Seulement le contexte s’est inversé L’INFLATION EST REVENUE, annulant en quelques semaines , les 10 années de travail de la BCE
- Nous constatons que la stabilité des prix ne provenait pas des efforts de la BCE, mais de l’environnement mondial.
Si, dans la zone géographique couverte par la monnaie unique, la stabilité des prix a été réussie entre les États partenaires, sauf que, et le bémol arrive, il n’est pas certain du tout, qu’un peu d’inflation ne soit pas nécessaire pour certains pays dont la France. Nous avons vécu avec, pendant des décennies et elle permettait au pays de voir sa dette réduite, aux jeunes d’acheter de quoi se loger à pas cher et aux entreprises d’emprunter à meilleur compte.
Conclusion : L’EURO EN CE QUI CONCERNE L’INFLATION EST UNE MAUVAISE OPÉRATION POUR LA FRANCE.
EURO et CROISSANCE : Rien, négatif, zéro, bien au contraire, chaque État aurait pu, s’il en avait conservé les moyens, mener une toute autre politique, en se garantissant par exemple et, grâce à l’inflation, être compétitif, au même rang que les pays qui font du dumping monétaire un sport international, digne d’être inscrit aux jeux olympiques, le dopage en matière monétaire s’y trouverait tout à fait en pays de connaissance.
EURO ET CHÔMAGE : Le rapport de la commission indique que 16 millions d’emplois ont été crées en 10 ans dans la zone euro. C’est tout à fait exact, mais avant l’euro ? La vérité nous oblige à dire, que ces emplois ne doivent rien à l’euro. Si en effet, la monnaie unique aurait du intensifier la concurrence, par la transparence des prix génératrice de gains de productivité et par là de croissance, IL N’EN A RIEN ÉTÉ.
La productivité est passée de + 1,5% par an avant l’euro à + 1% - Constatons donc que les gains de productivité ont baissé de 50% depuis et avec l’euro, juste au moment ou des pays se réveillent et prennent de la vitesse dans le commerce mondial. L’EURO NOUS A FAIT PERDRE DES PARTS DE MARCHE CONSIDÉRABLES.
Le Portugal a, à l’inverse des autres, laissé filer ses prix jusqu’à ne plus pouvoir rien vendre sur les marchés extérieurs. l’Espagne a vu son déficit extérieur atteindre 10% de son PIB , situation énorme et catastrophique, alors que l’Allemagne, la grande gagnante de la zone tire à merveille (ou presque car avec 13 millions de pauvres, peut -on parler de réussite ?) La France laisse son commerce extérieur dans la bataille.
CES SITUATIONS DIFFÉRENTES DEMANDENT DES POLITIQUES DIFFÉRENTES, puisque celle de l’euro n’est pas compatible à tous les pays, elle n’est d’ailleurs favorable qu’aux industriels et financiers Allemands, qui ont obligé l’ancien Chancelier, à favoriser la banque et l’Industrie, pour le plus grand malheur de la population.
LES BUDGETS ET L’EURO : Une truie n’y retrouverait pas ses petits, on assiste impuissants aux sempiternels démêlés budgétaires, on voit partir les lettres de Bruxelles vers les grandes capitales qui menacent d’amendes, alors que le budget aurait besoin d’aides.
Les pays de la zone souffrent de ne pouvoir, dans le domaine budgétaire, mener des politiques différentes, l’économie est flexible, la monnaie doit en être le poumon, comment faire fonctionner un seul poumon avec plusieurs corps ?
L’EURO ET L’ÉLARGISSEMENT DE SA ZONE : Que de drames en vue, comment faire entrer des pays à économie neuve et forcée par les achats des pays "riches" alors que l’on sait que cette situation favorable est en cours d’extinction ? La zone euro est fragile et l’on veut la fragiliser davantage, les écarts entre les uns et les autres sont tels, qu’une monnaie de RICHES, va enfoncer les entrants dans une énorme crise qui entrainera les autres pays de la zone dans ce sillage - Pour nous, "anciens" de la zone, comment résisterons nous aux différences de prix qui nous serons défavorables. Prix trop faibles pour nous, mais trop élevés pour que les populations indigènes puissent consommer.
LA VIE ÉCONOMIQUE D’UN PAYS, PROVIENT DE SA POLITIQUE MONETAIRE, et pour vivre en communauté, il faut, et c’est obligatoire, une politique de change entre les pays, afin de compenser les différences. COMMENT MENER UNE POLITIQUE DE CHANGE, LORSQU’IL Y A UNE MONNAIE UNIQUE, c’est cette politique de change qui devrait permettre aux nouveaux arrivants dans l’UE de vivre.
EURO ET PRIX DES MATIÈRES PREMIÈRES : C’est vrai que l’euro nous protège contre l’explosion du prix du pétrole et des matières premières. Mais n’est ce pas la faute de l’euro si le dollar baisse, entraînant ainsi l’explosion des prix des matières premières ? Organisons un SMI et tout cela devrait entrer dans l’ordre. Car n’oublions pas que la majorité des Pays émergents et les producteurs de matières premières ont souvent des monnaies accrochées au dollar et que les pays de la zone euro sont totalement en dehors du monde actuel avec leur monnaie pour rentiers très fortunés.
Le Bilan est clair, il est net, il est précis, comme nous le pressentions, il est contraire à nos intérêts nationaux. IL FAUT CHANGER DE SYSTÈME.
Comme le Forum l’a annoncé, les crise du crédit débutent (le rapport de la Coface vient lui aussi de sortir), les défauts de paiement des entreprises ont augmenté de 45% (4 premiers mois de l’année) Les crédits sont de plus en plus difficiles à obtenir, sept secteurs sont particulièrement touchés (ou vont l’être) Grande distribution -Automobile - BTP - Transport aérien (là c’est une catastrophe, des commandes annulées commencent à voir le jour) - Textile habillement -) tous les secteurs ont des difficultés en matière de recherche de financements et les marges sur les crédits bancaires explosent. SEULE BONNE NOUVELLE LA FRANCE EST MOINS TOUCHÉE QUE LES AUTRES PAYS, LA BANQUE FRANÇAISE QUI CONNAIT SON MÉTIER , NOUS A PROTÉGÉ, RAISON POUR LAQUELLE, NOUS DEVONS CONSERVER NOS BANQUES ET SURTOUT NOTRE BANQUE CENTRALE, LA BDF, AFIN QU’ELLES NE SOIENT PAS CONTAMINÉES PAR D’AUTRES BANQUES CENTRALES, LA BCE ET LA FED PAR EX.
Henri Fouquereau
Secrétaire Général du Forum pour la France
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