Le Président qui nous avait assuré obtenir un bon compromis a cédé sur tout- D’abord qu’est ce que cette histoire - on négocie quoi et avec qui ? Les actionnaires actuels qui veulent se débiner du capital, acceptent de ne pas entrer en jeu, mais contre quelle promesse ? Si tu ne vas pas à Lagardère, Lagardère ira … ailleurs.
On a décidé entre un Président qui représente une toute petite part du capital et une Chancelière qui ne représente rien, de l’avenir d’une entreprise- Ce qui est grave c’est que deux politiques, non interventionnistes, trés libéraux, sont intervenus pour modifier les structures d’une entreprise, qui maintenant qu’elle est cadenassée, qu’elle ne va plus faire de bénéfices pendant des années, va partir à la recherche d’actionnaires qui devront y déverser des milliards.
On s’est moqué de tout le monde, c’étaient les actionnaires qu’il fallait chercher d’abord, et c’était ensuite à eux de proposer et de décider, ou alors, il fallait ….nationaliser.
Le Président Sarkosy a fait un immense cadeau à Madame Merkel. Mais pourquoi ? En écoutant et ré écoutant les explications "souriantes" du Président nous nous apercevons qu’il s’agit de tout autre chose. EADS, AIR - BUS, les syndicats et les employés vont se mettre à l’oeuvre, l’affaire n’est pas bouclée, le Président s’est déconsidéré à leurs yeux, il a perdu la confiance des autres.
Mais derrière beaucoup d’autres choses y sont passées : ce n’est plus l’euro qui est trop cher, mais le dollar qui ne l’est pas assez, en plus du Yen et du Yuan- plus question pour le Président d’attaquer la BCE, c’est le G8, et une fois de plus Madame Merkel, qui doivent explorer la piste d’un SMI plus juste et d’un système des changes mieux contrôlé - Le Forum le dit et le redit, la valeur d’une monnaie est "fabriquée" par le seul marché - le reste est du bla bla bla. L’U.E a les taux directeurs les plus bas, l’économie la moins haute et l’Euro dépasse les autres monnaies. Il ne s’agit ni de performances économiques, ni d’intérêts à recevoir, mais de trouille au ventre et de la recherche d’une monnaie refuge - La France règle la note de son retour sur la scène politique voulue par son Président, mais quel retour ? nous pouvons maintenant craindre le pire - Le traité modificatif tel que présenté n’avait aucune chance d’aboutir, illisible, incompréhensible, baclé et ne plaisant à personne, sauf qu’il aurait du, à cause de toutes ces difficultés, ne pas nous déplaire. Nous pouvions penser que le Président était à même, dans ce méli mélo organisé et imbuvable, de tirer notre épingle du jeu -Or le Président a hier, démontré qu’il était prêt à dire toujours oui à l’Allemagne, (demain ce sera Ya ou Yes), pourvu que devant des caméras, il puisse dire que c’était NON.
Hier les intérêts de la France n’ont pas été défendus, contre rien ou pas grand chose, tout a été vendu à l’Allemagne —hier non seulement il n’y a pas eu de bon accord, mais une immense reculade de la France. Le "je ne vous trahirai jamais" était peut-être sincère, mais il fallait être capable de le respecter ou laisser d’autres, mieux avertis que soi négocier La fête semble être finie, la réalité se dresse devant nous, le Président a fait un énorme faux pas - La France n’a pas à ratifier ce que le Président a décidé sous la pression des autres. Le Forum qui n’avait pas hier le droit de juger avant que le premier coup soit joué, sait aujourd’hui, qu’au poker menteur Madame Merkel est plus forte que Nicolas Sarkosy. Nous lui avions laissé sa chance, mais nous le constatons : Première vraie négociation, première véritable défaite ; Attention nos "élites se sont toujours préoccupées de l’armement lorsque l’Allemagne était à Bordeaux, hier à Toulouse elle s’est approchée de l’estuaire de la Gironde.
Ou alors Monsieur le Président il va falloir apporter la preuve que vous ètes beaucoup plus subtil que nous.
Henri Fouquereau
Secrétaire Général du Forum pour la France