En dehors des peurs atroces ressenties par les thuriféraires d’une Europe de type fédéral, dont le parti a été balayé, nous devons nous pencher sur la suite, quelle sauce est entrain de mijoter ?
Il y aura, à mon avis, recherche perpétuelle d’un consensus ou alors pourquoi faire mariner ensemble Mesdames Boutin et Amara dans une même chapelle, des libéraux et des interventionnistes, des homme de gauche et de droite, des fédéralistes et des souverainistes, des Etatistes et des mondialistes ? et qu’est ce que cette affaire de traité simplifié :
Deux hypothèses :
- 1) le passage en force d’un traité simplifié était une OPA de N.S sur le machin européen, tout en sachant que cela ne pouvait aboutir (cela se savait), mais on préserve le futur "j’ai tout essayé pour vous sauver mais vous n’avez pas voulu" ce qui peut marcher avec le " ce n’est pas "de ma faute" qui peut faire encore espèrer quelques nostalgiques.
- 2) on a véritablement pris conscience que le problème était ailleurs, que le danger du Mondialisme était là, juste devant nous, que l’Europe était son cheval de Troie et que son système nous conduisait à la ruine et à l’asservissement.
Je ne dis pas que : j’observe : Borlo un tantinet européiste et difficilement muselable est à l’écologie et au développement durable, autant dire au placard - Barnier l’européïste, régionaliste, l’entartré d’Orléans, à la culture et à la pèche, nous suivrons ses déplacements dans les ports bretons et dans la campagne beauceronne, "de la sueur, des larmes et une envie folle de courir, " c’est vrai qu’il a fait assez de mal pour qu’on le lâche dans la fosse aux lions. Il va devoir trouver le juste chemin pour une agriculture nationale entre l’Europe anti "agriculture française" et l’OMC pro américaine - Il semble que l’on comprenne que l’agriculture est un secteur exportateur, que le futur proche aille dans ce sens - augmentation de la population mondiale, diminution des terres cultivables et évolution de mauvaises conditions climatiques.
La politique de rupture est consommée - A.Juppé, la tête pensante de "l’ancien régime", est viré en douceur et avec les formes -Un farouche partisan du machin en moins, c’est toujours cela de gagné. Mais en dehors de ces avatars - Deux poids lourds arrivent en sourdine : Rachida Dati - Christine Lagarde - La première ne semble pas être là uniquement pour accepter de transcrire les directives européennes dans le droit français - Elle a été nommée pour changer des choses, mais attention à notre liberté, corollaire de la démocratie, nous sommes un peuple fier et peu enclin à la soumission.
La seconde, personne ne l’a connait vraiment - On sait qu’elle regrettait que le commerce extérieur n’ait pas la main mise sur la production française (130 milliards d’euros de déficit) elle va à l’inverse de ce qu’a proposé le Président, accentuer l’offre plutôt que la demande, elle sait que la France est confrontée à trois puissances économiques : L’Allemagne, la Chine et les Etats-Unis et que le pays doit absolument retrouver sa place dans la nouvelle donne mondiale. Elle va vouloir d’une France compétitive, ouverte sur le Monde- Elle est trés libérale, le Président plus protectionniste, nous comprenons mieux la politique mise en route : trouver le consensus entre des voies différentes.
Henri Fouquereau Secrétaire Général du Forum pour la France
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