agilité intellectuelle, et important pour la vie pratique. Certains ont dit à une époque que cela ne servait à rien puisque nous avions les calculatrices ! C’était une erreur ! » Quel aveu ! Le retour du calcul mental ne peut qu’être pleinement approuvé.

On se souvient sans doute du passage à l’euro et des conversions pénibles auxquelles il donnait lieu… Des calculettes ad hoc ont même été inventées et… vendues.

Le Ministre ne manque pas d’humour : « Il n’est pas concevable de devoir sortir une calculette pour calculer 8 x 9 ou calculer les proportions nécessaires pour faire un bon gâteau ! »

Pour la contribution des autres sciences à la culture scientifique fondamentale, nous nous permettons de renvoyer au discours complet du Ministre. Il est hors de question de sortir de l’Ecole sans connaître le corps humains et ses capacités, sans connaître la structure physique de l’univers dans lequel nous vivons.

La culture humaniste

Le discours du Ministre fait référence aux grands textes fondateurs de notre tradition occidentale. Parmi ces textes figure la Bible, fondement de notre « spiritualité » (sic)… L’expression est d’autant plus remarquable qu’elle suggère qu’il existe un au-delà de notre monde purement matériel, un monde de l’esprit : les êtres humains ne sont pas réduits à une dimension mécanique ; ils ont aussi une intériorité (comme diraient les philosophes), une vie intérieure, une conscience qui doit faire l’objet d’un soin tout particulier.

Mais Gilles de Robien précise encore : « La fréquentation des grands textes de la littérature (y compris en œuvres complètes) fait partie du socle commun. Découvrir l’émotion face à la beauté littéraire, enrichir sa vision du monde, sortir de son milieu, ouvrir ses horizons, voilà ce que permet la littérature ! Voilà ce qu’il faut offrir à tous les élèves ! » Sur ce point, on ne peut qu’approuver le Ministre. Surtout si cet accès aux grands textes s’effectue sur le mode de la mémorisation.

L’histoire et la géographie méritent d’être citées. Pour ces deux disciplines, le projet envisage une rupture avec les méthodes actuelles, une rupture salutaire : « S’agissant de l’histoire et de la géographie, les objectifs du socle sont également très clairs. Il s’agit de donner des repères solides. Ce qui suppose évidemment un apprentissage de la chronologie en histoire et de la cartographie en géographie. » La chronologie, à elle seule, constitue une sorte de mini-révolution. Pour s’en convaincre, il suffit de lire les programmes actuels concernant la classe de Seconde. Quant à la cartographie, augurons qu’elle prépare un retour aux cartes « muettes », à l’ancienne !

En revanche, signalons une remarque un peu ambiguë : « l’enseignement de l’histoire est d’une importance capitale pour la construction de l’Europe : pour accomplir de nouveaux progrès, les générations futures devront s’appuyer sur la connaissance de notre histoire et de nos valeurs ! » « Notre histoire », « nos valeurs » : il s’agit sans doute de l’histoire de France et des valeurs de la France. Faisons un pari optimiste : de jeunes Français bien informés de leur histoire de France (pour peu qu’on ne la leur ait pas déformée), aimeront leur pays et construiront une Europe raisonnable (une Europe des Nations ou des Patries). Pour notre part, nous aurions préféré que l’importance capitale reconnue à l’histoire soit affirmée haut et fort comme nécessaire l’amour de notre pays.

De même, rien dans le « socle » ne concerne la Francophonie. Et c’est dommage, car elle a à voir en tout premier lieu avec la France, par son histoire et par les réalités « géographiques ».

Dans les repères, rien n’est dit non plus de l’économie. Un rudiment « solide » devrait pourtant faire partie du socle commun.

Le Monde est encore plus vaste que l’Europe. Un rudiment de géopolitique devrait être inculqué à tous, dans la perspective de nos intérêts français.

Langue étrangère

Une langue étrangère fait partie du « socle ». Le Ministre n’a pas évoqué l’anglais. Soit !

La maîtrise des TIC (Techniques d’Information et de Communication)

Donnons la parole au Ministre.

« L’objectif du socle sera donc l’acquisition du Brevet informatique et Internet (B2i).Il suppose que l’élève sache s’approprier un environnement de travail, produire, traiter, exploiter des données, s’informer de manière pertinente et ciblée, communiquer efficacement, enfin adopter une attitude responsable dans l’usage des outils de communication informatiques. »

Cette partie du discours ne peut être qu’approuvée. Il faut que les jeunes Français soient les meilleurs dans le développement de la Toile, qu’ils la maîtrisent si bien qu’ils deviennent incontournables. La France a des atouts incomparables dans ce domaine.

Une fois le « socle » construit, il faudra bâtir très haut dans ce domaine.

Compétences sociales et civiques

« De quoi s’agit-il ? » Le Ministre a raison de poser une question qui se pose à tous ses lecteurs !

« D’abord des règles élémentaires de la vie en société : le respect de la personne d’autrui, de son travail et de ses biens ; la distinction entre l’espace public et l’espace privé, l’égale dignité des personnes, quelles que soient leurs origines ou leur sexe. »

Là encore, et malgré la formulation un peu technocratique (qui explique l’interrogation du Ministre : « de quoi s’agit-il ? »), on ne peut qu’approuver la démarche. En particulier, la « distinction entre l’espace public et l’espace privé » est tout à fait bienvenue. Car la confusion actuelle qui règne entre les deux est source de bien des « incivilités » propres à notre temps. On regrette que les parents ne soient pas les grands maîtres de cette formation… Un enseignement de la politesse devrait être clairement mis à l’ordre du jour.

L’instruction civique fait aussi partie des « piliers » du « socle » ! « Les élèves doivent prendre conscience de leur statut de citoyen ; prendre conscience du lien indissociable qui existe entre les droits et les devoirs de tout membre d’une communauté humaine ; conscience enfin du lien qui existe entre la liberté et la responsabilité. » La présence des devoirs est tout à fait bienvenue !

« L’idée d’intérêt général, et la limitation des intérêts particuliers qu’elle implique, doivent être clairement exposées et intériorisées. » On ne peut qu’applaudir le Ministre sur ce point. C’est excellent !

« S’agissant des systèmes sociaux, il importe de montrer qu’ils ne sont pas « gratuits », mais qu’ils reposent sur le travail et la contribution de chacun. » Là encore Gilles de Robien est tout à fait excellent !

D’autres détails vont dans le même sens, pour lesquels nous renvoyons au discours intégral (on y trouvera des remarques sur le fonctionnement des institutions).

En revanche, une dernière citation mérite un examen.

« Le sentiment d’appartenance nationale, fondé sur le respect des institutions républicaines et la connaissance des spécificités culturelles de la France, mais aussi le sentiment d’appartenance à l’Europe doivent être cultivés. » La première partie de la formule est excellente à tout point de vue. La dernière partie, en revanche, est acceptable si elle reste très modérée et, surtout, si elle est complétée par une appartenance à un monde francophone, le grand large de la France, qui devrait compter au moins autant que l’Europe…

Cette ambiguïté signalée révèle sans doute un point faible du discours : son manque d’inscription dans un projet résolument patriotique.

Un autre manque, très visible est d’ordre politique. Il faudrait un enseignement qui invite chacun à PARTICIPER à la construction de l’édifice national. Cette notion de participation, en revanche, me paraît un des points forts du projet politique du Forum pour la France.

Quoi qu’il en soit, pour montrer à quel point chaque discipline peut contribuer à l’élaboration du « socle commun », Gilles de Robien fait une remarque tout à fait pertinente à propos de l’éducation physique en évoquant « l’apport de la pratique sportive à la notion de règles, d’arbitre, de droit ! » Il a sur ce point tout à fait raison… Oeuvrons pour que la devise de Pierre de Coubertin, devise olympique, soit aussi une des devises de la France. « Citius, altius, fortius » !

Autonomie et initiative

C’est le dernier « pilier ». Comme le précédent, il a été ajouté à l’initiative du Haut Conseil de l’Education.

« L’objectif général pour les élèves est de passer des idées aux actes, ce qui suppose de savoir :

  • imaginer et définir une démarche adaptée à un projet,
  • prendre l’avis des autres,
  • trouver et contacter des partenaires, consulter des personnes ressources,
  • établir des priorités,
  • faire des choix, prendre des décisions, prendre des risques en conséquence. »

« Passer des idées aux actes », développer l’esprit d’initiative… Le Haut Conseil a eu raison de placer l’enseignement dans cette perspective. Ces qualités humaines sont propices aussi bien au chercheur le plus abstrait qu’à l’entrepreneur le plus concret. Autonomie et initiative sont également deux formes pratiques de la liberté.

Dans ce sens, le Ministre inaugurait son discours par la remarque suivante : « Chaque pilier décline des connaissances, des capacités et des attitudes. Le lien entre les trois est tout à fait logique : les connaissances rendent possibles les capacités et, ensemble, elles développent un certain nombre d’attitudes intellectuelles. » Tout cela est de bon aloi.

Gilles de Robien lui-même illustre l’esprit de son projet : son discours a donné lieu à un décret !

Evaluation

Gilles de Robien a plusieurs fois insisté sur le caractère « impératif » de ces objectifs. Apprécions comme il se doit le caractère « autoritaire » du discours du Ministre, d’autant plus que la plupart des mesures évoquées vont dans le bon sens.

Très concrètement, l’acquisition de ce « socle », des différents « piliers », doit être évaluée.

« Le parcours des élèves vers la maîtrise du socle sera périodiquement évalué ; des paliers seront définis. » S’agissant de l’école primaire, qu’on appelle aujourd’hui « élémentaire » (sur laquelle il insiste de manière très légitime), il précise : « Les objectifs de fin de cycle seront évalués à l’école élémentaire :un premier palier, à la fin du cycle des apprentissages fondamentaux, correspondra notamment à l’acquisition de la lecture courante et de l’écriture ; un deuxième palier, à la fin de l’école primaire, validera en particulier l’acquisition des règles fondamentales de la grammaire, de la conjugaison, du calcul élémentaire et des quatre opérations. »

La formulation reste trop imprécise. On aimerait que ces « paliers » et ceux qui sont définis pour la suite des études soient décrits en termes de « diplômes » à l’ancienne (Certificat d’étude, Brevet, Baccalauréat). On aimerait que le Certificat d’étude serve aussi d’examen d’entrée en 6ème et le Brevet des collègues d’examen d’entrée en Seconde.

Conclusion

Comme nous l’avons dit, beaucoup des projets du Ministre vont dans le bon sens : ils peuvent servir la France, c’est-à-dire aussi les jeunes Français ; ils peuvent contribuer au redressement de notre pays. Il suffit d’énumérer quelques avancées clairement affichées : lecture syllabique (on aimerait lire « alphabétique »), maîtrise précoce de l’orthographe, de la grammaire, du vocabulaire, du calcul, apprentissage de l’histoire par la chronologie et le récit, apprentissage des cartes en géographie, prise de conscience de l’existence d’un espace public, avec des droits mais aussi des DEVOIRS, développement de l’esprit d’initiative…

Pour tout cela, il faut soutenir le Ministre dans sa démarche, informer chacun de sa volonté claire et ferme.

Il faut aussi, dans la perspective qui est la nôtre, l’aider à faire encore mieux : insister sur le caractère humaniste de la formation de la personne (contre l’homo œconomicus corvéable et déplaçable à merci), résister aux sirènes européistes (même si la France est européenne), s’ouvrir à un espace francophone (héritage de notre histoire).

Tout ce qui a été dit le 10 mai 2006, quelque « révolutionnaire » que cela puisse paraître, s’inscrit dans une exigence de notre temps. Notre pays aspire à une restauration de ses valeurs. Cela ne peut s’accomplir pleinement que dans une indépendance totale, souveraine de notre patrie.

Pascal Naizot 6 juin 2006

 

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