« …Certains Français ont osé douter et parfois doutent encore. Notre peuple pensent-ils ne serait plus en mesure de faire face à son destin. C’est ainsi qu’on a entendu affirmer, et qu’on prétend affirmer encore, que le Français a perdu le goût du travail, qu’il n’aurait plus l’élan qui anime la liberté, que le patriotisme lui-même serait a demi effacé. De tels propos ne datent pas d’aujourd’hui. On les tenait avant 1939, pour justifier la résignation devant l’hitlérisme et le fascisme. On les a tenus après 1940, pour expliquer l’abdication de toute fierté nationale. On les a tenus au cours des récentes années pour expliquer les défaillances…..
…On n’invente pas une nation, et on ne peut davantage promouvoir au rang de nation un assemblage d’hommes qui ne peuvent pas savoir que la première règle du gouvernement est d’assurer la liberté de tous.
…Que celles que nous avons demandé à nos partenaires d’accepter : UN TARIF COMMUN, UNE EGALISATION DES CHARGES SOCIALES, ….
……Voilà en quoi doit se manifester l’Europe de demain, l’Europe des patries et de la liberté. »