Comme eux, nous sommes un certain nombre à combattre cette Europe qui nous a tant pris.
Pourquoi cette aversion pour ce que nous appelons le machin européen ? Parce que nous restons persuadés que dans tous les cas, la France n’aura jamais besoin de Maître et que le grand marché envisagé avant, s’est transformé sous la botte des européistes, en un carcan qui voudrait jeter les nations dans les oubliettes de l’histoire. Déjà avec l’entrée de l’Angleterre dans le machin, puis avec cette odieuse déclaration d’un Président de la République française « la France est devenue une puissance moyenne », ensuite avec ce discours d’un autre Président de la République : La France est notre patrie, et l’Europe notre avenir, mais surtout avec l’appel de cochin, dont l’auteur n’a pas seulement retourné sa veste, mais l’a jetée aux orties, et puis enfin, avec l’actuel Président, dont nous pouvons nous demander ce qu’il tente de faire avec Madame la Chancelière, et dont nous pouvons craindre du résultat, quelque qu’il soit.
Cette construction contre nature, tue tout ce que nos Pères ont bâtie, détruit tout ce que nos Rois, nos Empereurs et nos Républiques ont réalisé, la réunion d’un territoire, le rassemblement d’un Peuple, lié par la solidarité entre ses membres et entre ses générations. Le machin européen tue : notre contrat social, l’absolue nécessité de vivre libre, l’égalité des chances qu’apporte l’école gratuite et obligatoire, notre protection à la Française qui construit notre fraternité, la Patrie, terre de nos Pères, la solidarité qui fait que nous sommes frêres, la liberté prise par Cambronne de dire un certain mot aux Anglais et un peuple rassemblé pour dire Zut, lorsqu’il le faut, au roi de Prusse.
Voilà ce qu’est entrain de détruire, le machin européen, il a commencé avec nos mines, nous sommes tranquilles, depuis l’europe il n’y en a plus chez nous, avec nos aciéries, le méli-mélo du charbon et de l’acier les a fait disparaître, comme avec notre Industrie, partie sous d’autres cieux, comme nos services, nos entreprises, nos capitaux, mais aussi nos cerveaux.
Vous connaissez tous l’hymne de l’Union européenne ? Non, pas celui que personne n’attribue à l’UE, mais celui de LA CONCURRENCE LIBRE ET NON FAUSSEE, qui oblige la France par exemple à jeter son lait dans les caniveaux et à acheter en Australie et en Nouvelle Zélande, un liquide blanc, sans saveur, ni odeur, avec lequel certaines transnationales font leur beurre.
Jean Monnet a cru bon de dire qu’il s’était trompé et que s’il avait su, il aurait commencé par l’Europe de la culture, rassurons le, c’est grâce à lui et à aux rèves européens de certains, que la culture du pavot envahi nos villes et nos campagnes.
Et puis, il y a ce Parlement de Strasbourg, qui se réunit à Bruxelles, et qui devrait être condamné pour usurpation d’identité, ce n’est pas un Parlement, mais une assemblée, nous interrogerons tout à l’heure un candidat sur ce sujet.
Quelques-uns de nos amis se battent pour défendre nos idées, là bas dans le pays des mornes plaines, bravo, il faut que quelqu’un le fasse, mais il est un combat beaucoup plus noble, celui qui doit être mené pour la liberté de la France, sa souveraineté et son indépendance – Celui que nous menons depuis des lustres, et surtout depuis décembre 1997, dernier instant où a été débattu au Parlement français, le dernier budget, librement établi par un gouvernement français libre de ses choix, et soumis à des élus, maîtres de leurs suffrages.
Voter nuls ou blanc dimanche prochain serait un peu à contre sens, le vote nul ne pouvant exprimer que son désaccord avec tous les candidats, alors que nos amis se battent, prôner l’abstention n’est pas surtout pas à proposer lorsqu’il s’agit d’affaires franco françaises, mais notre participation dans ce vote pour une affaire de l’étranger, voudrait dire que nous acceptons l’institution, que les membres du parti de l’étranger veulent nous imposer.
Contrairement à l’esclave qui dit toujours OUI en baissant la tête , l’homme libre lève la tête pour dire NON.
Ce sera notre cas dimanche prochain nous lèverons la tête pour dire NON au machin et OUI à la France
Henri Fouquereau
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