L’empire financier promis comme la panacée universelle, et réduit à des FESF où à des MES dont personne n’a jamais compris ni le sens, ni l’utilité posera question, ainsi que le temps passé à rassurer les marchés, sans se préoccuper de l’état dans lequel se trouvaient la France et les Français.
Mais revenons au temps présent, pour affirmer que si lors des prochaines Présidentielles et législatives, l’euro existait encore, les candidats auront intérêt à proposer le retour en douceur de la monnaie nationale, agrémentée s’il en est encore temps d’une monnaie commune. Qui proposera la reconstruction de la sémantique : Franc, France, Français, en l’expliquant, bénéficiera d’un sérieux avantage. Vouloir rassembler les Français sous le toit protecteur de la nation apportera un plus. Décider de se tourner vers la France ultra marine en rappelant à nos compatriotes que notre pays est la seule puissance au monde , sur laquelle le soleil ne se couche jamais, ramènera les Français vers le politique.
Que restera t-il de cette aventure extra conjugale, dans laquelle les monnaies nationales sont allées se vautrer dans une autre couche avant de se pacser entre elles ?
Il restera le constat d’un déni de démocratie, perpétré par nos élites, toutes plus ou moins liées entre elles par des laboratoires d’idées venus d’ailleurs. Laboratoires au service de ceux qui veulent imposer au monde, une gouvernance mondiale, basée sur la concurrence libre et non faussée .
Déni de démocratie avec cette idéologie mondialiste, qui écarte les lois nationales pour les remplacer par des contrats. La loi qui provenait des citoyens et de leurs représentants, qui s’écrivait au grand jour et devant tous, alors que le contrat se signe en catimini dans des cabinets obscurs à l’abri de tout regard indiscret. Où sont passés les Droits de l’homme ? Ils ont été jetés dans les oubliettes de l’histoire, quant à ceux des citoyens ils ont été remisés depuis longtemps au magasin des accessoires.
Avec l’affaire européenne, le déni de démocratie a commencé, dés le traité de Rome, avec ces technocrates qui ont mis en place le Plan Monnet de type fédéral, dont l’aboutissement devait être la disparition des Etats.
Affaire déjà menée sans les peuples ce qui fait qu’elle a été menée contre eux. Le summum, du déni de démocratie été atteint avec ce non respect de la conscience du peuple qui avait dit NON à la constitution européenne. Cette démocratie à l’envers, pratiquée par des politiques, normalement représentants du peuple, risque de les faire trinquer un jour pour des responsabilités qu’ils n’exerceront plus.
Car quand même, chacun peut constater que cette politique monétaire unique, non seulement se termine par un fiasco, mais qu’elle laisse tous les Etats membres de la zone euro dans la pire des situations qu’il soit.
En ce qui nous concerne, continuons d’accepter cette direction et notre pays, deviendra un Etat croupion qui ne pourra jamais plus peser dans les affaires du monde. Or dans cette période troublée, ce monde incertain a besoin de la France, qui reste un modèle, avec ce jardin à la Française dans lequel aucun arbre ne cherche à étouffer les autres de son ombre.
Pour retrouver honneur, grandeur, espoir et sa place dans le monde, la France doit se tourner résolument vers son grand large et s’y donner avec passion. Et s’il est vrai que l’eau de mer est plus salée que celle du Rhin, n’oublions pas que la France est la première puissance au monde pour le dessalement de cette eau de mer justement.
Déni de démocratie lorsque nos dirigeants, se sont engouffrés dans cette politique de rejet des nations. Ils l’ont imposé, sans avoir jamais consulté les peuples. Il a fallu Maastricht et un Président jouant le rôle du mourant, pour que les Français et le politique, qui n’avaient jamais lu ce traité, illisible par ailleurs, votent à très peu et à une faible majorité pour une monnaie unique entièrement cachée et totalement inexpliquée dans le texte
Déni de démocratie aussi, avec deux des articles du traité de Maastricht bafoués par l’Allemagne d’abord, la France et les autres autres Etats ensuite, qui interdisaient que le déficit des budgets dépassent 3% du PIB et l’endettement des Etats 60.
Déni de démocratie avec le Traité de Nice, qui modifia en profondeur la représentation des Etats, sans tenir compte de l’avenir démographique des nations et qui désigne, contre toute logique, l’Allemagne comme chef d’un Saint-empire que certains voudraient reconstituer.
Déni de démocratie avec le Traité de Lisbonne, voté par les Parlementaires d’un congrès voyou qui n’a pas respecté la volonté du peuple ;
Déni de démocratie avec ce carcan imposé aux Etats de la zone euro par une Troïka composée de la BCE, de la Commission de Bruxelles et du FMI Trois autorités non représentatives des peuples, qui imposent leur volonté ou plutôt celle des mondialistes
Déni de démocratie avec la nomination par des cercles apatrides, de dirigeants d’Etats parce qu’ils sont liés à la Banque Golman Sachs, et qu’ils sont d’anciens Commissaires européens, attachés à l’idéologie de la concurrence libre et non faussée.
Il nous semble qu’ils ont été nommés là uniquement pour remplir l’escarcelle des 147 entreprises qui dominent le monde et celles des quelques milliers de privilégiés qui se partagent la moitié du PIB mondial Sont-ils là pour faciliter le transfert des richesses de nos Etats nation, vers les nouveaux gouvernants du monde ? La question reste posée
La nomination du Président de la BCE qui appartient au même sérail que les deux autres suspects ci dessus nommés, fait aussi de la BCE un élément à charge contre les peuples
Quant à la nomination de Madame Lagarde à la tête du FMI, c’est l’atlantisme, le monde des affaires et toujours cette concurrence libre et non faussée, additionnée de la diminution des dépenses générant une récession, qui est au pouvoir, sans que les peuples aient été consultés.
Déni de démocratie en ce qui nous concernent, parce que le préambule de Notre Constitution, approuvé, par une très grande majorité de nos concitoyens, dit expressément que : le Peuple Français proclame solennellement son attachement aux droits de l’homme et du citoyen et aux principes de la souveraineté nationale
Demandons à nos élites ou se situe pour eux, cette souveraineté nationale qu’ils ont quand même et constitutionnellement le devoir de protéger.
Mais le plus grave est à venir :il est envisagé par le politique qu’après la perte de notre souveraineté monétaire, nous devrions abandonner notre souveraineté budgétaire.
Ce serait le plus grave déni de démocratie, d’abord parce que le vote du budget est une des bases de la nation ; le peuple détermine les recettes nécessaires à l’entretien de la force publique et les dépenses de l’administration, c’est une contribution commune indispensable, inscrite dans la déclaration des droits de l’homme et du citoyen, préambule de notre constitution. Les citoyens ont le droit de constater par eux mêmes où par leurs représentants, la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement, d’en suivre l’emploi et d’en déterminer la quotité, l’assiette, le recouvrement et la durée : art XIV de la déclaration. Or, à notre connaissance, il n’existe pas d’Etat européen, pas plus qu’il n’existe de citoyens européens.
La loi, provenant de la volonté du peuple et dans ce sens seulement, votée par ses représentants, fixe les règles concernant : l’assiette, le taux et les modalités du recouvrement des impositions de toutes natures, ainsi d’ailleurs, que le régime d’émission de la monnaie. Cette loi doit être uniquement votée par le Parlement français
Est ce que le député de la nation, représentant du peuple français, va accepter de voir ses pouvoirs, c’est à dire ceux du peuple disparaître ? Si oui, que pourra t-il proposer lors de ses campagnes, à part d’affirmer que son adversaire est plus mauvais que lui, ce dont le peuple se moquera totalement, car bon ou mauvais, la décision ne lui appartiendra plus
Mais cela va encore plus loin : l’abandon de notre souveraineté budgétaire, c’est laisser à Bruxelles et à Francfort, le pouvoir de décider à notre place du budget de notre défense nationale,de notre politique étrangère, de notre culture, de notre destin, de notre langue et de l’avenir de nos enfants
Pourquoi continuer à nous diriger vers cette Europe qui nous conduit vers une gouvernance mondiale ?
La réponse est terrible ; Parce que les dirigeants des Etats croient toujours que le marché est un principe d’autorégulation et de vérité. Or c’est justement le marché dérégulé qui est responsable de cette crise .
Allons nous continuer de laisser la Chancelière d’Allemagne imposer l’ânerie de cette discipline budgétaire qui selon les banquiers allemands peut seule arranger les problèmes. Il faut dire vite à la Chancelière, que ce n’est pas l’indiscipline budgétaire qui est responsable de la crise : mais l’indiscipline des marchés financiers, leur dérégulation et celle du secteur privé qui n’a plus de compte à rendre à personne, sauf à leurs actionnaires et cette dérégulation provient de décisions prises par les politiques.
Prenons un exemple : Le politique a sauvé les banques et il a bien fait. Seulement, il aurait aussitôt du se donner les moyens de contrôler leur fonctionnement, et d’imposer ses choix en fonction de l’intérêt général, qui est celui de l’Etat. Le Général de Gaulle l’aurait fait, mais une fois de plus le politique a plié genou devant l’européisme, lui même à quatre pattes devant le mondialisme et de ces génuflexions, nous en mourrons
La monnaie unique est en crise, non pas de la faute de son illogisme, mais parce qu’il n’y aurait pas assez d’Europe. Voilà l’argument de l’européiste
Attention, le monstre froid européen avance pendant des périodes de crise, en profitant du fait que les gens ont peur.
La loi du plus fort étant toujours la meilleure, des directions vont être imposées par les marchés et suivies par les dirigeants, sans qu’une fois les peuples soient consultés.
Affaire des budgets nationaux, soumis pour l’instant à un droit de regard de Bruxelles, mais demain n’en doutons pas, ce sera une commission qui établira les budgets qui seront approuvés par des Parlements croupions.
Nous perdrons là, le pouvoir de décider du destin de notre nation.
Le regard d’une autorité étrangère sur notre budget, c’est l’abandon de notre politique à la française, c’est l’acceptation de la politique à l’anglo-saxonne, imposée dans tous les domaines et surtout dans les domaines régaliens.
Alors que faire de ces propositions ? :
Elles sont anticonstitutionnelle disent certains, il faudrait donc en passer devant les peuples où leurs représentants afin de modifier les constitutions nationales.
Surtout depuis la dernière décision de la cour constitutionnelle allemande qui affirme que TOUTE NOUVELLE DELEGATION DE SOUVERAINETE DE LA PART DE L’ALLEMAGNE, DOIT ËTRE SOUMISE A REFERENDUM
Tout a été cadenassé, ce n’est pas un changement de politique, mais l’application d’une politique qui n’a pas osé jusqu’à ce jour dire son nom.
Mais aussi, pour ceux qui ne respecteraient pas les règles, toutes les sanctions sont prévues par le Traité, même les pires, on peut tuer deux fois l’Etat en difficulté : d’abord en le sanctionnant financièrement, ensuite en lui coupant les vivre. Seule inconnue, aucun article ne prévoit où déposer le cadavre qui restera donc en l’état au sein de la zone euro .
Alors modification du Traité de Lisbonne ? nous le verrons tout à l’heure avec nos invités .
Devons nous arrêter là nos combats pour la défense de l’indépendance et de la souveraineté de la France, car si après la perte de notre droit régalien à battre monnaie, nous abandonnons celui de décider de notre présent, donc de notre avenir, il ne nous restera plus rien à défendre ;
Il ne faut jamais baisser les bras car rien n’est jamais totalement perdu.
Quel est le principal pour nos dirigeants, la crise monétaire, où l’Europe allemande qui s’impose un peu plus à chaque réunion aux Etats membres ?
La France a beau faire comme si elle tenait encore les rênes, seulement pour faire face aux marchés mondiaux, cela ne peut se réaliser qu’en compagnie de l’Allemagne et malheureusement dans ce domaine, c’est notre voisin qui mène la barque et qui décide, quelle revanche.
Seulement exercice difficile pour la Chancelière qui n’est pas en position de force réelle, avec son opinion publique souvent rétive, son Parlement qui rechigne et une Cour constitutionnelle arque boutée sur la souveraineté de la nation allemande
Malheureusement la France semble perdre la face aux yeux du monde, Son Président passe dans la presse, comme le petit toutou de Mme Merkel.
Ceci n’est peut-être qu’une impression, du moins espérons le, car les choses ne sont pas aussi simples en effet, la Chancelière a du, avaler son chapeau en acceptant d’aider les pays en difficulté, elle fait souvent aux yeux du monde, figure d’accusée et la Planète entière, lui reproche de ne pas faire ce qu’il faut pour éviter une crise mondiale.
C’est vrai que l’Allemagne porte une responsabilité importante dans la faillite du système, parce qu’ elle a transformé l’idée de solidarité qui aurait du souder les Etats dans certains domaines, en politique de la rigueur.
L’Allemagne, et c’est Hubert Védrine qui le dit, pousse ses pions dans deux directions : l’économie et les institutions – Pourquoi les institutions ? parce que le Traité de Nice lui fait dominer le Parlement et parce que l’Assemblée de Strasbourg, domine la Kommission. La boucle est bouclée, surtout si les marchés font mine de faire confiance à l’Allemagne.
On doit donc s’inquiéter de voir l’Allemagne imposer sa politique économique qui n’est pas du donnant donnant, mais du je vends, tu achètes et débrouilles toi pour l’argent.
Et c’est, dans ce domaine économique que notre Président peut porter une énorme responsabilité, car en tentant d’instrumentaliser le modèle allemand pour mieux vendre ses réformes, il fait beaucoup trop de concessions aux Allemands
A t-il compris, que l’Allemagne a pris la tête de l’Europe et qu’elle veut modifier les traités dans le sens d’une rigueur à l’Allemande.
Sait-il que derrière cette rigueur, se profile le consensus de Washington, avec l’école libérale qui se situe dans la droite ligne de l’école de Chicago, monétarisme, rigueur, discipline budgétaire. Bref l’Allemagne impose sa volonté, elle se mondialise en tentant de mondialiser germaniquement ses voisins et partenaires, ou plutôt clients.
Avec l’Europe actuelle nous perdons beaucoup, sous la pression allemande, on s’en prend à la consommation Taxation des sodas ; augmentation de la TVA sur la restauration et sur celle à emporter, on taxe les mutuelles santé, on supprime l’indexation sur les prestations familiales, on réduit les indemnités journalières.
Enorme Erreur : car avec ces dispositions, nous nous dirigeons vers une contraction de la demande, donc vers une récession.
Déjà sous la pression des marchés, on s’en prend aux autres dépenses : réforme des protections sociales, réformes structurelles, puis on vendra à nouveau du patrimoine national, on dé nationalisera encore, puis on réduira les salaires, les pensions. La France régressera pour assouvir un rêve de songes creux issu de la pensée unique.
Qui peut croire que dans ce monde divers, et compliqué, une seule pensée pour tout régler, régenter, dominer ? Qui pourrait croire que la complexité du monde va s’effacer comme cela devant un marché unique pour qui, seuls les bénéfices répétitifs possèdent une valeur ?
Qui ne sait pas que tout au long de notre histoire de France, l’argent a toujours été un moyen, jamais une fin.
Le regard des autres sur les budgets de notre nation et la possibilité qui leur est offerte de diriger notre destin vers ce grand magasin mondial, nous ne pouvons l’accepter. Ce serait la fin de notre France, ce serait la mise à mort de l’idée européenne et ce serait le règne des marchands dans le monde, ceux qui pourtant dans l’histoire ont été chassés du temple
L’indépendance, la souveraineté de la nation, et l’homme, voilà le seul combat qui vaille, voilà le combat que nous devons toujours mener.
H.Fouquereau
