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Editorial du Samedi 04 Octobre 2008
De la crise de foi, a la crise de nerf…par H. Fouquereau
Ne cédons pas à la panique.
vendredi 3 octobre 2008
par Administrateur
popularité : 2%
Je viens de terminer la lecture de cette œuvre magistrale, qui doit être lue par tous. Pierre Lefranc, explique, décortique, la pensée du Général, il explique le pourquoi du comment de la chose, apporte les renseignements qui nous manquaient pour la comprendre certaines choses, le " je vous ai compris " sorti de son contexte, la transformation du SAC après sa disparition, il règle bien évidemment quelques comptes avec les " Pompidoliens " et tous les responsables de la glissade de notre pays vers son naufrage.

Le Général s’était fixé pour mission en 1940 de rétablir la France dans sa grandeur ; Il a rempli sa mission, et comme il est inscrit dans la constitution, qu’il a fait approuver par le peuple ,il a toujours et surtout, été le garant pointilleux de l’Indépendance nationale.

Écouter l’intervention de P. Lefranc invité du Libre-Journal du Jeudi 02 Octobre 2008..

Si nous avons été dans les premiers à annoncer la crise, à dire qu’elle était énorme. Nous avions aussi annoncé que les banques françaises ne seraient pas trop impliquées, nous affirmions aussi que notre pays subirait le ralentissement économique qui devra suivre obligatoirement la crise financière : Toute crise provenant du manque de quelque chose.

VgE s’était trompé avec SA crise pétrolière, alors qu’il s’agissait uniquement d’un problème financier, (nous n’avons jamais manqué de pétrole mais il a fallu sortir beaucoup plus d’argent qu’auparavant). Les banques souffrent aujourd’hui d’un manque de liquidités, auquel s’ajoute la frilosité des banquiers échaudés par des prêts risqués.

Les pouvoirs publics, viennent d’avouer avoir pris conscience de la gravité de la situation. Ils veulent maintenant éteindre le feu. Seulement avec des réunions à l’Élysée annoncées pour 5 heures du matin, une sélection de banquiers et d’assureurs, amis des amis ; le pouvoir politique attise les braises.

La finance et ensuite l’économie ne reposent que sur la confiance -Si le pouvoir politique, le pouvoir monétaire ne peuvent ramener une certaine sérénité, s’en est fini des économies, et du paiement des retraites.

Un journal, hier, a voulu faire de l’humour avec les noisettes de la caisse d’épargne.

Vous avez du, comme moi, entendre ce chauffeur de taxi, qui suite à cette lecture venait de retirer SES livrets A de la CE.

Le journal n’a pas été lu, ni compris convenablement : Les noisettes sont celles de la CE, c’est à dire de ses fonds propres, pas l’argent de ses clients, dont il s’agit - tout était d’ailleurs inscrit dans le Titre - La C.E s’est effectivement lancée dans des opérations d’achats dont elle n’a pas l’habitude, et qu’elle a peut-être et je dis bien peut-être, réglé tout cela au dessus de sa valeur. Mais ce n’est pas certain, car le but recherché, était de se payer un produit (service) qu’elle ne possédait pas et qui améliorait ce qu’elle proposait à ses clients. Il faut savoir tout d’abord, qu’en matière boursière, vous ne perdez effectivement de l’argent que si vous vendez vos actions en dessous du prix auquel vous les avez achetées. Vous les gardez, les cours baissent, c’est tout.

Dans l’affaire de la CE, à part les porteurs de parts sociales, cette affaire ne regarde personne et surtout pas les clients, car il s’agit d’un achat effectué en se servant des fonds propres de la CE : ET SOULIGNONS LE A NOUVEAU : SURTOUT PAS AVEC L’ARGENT DES CLIENTS. Ce qui a été à peu prés bien déterminé par les gens présents à l’émission "C dans l’air" d’hier, vue cette nuit . Sauf que les hommes de l’art n’ont pas su expliquer que réellement personne ne perd d’argent en bourse, tant qu’on n’a pas vendu ses actions et que la CE ayant acheté un service, n’a pas l’intention, ni le besoin de vendre quoi que ce soit. Alors bien sur il y a le hors bilan, qui fait que le bilan ne dit plus exactement quel est le vrai visage de l’entreprise, les cours boursiers étant devenus à inscrire obligatoirement dans les bilans. Mais cela est du cinéma.

Ne cédons surtout pas à la panique, regardons l’histoire de la bourse, c’est encore l’endroit ou l’on gagne le plus d’argent sur le temps.

ACTE II

Si l’année dernière, le FPF avait annoncé, la crise, ses causes, l’ampleur qu’elle allait prendre et ses conséquences, il s’est trompé sur un point : Il n’a pas prévu qu’elle pouvait faire exploser le machin européen. Titre du monde :" Chacun pour soi, les européistes se divisent sur la crise financière ".

Henri Guaino, toujours lui, ouvre le bal en dénonçant les critères de Maastricht. Il est vrai qu’un traité signé par beau temps, peut-être dénoncé lorsque le vent tourne mauvais.

L’Irlande décide unilatéralement de garantir l’intégralité des dépôts dans ses six grandes banques.

La commission et le commissaire à la concurrence sont fous de rage, d’avoir appris cette décision par voie de presse. Décision tout à fait contraire aux articles qui imposent la concurrence non faussée.

Quelques traités sont donc remis en question par ce protectionnisme, qui n’ose dire son nom, mais qui renoue avec cette vieille habitude du dumping financier, qui se pratiquera désormais autrement qu’avec les dévaluations compétitives.

Quid de l’euro qui devait nous protéger des attaques monétaires venant de pays de l’UE ?

Paris et Berlin se déchirent sur le plan Paulson à l’européenne. Paris est accusé d’avoir proposé que chaque Etat de l’UE verse 3% de son PIB (350 milliards d’euros) dans un fonds devant servir à garantir l’argent déposé dans les banques.

Il s’agit en réalité d’une proposition d’un Premier Ministre d’un Etat de L’UE, qui après un repas, certainement bien arrosé, à voulu mettre à mal cet article du traité de Maastricht qui impose aux Etats de ne pas dépasser les 3% de leur PIB pour leur déficit. Toujours ce traité signé par beau temps.

Allemagne trépigne de colère d’avoir été mise devant le fait accompli et menace la réunion de demain.

Quelques mots de l’entourage de Madame Merkel " nous ne considérons pas cette proposition comme praticable, car l’UE est basée sur la subsidiarité ".

Le FPF n’avait pas compris qu’au nom du principe de subsidiarité, on ne devait pas faire certaines choses ensemble. Le principe de subsidiarité est donc crucifié au nom de la crise financière, cela il est vrai, le Forum ne l’avait pas prévu.

Bien sûr l’Allemagne est en campagne électorale et chante sur des musiques plus nationales, mais il est intéressant de constater qu’à chaque campagne électorale et dans tous les pays, les candidats sont souverainistes ou presque. (Sans quoi, ils ne passent pas.)

Nous devrions décerner à Monsieur Trichet, l’Attila de nos monnaies, qui vient contre l’intérêt de tous de refuser d’abaisser les taux directeurs de la BCE, la carpette de l’ânerie du siècle. Celle-ci est énorme, dommage qu’elle coûte autant car elle vaut son pesant d’or. Contre les sommes énormes prêtées par la BCE, à certaines banques qui détenaient trop de titres contaminés, J.C Trichet avait demandé à ces banques, des actifs en garantie. Sage décision, seulement l’ancien patron de la BDF a réussi à se faire remettre comme garantie, les titres touchés par le virus, que le contribuable va donc devoir payer deux fois. Cerise sur le gâteau, ces actifs qui ne valent plus rien, doivent être comptabilisés dans le bilan de la BCE qui se trouve ainsi en état de faillite.

Dans ce cas, ce n’est plus la suppression du parachute doré qu’il faut envisager, mais celle du parachute tout court.

Chaque pays reprend son hymne national et nous avons dépassé le stade de la désunion. Des soutes du bateau UE proviennent de sinistres craquements, c’est le sauve qui peut général. Il serait temps que nous quittions nous aussi ce navire, ou nous n’avons plus rien à faire, avant qu’il ne coule et nous entraîne dans son naufrage. Un signe qui ne trompe pas : pour la première fois depuis des lustres, la presse rappelle les propos du Prix Nobel d’économie français, Monsieur Maurice Allais, " l’euro est voué à l’échec ".

(Le monde du 3 octobre 2008 page 6)

Henri Fouquereau

 

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